École secondaire - Plus d'un élève sur trois se dit victime de violence

Plus d'un élève québécois du secondaire sur trois se dit victime de violence que ce soit à l'école, lors du trajet entre l'école et la maison ou encore sur Internet.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Plus d'un élève québécois du secondaire sur trois se dit victime de violence que ce soit à l'école, lors du trajet entre l'école et la maison ou encore sur Internet.
Plus d'un élève québécois du secondaire sur trois se dit victime de violence que ce soit à l'école, lors du trajet entre l'école et la maison ou encore sur Internet. De plus, 28 % des filles et 14 % des garçons sont à risque de détresse psychologique selon l'Institut de la statistique du Québec qui dévoile jeudi une enquête à ce sujet.
 
Ces résultats font partie du deuxième volet de l'Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire réalisée en 2010-2011.
 
Parmi les principaux constats de l'enquête, 38 % des élèves du secondaire ont reconnu avoir eu au moins un comportement agressif comme se battre, menacer ou frapper les autres.
 
Un élève sur quatre a aussi avoué avoir fait usage de violence dans une relation amoureuse, que ce soit de manière psychologique, physique ou sexuelle.
 
Le décrochage scolaire demeure toujours une source d'inquiétude alors que près du quart des garçons du secondaire présentent un risque élevé de décrochage scolaire, comparativement à 16 % des filles.
 
L'enquête a été menée dans 470 écoles entre novembre 2010 et mai 2011 pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux. Environ 63 200 jeunes de la première à la cinquième secondaire y ont participé dans l'ensemble des régions du Québec à l'exception des Terres-Cries-de-la-Baie-James et du Nunavik.
6 commentaires
  • France Marcotte - Abonnée 23 mai 2013 14 h 30

    Grande tristesse

    Cette révélation est bouleversante.

    D'où vient, si jeunes, cette haine et cette violence?

    C'est terrible et il est temps de regarder cette autre réalité en face.

    Sous le macadam fissuré des rues et des trottoirs, quel autre monstre est tapi encore?

  • Daniel Lambert - Inscrit 23 mai 2013 18 h 03

    Le métier d'étudiant, un métier dangereux

    Pas facile d'être étudiant de nos jours. C'est un véritable calvaire de la maternelle jusqu'à l'université... pour ceux qui s'y rendent.

    Pas facile d'être enseignant non plus. Je suis bien heureux d'être retraité de cette profession qui a perdu au fil des ans et des décennies ses cartes de noblesse.

  • Maxime Dion - Inscrit 23 mai 2013 20 h 12

    Le noble art

    Les jeunes agressés devraient bénéficier de cours de boxe ou de judo, ça calmerait amplement les agresseurs dans les cours d’école, foi d’un ancien agressé…

  • Denis Miron - Inscrit 24 mai 2013 08 h 57

    Tiers-mondialisation?

    La loi du marché conditionne nos relations sociales à partir de notre plus jeune âge. Notre sport national,le hockey, est notre meilleur vendeur de violence socialement acceptable, puisqu’il réussi à imposer sa cote d’écoute et à déclasser tout autre forme d’actualité.
    Il n’y a pas si longtemps, Loft Story, très bonne cote aussi, plaçait les relations amoureuses sur le même palier de compétition que notre sport national, et faisait du bitchage une valeur «winner» et là aussi, c’était très vendeur.
    Ce qui se passe dans les écoles est à l’ image de ce qui se passe dans le système économique dans lequel on vit, et qui ne valorise que la compétition et tout ce qui s’en suit, et comme dit si bien la chanson,« on vit les uns contre les autres» (on joue à cache-cash avec les paradis fiasco) et tout ça, au détriment de la coopération, de la solidarité, de l’entraide.
    «La serveuse automate» a raison de sentir que l’humain ne vaut plus très cher la livre

    «Plus d'un élève québécois du secondaire sur trois se dit victime de violence» Est-ce à partir d’une statistique à l’échelle planétaire que l’on s’est inspiré pour fabriquer l’expression «tiers-monde» Serions-nous en train de nous tiers-mondialiser

    La loi du marché, est-ce une panne de vision ou une surdité qui produit de l’exclusion?
    ou le résultat d’une bactérie mangeuse d’âmes aux enchères?

  • Philippe Chrétien - Abonné 24 mai 2013 11 h 38

    C'est tout!?

    Cet article ne dit absolument rien! On veux des détails ... Votre devoir est de nous informer ... c'est manqué!

    Quelles sont les méthoded utilisées pour ces études? Quelles sont les différences par régions, classes sociales, sexe? Comment il est défini le "risque de détresse psychologique"?

    "... 38 % des élèves du secondaire ... comme se battre, menacer ou frapper les autres." Combien ont reconnu avoir frappé ou battu un autre élève? Pourquoi cette statistique comprend les menaces? Sans les menaces le chiffre n'était pas assez vendeur?

    Il y a clairement des problèmes dans les cours d'école et c'est un sujet qui nous préocupe tous comme parents mais vous, comme journal, vous vous devez d'aller plus loin que le gros titre.

    Merci