La CREPUQ sauve les meubles

La Conférence des recteurs survivra à la tourmente, mais sous une forme différente : dans une position de consensus rare, les chefs d’établissement universitaire ont décidé à l’unanimité de maintenir les volets concertation et services, laissant toutefois tomber le volet « représentation » de l’organisation.


« On a décidé à l’unanimité et au terme d’échanges fructueux de procéder à une transformation importante de notre organisme qu’est la CREPUQ », a dit au Devoir Luce Samoisette, présidente de la CREPUQ et rectrice de l’Université de Sherbrooke. « Le volet représentation, ça ne peut pas être une surprise. Chaque université veut parler en son propre nom ou à travers des regroupements qui ont des intérêts communs. »


Il arrivait souvent qu’à 18 membres, seul le consensus au plus petit dénominateur commun était possible, ajoute-t-elle. « La formule de financement, c’est sûr qu’on ne s’entendra jamais là-dessus. Chacun parlera donc de sa propre voix, mais il y aura des sujets où il y aura unanimité et chacun signera en son nom », a précisé Mme Samoisette, sans vouloir commenter sur les sous-groupes qui pourraient se former.

 

Un nouveau nom


Malgré le départ subit du recteur de l’Université Laval, Denis Brière, et les départs annoncés de l’Université de Montréal et de la plupart des établissements du réseau de l’Université du Québec, tous les recteurs adhéreront donc à cette nouvelle CREPUQ, qui se cherche d’ailleurs un nouveau nom.


Un comité de transition présidé par Luce Samoisette sera mis sur pied pour décider de la suite des choses et déterminer un échéancier. « Il va falloir que les premiers changements se fassent rapidement », s’est contentée d’avancer Mme Samoisette.


Elle a concédé qu’il y aura une réduction des services et que les quotes-parts des membres pourraient varier en conséquence. Mais la CREPUQ, avec sa quarantaine d’employés, demeure, assure sa présidente. « La CREPUQ, c’est nous, tous les chefs des universités, et on a décidé que c’est comme ça qu’on veut fonctionner ».

2 commentaires
  • Christian Nadeau - Abonné 7 juin 2013 07 h 53

    Une décision rationnelle

    Pour avoir agit à une epoque comme consultant dans le cadre d'un projet de mise en commun de ressources des bibliothèques universitaires du Québec, je ne pouvais croire que la CREPUQ soit dissoute alors que les universités disent être insuffisament financées. Il aurait franchement icongru de mettre fin à la collaboration de ces institutions publiques. Cette collaboration est nécessaire, voire vitale pour l'avancement de notre petite société.

  • Yvon Bureau - Abonné 7 juin 2013 16 h 11

    Réalisme et ouverture

    L'important, il y aura encore et au besoin beaucoup de travail à l'unisson.
    Autrement. Réalisme.

    Et beaucoup, en ce qui regarde l'enseignement supérieur au Québec, va provenir du Conseil national des universités. Ouverture. Qu'elle soit généreuse et fructueuse !

    Que les étudiantes et que les étudiants des Universités du Troisième âge ou des Programmes pour les 60 ans et plus se manifestent, s’organisent et en soient partie prenante pour l'avenir de l'enseignement supérieure au Québec.