Des universités disent non à la charte

À l’Université de Montréal (UdeM), l’Assemblée universitaire, qui a réuni une centaine de personnes lundi après-midi, a décidé à la majorité que le projet de loi ne réussissait pas le test.
Photo: François Pesant - Le Devoir À l’Université de Montréal (UdeM), l’Assemblée universitaire, qui a réuni une centaine de personnes lundi après-midi, a décidé à la majorité que le projet de loi ne réussissait pas le test.

Muettes jusqu’ici dans le débat sur la laïcité, deux universités francophones brisent le silence : l’Université de Sherbrooke et l’Université de Montréal rejettent sans appel le projet de charte, a appris Le Devoir.

« Les signes ostentatoires, ça ne peut pas fonctionner. Pour nous, c’est inapplicable », a déclaré au Devoir Luce Samoisette, rectrice de l’Université de Sherbrooke. « Ce n’est pas une bonne idée de faire ça et, justement, c’est le rôle de l’université de confronter toutes ces idées. »

 

À l’Université de Montréal (UdeM), l’Assemblée universitaire, qui a réuni une centaine de personnes lundi après-midi, a décidé à la majorité que le projet de loi ne réussissait pas le test. « Le constat a été que la charte ne répond pas à nos besoins », a indiqué le porte-parole de l’UdeM, Mathieu Filion.

 

La rectrice de l’Université de Sherbrooke précise qu’elle n’est pourtant pas contre la laïcité ni contre les demandes accommodements, qui sont traitées depuis des années. Mais demander aux universités d’être neutres, ça ne se fait pas, avance-t-elle. « Si on avait des profs qui exagéraient, ne vous en faites pas, on est tous en présence d’adultes, ils se feraient remettre à leur place par leurs collègues ou les étudiants. »

 

Mme Samoisette souligne l’absurde d’une situation où, dans un même laboratoire, se côtoieraient une étudiante voilée, parce que boursière, et une autre, qui ne pourrait pas se voiler, parce que salariée. « Ça n’a pas de sens ! », a-t-elle lancé.

 

Pour la liberté universitaire

 

Au début octobre, soit un mois avant le dépôt du projet de loi, la rectrice avait clairement annoncé ses couleurs dans une lettre qu’elle a fait parvenir au ministre responsable de la charte, Bernard Drainville, et dont Le Devoir a obtenu copie. Interdire le port de signe religieux revient à « contredire la nature et la mission mêmes de l’université », lit-on. Il n’a été rapporté « aucun cas où le port de signes religieux a pu remettre en cause la neutralité de l’établissement ».

 

Mme Samoisette condamne également le projet de charte en invoquant le principe de liberté universitaire, qui stipule qu’il ne doit exister aucunerestriction visant les opinions, politiques notamment, que peuvent exprimer les professeurs d’université. « Restreindre ce droit remettrait en question le caractère premier de notre institution et constituerait une atteinte au caractère et à la mission de l’université », a-t-elle écrit dans sa lettre, à la suite d’une rencontre avec M. Drainville et le ministre de la Santé, Réjean Hébert, à laquelle ont participé les doyens, la rectrice, le cégep de Sherbrooke et l’Université Bishop.

 

La rectrice se défend de s’être volontairement enfermée dans un mutisme et d’avoir subi des pressions pour garder le silence. Sa première réaction à la charte n’a tout simplement pas été publique. Maintenant que le projet de loi est en consultation, une position plus officielle sera déposée après discussion et adoption par son conseil d’administration.

 

L’Université de Montréal, qui s’est aussi montrée peu bavarde dans le débat sur la laïcité, poursuit les discussions dans le but de déposer un mémoire dans le cadre de la commission parlementaire cet hiver. Le recteur Guy Breton avait laissé entendre qu’il allait se prévaloir de la clause dérogatoire, mais celle-ci a été évacuée du présent projet de loi.

 

D’autres universités s’opposent au projet

 

L’Université Bishop a aussi fait connaître ses réactions préliminaires d’opposition à la charte par l’envoi d’une lettre au ministre Drainville, confirme Mme Samoisette.

