Le gouvernement et la police étaient complices, selon Desjardins

Le président de la Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012, Serge Ménard, aux côtés de la commissaire Claudette Carbonneau
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le président de la Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012, Serge Ménard, aux côtés de la commissaire Claudette Carbonneau
Les événements du printemps 2012 n’auraient pas eu lieu si Québec avait accepté de dialoguer avec les étudiants dès leur première mobilisation en 2011. Pire, le gouvernement aurait agi de connivence avec la police pour que les manifestations tournent mal et retournent la population contre les étudiants.

C’est ce que l’ex-présidente de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), Martine Desjardins, a laissé entendre lundi au cours de son témoignage devant la commission d’examen des événements du printemps 2012. Présidée par l’ancien ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, la commission commençait ses audiences publiques qui se poursuivront cette semaine.

Une manifestation en particulier, qui a eu lieu à Québec, a convaincu Mme Desjardins de cette hypothèse. Le rassemblement bon enfant, sans aucun grabuge — où un manifestant s’était même « déguisé en banane » —, avait été dispersé par la police selon la méthode de la souricière et plusieurs personnes avaient été arrêtées. « C’est une arrestation qui était faite ce soir-là pour miner les négociations ou encore pour montrer au public à quel point les étudiants ont été vraiment dans la violence et l’intimidation, ce qui donnait le gros bout du bâton au gouvernement sur la table des négos », a dit Martine Desjardins, qui a eu l’impression que ce n’était « pas du tout apolitique » comme arrestation.

L’ex-présidente de la FEUQ, aujourd’hui chroniqueuse à Bazzo.tv, se demande même si la sécurité entourant le congrès du Parti libéral à Victoriaville le 4 mai, où une manifestation a dégénéré en émeute, n’était pas volontairement bâclée pour qu’il y ait dérapage. « Je me questionne énormément sur la hauteur des barrières, sur le fait que la ville était barricadée au grand complet, mais c’est comme si on n’avait pas prévu qu’il y aurait une manif autour du congrès libéral. C’est à se demander si [le gouvernement] a fait [ses] devoirs », a-t-elle ajouté.

Si elle n’a pas les preuves pour confirmer ses dires, Mme Desjardins demande justement à la commission Ménard de déterminer s’il y avait oui ou non un lien entre les actions policières et la stratégie gouvernementale. Elle a également rappelé que c’est le gouvernement qui refusait une médiation et que c’est lui qui a fomenté la crise. « Si le gouvernement avait accepté de nous rencontrer après la première manifestation du 10 novembre 2011, effectivement, la grève n’aurait pas eu lieu », a-t-elle soutenu.

Police et menaces

Mme Desjardins est également revenue sur les motivations étudiantes, les menaces de mort qu’elle a reçues et qui l’ont obligée à avoir des gardes du corps et sur le mauvais traitement que réservait le gouvernement aux leaders étudiants. « On était traités comme des enfants », a-t-elle indiqué.

Concernant les policiers, l’ex-présidente de la FEUQ a admis ne pas avoir été témoin de « nombreux » comportements répréhensibles de leur part, en partie parce que son poste de présidente ne lui permettait pas d’être partout. Elle a toutefois mentionné que des policiers avaient affublé de surnoms « peu élogieux » les leaders étudiants.

L’après-midi a fait place à d’autres témoignages. Sylvie Joly, qui travaille à la CSN, a expliqué comment elle et ses collègues ont été « gazés » alors qu’ils quittaient pacifiquement les lieux d’une manifestation devant le Palais des congrès de Montréal en avril 2012. Mme Joly a eu une vertèbre cassée. « Pour moi, c’était la fin de l’innocence, a dit la dame qui ne comprend pas pourquoi les policiers ont agi de la sorte. Je vais toujours avoir des séquelles. »

Impliqué dans l’association étudiante à l’Université Concordia, Chad Walcott a livré un témoignage et Paul Bélanger et sa femme, Heide Marie Bollinger, ont raconté comment ils ont vécu une manifestation qui a mal tourné.

