Experts en contrôle de foules

Le SPVM s’est bâti une expertise en matière de contrôle de foules, au point où des corps policiers venus d’ailleurs au Canada et des États-Unis viennent l’observer en pleine action.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le SPVM s’est bâti une expertise en matière de contrôle de foules, au point où des corps policiers venus d’ailleurs au Canada et des États-Unis viennent l’observer en pleine action.

711. C’est le nombre de manifestations couvertes par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) au cours de l’année 2012. « Une année normale, c’est environ une centaine », explique Ian Lafrenière, commandant-superviseur de la section médias du SPVM.

Une activité aussi intense qu’inhabituelle a modifié d’abord la manière de communiquer. « Nous avons changé notre présence sur les réseaux sociaux et notre manière d’assurer la vigie de ces réseaux », précise M. Lafrenière. Les policiers ont accentué leur présence sur Twitter et YouTube. « Cela a eu un grand impact sur notre manière d’opérer », explique le commandant.

 

Rester neutre


L’information a parfois circulé à une telle vitesse que le corps policier s’est fait prendre au piège de l’info non vérifiée, comme cette fois où, pendant plusieurs jours, on a cherché un manifestant apparemment mort alors qu’il reposait dans la quiétude de son logis, bien en santé.


Le SPVM s’est bâti une expertise en matière de contrôle de foules, au point où des corps policiers venus d’ailleurs au Canada et des États-Unis viennent l’observer en pleine action. Entre autres impacts du conflit, les policiers utilisent maintenant des modes de transport différents, comme le vélo ou la cavalerie. Ils tentent de faire la distinction entre ceux qui viennent « manifester à Montréal maintenant comme si c’était un sport extrême de venir se chicaner avec la police » et ceux qui sont là pour la bonne cause.


Ce conflit a généré un flot d’injures à l’endroit des policiers, mais aussi un nombre inégalé de félicitations et de remerciements. « Le job du policier est de ne pas prendre parti. Il fallait rester neutres. »

1 commentaire
  • Sylvain Auclair - Abonné 23 mars 2013 11 h 26

    Neutres?

    La police, neutre? Laissez-moi rire! Non seulement attaquait-elle les manifestant, mais elle agissait avec suspicion envers toute personne portant le carré rouge.