Endettement étudiant - La FEUQ et l'aile jeunesse du PQ s'unissent

Martine Desjardins estime qu'il est temps de remettre les étudiants au coeur du débat sur l'enseignement supérieur.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Martine Desjardins estime qu'il est temps de remettre les étudiants au coeur du débat sur l'enseignement supérieur.
À la veille de l'ouverture du Sommet sur l'enseignement supérieur, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et l'aile jeunesse du Parti Québécois ont uni leur voix dimanche pour rappeler au gouvernement l'importance de réduire l'endettement chez les étudiants.
 
Au cours d'une conférence de presse conjointe, la FEUQ et le Comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ) se sont dits inquiets de voir les étudiants s'endetter toujours plus et ont affirmé que des solutions novatrices devraient être mises de l'avant durant le sommet pour remédier à la situation.
 
La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a déclaré que, pour son organisation, la diminution de l'endettement étudiant passait notamment par le gel des droits de scolarité et par l'amélioration du programme d'aide financière aux études qui, selon elle, est dans un état «lamentable».
 
«Encore aujourd'hui, les étudiants qui ont recours au programme n'ont que 7 $ par jour pour se nourrir et Internet est considéré comme un luxe, s'est indignée Mme Desjardins. En 2013, nous trouvons inacceptable que l'aide financière aux études ne soit pas adaptée à la réalité des étudiants québécois.»
 
Au cœur du débat

Parmi les modifications proposées par la FEUQ pour l'aide financière figurent le maintien du seuil de la contribution parentale à 45 000 $ et l'indexation des dépenses admises.
 
Martine Desjardins a aussi fait valoir qu'il était temps de remettre les étudiants au coeur du débat sur l'enseignement supérieur, qui s'est beaucoup concentré jusqu'ici sur la gouvernance et le financement des universités.
 
Une opinion partagée par le président du CNJPQ, Frédéric St-Jean, qui a dit espérer que les discussions au Sommet seraient larges et aborderaient tous les aspects de la question, des droits de scolarité aux conditions de vie des étudiants.
 
«Nous avons beaucoup d'idées pour améliorer le quotidien des étudiants, comme le transport en commun plus accessible ou gratuit, les logements étudiants abordables et l'indexation du salaire minimum, a expliqué M. St-Jean, dont l'association ne pourra participer au Sommet en raison de son affiliation avec un parti politique. Nous aimerions que ces mesures soient également traitées durant le Sommet.»
 
Bonne nouvelle

Pour Mme Desjardins, le fait que la FEUQ et le CNJPQ aient pu trouver un terrain d'entente concernant la question étudiante est une bonne nouvelle. «Je trouve ça bien que plusieurs représentants de la jeunesse puissent énoncer ensemble des positions communes pour essayer de rappeler au Parti Québécois ses obligations envers les jeunes», a-t-elle révélé.
 
La présidente de la FEUQ a toutefois prévenu qu'il ne fallait pas voir dans cette déclaration conjointe le signe d'une quelconque alliance politique entre son association et le CNJPQ.
 
«Je pense qu'il sera important de sortir le politique des discussions qui vont avoir lieu au Sommet, a-t-elle indiqué. Il n'en reste pas moins que notre déclaration est la preuve que les jeunes sont d'accord sur certains points.»
 
De son côté, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a annoncé dimanche que l'endettement étudiant ferait aussi partie de ses priorités durant le Sommet.
 
«C'est primordial de s'attaquer à ce problème parce que, si un étudiant termine son baccalauréat avec une dette de plus de 15 000 $ ou 20 000 $, cela a forcément un impact sur les décisions qu'il va prendre en tant que jeune adulte et donc sur notre économie actuelle et future», a prévenu la présidente de la FECQ, Éliane Laberge.
 
Mme Laberge a ajouté que la nécessité d'assurer la pérennité du réseau collégial québécois serait l'autre cheval de bataille de la FECQ durant le Sommet, qui se déroulera lundi et mardi à Montréal.
9 commentaires
  • Solange Bolduc - Abonnée 24 février 2013 16 h 11

    Une saine démocratie !