Ils ont ainsi tour à tour répondu aux questions de M. Ménard, mais également des commissaires Bernard Grenier, ancien juge, et surtout de Claudette Carbonneau, ex-leader syndicale. En plus de s’intéresser à certains détails, les commissaires ont souvent insisté pour savoir si le numéro de matricule du ou des policiers mis en cause dans l’incident avait pu être relevé… Impossible, ont répondu les témoins.

La commission, un exercice utile ?

 Même si elle a des réserves sur les travaux en cours — trouvant le mandat trop large —, Martine Desjardins croit qu’il faut « saisir » la chance de « modifier certains éléments ». L’opposition à cette commission fait toujours rage. L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) réclame une commission d’enquête publique et indépendante, et la Fraternité des policiers de Montréal a une fois de plus fustigé cette commission « bidon ». « En déclarant en ouverture des travaux de la commission [...] que les événements de 2012 ont amené une profonde crise de confiance du public envers la police, Serge Ménard fait la démonstration que les conclusions de son rapport sont déjà écrites », a fait savoir le président de la Fraternité, Yves Francœur.

Sans pouvoir de contrainte, la commission Ménard a permis un retour sur les événements appelés « points tournants » du printemps 2012, qui découle de la contestation de la hausse des droits de scolarité.

Rien qu’à Montréal, entre février et septembre 2012 (sept mois), il y aurait eu 532 manifestations, impliquant environ 750 000 manifestants et plus de 34 000 policiers, selon la synthèse préparatoire de la commission. Les événements du printemps 2012 ont donné lieu à 211 plaintes en déontologie contre les policiers du Service de police de la Ville de Montréal.
57 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 23 septembre 2013 16 h 18

    Très prévisible!

    C'était à prévoir que Martine Desjardins désigne le gouvernement comme responsable de la crise étudiante! Vraiment! Quel sérieux! Mme Desjardins gagnera ainsi du gallon auprès de la gente péquiste. Le gouvernement libéral n'avait qu'à répondre oui aux demandes étudiantes et le tour était joué. Ce que le gouvernement péquiste comprit immédiatement. Et le conflit se termina! Alouette!


    Michel Lebel

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 23 septembre 2013 17 h 50

      Et vous, M. Lebel, c'est qui le responsable ?

    • simon villeneuve - Inscrit 23 septembre 2013 20 h 59

      Comment le parti liberal peut repondre oui quand il ne daigne meme pas a se presenter a une table.

      L'erreur du parti liberal , il se croignait etre un "boss" envers les etudiants plutot que de faire ce qu'ils sont payer de faire...
      C'est a dire d'etre representant du peuple et de les rencontrer au minimum.

      Pourquoi le parti liberal ne l'a pas fait ?

      Tres simple, partir une crise pour gagner des elections, comme ce que le PQ fait avec sa charte d'apres les critiques du parti liberal et de leurs supporteurs.
      Etrange coincidence M. Lebel.

      S.Villeneuve

    • JeanYves Marcil - Inscrit 23 septembre 2013 21 h 16

      En effet c'était très très prévisible! Mais ce genre d'affirmation n'est une preuve mais seulement une opinion.

    • Mario Leroux - Inscrit 24 septembre 2013 02 h 18

      Vous avez parfaitement raison M.Lebel.

    • Serge Grenier - Inscrit 24 septembre 2013 07 h 00

      Finalement, le vrai responsable de ce fiasco, c'est vous Monsieur Lebel, avec vos commentaires qui penchent toujours du même côté et dénaturent la réalité.

    • Sylvain Auclair - Abonné 24 septembre 2013 07 h 43

      On dit «la gent péquiste».