 

L’Université McGill a été la plus prompte à rejeter la charte publiquement, avant même le dépôt officiel du projet de loi. « L’Université doit demeurer un espace de liberté et d’échange d’idées. La proposition d’interdire à nos professeurs et employés qui le souhaitent ou qui s’y sentent tenus de porter des signes religieux, même s’ils sont facilement visibles, est contraire à nos principes et n’ajoute en rien à la stricte neutralité religieuse et politique de McGill », avait signifié par voie de communiqué la nouvelle principale, Suzanne Fortier, exigeant le retrait de l’interdiction du port de signes religieux.

 

Quant à l’Université Concordia, l’heure est encore aux discussions. Bien qu’aucune position ferme n’émane du cabinet du recteur, Alan Shepard, la charte est néanmoins critiquée. Si certains éléments du projet de loi obtiennent un appui, « d’autres aspects clés, ainsi que l’idée même de cette charte, suscitent une vive opposition de la part d’un grand nombre d’entre nous ». Enfin, les positions de l’Université Laval et de l’UQAM, de même que celles des établissements de l’Université du Québec, se font toujours attendre.

 

Avec Marco Fortier

61 commentaires
  • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 3 décembre 2013 01 h 25

    La question qui tue

    Qu'est-ce qui motive ces décisions des universités de Sherbrooke et de Montréal ?

    Leurs clientèles et bailleurs de fonds influencent-ils ces décisions ?

    • Louka Paradis - Inscrit 3 décembre 2013 04 h 47

      Nous avons tous été témoins du biais partisan de Mme Samoisette et de M. Breton lors du Sommet sur l'éducation qu'a brillamment mené le ministre Duchesne. Il n'y a donc rien d'étonnant à leur position cousue de fil blanc. Le projet de charte vise le bien commun et les intérêts supérieurs du Québec, et non le droit individuel érigé en dogme avec sophismes à l'appui. Les tenants du multiculturalisme à tous crins maintiennent leur position, ce qui n'a rien d'étonnant.

      Louka Paradis, Gatineau

    • Francois Drolet - Inscrit 3 décembre 2013 06 h 40

      Je suis d'accord avec vous.

    • Francois Drolet - Inscrit 3 décembre 2013 06 h 51

      1-Dans la charte il n'y a rien qui interdit les signes ostentatoires chez les étudiants.
      2- Les universités sont devenu populaires suite à la déconfesionnalisation.
      3- Quel débats sur l'affichage de signes religieux les universités ont-elles tenues ? Nada !
      4- Le voile pour les femmes est une absurdité. Si des universitaires ne comprennent pas ça ils n'ont rien retenu des leçons apprises !

    • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit 3 décembre 2013 06 h 54

      C'est à deux tranchants ce type de sophistique. D'où provient cette rage identitaire du parti québécois? Mais dans ce cas la réponse est plus évidente : des électeurs caquistes instables et influençables.

    • Yves Gingras - Inscrit 3 décembre 2013 07 h 06

      Ce qui motive ces décisions ? Le gros bon sens.
      Il faudrait plutôt se demander ce qui motive le gouvernement ? L'électoralisme le plus démagogique qui soit. Lorsqu'on est rendu à miser sur la peur traditionnelle des Québécois, on est rendu bien bas.

    • Jean Picard - Abonné 3 décembre 2013 08 h 05

      "L'électoralisme le plus démagogique qui soit. Lorsqu'on est rendu à miser sur la peur traditionnelle des Québécois, on est rendu bien bas". En fait, Mr Gingras, ceci resulte de l'inaction des gens comme vous qui ne voit aucune probleme, le bon voteur du PLQ. Le monde est tout beau, est tout gentil...Le gros bon sens de rien faire pour ne choquer personne, du moment que le cash rentre. Y a rien la.!Apres le voile, ca sera la charia, ben non, on exagere! Y a rien la. Dormez bien, Mr Gingras, l'ami du Dr Porter s'en chargera pour nous!

