Université Laval - Plus de 60 écoles d’été se tiendront sur plusieurs continents

Thierry Haroun Collaboration spéciale
L’Université Laval propose des séjours d’étude à l’étranger, notamment en Chine.
Photo: Andy Wong Associated Press L’Université Laval propose des séjours d’étude à l’étranger, notamment en Chine.

Ce texte fait partie du cahier spécial Été 2013: écoles et camps

Qu’ont en commun Percé et Villa de Leyva, en Colombie ? Ce sont deux villes où l’Université Laval dispense des écoles d’été en 2013. La première université francophone des Amériques offre une programmation d’écoles d’été sur plusieurs continents, à des clientèles diverses et dans des domaines allant du développement durable à la science en passant par le patrimoine et les arts. Survol d’une offre qui ratisse large. Très large.

Plus de 5000 étudiants fréquenteront de mai à octobre les 63 écoles d’été que dispensera l’Université Laval ici comme ailleurs, c’est-à-dire dans son campus, en région, dans des abbayes, voire en Chine. Ainsi, un large éventail de formations intensives, pouvant s’étaler sur une à huit semaines, de niveau baccalauréat ou maîtrise est donc offert à une clientèle mixte d’étudiants universitaires et de professionnels en provenance du Québec et de l’étranger.


« Participer à une école d’été est une véritable expérience de vie et de partage. Il y a une émulation qui se fait entre les étudiants. Ces écoles permettent par ailleurs de côtoyer de grands spécialistes. Je vous dirais même qu’il y a une chimie particulière qui opère au sein de ces formations », juge Marie-Andrée Doran, responsable de la promotion des écoles d’été et adjointe au vice-rectorat aux études et aux activités internationales de l’Université Laval.

 

Des femmes et des villes


Les 63 écoles d’été sont regroupées à l’intérieur de six grandes catégories, dont « développement durable et éthi-que » ainsi que « langues et cultures ». Les sujets traités sont aussi vastes qu’intéressants. Tenez. La Faculté des sciences sociales présentera en mai la 11e édition de l’Université féministe d’été, qui aura pour thème « Technologies. Libération ou exploitation des femmes ? ». L’autre sujet qui attire notre attention porte sur les villes dites « intelligentes ».


Ainsi, du 5 au 10 mai, l’Institut Technologies de l’information et Sociétés (ITIS) de l’Université Laval, que dirige justement Marie-Andrée Doran, présente dans le cadre du 81e congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) un colloque international et une école d’été sur les villes intelligentes.


Les grands thèmes de cette grand-messe porteront sur la gouvernance, le patrimoine, l’éducation, la santé et les transports.


La documentation officielle de l’événement indique que « les dirigeants et élus des grandes villes de demain font face à des défis formidables. Parmi toutes les connaissances qu’ils doivent maîtriser pour trouver les bonnes solutions, figurent, au premier rang, les technologies de l’information et des communications (TIC) ». Quels sont les nouveaux modes de gouvernance induits par les villes intelligentes ? De quelle manière peut-on, grâce aux technologies, renforcer la participation des citoyens dans la démocratie municipale ? Comment peut-on leur faire découvrir leur patrimoine ? Dans quelle mesure la prise de décisions partagée en santé peut-elle avoir une influence sur leur qualité de vie ? Voilà autant de questions qui seront portées à l’examen des participants. Ça promet.


Plus largement, en quoi l’offre des écoles d’été de l’Université Laval de cette année se démarque-t-elle des années précédentes ? « Écoutez, nous avons cette année beaucoup d’écoles d’été qui se donnent à l’international. J’en ai au moins deux qui vont se donner à Bordeaux. De plus, celle portant sur la biodiversité se donne en Colombie », rappelle Mme Doran. Cette école d’été sera dispensée du 26 au 31 mai par la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique. « Traits des espèces : pour une approche fonctionnelle de la biodiversité » : tel est le thème qui coiffe cette formation.


« D’ailleurs, poursuit Marie-Andrée Doran, nous avons une école d’été en pédagogie universitaire qui se donne une année à Bordeaux, une année à l’Université Concordia et une année à l’Université Laval. On voit de plus en plus ce modèle [de partenariat prendre forme]. » On notera par ailleurs que la Faculté des sciences de l’administration offre cet été des séjours d’étude au Mexique, au Pérou, à Kennesaw (dans l’État de Georgie) ou encore en Chine.

 

En région québécoise


On ne peut traiter des écoles d’été de l’Université Laval sans parler de celle qui se déroule à Percé dans une maison ancestrale qui surplombe le rocher du même nom. Cette année, l’École internationale d’été de Percé donnera l’occasion aux participants de découvrir et de s’approprier le monde de l’architecture, de la peinture, de la calligraphie, de l’illustration, de la philosophie et de l’agroforesterie (vers de nouveaux paysages). « Cette école rayonne en Gaspésie. Les gens nous disent à quel point elle est appréciée dans cette région », rappelle Marie-Andrée Doran qui a déjà présidé aux destinées de cette école qui est ouverte jusqu’en octobre.


Toujours en région, la Faculté de théologie et des sciences religieuses, souligne Mme Doran, offrira deux écoles d’été dans deux abbayes, l’une à Saint-Benoît-du-Lac, l’autre à Saint-Jean-de-Matha.


De son côté, la vice-rectrice associée aux études et aux activités internationales de l’Université Laval, Nicole Lacasse, tient à dire que la dispensation des écoles d’été « est une tradition au sein de notre université. Cette offre fait partie de notre vision institutionnelle. On se démarque [des autres universités] par une offre inégalée ».