Sommet sur l’enseignement supérieur - Le droit de grève des étudiants sera abordé

Pauline Marois
Photo: La Presse canadienne (photo) Clément Allard Pauline Marois

Québec — Au grand dam de l’opposition libérale, le droit de grève des étudiants sera un des sujets abordés lors du Sommet sur l’enseignement supérieur.

C’est ce qu’a confirmé Pauline Marois lors de la période de questions à l’Assemblée nationale. « Il va falloir en parler, de la démocratie étudiante, cela va de soi à mon point de vue », a affirmé la première ministre en réponse à une question du chef intérimaire du Parti libéral, Jean-Marc Fournier.


D’emblée, aucun des partenaires n’avait souhaité aborder la question de la démocratie étudiante et du droit de grève, mais depuis quelques jours des recteurs et le p.-d.g. de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne, ont demandé que le droit de grève des étudiants fasse partie des discussions au Sommet. Comme il n’y a « rien de tabou » au Sommet, « le sujet peut y être abordé », a dit Pauline Marois.


Quant à savoir si le gouvernement pourra tirer des « conclusions » sur la démocratie étudiante à la fin de l’exercice, « ça, c’est autre chose », a prévenu la première ministre.


Jean-Marc Fournier croit qu’en ne prenant pas position sur le droit de grève des étudiants, Pauline Marois « encourage ce phénomène de désobéissance civile ». « Il est illégal de priver du droit à l’étude ceux qui veulent étudier. L’intimidation et le refus de respecter les jugements des cours de justice ne peuvent être le fondement du droit nouveau », a fait valoir le chef libéral.


Les recteurs et les directeurs de cégep veulent éviter de se retrouver entre l’arbre et l’écorce lors d’une grève étudiante. Ils n’ont guère apprécié de recevoir des injonctions pour forcer la tenue des cours, voire de se rendre coupables d’outrage au tribunal, alors que la sécurité des étudiants ne pouvait être assurée.


De son côté, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a réclamé du gouvernement Marois qu’il annule les coupes de 124 millions que doivent absorber les universités « d’ici 40 jours ». Selon lui, Pauline Marois, « à la onzième heure du Sommet, pour montrer qu’elle est une extraordinaire négociatrice », va supprimer ces coupes. « On n’aura rien réglé, on n’aura pas discuté d’avenir. »

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