    • Guillaume Houle - Inscrit 3 décembre 2013 08 h 09

      M. Lamy-Thébrge et M. Gingras, où sont vos arguments? Je ne vois que des adjectifs émotifs : « rage », « instables », « influençables », « gros bon sens », « démagogique », « peur », « bien bas »...

      ...C'est un bel enrobage qui, quand on le déballe, révèle une absence de faits et de logique.

    • Solange Bolduc - Inscrite 3 décembre 2013 09 h 14

      Mme Paradis quand vous écrivez :"Nous avons tous été témoins du biais partisan de Mme Samoisette et de M. Breton lors du Sommet sur l'éducation... " C'est exactement ce que j'ai pensé !

    • Solange Bolduc - Inscrite 3 décembre 2013 09 h 17

      Entièrement d'accord avec vous, M. Houle..On commence à connaître SA chanson !

    • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit 3 décembre 2013 09 h 25

      @M. Houle. Je concède avoir été très bref dans ce commentaire. Mes arguments couvent les pages du devoir depuis des semaines. Si vous voulez une absence de logique, allez voir ailleurs.

      Pour le dire vite, dans ce cas-ci c'est le flou entretenu autour d'un projet de loi sans études préparatoires, dontle flou entretenu semble convenir à tant d'interprétations, que le gouvernement évite de résoudre, qu'il faut bien y voir une volonté.

      Est-ce une charte de l'immigration, comme l'affirment implicitement de nombreux partisans du projet de loi? Dans tous les cas, la laïcité n'est pas défendue, pour autant que certaines organisations religieuses jouissent toujours de privilèges, généralement fiscaux. On s'attaque plutôt à des citoyens d'apparence étrangère, en statuant de façon péremptoire que "tout voile est symbole d'oppression et s'oppose de fait aux valeurs québécoises". Enfin, l'inégalité entre les hommes et les femmes n'est pas non plus confrontée, outre par un dévoilement forcé, puisqu'on sait bien, si on s'y intéresse, que la violence conjugale par exemple, ou les inégalités économiques, sont encore criantes, et ne sont pas importées.

    • Jocelyn Bouchard - Inscrit 3 décembre 2013 10 h 29

      @m. lamy-theberge:

      Pouvez-vous répéter la question, je ne comprend pas votre réponse?

      Ça m'apparaît flou, mais je trouve que vous utilisez de beaux mots.

    • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit 3 décembre 2013 10 h 33

      @Mme. Bolduc, avec tout mon respect, M. Houle ne semble pas la connaître puisqu'il demande de l'entendre. Dommage qu'on en vienne à de tels refus de dialoguer, mais je sais que le ton adopté autour du projet de loi n'aide pas.

      Je suis confiant que d'autres débats feront de nous des partenaires, comme par le passé. Celui-ci est manifestement trop émotif pour être abordé avec la distance critique requise.

    • Guillaume Bolduc - Inscrit 3 décembre 2013 10 h 37

      « 1-Dans la charte il n'y a rien qui interdit les signes ostentatoires chez les étudiants. »
      C'est vrai, mais les signes ostentatoires sont interdits pour tous les employés de l'État, donc des universités. En d'autres mots, les profs, les chargé(e)s de cours, les assistant(e)s de cours et même les assistants de recherche qui travaillent dans des laboratoires de chimie. Considérant que les universités emploient un nombre significatif d'étudiants, il est faux de dire que la charte n'affectera pas les étudiants.

      « 2- Les universités sont devenu populaires suite à la déconfesionnalisation. »
      Pouvez-vous présenter une étude qui démontre ce fait et si c'est vrai, qu'il s'agit effectivement d'une causalité plutôt qu'une corrélation? De toute façon, en quoi c’est pertinent dans le débat?

      « 3- Quel débats sur l'affichage de signes religieux les universités ont-elles tenues ? Nada ! »
      C'est faux. Je ne peux parler que de l'Université de Sherbrooke, mais ici nous en avons tenu au moins deux en plus d'une assemblée générale du REMDUS où nous avons voté à l'unanimité contre cette charte.

