L’ASSE et la FEUQ rejettent l’appel de Khadir

L'appel à l'unité lancé par le député Amir Khadir (notre photo) à l'ASSE et la FEUQ n'a pas eu les résultats escomptés, alors que les deux associations étudiantes ont des relations tendues. 
Photo: Annik MH de Carufel - Archives Le Devoir L'appel à l'unité lancé par le député Amir Khadir (notre photo) à l'ASSE et la FEUQ n'a pas eu les résultats escomptés, alors que les deux associations étudiantes ont des relations tendues. 

Inquiet de voir le mouvement étudiant divisé, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a appelé l’ASSE et la FEUQ à s’unir pour mener le combat de la gratuité scolaire. Peine perdue devant ce cri du coeur : ni l’un ni l’autre des regroupements étudiants n’entend fléchir sa position pour faire front commun, ont-ils confirmé au Devoir.

Dans un courriel envoyé à la Fédération étudiante universitaire du Québec et aux membres de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante, M. Khadir les a incités à s’allier pour contrer le « discours aiguisé » des adversaires du mouvement, en l’occurrence le patronat. « Le gouvernement semble s’accommoder admirablement bien de la situation où il est seul à vraiment occuper l’espace de la parole avec ses alliés patronaux. Nous n’avons rien de génial à vous proposer. […] Mais je le dis en toute franchise : il y a beaucoup de déception chez tous ces gens qui vous aiment et qui vous ont accompagnés, de voir le mouvement si divisé », a écrit M. Khadir. « Il faut que quelqu’un qui vous aime vous le dise. Nous serons à vos côtés pour les combats que vous devrez mener. Mais j’aimerais vous le rappeler en guise de supplication : ce combat, nous ne le remporterons pas en rangs dispersés et dans la désunion. »


Devant cet appel, la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, est pourtant claire : pas question de boycotter le Sommet ni de s’arrimer aux positions de l’ASSE. « La FEUQ ne changera pas sa vision pour être dans un front commun qui ne marchera pas », a-t-elle affirmé. La gratuité scolaire n’a jamais été une position de la FEUQ et ne l’est toujours pas, a rappelé Mme Desjardins. « On a une position de gel. Point. » Légèrement différente, la Fédération étudiante collégiale a quant à elle une position de gel « dans une perspective » de gratuité.


L’ASSE ne semble pas non plus s’émouvoir de cet appel à la solidarité et rejette toute alliance avec la FEUQ sur la question des droits de scolarité. « Pour ce qui est de nos relations avec les autres associations nationales, inutile de dire que nos chemins divergent », a indiqué le porte-parole, Jérémie Bédard-Wien. « Quant à l’appel à l’unité de M. Khadir, il faut faire attention à ce qu’un appel à l’unité ne devienne pas un appel au nivellement par le bas », a-t-il ajouté.


Amir Khadir se défend de vouloir dicter la stratégie à adopter. « Est-ce que Québec solidaire lance un message à l’ASSE pour qu’elle ne fasse pas le boycottage ? Non. C’est peut-être même à la FEUQ de sortir [du Sommet] », a-t-il précisé au Devoir. « Mais il me semble que d’agir en rangs dispersés, ça n’aide pas, alors que les adversaires, eux, agissent de manière assez unitaire. »


L’effort de M. Khadir semble toutefois être un coup d’épée dans l’eau. Loin de vouloir se rapprocher, les tensions entre les deux regroupements étudiants semblent être, au contraire, plus exacerbées que jamais. « Inutile de vous dire que l’ASSE et les associations nationales ont une histoire qui n’est pas un long fleuve tranquille. Il est logique qu’à ce point-ci, nos chemins se séparent », a dit M. Bédard-Wien, rappelant que les alliances avec d’autres se font sur la base de mandats obtenus en congrès.


« On n’a jamais arrimé nos positions sur celles de l’ASSE», se défend pour sa part Mme Desjardins. Elle déplore d’ailleurs le choix de « la chaise vide » que fait pour l’instant l’ASSE. « Les débats sont nécessaires, on doit les avoir », a-t-elle dit, reconnaissant que l’exercice du sommet n’est pas parfait.


