Daniel Zizian quitte la CREPUQ

Daniel Zizian
Photo: CREPUQ Daniel Zizian

La nouvelle mouture de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) ne pourra plus compter sur celui qui a longtemps occupé les fonctions de président-directeur général : Daniel Zizian devrait quitter l’organisation un peu avant Noël, a appris Le Devoir.

 

Son départ ainsi que d’autres transformations suggérées par le comité de transition de la CREPUQ devront être entérinés par le conseil d’administration au milieu de la semaine prochaine avant de devenir effectifs. M. Zizian, qui gagnait plus de 250 000 $, aurait quitté la CREPUQ d’un commun accord. Son poste, qui ne serait plus qu’un poste de directeur général avec un salaire moindre, devrait être affiché très prochainement. M. Zizian devrait en assurer la transition.

 

Déjà, dans cette vaste restructuration de la CREPUQ, qui a délaissé son rôle de porte-parole des universités pour se transformer en une vaste coopérative de services, plusieurs postes liés à la mission de représentation et de lobbying de la CREPUQ ont été abolis. De nombreux postes de directeur le seraient aussi, y compris ceux aux ressources humaines et aux relations internationales, a récemment rapporté Le Soleil. D’autres postes, liés aux services qu’entend continuer à offrir l’organisation (bibliothèque, recherche, affaires médicales et académiques, etc.), sont maintenus. Au total, de 38 employés, la nouvelle CREPUQ passera à 22.

 

Cotisation

 

Le Conseil d’administration de la CREPUQ aura à se prononcer également sur la cotisation de chacun de ses membres qui est, à l’heure actuelle, en fonction du nombre d’étudiants des établissements. Le comité devrait proposer un nouveau mode de financement convenable pour tous après que le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, eut réclamé une uniformisation des contributions, sans quoi il se retirait de l’organisation. À titre de comparaison, l’UdeM verse 1 million en cotisations, soit la quote-part la plus importante, tandis que certaines constituantes du réseau de l’Université du Québec, comme l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, contribuent à hauteur de 35 000 $.

1 commentaire
  • Robert Beauchamp - Abonné 29 novembre 2013 08 h 19

    L'éléphant

    Si je comprends bien M. Breton a trouvé une façon d'écraser les autres voix. Mais qui nourrit cet éléphant dans cette structure créée par les universités si ce n'est encore une fois le payeur de taxes? C'est curieux qu'ils trouvent toujours de l'argent pour multiplier les postes de vice-recteurs, pour participer à la rémunération du dg du CHUM, pour les bonis, pour les structures les représentant. Y aura-il une fin à nourrir ce pachiderme qui n'a pas sa place dans une écurie?