      "4- Le voile pour les femmes est une absurdité. Si des universitaires ne comprennent pas ça (sic) ils n'ont rien retenu des leçons apprises !"
      Pouvez-vous expliquer pourquoi c'est une absurdité que de laisser aux femmes le droit de choisir ce qu'elles veulent et peuvent porter sur leurs corps? Aussi, à quelles leçons faites-vous référence exactement?

  • Michel Lebel - Abonné 3 décembre 2013 06 h 18

    Ça va de soi!

    Bravo pour ces universités! Ce serait le comble que ces lieux de libertés que doivent être les universités se soumettent à une loi qui restreint une liberté fondamentale!


    Michel Lebel

    • Jean Picard - Abonné 3 décembre 2013 07 h 58

      Quelle liberté fondamentale, laquelle est brimée? Soyez plus précis! L'université est un lieu libre de toute attache religieuse, on cogite, on ne se deguise pas. Voila. La spiritualité est une chose privée.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 3 décembre 2013 08 h 25

      Et que des professeurs intimident des étudiants en affirmant leurs convictions avec trop d'insistance, de sorte que les étudiants se sentent forcés de se censurer, ce n'est pas contraire aux libertés fondamentales?

    • Pierrette Renaud - Inscrit 3 décembre 2013 08 h 42

      Mais ou est la liberté fondamentalde si ce sont les hommes qui obligent le port des signes ostentatoires pour nous montrer qui ils sont, à qui ils appartiennent car c'est juste à ça que servent ces signes, ils n'ont aucune autre utilité????

      Même Malek Chabel un Algérien d'origine, un savant, un intellectuel qui a consacré 10 ans de sa vie à traduire le Coran en français qui dénonce la pratique du moyen-âge des islamistes dit que "Dans l'islam, il existe un critère de compatibilité avec l'endroit ou l'on vit. Tu ne peux pas imposer tes pratiques religieuses dans un pays ou la majorité n'est pas musulmane. Le Coran dit qu'il faut trouver le juste milieu".

      Il ajoute que "La burqa, c'est une extrapolation de tout ce qui est négatif dans l'islam... Et celles qui prétendent le porter par choix vivent dans un cadre moral rigide qui ne fait pas place à la liberté puisqu'il est idéologique. C'est le discours qu'elles entendent à la télévision, c'est le prêcheur à la mosquée, c'est l'opinion du mari, des frères, des voisins... Le corps de la femme appartenant à l'homme, tous les abus sont permis."

      "Si javais un conseil à donner à votre gouvernement, c'est de poursuivre la réflexion, de continuer à informer la population et prendre exemple sur les pays européens qui sont confrontés aujourd'hui aux conséquences de leur tolérance passée."

      Alors en croyant que c'est une liberté fondamentale vous voudriez qu'on encourage et qu'on enseigne cette forme d'esclavage à nos enfants???

    • David Boudreau - Inscrit 3 décembre 2013 09 h 02

      Il semble pourtant que certaines universités britanniques admettent la ségrégation en permettant la séparation de l'auditoire selon le genre pour répondre aux exigences de certains conférenciers. Jusqu'où les libertés fondamentales?

      http://www.huffingtonpost.co.uk/2013/11/25/univers

    • Marc Lacroix - Abonné 3 décembre 2013 09 h 11

      La liberté d'opinion n'est pas en cause, pas plus que la liberté religieuse, il est question de signes religieux ostentatoires portés par des employés directement ou indirectement au service de l'État — pendant leurs heures de travail. Vous n'êtes pas sans savoir que dans certaines traditions, le port du voile représente la soumission de la femme, même si au Québec, certaines prétendent qu'elles le portent par choix — ailleurs dans le monde — ce choix n'existe pas. Arrêtez de nous faire croire que le voile est un symbole de liberté, cette liberté n'existe où l'Islam radical impose sa loi et ici, où la liberté existe, le voile devient un symbole du rejet des valeurs occidentales, dont celui de l'égalité des sexes. Comme symbole, le voile en est un — au minimum paradoxal !