    • François Dugal - Inscrit 24 septembre 2013 09 h 05

      Monsieur Lebel, souhaitez-vous que les études supérieures soient accessibles à l'ensemble de la jeunesse québécoise?
      Devrions-nous imiter nos voisins américains ou une année à l'université coûte 60 000$. Lisez à ce sujet un article de Thomas Frank dans le dernier «Harper's» qui s'intitule «Course Corrections»

    • Francois Cossette - Inscrit 24 septembre 2013 09 h 33

      Des commentaires comme celui de M. Lebel on en a entendu des centaines. Ils etaient tous plus demagogiques les uns que les autres et toujours comme base les mensonges de la propagande liberal. De toute facon dans quel genre de societe voulez-vous vivre, dans une societe ou le gouvernement cautionne le matracage de nos enfants parce que c'est cela que la propagande liberal a encouragé.

    • Francois Cossette - Inscrit 24 septembre 2013 09 h 36

      M. Lebel vous ne devez pas avoir d'enfants pour accepter de cautionner le matracage de ceux-ci. La partisanirie devrait toujours se situer au dessus de la betise humaine mais on a pu constater que ce ne fut pas le cas.

    • simon villeneuve - Inscrit 24 septembre 2013 10 h 12

      M.Cosette "De toute facon dans quel genre de societe voulez-vous vivre, dans une societe ou le gouvernement cautionne le matracage de nos enfants parce que c'est cela que la propagande liberal a encouragé."

      Bien sur :).
      J'aime mieux voir des etudiants se tenir debout pour une cause noble que celle des liberaux, corruption, nomination partisane avec de beau gros cheque quand ils quittent leurs poste avant la fin de leurs mandats.
      Sans compter de faire des lois speciales quand la situation ne leurs plaient pas .
      Malheureusment, Marois semble avoir pris cette ligne directrice aussi :(

      S.Villeneuve

    • Michel Lebel - Abonné 24 septembre 2013 10 h 12

      J'essaye tout simplement de contextualiser ce printemps étudiant, sans partisanerie. Je n'aime pas me faire charrier ni charrier quiconque. Je dis seulement ce que je conçois être juste ou près de la vérité. C'est tout!


      Michel Lebel

    • Michel Lebel - Abonné 24 septembre 2013 10 h 15

      @ Sylvain Auclair,

      Vous avez raison! Cest bien la "gent" péquiste et non la "gente". Merci.


      M.L.

    • RONALD LESAGE - Inscrit 24 septembre 2013 10 h 35

      Nous sommes un peu tous responsable car nous nous déchirons entre nous et c'est nous tous , qui les avons votés majoritaire et nous penchons encore pour les élire de nouveau avec peu de changement des intervenants et de la façon de gouverner . La seule façon de punir et donc contrôler un parti politique c'est lors d'élection de rayer celui-ci de la carte et voter un gouvernement majoritaire , puis quatre ans plus tard recommencer envers celui-ci s'il ne se montre pas à la hauteur . Cessons de nous argumenter sur des nuances entre partis et solidairement reprenons le contrôle sur le gouvernement à venir .

    • Jacques Moreau - Inscrit 24 septembre 2013 11 h 46

      Si je me souviens bien; deux Ministres de l'éducation ont rencontrées les étudiants lord de ce printemps érable; Line Beauchamp et Michelle Courchesne. Les étudiants se sont montrés intransigeants, ils ont gagnés, et nous les payeurs de taxes en faisont les frais, ... avec l'aide de l'Alberta.

    • Hélène Paulette - Abonnée 24 septembre 2013 20 h 01

      @Moreau:vous souvenez-vous aussi combien de temps ça a pris avant de les rencontrer? Et pour la péréquation, vous avez tout faux, voyez la plus récente étude de l'IRIS...

  • gaston bergeron - Abonné 23 septembre 2013 16 h 18

    Exactement

    Le parti libéral, avec l'ineffable Jean-75 000$-sous-la-table-Charest, par ailleurs pater familiae, s'est moqué ouvertement des étudiants avec la complicité, dira-t-on malicieuse, de ses ministres St-Pierre, Beauchamp et Normandeau dont le nom est si souvent rappelé par la une de l'actualité... recette: Ne pas négocier, ignorer, persifler, exaspérer et mélanger hypocritement revendication légitime et gestes criminels des casseurs. Du pur machiavélisme. Mais des gens votent pour ce type de politicien sans hauteur, comment se plaindre?