Ultimatum de l’ASSE


Mercredi, l’ASSE a de nouveau lancé un ultimatum au ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, le sommant de véritablement remettre sur la table le scénario de la gratuité scolaire, sans quoi elle allait le boycotter. « M. Duchesne avait dit que tout serait sur la table, mais il revient sur ses engagements », a dit M. Bédard-Wien. « Nous souhaitons qu’il clarifie ses propos et qu’il dise clairement si le Sommet sera un exercice où on entendra la position de l’ASSE ou si elle sera ignorée. On veut savoir si la gratuité sera un scénario considéré. »


L’ASSE réagissait aux propos du ministre qui, plus tôt mercredi, a réitéré que la gratuité n’était pas possible à court terme. « Si des gens voient la gratuité comme un idéal qu’on peut faire à moyen long terme, ils peuvent nous exprimer tout ça, mais convenez que dans les prochaines semaines, il faut aborder des chantiers où on sait qu’on est capables d’avoir une discussion », a déclaré le ministre.


Le porte-parole libéral en matière d’enseignement supérieur, Gerry Sklavounos, observe que ça augure bien mal pour le Sommet. « Lorsque nous avons les recteurs d’un côté et l’ASSE de l’autre, qui semblent dire que les dés sont déjà pipés, moi, je vous dis que ça part vraiment mal pour le ministre », a-t-il noté. Devant les déclarations de l’ASSE « qui sont sur le pied de guerre », il demande par ailleurs au ministre s’il a toujours l’intention de « syndicaliser » le mouvement des étudiants, c’est-à-dire de leur conférer un droit de grève.


Déjà, une grande manifestation est prévue le 26 février et quatre associations de l’ASSE, qui compte au total 70 000 membres, ont obtenu des mandats de grève. D’autres associations se prononceront au cours des prochains jours.


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Avec Jessica Nadeau et Robert Dutrisac

118 commentaires
  • Carole Dionne - Inscrite 7 février 2013 01 h 08

    Enfant roi ?

    Il n'a pas ce qu'il veut, il fait une crise. C'est exactement ce que fait l'ASSÉ. Si le gouvernement ne fait pas comme il dit, il part en guerre. Et, ils sont supposés être des pacifiques, notre génération de demain. Aujourd'hui, ils parlent contre ceux qui font les guerres. Demain, ce seront eux nos dirigeants. Va-t-il y avoir plus de guerre sur la planète?

    • François Ricard - Inscrit 7 février 2013 07 h 31

      Se parler permet d'éviter bien des guerres.
      Ce gouvernement refuse de parler du sujet qui préoccupe le plus l'ASSE: la gratuité scolaire.
      Pourquoi pas juste en parler? Leur permettre de vider leur sac?
      S'ils ont des arguments valables pour une telle approche, il serait bon de les connaître pour y bien répondre. Alors qu'actuellement, on leur profère une fin de non-recevoir sans même les entendre.
      Un débat démocratique, un vrai, permet à toutes les opinions de se faire entendre. Tout le monde a droit au chapitre.
      De plus en plus, ce sommet se transforme en outil de propagande gouvernementale plutôt qu'en un forum de discussion.

    • André Lefebvre - Inscrit 7 février 2013 07 h 54

      Ce serait surprenant qu'il y ait plus de guerre; par contre, s'il y a "unification" il pourrait y avoir une guerre mondiale; la troisième.

      André Lefebvre

    • Maxime Jobin - Inscrit 7 février 2013 08 h 00

      Il y a une nuance importante à apporter. Si l'ASSÉ part en guerre, comme vous le dites, contre le gouvernement, ce n'est pas parce que ce dernier ne fait pas comme l'association le souhaite. Le gouvernement du PQ a mis fin à la crise en promettant un sommet où TOUTES les options seraient sur la table. Or, il revient aujourd'hui sur sa promesse, et c'est pour cette raison que l'ASSÉ menace de boycotter le sommet. On ne peut pas toujours tout mettre sur le dos de l'enfant roi...

