Taxes scolaires: Québec veut revoir le système de taxation scolaire au complet

La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, a précisé que d'éventuels correctifs concernant les hausses de taxes scolaires excessives ne se traduiraient pas par l'envoi d'un chèque de remboursement, mais pourraient plutôt prendre la forme d'un crédit bien que rien n'ait été décidé pour l'instant.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, a précisé que d'éventuels correctifs concernant les hausses de taxes scolaires excessives ne se traduiraient pas par l'envoi d'un chèque de remboursement, mais pourraient plutôt prendre la forme d'un crédit bien que rien n'ait été décidé pour l'instant.

La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, affirme que des «correctifs» seront apportés pour les contribuables ayant subi des hausses de taxes scolaires excessives, mais elle annonce du même coup que tout le système de taxation scolaire fera l'objet d'une révision à plus long terme.

Mme Malavoy a fait cette annonce, lundi, à l'issue d'une rencontre avec la première ministre Pauline Marois et les représentants des commissions scolaires pour discuter des hausses de taxes imposées par ces dernières, jugées abusives par le gouvernement Marois.

La ministre a cependant précisé que les éventuels correctifs ne se traduiraient pas par l'envoi d'un chèque de remboursement, une méthode trop complexe et coûteuse selon elle, mais pourraient plutôt prendre la forme d'un crédit bien que rien n'ait été décidé pour l'instant.

Les parties sont convenues de se rencontrer à nouveau dans 15 jours; le gouvernement a remis une série de données financières aux commissions scolaires et promet de les accompagner d'ici là afin d'identifier de nouvelles pistes où des économies peuvent être réalisées sans refiler la note aux contribuables.

Pour leur part, les représentants des commissions scolaires se sont montrés prudents à la sortie de la rencontre, indiquant d'abord que les parties étaient loin de s'entendre.

Le président de l'Association des commissions scolaires anglophones, David D'Aoust, a reconnu que la ministre était «en colère», selon son expression, face aux hausses de taxes, mais il a soutenu que c'est le gouvernement qui avait provoqué ces hausses avec les compressions qu'il a imposées aux commissions scolaires dans le dernier budget provincial.

M. D'Aoust a soutenu que les commissions scolaires avaient tout fait pour éviter les hausses de taxes mais n'avaient finalement pas eu d'autre choix, étant parvenues aux limites des compressions.

Marie Malavoy soutient au contraire qu'il y a une voie de passage pour plusieurs commissions scolaires, d'où l'exercice de révision qu'elle leur demande de faire au cours des 15 prochains jours.

Par Pierre Saint-Arnaud

 
9 commentaires
  • Marc Collin - Inscrit 16 septembre 2013 16 h 31

    vraiment tout fait?

    pourquoi ne pas couper dans le gras... des coloques à tout va un peu partout sur la planète

  • Carole Dionne - Inscrite 16 septembre 2013 16 h 34

    Oubli ou...

    Le PQ aurait dû y penser au début?

    • Martin Maynard - Inscrit 16 septembre 2013 20 h 09

      Le PQ improvise beaucoup et c'est pas mal décevant.

      Pourquoi la charte vous pensez? Pour détourner l'attention tout simplement.

    • Louka Paradis - Inscrit 16 septembre 2013 22 h 04

      Le PLQ aurait dû corriger les vices de fonctionnement : ils ont eu 10 ans mais n'ont rien fait. C'est vrai que c'est plus facile d'augmenter la dette de plus de 70 milliards $... Nous, c'est l'économie, disait le frisé. Mon oeil !

      Louka Paradis, Gatineau

  • Chris G. Eustace - Abonné 16 septembre 2013 16 h 52

    Bravo - Taxes scolaires: Québec veut revoir le système de taxation scolaire au complet

    16 septembre 2013



    Les opinions de David D'Aoust sont une honte pour la communauté anglophone ...

    C'est la même histoire chaque année. L'année dernière, ils ont blâmé le gouvernement libéral.

    Les commissions scolaires anglophones ne seront jamais couper leurs dépenses. Ils pensent qu'ils sont spéciaux.

    Dans une interview télévisée, il a mentionné combien ils sont importants pour les étudiants anglais. Quelle bêtise!

    C'est le gouvernement libéral qui a obtenu les livres pour les étudiants anglais ..... c'était Madame Marois qui dit que quand il ya un nouveau programme, les étudiants sont censés avoir de nouveaux livres - français et anglais ....

    Les commissions scolaires anglophones ont fait très peu pour les étudiants...

    Plus d'informations dans les commentaires ci-dessous.


    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/387579/ta


    Chris Eustace

  • Guy Desjardins - Inscrit 16 septembre 2013 17 h 32

    Ont aura tout vu avec le PQ.

    Imaginez, le PQ vient de s'appercevoir que les commissions scolaires ne savent dépenser nos taxes et la ministre de l"Éducation, Marie Malavoy affirme que des correctifs seront apportés aux contribuables. Pourtant la CAQ a avisé aux dernières élections qu'il faudrait abolir et le PQ disait que la Coalition faisait fausse route. Aujourd'hui ont se rend compte que la CAQ avait raison. Maintenant ont essaie tant bien que mal à faire bien paraître leur décision en prenant le programme de la CAQ. Quel fouillis dans ce parti et prendre la population pour des nouilles. Durant ce temps les individus(es)du Québec paient la note et ne reverront jamais un retour, comme d'habitude seulement des promesses et montrer leur insatisfaction. Misère de misère. À quand les Québécois(es) vont se réveiller et voterons pour du meilleur?

    • C. Pilon - Inscrite 16 septembre 2013 22 h 51

      La population du Québec a peur d'essayer un nouveau parti. Et pourtant, on ne peut faire pire que ce qu'on a en ce moment.

  • Pierrette L. Ste Marie - Inscrit 16 septembre 2013 17 h 37

    L'école aux enfants

    Il faut revoir la structure devenu très lourde avec le temps.

    Le poids actuel sur les parents qui ont des enfants à l'école est insoutenable et les taxes scolaires sont devenues ridicules . Une augmentation d'Impôt déguisé.

    Il faut obliger le gouvernement à couper le personnel administratif au Ministère ET dans les CS. Les services aux élèves d'abord.