  • François Genest - Abonné 23 septembre 2013 16 h 42

    Difficile de prouver qu'il y ait eu des ordres

    Cependant, c'est évident pour moi que les chefs de police sont extrêmement attentifs au ton et aux mots employés par les élus. Nul besoin de donner des ordres si les policiers prennent des initiatives qui servent les intérêts du gouvernement.

    Cette commission est une insulte à l'intelligence. Je ne vois pas pourquoi des gens y vont.

    • Claude Lafontaine - Abonné 23 septembre 2013 18 h 17

      Cette Commission est justifiée apporter un peu d'éclairage sur des aspects bien nébuleux de ce conflit, entre autre sur la présence et le rôle des casseurs masqués qui semblent bien avoir été source des plus grandes violences que nous avons pu voir. Si la police a fait enquête là-dessus et sait quelque chose, elle s'est faite plutôt discrète et dans une situation où on a accusé les étudiants pour ces violences il faut faire la lumière là-dessus c'est élémentaire étant donné que ce genre de casseurs masqués semblent s'inviter dans toutes sorte de manifestations publiques, si ils existent bien nous sommes en droit de nous poser les questions suivantes: Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Qu'est-ce qui le motive à faire ça ? Sont-ils téléguidés et si oui par qui ? Pourquoi la police ne réussit pas à les cerner et à les neutraliser surtout dans les occasions où les étudiants, à Montréal, s'étaient de toute évidence passé le mot pour faire en sorte que ces individus masqués ne réussissent pas à infiltrer dans les groupes d'étudiants ? Quant à moi si cette Commission réussit à mettre un peu de lumière là-dessus, juste ça aura vallu la peine et la Commission.

    • Claude Champagne - Inscrit 23 septembre 2013 18 h 39

      Avez-vous la même opinion au sujet de la commission Bastarache?

    • Claude Lachance - Inscrite 24 septembre 2013 09 h 15

      C'est au moins ça! Au point ou on en est, qui frise l'État Policier, .. Vous êtes la preuve que l'on peut encore en parler et questionner ce qui tombe sous le sens.L'important c'est d'avoir de la mémoire, et de cesser d'attendre les médias ""officiels"" pour se faire une réflexion sur l'État, et l'état de notre société.On pourrait commencer par écouter madame Desjardins,poliment, quelque soit son orientation, elle a fait preuve d'une grande intelligence, et les autres leaders aussi.

    • Hubert Lavigne - Inscrit 24 septembre 2013 11 h 28

      Vous avez raison M. Genest, quelle farce....cette commission est biaisée et partisane et ne peut servir qu'aux objectifs politiques, mais cette manoeuvre partisane risque, je l'espère, de se retouner contre les péquisses

  • Philippe Pomerleau - Inscrit 23 septembre 2013 16 h 52

    Si on y pense..

    Si on y pense, ce conflit n'aura pas été démocratique. Le Parti Libéral voulait instaurer des mesures propres à son idéologie, alors qu'il avait été élu par une majorité de Québécois pour celles-ci.

    Ce n'est certainement pas en paralysant les rues qu'on définit une majorité. Une petite partie de la population peut faire beaucoup de bruit si elle le veut.

    Finalement, comme la hausse des frais de scolarité n'était pas au programme lors de l'élection du parti libéral, la meilleure façon aurait été de faire un référendum sur le sujet, en information la population de manière claire et précise sur les enjeux et aboutissants de chacune des résolutions.

    Les référendums étant beaucoup trop dispendieux a quand les référendums par Internet ? On aurait eu un avis de la population, qui aurait placé soit les étudiants dans l'eau chaude, ou au contraire aurait forcé le parti libéral à agir. Chose certaine ça n'aurait pas servi de plateforme électorale au Parti Québécois.