    • Vincent Létourneau - Inscrit 7 février 2013 08 h 01

      Attention au généralisation hâtive Madame Dionne ! L'ASSÉ représente une branche plus radicale,certes, dans l'éventail des associations étudiantes. Pourtant, il est assez amusant de constater que le changement vient nécessairement avec le chambardement. À entendre les propos de M.Untel et de Mme X, les Québécois ont grand besoin de se faire brasser la cage ! La province est plongée dans une profonde léthargie politique et sociale, gage de l'immobilisme de chacun. Par ailleurs, le terme '' partir en guerre'' est ici bien mal utilisé. Si pour vous partir en guerre est synonyme de faire valoir son opinion par le biais d'un mandat dûment acquis et qui reflète directement les positions politiques d'une association quelle qu'elle soit, vous vous trompez gravement ! L'ASSÉ est ce qui se rapproche le plus d'une démocratie participative au Québec, une réforme de notre système politique passe nécessairement par une action citoyenne plus marquée. Or, c'est précisément ce que l'ASSÉ met de l'avant ! Je suis conscient que la gratuité scolaire est pour le moment chose impossible dans le cadre économique actuel du Québec, toutefois, c'est ce qui serait juste ! En ce sen où l'éducation est la pierre angulaire de toues sociétés désireuse de se faire justice à elle-même par le biais d'institutions où les diplômés sont plus nombreux, mieux formés et qui ont en tête l'État plutôt que leur porte-feuille ! Alors, les dirigeants de demain sont, à mon avis, beaucoup plus conscientisés que vous ne pouvez le croire !

    • Michel Larcher - Inscrit 7 février 2013 08 h 09

      Les étudiants ne sont pas des enfants-rois. Dire que les jeunes sont des enfants-rois qui font des crises et qui boycottent un sommet parce qu’ils ne sont pas contents est simplement démagogique. Si je disais que les recteurs d’université sont de vieux boomers frustrés et têtus, mon argument serait aussi irrecevable que le vôtre.

      Si votre lecture de l’article ne vous a pas permis de repérer l’essence même de la revendication de l’ASSE, je vais vous en faire un résumé. En fait, ce que l’association étudiante désire, c’est que durant le sommet portant sur l’éducation, nous puissions discuter collectivement de toutes les possibilités par rapport au financement des universités québécoises. Cette logique est tout à fait respectable parce que parler seulement de la manière dont nous allons indexer les frais de scolarité, ce n’est pas un sommet, mais bien une discussion entre plusieurs centristes voulant absolument le statu quo.

      Bref, les revendications de l’ASSE comme ceux des recteurs des universités sont tout à fait légitimes parce qu’un débat d’idée ne se fait pas dans la censure de plusieurs idées.

      En espérant que ma réponse a pu éclairer votre esprit.

      Michel Larcher,
      Soi-disant « enfant-roi »

    • Michel Gagnon - Inscrit 7 février 2013 09 h 26

      Je suis d'accord que le gouvernement n'aurait pas dû rejeter en partant l'option de la gratuité scolaire... je ne sais pas ce qui l'a motivé à agir ainsi. Il n'avait qu'à démontrer que la gratuité n'est pas possible à court terme. Peut-être craignait-il une perte de temps avec de longs débats inutiles (avec l'ASSÉ c'est fort possible).
      M. Vincent Létourneau écrit: «L'ASSÉ est ce qui se rapproche le plus d'une démocratie participative au Québec». On a pourtant des échos de membres de l'ASSÉ qui assistent aux assemblées générales et qui mentionnent que les dirigeants étirent en longueur les assemblées afin que, de guerre lasse, les membres qui ne sont pas d'accord avec les positions extrèmes des dirigeants quittent la salle. Ne restent qu'une majorité de purs et durs, et c'est alors qu'on prend le vote. Maurice Duplessis utilisait la même tactique d'étirement des débats jusqu'à épuisement. C'est ça votre modèle de démocratie participative?
      Jérémie Bédard-Wien semble davantage préoccupé à se faire un nom «politique». Il parle déjà comme un député de l'opposition.
      Quant à Amir Khadir, disons qu'il est plutôt mal placé pour parler d'unification des forces!

