Portes ouvertes à l'UQAM - Mardi sera tout sourire à l’université du centre-ville

Réginald Harvey Collaboration spéciale
Le pavillon Président-Kennedy de l’UQAM abrite les départements d’informatique, de mathématiques ainsi que des sciences de la Terre et de l'atmosphère.
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Le pavillon Président-Kennedy de l’UQAM abrite les départements d’informatique, de mathématiques ainsi que des sciences de la Terre et de l'atmosphère.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Sans verser dans le lieu commun, il demeure logique de parler de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) comme d’un établissement de haut savoir logé en plein centre-ville, au moment où elle ouvre ses portes aux futurs étudiants visiteurs en ce début de février. Cette situation géographique comporte des avantages notoires, ne serait-ce que sur le plan du transport. L’UQAM se targue aussi de faire preuve d’ouverture d’esprit et de prêter une oreille attentive aux gens qu’elle côtoie, ce qu’elle entend démontrer quand elle les convie chez elle.


Deux fois par année, à l’automne et en février, se tiennent des journées portes ouvertes à l’UQAM : « En période automnale, on le fait un samedi parce que les gens des régions éloignées peuvent de la sorte venir nous voir. Depuis quelques années, on répète cette pratique le mardi en février parce que cette date se situe avant le 1er mars, moment où les cégépiens doivent souvent choisir leur programme de baccalauréat. On a retenu le mardi parce qu’on trouve cela bien de pouvoir en profiter pour rejoindre nos étudiants de l’UQAM qui sont présents durant cette journée », laisse savoir Sophie Bonin, conseillère au recrutement étudiant.


En fait, l’université ouvre ses portes à qui pour montrer quoi ? « On reçoit des gens de l’extérieur comme des cégépiens, des nouveaux arrivants, des adultes, des universitaires en provenance d’autres établissements et également nos propres étudiants. Il y a plein de choses qui peuvent intéresser ces derniers, comme l’aide financière, les séjours à l’international et les programmes des cycles supérieurs ; pour les étudiants du bac, c’est l’occasion idéale de s’arrêter aux stands pour se renseigner ou encore d’assister à l’une des séances d’information. »


« On veut du même coup prouver qu’on est fins et accueillants, ajoute-t-elle. Il y a beaucoup de jeunes et de professeurs qui reçoivent les gens avec le sourire parce que la convivialité est vraiment une sorte de trait de caractère de l’université, qui est reconnue pour son ambiance amicale et sympathique, ce qui transparaît pendant les portes ouvertes. »


«En pénétrant à l’UQAM, on perçoit que c’est jeune et dynamique, que ça bouge beaucoup. Ici, les gens sont ouverts et souriants ; les rapports s’établissent aisément avec les professeurs qui sont là en grand nombre et qui sont facilement accessibles. »

 

Une journée bien remplie


Plusieurs moyens sont mis de l’avant dans le but de mieux faire connaître l’UQAM : il y a des stands d’information portant sur les services généraux et sur les formations en arts, communication, gestion, langues, science politique et droit, sciences, sciences humaines et sur celles dispensées hors campus. En plus, les visiteurs peuvent assister à des conférences, prendre part à des visites guidées ou encore participer à des séances de préparation à l’admission. Les principales activités de la journée sont concentrées sur le campus central de l’UQAM ; les gens sont donc conviés à se rendre au pavillon Judith-Jasmin ; de là, ils auront l’occasion de se diriger en d’autres lieux selon leurs divers champs d’intérêt.


Chacun y trouvera son compte à travers cette riche programmation, et l’université s’emploie même à mettre l’accent sur la notion d’accessibilité, dont la conseillère parle en ces termes : « J’aborde le sujet dans le sens où il y a des programmes qui sont très sélectifs et que beaucoup d’entre eux sont très contingentés. Mais on demeure ouverts sur le plan des conditions d’admission ; par exemple, si quelqu’un qui a été formé à l’étranger ou si un adulte sans formation collégiale mais avec une expérience professionnelle vient nous voir, on peut le diriger vers beaucoup de programmes qui lui sont quand même accessibles ; il y a là d’autres façons d’accéder à l’université et, au moment des portes ouvertes, on peut les faire valoir. »

 

De grand renom


Il importe de le signaler : il n’est pas facile d’accéder à certains programmes qui sont des fleurons de l’UQAM : citons les communications et le design graphique, qui jouissent à la fois d’un grand renom et d’une popularité certaine. Et cette année, la journée de promotion universitaire servira à mettre en lumière un nouveau programme : « On offrira un baccalauréat en sciences naturelles appliquées à l’environnement ; il fera l’objet d’une séance d’information et s’adresse plus particulièrement aux gens de sciences en biologie, chimie, etc. »


Pour finir, Sophie Bonin décrit les étudiants que, de manière générale, vise plus particulièrement un établissement universitaire comme l’UQAM : « Il y a une espèce d’objectif un peu institutionnel qui est d’axer nos activités sur les cycles supérieurs, mais, en même temps, nous, on essaie de rejoindre toutes les clientèles et de répondre à tous leurs besoins. Il y en a une qui est vraiment en émergence et il s’agit de celle des nouveaux arrivants. C’est très intéressant parce que beaucoup d’entre eux sont francophones et détiennent souvent déjà des diplômes universitaires. Il arrive fréquemment qu’ils éprouvent des difficultés à obtenir les informations requises pour comprendre le système universitaire québécois, pour savoir à quoi ils ont droit, etc. On a de nombreux contacts avec ceux-ci et cela requiert un soutien plus poussé, mais il est certain qu’ils sont en croissance. »


C’est toujours des cégeps qu’est issue la majeure partie du bassin de clientèle vers l’UQAM : « Il est certain que les cégépiens meublent le gros de nos programmes, mais, sur le plan démographique, on s’attend à une petite baisse de ce côté ; il faut qu’on se tourne aussi vers d’autres étudiants. » Et l’UQAM s’appliquera à y voir le 5 février prochain, journée « Portes ouvertes ».


 

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