Montréal aura 184 classes de plus

Marie Malavoy prévoit, à terme, la création de 23 nouvelles écoles sur le territoire québécois.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Marie Malavoy prévoit, à terme, la création de 23 nouvelles écoles sur le territoire québécois.

Alors que certaines régions se battent avec une démographie déclinante et les fermetures d’écoles qui viennent avec, Montréal connaît au contraire un boom qui crée un « beau problème », pour reprendre l’expression de l’ancienne présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Diane De Courcy, aujourd’hui ministre dans le gouvernement Marois : celui de devoir loger tous ces nouveaux élèves venus de l’immigration dans des écoles devenues trop petites pour les accueillir.

Qu’à cela ne tienne : c’était jour de bonnes nouvelles lundi pour la ministre de l’Éducation Marie Malavoy, flanquée pour l’occasion de ses collègues de la Culture (Maka Kotto) et des Relations internationales (Jean-François Lisée). « Nous sommes ici pour annoncer 19 projets de construction ou d’agrandissement d’écoles à Montréal », a dit Mme Malavoy, confiant le bonheur de cette « portion agréable » de son travail, soit la tournée du Québec pour divulguer la bonne nouvelle et les millions qui y sont associés.


Au total, 184 nouvelles classes (pour 110 millions de dollars) seront créées dans trois commissions scolaires de l’île de Montréal (CSDM, Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île et Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys). Une nouvelle école (François-de-Laval) et l’agrandissement de 17 autres créeront de nouveaux chantiers de construction sur l’île d’ici 2015. Dans sa tournée du Québec, la ministre finira par annoncer la création de 23 nouvelles écoles et de 46 agrandissements.


92 milliards en infrastructures


Isabelle Forget, directrice de l’école Louis-Dupire, dans Hochelaga-Maisonneuve, avait le sourire des jours heureux. « Pour nous, le manque d’espace ça voulait dire une réorganisation constante de tous les locaux, explique-t-elle dans la bibliothèque où les ministres viennent de terminer leur discours, en montrant un bureau situé dans le coin. Le prof d’anglais s’est fait un bureau ici parce qu’on manquait d’espace. »


Depuis trois ans, cette école a reçu plus de 100 nouveaux élèves, pour atteindre maintenant 422 enfants. Elle bénéficiera d’un agrandissement au coût de 5,1 millions de dollars. Une douzaine de classes seront ajoutées dans une nouvelle aile.


La ministre Malavoy a précisé qu’en ces temps difficiles où les moindres investissements sont soupçonnés de mauvais emploi, elle s’était assurée d’un bon usage des fonds publics. « Les commissions scolaires sont un exemple de rigueur et de transparence, je tiens à le dire. »


Sur une dizaine d’années, le gouvernement de Pauline Marois a promis d’investir 92 milliards en infrastructures, dont 8,1 iront à l’éducation.

5 commentaires
  • Chris G. Eustace - Abonné 4 juin 2013 06 h 11

    Bonnes Nouvelles !

    4 juin 2013


    Bonnes Nouvelles!


    Il est toujours bon d'entendre parler de nouvelles construction de nouvelles écoles ... plus de classes ....

    Voici une idée:

    Ce n'est pas un secret qu'il ya un problème en ce qui concerne le projet de loi 14 et les cégeps anglais ....

    Il n'y a pas assez de place pour accueillir tous les élèves ... mais il ya beaucoup d'espace dans de nombreuses écoles de langue anglaise.

      Rappelons-nous ces étudiants sont de jeunes adultes ....

    Pourquoi ne pas créer des classes de 12e année?

    C'était une idée en 2004 par la Fédération des commissions scolaire du Québec.

      Cette fois, nous créons 12e année - bilingue ... oui, la 12 e année avec des cours bilingues...

    ...et

    « La ministre Malavoy a précisé qu’en ces temps difficiles où les moindres investissements sont soupçonnés de mauvais emploi, elle s’était assurée d’un bon usage des fonds publics.»

    Sur la question de la transparence: la Commission scolaire Lester B. Pearson envoie 4 commissaires à un autre commission anglais en utilisant l'argent des contribuables pour aller à un festival du homard.

    Je ne veux pas que mes taxes scolaires à aller pour les commissaires à manger du homard ....

    Je veux que mes impôts aillent - to go - aux écoles, salles de classe, des élèves, des livres - PAS commissaires à manger du homard!

    Merci.


    Chris Eustace

    (enseignant à la retraite)

    • Sylvain Auclair - Abonné 4 juin 2013 11 h 46

      Allez-vous forcer les élèves anglophones à étudier aussi en français, alors?

    • Chris G. Eustace - Abonné 4 juin 2013 15 h 35

      ...pas forcer n'importe quelle langue, mais encourager - 50-50

      Chris Eustace

  • Majella Simard - Abonné 4 juin 2013 07 h 03

    Mais il ne faut pas oublier les écoles en milieu rural...

    Intéressant ces investissements dans la grande région de Montréal, mais les régions périphériques souffrent de la dénatalité et plusieurs écoles sont menacées de fermer à court terme. En outre, des mises à niveau seraient sûrement souhaitables à plusieurs endroits. Bref, dans un but d'équité territoriale, il ne faudrait pas oublier les petites écoles en milieu rural qui font aussi figure de symbole au sein de leur communauté respective.

  • Jean Lapointe - Abonné 4 juin 2013 09 h 16

    La francisation ne suffira pas.

    «De manière générale, elle (la loi 101) a plutôt produit des Canadiens bilingues. Il ne s’agit pas que d’une nuance. Souvent, chez les «enfants de la loi 101», on s’identifie moins à la nation québécoise qu’à Montréal, considérée comme une métropole bilingue et multiculturelle spontanément accueillante envers les différentes manifestations de la diversité.Le contexte géopolitique québécois n’aide évidemment pas à l’intégration nationale.»

    Je trouve que Mathieu Bock-Côté a raison de dire que la francisation des enfants ne suffira pas.

    «Une identité nationale ne peut pas seulement se transmettre par des procédés pédagogiques : elle suppose que l’immigrant se retrouve dans un environnement culturel où l’identité québécoise va de soi.»

    Comment peuvent-ils retrouver cet environnement s' ils ne sont qu'entre eux?

    «Mais l’école change de rôle : elle ne transmet plus seulement à un peuple sa culture. Elle introduit les nouveaux arrivants à ce peuple. Elle ne doit pas seulement cultiver un sentiment d’appartenance au Québec, mais bien souvent, l’inculquer.»

    La tâche à accomplir est énorme mais elle est essentielle.

    Bock-Côté a raison d'insister sur la nécessité de repenser le rôle de l 'école.

    http://blogues.journaldemontreal.com/bock-cote/gen