    • Carole Dionne - Inscrite 7 février 2013 09 h 45

      J'oubliais:

      Vrai, le PQ avait promis de parler de la gratuité. Donc, que le PQ s'arrange avec les étudiants. C'était comique pour eux quand les étudiants étaient dans la rue avec leurs casseroles. Le PQ semble la trouver moins drôle aujourd'hui: qui crache en l'air lui retombe sur le nez, un jour.

    • Solange Bolduc - Abonnée 7 février 2013 10 h 10

      M. Ricard, vous êtes en retard dans les nouvelles: le ministre a bel et bien dit qu'il y aurait toutes les options mises sur la table, donc il ne refuse pas de parler de gratuité scolaire, mais la possibilité seulement de la mener à bien dans l'immédiat est exclue.

      L'ASSÉ a-t-elle préparé un dossier sur le sujet, ou bien si cette association était sûre d'avance que leur proposition serait rejetée !

      C'est certain qu'avec le discours complètement déconnecté de la réalité de QS, toutes les promesses seraient réalisables!

      Que l'ASSE se mette à la table comme les autres, et elle fera peut-être évolué le débat! Mais ce n'est pas par des menaces qu'on arrive à un dialogue...Et surtout quand on entend le chef des armées Khadir, ya de quoi s'inquiéter pour notre démocratie !

    • Franz Bisaillon - Inscrit 7 février 2013 10 h 44

      Mme Dionne, vous croyez vraiment que le gouvernement est de bonne foi? Si vous connaissiez quelques personnes qui militent à l'ASSÉ, vous veriez que se sont loins d'être des enfants gâtés qui font une "crise". Ce sont pour la plupart des gens instruits, articulés, et qui défendent des idéaux tout-à-fait nobles. C'est le gouvernement qui rejète du revers de la main certaines options qui n'entrent pas dans son idéologie néolibérale de soumission aux intérêts des plus riches. Les gens comme vous me font bien rire. Vous chiâlez sans cesse contre le gouvernement, vous méprisez la classe politique, vous les traitez de menteurs et de tous les noms, mais quand ce même gouvernement s'acharne sur un mouvement qui brasse un peu la cage, tout d'un coup vous l'admirez et lui faites confiance... Faudrait vous brancher...

    • Vincent Létourneau - Inscrit 7 février 2013 11 h 10

      @ M. Michel Gagnon. Dire que les positions de l'ASSÉ sont radicales je le consent. Or, il m'apparait juste de dire que Oui ! Ils sont peut-être du type à étirer les débats de long en large afin d'arriver à leur but, certes, au moins, ils ont l'audace de tenter de faire valoir leur point sur la scène politique provinciale alors que trop peu se dressent pour leurs convictions de nos jours. Il ne s'agit pas ici de savoir si l'ASSÉ agit de bonne ou de mauvaise façon ni même de prendre position ( bien que nous l'avons tous déjà un peu fait !). Le discours ici est beaucoup plus grand que les partis eux-mêmes, il s'agit de réfléchir sur la situation polysémique en politique au Québec. La majorité des gens de s'affichent plus ouvertement afin de défendre leur vision du monde au niveau politique et ce par le jeu des partis politiques qui d'une manière ou d'une autre , dans la logique immuable du XXie siècle de la logique de marché, auront les mains liées pour effectuer les changements nécessaires à l'avancement de la démocratie. En d'autres mots, et à l'appui de plusieurs commentaires qui reviennent succesivement, un parti ou un autre de quelqu'idéologie soit-il, ne verra pas le jour ou l'économie de la province pourra lui permettre d'aller jusqu'au bout de ses idées. Le temps du statu quo doit être remis en question. Le système démocratique lui-même est au coeur des problèmes. Certes, certains diront peut-être que je m'avance, que je suis audacieux et que je divague ! Mais une chose demeure, c'est une réflexion que le mouvement étudiant met de l'avant sans réellement s'en rendre compte et une démocratie qui serait désireuse de faire avancer les choses et de se renouvelée devrait un jour ou l'autre se poser des questions sur les fondements de son fonctionnement ! Voilà ! Utopique peut-être...

