Médecine - 1-0 pour le numérique

Valérie Dorion étudie en médecine à l’Université de Montréal, mais vous risquez de la voir plus souvent à la bibliothèque… de HEC. « C’est plus beau. Les plafonds sont hauts, c’est lumineux. Au pavillon Gaudry, tu as toujours l’impression d’être dans un sous-sol 

 

À l’Université Laval, où elle a fait un baccalauréat en biologie, la bibliothèque du pavillon Vachon n’était pas particulièrement « belle ». Près des grandes fenêtres, c’était viable. Mais elle gagnerait à se moderniser davantage: le wifi gratuit ne date que de l’an dernier.

 

Pour cette jeune étudiante de 23 ans qui étudie à la maison et pas vraiment dans les cafés, la bibliothèque demeure le lieu d’étude « à concentration maximale » par excellence, où on s’installe avec notes de cours et... portable, évidemment. Bien plus qu’un lieu d’emprunt et de consultation de bouquins. « Pour nous, en science, il y a constamment du changement. Des articles scientifiques, il en sort tout le temps, explique-t-elle. L’impression ne peut pas suivre les avancées au même rythme que l’Internet. Il faudrait toujours attendre 

 

1-0 pour le numérique. Valérie Dorion compte d’ailleurs sur les doigts d’une main le nombre de livres qu’elle a empruntés pendant son précédent baccalauréat en biologie à l’Université Laval. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’aime pas le papier. Toujours lire à l’écran la fatigue. « Pour l’étude, j’ai une tendance à préférer le papier, mais je n’imprime pas mes articles scientifiques. Ils sont longs et ce ne serait pas bon pour l’environnement. Je suis dans une transition. Je sais qu’éventuellement, je vais toujours être sur l’ordinateur