Expulsion au collège Dawson - L’étudiant aurait tenté d’accéder à d’autres systèmes

Ahmed Al-Khabaz affirme avoir été expulsé du collège Dawson après avoir voulu s’introduire dans le système informatique Omnivox pour en déceler les failles.
Photo: La Presse canadienne (photo) Ryan Remiorz Ahmed Al-Khabaz affirme avoir été expulsé du collège Dawson après avoir voulu s’introduire dans le système informatique Omnivox pour en déceler les failles.

« Il a outrepassé des directives qui lui avaient été formulées concernant l’accès à nos systèmes informatiques. […] Il dit qu’il se sentait dans l’obligation morale de vérifier si tout était en ordre, mais dans les faits, il a tenté d’accéder à d’autres systèmes », a indiqué au Devoir Richard Filion, directeur général du Collège Dawson.


Selon lui, le système dans lequel tentait de s’introduire M. Al-Khabaz donnait par exemple accès à des coordonnées personnelles d’enseignants, des numéros d’assurance sociale, des numéros de téléphone et plusieurs données du service de paie.


En septembre dernier, Ahmed Al-Khabaz et deux autres étudiants découvrent des failles importantes dans Omnivox, un portail Web géré par Skytech et utilisé par une majorité d’établissements postsecondaires. La chose est aussitôt communiquée à la direction dans le but de protéger les étudiants des graves conséquences qu’aurait pu avoir la divulgation de leurs renseignements personnels, selon les dires de M. Al-Khabaz, qui est finalement expulsé en novembre alors qu’il tentait d’accéder de nouveau au système pour en vérifier l’étanchéité.


Richard Filion rappelle que les étudiants s’étaient engagés par écrit à se tenir loin des systèmes informatiques, contrat qui n’a pas été respecté par l’étudiant Al-Khabaz. « Les deux autres étudiants sont toujours au collège », a-t-il indiqué.


La direction du Collège se dit particulièrement choquée de l’ampleur qu’a prise cette histoire. « On a été soumis à de rudes épreuves par le passé, celle-ci est assez impressionnante », a souligné M. Filion. Selon lui, M. Al-Khabaz, qui dit avoir dû rembourser ses prêts et bourses ayant eu la mention échec à son dossier, a joué la victime dans cette affaire. « Il s’est posé en défenseur de la veuve et l’opprimé et a joué à la victime. On nous a donné le rôle de bourreau sans nous donner la possibilité de nous expliquer. »

À voir en vidéo