Québec autorise 46,5 millions pour combattre les moisissures dans les écoles

L’école primaire Saint-Gérard, un cas urgent désigné par le gouvernement, avait déjà reçu 10 millions de dollars pour la reconstruction complète.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir L’école primaire Saint-Gérard, un cas urgent désigné par le gouvernement, avait déjà reçu 10 millions de dollars pour la reconstruction complète.

Les doléances des écoles montréalaises auront été entendues : Québec investira 46,5 millions pour rénover 19 écoles aux prises avec des problèmes de moisissures partout au Québec, dont 43 millions pour 16 écoles montréalaises jugées prioritaires. C’est l’annonce qu’a faite la ministre de l’Éducation Marie Malavoy, lors d’une conférence de presse vendredi.

 

Fermée depuis 2011, l’école Baril dans Hochelaga-Maisonneuve, qui sera démolie et reconstruite, subira les plus importants travaux, qui coûteront au total 19 millions. C’est un baume pour le quartier, qui a vu trois écoles primaires rapprochées fermer pour cause de moisissures. « C’est une bonne nouvelle pour Hochelaga-Maisonneuve », a dit Michèle Henrichon, enseignante à l’école Baril impliquée dans la lutte pour des écoles saines. « On attendait cette nouvelle-là depuis longtemps ! »

 

Elle se dit heureuse de constater que le quartier est dans les priorités du gouvernement. « Je me rappelle une sortie où Mme Malavoy avait dit qu’elle était allée au plus urgent donc à l’école Saint-Gérard [qui a déjà reçu 10 millions pour sa reconstruction complète], a-t-elle dit. Je vois ça comme le début de quelque chose. »

 

Deux écoles en attente

 

En attente d’expertise, le sort des deux autres écoles (Saint-Nom-de-Jésus et Hochelaga) n’a pas été décidé, mais celles-ci seront prises en charge, a assuré le gouvernement. Étant donné leur faible nombre d’élèves, il se pourrait qu’elle fusionne et que seulement une des deux soit reconstruite. « C’est une possibilité », a confirmé la présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Harel-Bourdon.

 

Elle se réjouit aussi des investissements annoncés pour les écoles de sa commission scolaire, qui récolte la plus grosse part du gâteau. « C’est une très bonne nouvelle pour l’instant, a-t-elle déclaré. C’est sûr qu’il va falloir continuer d’assurer une vigie à long terme. »

 

Le plan Réno-écoles, assorti d’une enveloppe de 400 millions (mais certains investissements s’étaleront jusqu’en 2017), comprend également un volet détection (30 millions) et prévention (325 millions d’ici 2017), pour maintenir en état les bâtiments sains.

 

En plus de ceux faits dans les 16 écoles de la CSDM, les travaux correctifs, allant du remplacement de la plomberie en passant par la réfection de la structure, seront effectués dans une école de la Commission scolaire des Sommets et dans deux écoles de celle de la Vallée-des-Tisserands.

1 commentaire
  • Chris G. Eustace - Abonné 15 octobre 2013 05 h 24

    Bon travail , Parti Québécois

    15 octobre 2013


    Bon travail, PQ

    A . La Commission scolaire Lester B. Pearson doit inspecter la qualité de l'air de chacune de ses écoles et de faire rapport au conseil d'établissement de chaque école.

    Cette demande a été faite, à plusieurs reprises, il ya plusieurs mois dans des lettres à la rédaction et à la réunions du Conseil des commissaires. Sans oublier de nombreuses réactions dans Le Devoir.

    Ce n'est plus une demande raisonnable - il suffit de faire.


    B. Faisons en sorte que le montant alloué est utilisé dans sa totalité pour la qualité de l'air.

    Pas d'argent délivré aux commissions scolaires, mais plutôt avoir un comité de surveillance, qui vérifie chaque facture avant de payer ça.

    En d'autres termes, l'argent va pour la qualité de l'air seulement - rien d'autre.



    http://www.ledevoir.com/societe/education/389515/l


    Chris Eustace

    ( contribuable et
    enseignant à la retraite)