    • François Ricard - Inscrit 7 février 2013 11 h 30

      Mme Bolduc,
      À la dernière minute. le ministre, se sentant coincé,a, du bout des lèvres, reconnu que l'ASSE pourrait parler de gratuité mais que le gouvernement, à toute fin, n'écouterait pas.
      Vous accepteriez, vous, de jouer un pareil rôle?

    • Solange Bolduc - Abonnée 7 février 2013 15 h 45

      M. Ricard, l'ASSÉ n'avait-elle pas lancé un ultimatum au gouvernement ? Revoyez les manchettes quelques jours avant alors que le ministre avait décidé qu'il répondrait à ce sujet mercredi: C'est ce qu'il a fait hier !

      Il a rassuré l'ASSÉ : non il n'y aura pas de gratuité scolaire, mais on peut en discuter. Si l'ASSÉ acceptait le dialogue, mettait clairement ses positions sur la table, il y aurait peut-être lieu de faire un compromis acceptable pour une majorité d'étudiants. La position radicale que cetet Association étudiante adopte n'aidera pas à faire avancer leur point de vue avec lequel je serais d'accord si on en avait les moyens.

      Vous oubliez deux choses importantes: le gouvernement a accepté qu'il n'y ait pas d'augmentation des frais de scolarité, cette année, et il a pris en considération les propositions de Charest au sujet des prêts et bourse. Les étudiants ont donc gagné!

      L'ASSÉ pourrait au moins réfléchir à un compromis pour faire avancer le dossier de la gratuité scolaire. Elle préfère le chantage et s'amuser à faire la grève. C'est pas sérieux, et moi je crois que le ministre est très sérieux. Je rencontre régulièrement des étudiants qui n'ont ni envie de perdre leur session, et encore moins de travailler comme des forcenés pour obtenir leur diplôme, sans nécessairement avoir le temps d'approfondir les matières!

      Un dialogue qui conduira à un compromis s'avère nécessaire dans les circonstances.

      Quand on menace sans même avoir la décence d'accepter au moins le dialogue, bien on reçoit la réponse qui convient à ceux qui font du chantage : Je vous le dis d'avance, il n'y en aura pas de gratuité scolaire ! ÇA PEUT PAS ÊTRE PLUS CLAIRE.

    • Julie Blaquière - Inscrite 7 février 2013 18 h 27

      @Michel Larche
      Votre propos n'éclaire pas il assainit et en tant que mère de famille qui s'est endettée pour étudier et dont tous les enfants ont dû s'endetter pour faire de même les deux bras "m'ont tombé" hier soir quand j'ai entendu aux nouvelles télévisés monsieur Breton recteur à l'UdeM terminer son entrevue, où il prétendait être prêt à tout mettre sur la table au sommet, en demandant à Patrice Roy s'il accepterait de se faire traiter par un dentiste formé à moitié prix!!! Ou que je vois madame Munroe-Blum s'inquiéter sur les chances de réussite d’un jeune d’une famille à faible revenu ? Est-ce que c'est maintenant l'argent qui rend intelligent??? J'imagine que ce sont des préoccupations légitimes pour des gens qui gèrent des fabriques de robots. J'aime à penser que ce sont les points de vue de tous les gens intelligents qui vont primer un jour et non seulement ceux qui ont assez d'argent pour les mettre de l'avant. Personellement j'investirais dans des programmes d'hygiénistes dentaires beaucoup plus que dans ceux des dentistes parce qu'en bout de ligne la "prévention" coûterait moins cher et aux contribuables et à l'État. On économise déjà avec les pharmaciens, à qui on a confié plus de responsabilités, qui en connaissent souvent plus que les médecins sur les différents médicaments et qui s'intéressent de plus en plus aux médecines douces.... pourvu qu'on ne laisse pas les multinationales pharmaceutiques les corrompre....

  • Robert Morin - Inscrit 7 février 2013 01 h 37

    Un bon tandem

    Dans le côté droit, le PLQ représenté par M. Gerry Sklavounos et dans le côté gauche le QS représenté M. Amhir Khadir.