    Que l'aile jeunesse du PQ s'unisse à la Feuq, je trouve que c'est l'image d'une saine démocratie, la ligne de parti est mise de côté pour laisser parler les jeunes. On ne verrait pas ça au PLQ!

    • Denis Robidoux - Inscrit 24 février 2013 18 h 25

      Saine démocratie ???
      Faible argument pour justifier la pagaille continuelle dans le PQ.
      Le jupon dépasse largement

    • Solange Bolduc - Abonnée 25 février 2013 16 h 38

      Je n'arrive vraiment pas à comprendre ce que vous entenz par: "Faible argument pour justifier la pagaille continuelle dans le PQ."

      C'est tout le contraire : les jeunes du PQ s'expriment ouvertement, et c'est cela que vous appelez pagaille?

      Je crois qu'au fond, vous la souhaiteriez la pagaille ?

  • Jacquelin Bergeron - Inscrit 24 février 2013 16 h 45

    Le jupon dépasse

    Oh que le jupon dépasse Martine...avec les p'tits amis du PQ et Pauline qui dit que tu serais une bonne député péquiste,
    Jacquelin Bergeron
    PS La commande est venue de Pierre ou Pauline ou...

    • Denis Robidoux - Inscrit 24 février 2013 18 h 02

      Saine démocratie ???
      Faible argument pour justifier la pagaille continuelle dans le PQ.
      Le jupon dépasse largement

    • Benoit Toupin - Abonné 24 février 2013 20 h 11

      Que les discussions et l'ouverture à des positions communes soient possibles, cela est tout à l'honneur d'un parti politique. Oui c'est un beau clin d'oeil de démocratie. A moins de tomber dans le procès d'intention, il n'y a pas lieu de parler de pagaille.

      Madame Desjardins joue son rôle avec beaucoup de doigté; que l'on soit ou pas d'accord avec elle. Soyez certain qu'à la fin de tout cela, toutes les formations politiques vont souhaiter l'avoir comme recrue.
      On peut être sceptique à l'égard du sommet; mais si le gouvernement actuel n'arrive pas à faire avancer le dossier de l'enseignement supérieur, je me demande bien qui le fera. Pour les nostalgiques du temps des libéraux, il faut tourner la page; ce fut un lamentable et couteux échec... menant à un climat divisif et malsain. Il n'est pas facile maintenant de réparer le tout. La partisanerie et la méfiance n'a plus sa place dans ce dossier; c'est l'heure de la recherche de solution.

  • Denis Robidoux - Inscrit 24 février 2013 18 h 21

    Des chicanes sans fin

    Avec ce pied de nez de la jeunesse péquiste vis-à-vis de son propre parti ,il est une nouvelle foi démontré que le PQ a été ,est et sera toujours un parti incontrolable et ingouvernable

    • Solange Bolduc - Abonnée 24 février 2013 20 h 24

      Où est le pied de nez ? Le Sommet n'apas encore eut lieu, et les jeunes N'ont-ils pas droit de parole, d'exprimer leur opinion?

      C'est quoi ce serrements de dents ? On chercher de la chicane partout !

  • Jocelyn Cloutier - Inscrit 24 février 2013 19 h 42

    Sept grosses piastres,que du bonheur !

    Je suis heureux qu'une information essentielle au débat sorte enfin publiquement. $7. par jour pour survivre pour les étudiants qui doivent avoir recours au soutien financier de l'état, ça n'a pas plus de sens qu'un seul bain à l'eau 'chaude' par semaine pour nos vieux.
    Je veux bien croire qu'ils ont accès à plus d'argent mais à la condition d'emprunter pour survivre.
    Le seul avantage que les étudiants ont sur les assistés sociaux, c'est un certain pouvoir d'emprunt que le gouvernement leur accorde.
    $7. par jour pour encourager les étudiants issus des familles les plus défavorisées à se dépasser dans leurs études pour se donner une chance de se créer éventuellement un statut social, ce sommet à intérêt à ne pas gaspiller ses énergies.