Suzanne Fortier sera la nouvelle rectrice de l'Université McGill

Ancienne étudiante de McGill, Mme Fortier a passé les sept dernières années comme présidente du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie.
Photo: source McGill Ancienne étudiante de McGill, Mme Fortier a passé les sept dernières années comme présidente du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie.

La nouvelle rectrice de l'Université McGill sera une femme… francophone. Suzanne Fortier a été choisie à l'unanimité par le Conseil des gouverneurs. Elle entrera en fonction en septembre après le court intérim qui suivra le départ de Heather Munroe-Blum, fin juin.

Ancienne étudiante de McGill, Mme Fortier a passé les sept dernières années comme présidente du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie. Avant cela, elle a été favorite dans la course au rectorat de l'Université de Montréal finalement remportée par Luc Vinet. Cette décision de porter M. Vinet à la tête de l'UdeM avait été très critiquée.

Douce revanche?

«Quand on entre dans une course comme celle-là, il faut toujours être prêt à gagner ou perdre», a-t-elle dit en entrevue au Devoir. N'empêche, elle admet avoir ressenti une certaine incompréhension à l'époque. «Mais j'ai rapidement tourné la page. Je suis une personne qui regarde en avant.»

Suzanne Fortier évite pour l'instant de se prononcer sur le sous-financement pas plus qu'elle ne s'avance sur les objectifs qu'elle entend atteindre pour McGill. «Évidemment je vais être en apprentissage mais je pense qu'au Québec, on a un engagement profond vers l'éducation de qualité.» L'indexation? «C'est là un geste symbolique», s'est-elle contentée de dire.
 
Suzanne Fortier entrera en fonction en septembre après le court intérim qui suivra le départ de Heather Munroe-Blum, fin juin.
4 commentaires
  • Frédéric Lacroix - Inscrit 5 mars 2013 15 h 57

    Francophone?

    Elle parle peut-être français, mais elle a tourné le dos au Québec depuis fort longtemps. Toute sa formation a été faite à McGill University et sa carrière à Queen's University.

    Bref, un choix stratégique pour McGill en cette ère ou certains remettent en question les privilèges consentis à la minorité: une anglophone avec un nom français.

    J'apprécie la finesse de cette manoeuvre stratégique.

    • Vincent Bussière - Inscrit 5 mars 2013 21 h 10

      Parfois on a le goût de tourner le dos à ce qu'il y a de québecois dans dans notre province ou le nombrilisme en est dégoûtant et la corruption est aussi bien québecoise depuis cent ans! McGill est la meilleur université du Québec, nombre de francophone l'on fréquenté seul l'U de M et Laval s'y rapproche, quand à l'UQUAM priez pour eux. Les diplômes de McGill sont de loin les mieux considérés. Parizeau lui même n'est il pas diplômé de Harvard, nombre d'indépendantistes tant Aussant que l'ex chef du PQ sont également diplômés d'universités anglaises, américaines et françaises, alors svp foutez nous la paix avec ces ''elle a tourné le dos'' et les ''il a trahi'' à tout ce qui est ou n'est pas québecois, on en a marre. Tout ce qu'on demande c'est que les nommés soient des gens compétents mais surtout, qu'ils soient honnêtes!

  • Raymond Labelle - Abonné 5 mars 2013 16 h 10

    L'université McGill est surfinancée.

    Le réseau universitaire anglophone reçoit entre 30% et 40% du financement universitaire total au Québec, alors que les anglophones représentent environ 8% ou 9% de notre population. Surfinancé. D'autant plus que ses étudiants ont une plus forte propension à quitter le Québec - ce qu'on y investit s'envole davantage en fumée.

    Et si les francophones se mettent à encourager cette université en la fréquentant, on se tire dans le pied encore plus.

    Ça ne me réjouit pas de voir un ou une francophone la diriger - c'est un message à peine subliminal aux francophones d'aller la fréquenter.

  • Albert Descôteaux - Inscrit 5 mars 2013 22 h 45

    Bravo!

    Il y aura toujours des pisse-vinaigres pour dénigrer tout ce qui touche McGill. C'est pathétique de voir ce type de réaction. En tant que diplômé de McGill, je me réjouis de la nomination de madame Fortier à la tête de cette institution québécoise dont nous devrions tous être fiers.