    • Michel Lebel - Abonné 3 décembre 2013 09 h 57

      @ Jean Picard

      Ce qui est restreint par ce projet de chartre des valeurs est tout simplement la liberté de religion. Ça me paraît évident! Ce qui est évident pour moi peut n'être pas évident pour un autre, j'en conviens certes! Mais je suis à peu près sûr d'une chose: ce projet relatif aux valeurs ne passe pas le test de conformité aux Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés. Ce qui n'est pas rien pour tout État droit qui se respecte! Et je crois aux libertés dans un État démocratique! Et il faut les défendre et promouvoir!


      Michel Lebel

    • André-Jean Deslauriers - Inscrit 3 décembre 2013 11 h 24

      M. Boudreau, j’ai lu cet article sur les universités britanniques qui pratiquent cette nouvelle forme de ségrégation qui est une honte.

      Ce qui nous attend ici aussi quoi qu’en disent les dévots de la rectitude politique.

      L’Université, haut lieu du savoir et de la connaissance qui se met à genoux devant le nouvel obscurantisme, au prétendu droit fondamental des religions, ce que Mme. Samsonnette et autres recteurs qui outrepassent leurs fonctions cautionnent au nom de l’idéologie anglo-saxonne du multiculturalisme. Désolant.

      Messieurs Lebel et Gingras peuvent bien se réjouir si ça leur chante, personnellement je ne me réjouirai certainement pas de la défaite de la pensée.

      Triste journée.
      Les intégristes viennent de recevoir un nouvel appui, qui ne fait pas honneur à ces prétendus gardiens et diffuseurs de savoir.

      Espérant que le ministre les rappellent à l’ordre.

  • Jean Picard - Abonné 3 décembre 2013 06 h 23

    la liberté d'opinion est un privilège en démocratie ?

    Ce n'est de la liberté d'expression ici dont il est question mais de la neutralité de l'état. Surtout qu'on est dans un lieu de savoir et non dans une école de religion au service d'une idéologie. Troublant.

  • Guy Lafond - Inscrit 3 décembre 2013 06 h 27

    Une charte pour remettre de l'ordre


    S'il vous plaît, examinons la situation sous un tout autre angle:

    La Commission canadienne des droits de la personne, un organisme de protection des droits individuels, demande-t-elle à un LGBT mis en cause dans une affaire de harcèlement de s'identifier quand quelqu'un dépose un plainte pour harcèlement en milieu de travail contre lui (elle)? Le LGBT peut répondre que sa vie privée ne concerne que lui (ou elle).

    Si une autre personne mise en cause invoque sa religion dans une accusation de harcèlement contre elle en milieu de travail, aura-t-elle aussi le droit d'invoquer que sa vie privée ne concerne que lui (ou elle) alors qu'elle porte un signe religieux ostentatoire au travail?

    Soyons des hommes, des femmes responsables, s'il vous plaît.

    Cette charte doit être examinée aussi en fonction des mécanismes de détection de la discrimination et du harcèlement en milieu de travail.

    Nous devons rétablir un équilibre entre les droits et les libertés. C'est notre devoir. C'est même une obligation dictée par l'éthique dans nos milieux de travail et dans nos sociétés.

    Force est de constater que le Canada fait ses lois de plus en plus en fonction d'hommes, de femmes et de LGBTs. Faisons en sorte que nos chartes soient écrites pour éviter tout débordement.

    Est-ce que je fais fausse route?

    • Eric Lessard - Abonné 3 décembre 2013 08 h 30

      Vous faites fausse route!

      Les gais et lesbiennes n'ont pas de droits particuliers monsieur. Si certains cachent leur orientation, c'est pour se protéger de gens intolérents et imbéciles qui ne veulent rien comprendre.

      Si vous violer quelqu'un, ni votre religion, ni votre orientation sexuelle ne sera admise comme excuse, bien que les injustices que les homosexuels ont subi au cours des siècles est immense!

  • Lorraine Latulippe - Abonnée 3 décembre 2013 06 h 50

    L'université: une société fermée sur son nombril????

    Nous, on n'a pas de problèmes avec les signes ostentatoires...on est capable de gérer cela au quotidien, donc, on est contre la charte. Qu'est-ce que c'est que cette société fermée sur elle-même?