    • François Robitaille - Inscrit 7 février 2013 09 h 17

      Je dirais plutot: Dans le côté gauche, le PLQ et dans le côté hyper-gauche, le QS.

    • Louka Paradis - Inscrit 7 février 2013 11 h 28

      Le côté hyper-gauche me fait bien rigoler ! « Il y a beaucoup de déception chez tous ces gens qui vous aiment et qui vous ont accompagnés, de voir le mouvement si divisé... Il faut que quelqu’un qui vous aime vous le dise. Nous serons à vos côtés pour les combats que vous devrez mener...», susurre Khadir aux étudiants. Comme si ceux qui ne partagent pas son point de vue n'aimaient pas la jeunesse étudiante... Et qui divise le mouvement étudiant en lui chantant la pomme et en tablant sur l'idéalisme inhérent à la jeunesse ? Ce petit chantage émotif n'apporte rien de vraiment constructif et ne mène qu'à l'affrontement, malgré des airs faussement conciliants. Enfin ! le chat est sorti du sac : même si on s'en doutait fortement, on sait maintenant clairement qui endoctrine l'Assé. Bon Sommet à tous les gens de bonne volonté !
      Louka Paradis, Gatineau

    • Robert Morin - Inscrit 7 février 2013 14 h 19

      Hi Hi Hi M. Robitaille, merci pour cet humour caustique. Sincèrement. Bonne journée.

    • Gabriel Auclair - Inscrit 7 février 2013 23 h 26

      Le PLQ a gauche, j'ai peur de voire ce que c'est la droite.

  • Yves Claudé - Inscrit 7 février 2013 02 h 24

    Khadir hors champ … l’ASSÉ à la dérive …!

    Après ses errances relativement à des mots d’ordre de “désobéissance civile” proférés au printemps dernier sans véritables balises éthiques et sociales, et ceci avec les effets que l’on sait…, Monsieur Khadir récidive en lançant un remarquable coup d’épée dans l’eau ! Myopie politique … ? Le député de QS, tentant de plaquer le mot d’ordre de gratuité scolaire de son parti dans la présente conjoncture, est clairement hors champ. Et ceci alors qu’il semble déplorer un sectarisme qu’il a contribué à alimenter…

    Quant à la direction de l’ASSÉ, à la dérive…, on ne peut oublier le fait que, sous l’étiquette de la “CLASSE”, elle avait entre autres appelé ses membres à participer aux exactions du “carnaval anti-policier” du 15 mars 2012 (récidive en 2013 ?), et qu’elle avait - en pleine mobilisation - organisé le 26 mars 2012 un contingent de manifestation arborant la couleur jaune pour dénoncer les autres associations étudiantes (la FEUQ et la FECQ), les associant implicitement à des “scabs”.

    Est-il inconvenant de percevoir dans l’attitude des dirigeants de l’ASSÉ, outre un écart magistral avec la base étudiante, l’arrogance de futures élites bourgeoises ou petites-bourgeoises ? Est-il permis ici de rappeler que Monsieur Jean Charest fut un leader étudiant, avant d’endosser les “habits de l’empereur” ?

    C’est - paradoxalement - Madame Munroe-Blum, la controversée rectrice de l’Université McGill, qui soulève une incontournable question, pourtant à peu près évacuée de la mobilisation étudiante : «Quelles sont les chances de réussite d’un jeune d’une famille à faible revenu ?» (Le Devoir, 6-2-2013).

    Un certain révolutionnarisme de surface ne peut faire totalement écran au corporatisme de classe qui émane de la petite-bourgeoisie “radicale”, de ces “Héritiers” dont les trajectoires de vie et les capitaux stratégiques ont été fort bien analysés par le sociologue Pierre Bourdieu !

    Yves Claudé

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 février 2013 04 h 50


      À Yves Claudé,

      «Khadir hors champ. Le député de QS, tentant de plaquer le mot d’ordre de gratuité scolaire de son parti dans la présente conjoncture, est clairement hors champ»-Yves Claudé

      Je ne vois pas en quoi Amir est «hors champ» et que la gratuité serait «plaquée» comme vous dites. Puisque la gratuité scolaire est non seulement revendiquée par Québec Solidaire, mais par l'ASSE, comme elle l'était par la CLASSE.

