Jugement contre une association étudiante

Québec — L’association des étudiants en histoire de l’Université Laval a dû rembourser récemment les droits de scolarité d’un étudiant qui la poursuivait devant la Cour des petites créances.

Joint jeudi, Marc-André Dumas a dit avoir obtenu 1219 $ de son ex-association, soit l’équivalent de ses droits de scolarité, de certains frais de transport et des frais juridiques. « Le juge reconnaissait qu’on m’avait causé du tort, que l’association étudiante était responsable d’avoir bloqué les cours et du fait que je n’avais pas reçu l’éducation pour laquelle j’avais payé. »

M. Dumas en était à sa 4e session de baccalauréat quand le conflit a éclaté. Il a d’abord mis l’association en demeure, avant de porter sa cause devant les petites créances l’an dernier. Son plaidoyer a été entendu au début de l’été.

 

Démarche personnelle

Même s’il qualifie sa démarche de personnelle, il aimerait que ce jugement ait pour conséquence que davantage de gens « fassent valoir leurs droits ». « On vit dans une société de droit, dit-il. Il y a plusieurs étudiants qui sont dans ma situation. »

L’ancien étudiant de l’Université Laval n’a par ailleurs jamais repris ses cours d’histoire et a depuis décroché un diplôme d’études professionnelles pour devenir camionneur.

Il prétend que sans le conflit étudiant, il serait probablement en train de finir son baccalauréat. « Mon épouse est étudiante elle aussi, et afin d’être moins vulnérable à une reprise des hostilités ou autres, j’ai fait un cours professionnel de conducteur », dit-il. « J’ai pris une voie où je savais que j’aurais rapidement un revenu suffisant pour subvenir aux besoins de mon foyer le temps que mon épouse finisse ses études. »

1 commentaire
  • Maurice Gauvreau - Inscrit 16 août 2013 11 h 05

    Normal

    À quand le recours collectif?