Chantier sur l'accessibilité aux études: une manière concrète de discuter, selon Bouchard St-Amant

Fraîchement nommé, le président du chantier sur l'accessibilité et la participation aux études, Pier-André Bouchard St-Amant, aborde son mandat non pas comme une «mission impossible» mais bien comme une manière concrète de discuter de sujets à la fois connus et négligés liés à la condition financière des étudiants.

En entretien téléphonique avec Le Devoir, l'ancien président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), qui a mené le soulèvement étudiant de 2005, affirme avoir accepté spontanément ce mandat qui lui est confié par le gouvernement de réfléchir à l'aide financière aux études, la question des droits de scolarité, les frais institutionnels obligatoires et autre matière explosive. Son rapport est attendu pour juin 2013.

«J'ai compris qu'on attendait des propositions concrètes», a dit celui qui est doctorant en économie à la Queen's University. M. Bouchard St-Amant est connu du public pour avoir mené la FEUQ au moment de la conversion de 103 millions de bourses en prêts, une décision du gouvernement libéral qui avait été finalement renversée après la mobilisation étudiante.

Qui fera partie de ce chantier d'importance? «Je ne sais pas, je suis encore en train de réfléchir à tout cela», affirme-t-il, en indiquant toutefois que toutes les associations étudiantes, y compris l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) seront invitées à discuter. Gabriel Nadeau-Dubois, ancien leader vedette du dernier soulèvement, pourrait-il s'ajouter au remue-méninges? «Honnêtement, il est trop tôt pour parler de cela.»

«On ne veut plus voir des violences comme on a vu à Victoriaville, à l'UQO, des arrestations à l'Université de Montréal, c'est pour cela qu'on doit s'arrêter pour discuter dans le calme», a dit M. Bouchard St-Amant, qui estime que le «ton a beaucoup changé depuis l'an dernier». Sur l'aide financière et la facture étudiante, il estime qu'il y a encore des pistes non explorées.

Le jeune homme est toutefois bien conscient qu'il aborde ce mandat sans savoir dans quel état il trouvera, au terme du Sommet qui décrètera une indexation des droits de scolarité, les troupes étudiantes. «Ce n'est pas impossible qu'il y ait des tensions au sein des groupes, entre les groupes, je le sais. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a aucune avancée possible. Nous n'avons pas le mandat de régler tous les problèmes de l'univers non plus!»


1 commentaire
  • Mario Jodoin - Abonné 26 février 2013 16 h 24

    «qui a mené le soulèvement étudiant de 2005»

    Premièrement, il n'était que le leader d'une des associations étudiantes. Deuxièmement, parler de ce mouvement comme d'un soulèvement, c'est quand même un peu fort...