      «Tout est sur la table» avait déclaré le ministre Duchesne et c'est donc le PQ qui se retrouve «hors champs» par rapport a sa propre position en refusant de mettre sur la table la question de la gratuité scolaire.

      Vous avez bien le droit d'être en désaccord avec la gratuité scolaire si vous voulez, alors que le PQ vient d'enrichir des médecins déjà riches de 500 millions par année - un montant qui, a lui seul, aurait été suffisant pour financer la gratuité.

      Mais, vous ne pouvez pas tout de même pas dire que la gratuité est «plaquée» parce que le PQ vient lui-même reculer sur ses propres positions et de décréter unilatéralement le rejet de la gratuité pour la rendre «plaquée».

      Ou bien le débat est ouvert, ou bien il ne l'est pas.

      Christian Montmarquette
      Montréal

      .

    • Gabriel Auclair - Inscrit 7 février 2013 23 h 24

      500 millions pour la gratuité scolaire? Même l'ASSÉ dit que ça va couter plus.

  • Christian Montmarquette - Abonné 7 février 2013 03 h 23

    Décevant

    Il apparait assez décevant de voir les associations étudiantes se diviser sur la place publique alors qu'elles avaient mené un combat relativement unitaire durant le printemps dernier. C'est le PQ, le ministre Duchesne et les banques qui doivent se frotter les mains..

    Ceci est d'autant plus étonnant venant de la part de l'ASSE qui revendique tout comme Québec Solidaire la gratuité scolaire, et qui avait elle-même lancé un vibrant appel à l'unité de la société civile contre le gouvernement Charest au printemps dernier.

    Mais le plus décevant de tout est certainement l'attitude de la FEUQ et de sa présidente Martine Desjardins qui refusent de revendiquer la gratuité alors que le présent gouvernement serait dans une bien fâcheuse position si une nouvelle grève devait s'installer; puisque cela lui retirerait toute prétention quant à sa capacité de maintenir la paix sociale par rapport aux libéraux.

    Mais n'était-ce pas cette même Martine Desjardins qui affirmait dans le Devoir du 17 août dernier que les leaders étudiants avaient été été «très, très durs» avec Line Beauchamp, et ceci, alors que le gouvernement Charest frappait les étudiants à coups de matraque et bafouait leurs droits les plus élémentaires avec la Loi 12.

    À mon tour de leur demander de se ressaisir et leur dire que la lutte pour la gratuité scolaire pourrait être gagnée pour peu qu'il y ait de l'unité. Surtout sachant que ladite gratuité pourrait être aisément obtenue simplement en rétablissant la taxe de 0,8% sur les banques et les institutions financières retirée par les libéraux.

    Christian Montmarquette
    Montréal

    Référence :

    «Les leaders étudiants ont été «très, très durs» avec Line Beauchamp, reconnaît Martine Desjardins» :

    http://www.ledevoir.com/societe/education/357063/l

    .

    • Jean Guy Pelletier - Inscrit 7 février 2013 05 h 10

      Votre analyse est très juste Monsieur Montmarquette, félicitation !
      Dans l'arrière pays d'où je suis, les gens sont peu ou pas sensibilisés à cet espoir sociale que je partage : mettre un terme à la marchandisation de l'instruction publique et faire de cette instruction publique au même titre que la santé un un bien commun. Mais les vagues néolibérales frappent dur dans l'arrière pays comme en ville je suppose. Faites raisonner vos voix nous vous écoutons.
      Jean Guy Pelletier
      Lac-au-Saumon

    • Josée Malette - Inscrit 7 février 2013 07 h 00

      Au printemps, les étudiants étaient unis devant une hausse exagérée de 82%. Les positions spécifiques sur les frais se sont clarifiées à ce moment-là et sont sensiblement les mêmes aujourd'hui.

      Ultimatum, refus de participer... l'ASSÉ reste égale à elle-même.

