La FEUQ et la FECQ ne signeront pas de déclaration commune

Martine Desjardins à l'ouverture du sommet lundi matin. <br />
Photo: Jacques Nadeau -Le Devoir Martine Desjardins à l'ouverture du sommet lundi matin.

Tant la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) que la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) n’ont aucune intention de signer une déclaration commune au terme du Sommet sur l’enseignement supérieur.

Convaincue que le gouvernement Marois ne consentira pas au gel des droits de scolarité comme le préconise la FEUQ et qu’il s’en tiendra à l’indexation, sa présidente Martine Desjardins est catégorique. «Je ne pense pas qu’on puisse s’attendre, avec tous les acteurs qu’il y a autour de la table, à ce qu’un papier soit signé parce que le diable est toujours dans les détails», a-t-elle affirmé avant l’ouverture du Sommet lundi matin.

La signature d’une déclaration commune, ce n’est pas un enjeu, juge Martine Desjardins. «On a déjà joué dans un scénario où on a dû signer un document que le gouvernement a renié quelques heures après. On n’embarquera pas dans ce scénario-là.»

La présidente de la FECQ abonde dans le même sens. «Ça ne sert à rien à ce que tout le monde signe un papier avec lequel ils sont à demi d’accord puis que la chicane recommence à la fin du Sommet», a fait valoir Éliane Laberge.

Martine Desjardins fut toutefois agréablement surprise de constater que le gouvernement s’engageait à créer rapidement un Conseil national des universités. Un «chantier» se mettra en oeuvre dès mars pour remettre le 28 juin au plus tard un rapport sur le mandat et la structure du nouvel organisme. «On est content de voir qu’on ne prendra pas un an pour mettre en place un conseil des universités», a-t-elle indiqué.