McGill se dote d’une nouvelle stratégie de recherche

Martine Letarte Collaboration spéciale
La recherche dans cet établissement montréalais fondé en 1821 s’inscrit dans une longue tradition.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La recherche dans cet établissement montréalais fondé en 1821 s’inscrit dans une longue tradition.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

L’Université McGill a adopté un nouveau plan stratégique de recherche 2013-2017, avec sept grandes priorités pour mieux répondre aux grands défis du monde actuel.


Appuyer la recherche dans le domaine de la santé et améliorer la prestation de soins, faire avancer les connaissances sur les fondements et les applications de la technologie à l’ère numérique, renforcer les politiques publiques et les organisations et contribuer à une meilleure compréhension des transformations sociales : voilà quelques-uns des grands domaines d’excellence en recherche choisis par McGill pour les années à venir.


« L’Université McGill jouit d’une enviable réputation mondiale pour sa recherche, mais nous ne voulons pas nous asseoir sur nos lauriers. Nous voulons faire en sorte que notre recherche ait davantage de retombées », affirme Rose Goldstein, vice-principale, recherche et relations internationales, de l’Université McGill.

 

Flexibilité et inclusion


La recherche dans cet établissement montréalais fondé en 1821 s’inscrit dans une longue tradition. Les priorités du nouveau plan stratégique s’appuient évidemment sur les grands domaines pour lesquels l’Université McGill s’est illustrée au cours de son histoire, comme les neurosciences, les maladies infectieuses et la psychologie humaine.


D’autres domaines de recherche plus émergents sont aussi ciblés, comme le vieillissement, la médecine personnalisée, les machines intelligentes, la chimie verte, la religion dans le secteur public et l’identité. « Nous avons réalisé des consultations pour définir nos sept priorités en fonction des intérêts des chercheurs et des problèmes les plus pressants du monde », explique Rose Goldstein, diplômée de McGill en médecine.


Le plan stratégique offre un cadre flexible et inclusif. Par exemple, dans le domaine d’excellence « Explorer les questions fondamentales touchant l’humanité, l’identité et l’expression », plusieurs domaines-clés ont été ciblés : analyse de la littérature, de la musique et des arts visuels, sciences humaines numériques, expression et prestation créatives artistiques, histoire et historiographie, culture et identité, sexes et sexualité, éthique, religions et traditions juridiques, linguistique et langues, psychologie humaine et développement humain.


«Nous voulions que chacun de nos chercheurs puisse trouver des façons de contribuer à l’avancement de différentes priorités », affirme Mme Goldstein, qui s’est spécialisée en rhumatologie, ostéoporose et santé des femmes.


L’Université McGill mise sur la recherche disciplinaire, mais elle accorde aussi une importance marquée à l’interdisciplinarité pour renforcer la capacité des chercheurs à aborder les enjeux d’importance. « Nous souhaitons construire de nouvelles expertises interdisciplinaires et ainsi aider les chercheurs à atteindre un niveau supérieur », affirme Rose Goldstein, arrivée en poste en décembre 2010 après un passage à l’Université de Calgary.


Mise en oeuvre


Pour réaliser concrètement ses engagements, l’Université McGill souhaite notamment améliorer sa capacité de recherche. « Nous fournirons un plus grand soutien aux chercheurs pour qu’ils participent au développement des grands domaines d’excellence. Nous souhaitons également que les étudiants du premier cycle aient plus d’occasions de participer à des projets de recherche en été ou lors de stages », explique la vice-principale, recherche et relations internationales.


Plusieurs autres mesures concrètes ont été ciblées pour atteindre les objectifs, comme l’offre aux chercheurs, en début ou en milieu de carrière, de conseils d’un mentor concernant les modalités d’une demande de financement.


L’Université McGill souhaite aussi établir et renforcer des alliances stratégiques. « Nous souhaitons développer davantage de partenariats avec la collectivité, avec des organismes, des établissements et d’autres universités, indique Mme Goldstein. Nous avons développé plusieurs expertises à McGill, mais pas toutes les expertises. Il est donc nécessaire de travailler en collaboration avec d’autres. »


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Les sept grands domaines d’excellence en recherche définis par McGill pour 2013-2017


- Explorer les questions fondamentales touchant l’humanité, l’identité et l’expression.


- Renforcer les politiques publiques et les organisations et contribuer à une meilleure compréhension des transformations sociales.


- Tirer profit de la convergence des sciences de la vie, des sciences naturelles et du génie.


- Appuyer la recherche dans le domaine de la santé et améliorer la prestation de soins.


- Exploiter le potentiel du cerveau humain et du système nerveux dans son ensemble.


- Faire avancer les connaissances sur les fondements et les applications de la technologie à l’ère numérique.


- Explorer l’environnement naturel, l’espace et l’Univers.