Marie Malavoy songe à sévir contre les écoles sans permis

La ministre de l’Éducation a réagi jeudi au cas d’une école juive qui opère sans permis dans Boisbriand.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir La ministre de l’Éducation a réagi jeudi au cas d’une école juive qui opère sans permis dans Boisbriand.

Les écoles qui fonctionnent sans aucun permis seront de moins en moins tolérées, a laissé entendre la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy. Le gouvernement ne peut pas laisser des enfants être éduqués en marge du système, même si c’est le souhait des parents.

 

« Il ne faut pas que les enfants soient éduqués complètement en dehors de notre système et n’obtiennent pas de diplôme et qu’on se dise que c’est tant pis, que les parents peuvent faire ce qu’ils veulent. Non. Il y a une obligation de l’État de s’assurer que tous les enfants sont scolarisés jusqu’à l’âge de 16 ans », a dit la ministre, réagissant au cas, révélé par Le Devoir, d’une école juive de Boisbriand fonctionnant sans permis.

 

Préoccupée par ce réseau parallèle d’écoles qui échappent à tout contrôle du gouvernement, elle a laissé entendre que cette situation ne pourra plus durer très longtemps. « Ce n’est pas une chose qui arrive une fois soudainement, c’est un ensemble de situations qui au fil des années fait qu’à un moment donné, il faut, et je ne dis pas que je ne l’envisage pas, tirer un trait et dire ça ne peut plus aller. »

 

Mme Malavoy s’est gardée de commenter le cas de l’Académie Beth Tziril, qui, depuis la rentrée en septembre, continue de dispenser des enseignements de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire, même si elle n’a plus de permis. Cette école pour jeunes filles de la communauté hassidique Tosh multipliait depuis plusieurs années les manquements au régime pédagogique et au programme de formation de l’école québécoise.

 

« Comme ministère, on suit ça de près. On regarde les moyens d’action, et notre intention est de s’assurer que ces écoles soit se conforment au règlement pédagogique, soit cessent d’enseigner, a-t-elle dit. Mais ça doit se faire avec doigté, avec prudence et avec une certaine discrétion compte tenu du fait qu’il s’agit d’enfants. »

À voir en vidéo