    • Maxime Leroux - Inscrit 7 février 2013 07 h 21

      "Mais le plus décevant de tout est certainement l'attitude de la FEUQ et de sa présidente Martine Desjardins qui refusent de revendiquer la gratuité". Allee le dire au membre de la FEUQ. Et si ces membres ne voulait pas la gratuité scolaire? On s'en fou et elle prend une position contraire à ce que les membres souhaitent?

      Je ne suis pas contre/pour la taxe, mais on peut très bien être contre l'utilisation qu'il en est faite. Pourquoi elle n'irait pas à l'embauche d'enseignants au primaire et secondaire afin de réduire le ratio élèves/enseignant? Tss des choses qui favorise l'accessibilité pour ceux qui n'auraient peut-être pas les résultats scolaires et non pour ceux qui ont déjà accès à l'université même lorsqu'ils proviennent de milieux moins nantis (le système de prêts et bourses est assez efficace pour ces derniers, il peut quand même être modifié)

    • France Marcotte - Abonnée 7 février 2013 07 h 23

      C'est monsieur Montmarquette, «le» monsieur Montmarquette, qui déplore ici aujourd'hui la division du mouvement étudiant alors que lui-même attise jour après jour celle du mouvement souverainiste?

      Pas facile l'unisson...

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 février 2013 08 h 27

      À France Marcotte,

      «C'est monsieur Montmarquette, «le» monsieur Montmarquette, qui déplore ici aujourd'hui la division du mouvement étudiant alors que lui-même attise jour après jour celle du mouvement souverainiste?»-France Marcotte

      Je ne défends pas l'unité pour l'unité Madame Macotte.

      Je défends l'indépendance comme levier de justice sociale, alors que le PQ et Option nationale perçoivent la cause sociale comme une nuisance à la cause nationale; ce qui se trouve au antipodes de mes convictions.

      À ce titre, pourquoi ne demandez-vous pas aussi l'union des souverainistes avec les fédéralistes ?..elle serait si belle l'harmonie..!


      Christian Montmarquette
      QS-Montréal

      .

    • France Marcotte - Abonnée 7 février 2013 09 h 24

      Oui, la division a bien des racines, monsieur Montmarquette.

      Et pour qu'elle cesse?

    • Marc Blanchard - Inscrit 7 février 2013 09 h 31

      "Il apparait assez décevant de voir les associations étudiantes se diviser sur la place publique alors qu'elles avaient mené un combat relativement unitaire durant le printemps dernier".

      Venant d'un QS, c'est extra. La division, n'est-ce pas la spécialité de F. David et A. Khadir?

    • Bernard Gervais - Inscrit 7 février 2013 09 h 52

      @ Marc Blanchard,

      « Venant d'un QS, c'est extra. La division, n'est-ce pas la spécialité de F. David et A. Khadir? »

      Que vous avez raison ! Et c'est grâce la division par QS des votes souverainistes que, par exemple, le porte-parole libéral pour les questions d'études supérieures, Gerry Sklavounos, a pu trois fois se faire élire dans sa circonscription électorale (Laurier-Dorion) !

    • Solange Bolduc - Abonnée 7 février 2013 10 h 15

      Bien d'accord avec vous, Mme Marcotte!

      "J'ai la mémoire qui flanche, je m'souviens plus très bien..."

    • Normand Carrier - Abonné 7 février 2013 10 h 16

      On se demande quel rôle positif joue QS et monsieur Monmarquette dans notre société si ce n'est tenter de semer la discorde comme Khadir l'a fait avec l'Assé et la Feuq .....

    • Sylvain Auclair - Abonné 7 février 2013 16 h 55

      Bravo, madame Marcotte.
      Vous m'enlevez les mots du clavier.

  • Jean - Claude BAZIN - Inscrit 7 février 2013 05 h 10

    fausse guerre

    Nous sommes en présence de 2 tendances idéologiques.
    Ces 2 tendances sont dirigées par des têtes de files qui répondent à des " sectes " différentes et opposées.
    Le Québec est pris au travers d' une une tourmente des sectes, que certains dénomment " guerre de religions ".
    C' est dan ce pétrain que se débat l' Europe, le Canada y entre.
    Tout le reste n' est que fumée, brouillard ...
    Bonne journée à tous.