Les professeurs repartent soulagés

Le message martelé ces dernières semaines par la Fédération québécoise des professeurs d’université (FQPPU), selon laquelle l’un des maux de l’université concerne son manque criant de ressources, a porté ses fruits, au grand soulagement des principaux intéressés. La première ministre Pauline Marois a brandi comme un gain majeur la promesse d’embaucher 1000 nouveaux professeurs d’ici à 2018-2019, l’horizon fixé par Québec pour échelonner son réinvestissement. À terme, le gouvernement promet d’ajouter 800 millions de dollars dans la base de financement des universités.


« Nos demandes ont reçu plus facilement un accueil que les demandes de certains recteurs qui auraient souhaité un refinancement à hauteur beaucoup plus élevée, a déclaré Max Roy, président de la FQPPU, en sortant de la rencontre. On pense que c’est raisonnable et, en ce sens, il y a des gains intéressants. »


Quant au futur Conseil national des universités, qu’un des chantiers lancés par le gouvernement doit mettre au monde, les professeurs espèrent ardemment que ce ne sera pas « une coquille vide ». « Et ça va coûter moins cher que le gaspillage qu’il y a eu par le passé et qu’il pourrait y avoir encore, car les projets ne sont pas liés, pas coordonnés », dit Max Roy. La vigie que pourrait assurer le Conseil est donc de bon augure. « C’est un avantage pour l’ensemble du réseau et c’est une façon de s’assurer que les gens de la communauté universitaire voient ce qui se passe. »