    Je ne suis ni contre les étudiants ni contre le Parti Québécois, je constate simplement que tout cela n'était pas très démocratique.

    • Gilles Théberge - Abonné 23 septembre 2013 18 h 36

      Quand j'étais étudiant on m'apprenait dans mon domaine d'étude, que la force est dans la locomotion pas dans le nombre.

      C'est je pense ce qu'a démontré la crise de 2012.

    • Sylvain Auclair - Abonné 23 septembre 2013 18 h 46

      Vous pensez comme monsieur Labeaume. Quand on propose une mesure qui touche un groupe en particulier, c'est avec ce groupe qu'il faut négocier.

    • Claude Champagne - Inscrit 23 septembre 2013 19 h 11

      Les libéraux ont gracieusement offert au PQ et tous les autres partis la plateforme électorale, les libéraux ont créé, provoquer une crise, ils ont sans retenue ridiculisé les étudiants et finalement la loi 78. Nous n'avons pas la même vision d'une démocratie.

    • Philippe Pomerleau - Inscrit 23 septembre 2013 22 h 44

      Je ne dis pas que ça n'a pas été démocratique, je dis qu'on ne le sait pas vraiment. C'est une mesure qui concerne l'ensemble des contribuables québécois, et non seulement les étudiants. Instaurer une méthode de référendum par Internet, comme l'Islande l'a fait par exemple, nous permettrait de trancher dans des enjeux de société importants comme ceux-là. J'étais personnellement contre la hausse des frais de scolarité, mais étant pour la démocratie, je réalise que ce n'est pas seulement mon opinion qui compte.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 23 septembre 2013 23 h 28

      Très bon commentaire

    • Claude Lachance - Inscrite 24 septembre 2013 09 h 16

      Comme le dit un viel adage: J'ai pas voté pour ça!

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 24 septembre 2013 09 h 25

      M. Pomerleau,
      Premièrement, la démocratie n'a rien à voir avec l'élection d'une classe politique qui gouverne le peuple. La démocratie, c'est le pouvoir du peuple, directement.

      Deuxièmement, le gouvernement libéral n'a pas été élu par une majorité de québécois-e-s. Il a été élu en 2008 avec 40% des voix ; 40% non pas des québécois-e-s, mais bien des quelques 58% à avoir été voté. Où est-elle donc, votre majorité libérale ?

      De plus, ce gouvernement n'a pas pris l'engagement d'hausser les frais de scolarité en 2008. Il n'avait donc pas la légitimiter de le faire. La révolte étudiante était donc juste, nécessaire et l'expression même de démocratie contre l'oligarchie.

  • Richard Mc Manus - Abonné 23 septembre 2013 18 h 09

    Richard le bougon

    Il est extrêmement facile et indiqne d'un intélectuel et ex-professeur d'université de prêter des intention à une personne qui témoigne de ce qu'elle a perçu de ce qu'elle a vécu.

    Je vous pose la question M. Lebel. Et si vos adolescent(es)s avait décidé de manifester à Drummondville? Les miennes, elles se sont jointes aux manifestations qui ont eu coours à Montréal, face au SPVM. Je rends grâce à dieu (veuillez m'accommoder) qu'elle n'ont pas souffert des abus qui ont eu cours à l'occasion des manifesatations auxquelles elles ont participés.

    Sachez que la perception qu'elles en retirent demuront indélibiles.

    Est-ce bien là le genre de société à laquelle nous devrions consentir?

    • François Dugal - Inscrit 24 septembre 2013 09 h 10

      Monsieur McManus,
      En tant que retraité de l'enseignement, j'ai participé calmement et sans violence à des manifestations pacifiques demandant l'accès à l'éducation supérieure.
      La police nous tapait dessus sans ménagements: trouvez-vous ça normal?