Indices de défavorisation - Une cote de pauvreté pour chaque établissement

La petite école montréalaise compte moins de 200 élèves.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La petite école montréalaise compte moins de 200 élèves.

L’école Saint-Anselme, sise dans le quartier montréalais Centre-Sud, a reçu en 2011-2012 du ministère de l’Éducation (MELS) une cote de 10 sur 10. Rien à voir avec les résultats des 175 élèves, mais plutôt avec un indice de défavorisation établi pour permettre, entre autres choses, la répartition des ressources destinées spécifiquement à ces milieux socioéconomiques où la réussite scolaire est plus difficile.

10 correspond donc au plus haut niveau de défavorisation. Ces indices sont établis chaque année par le MELS ; sur l’île de Montréal, agglomération du Québec où les poches de pauvreté sont les plus abondantes, le Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal, chargé de répartir les fruits de la taxe entre les cinq commissions scolaires situées sur son territoire, a lui aussi son propre calcul.


À la Commission scolaire de Montréal (CSMD), jugée la plus pauvre du Québec, la totalité des écoles obtiennent des cotes valsant de 8 à 10, soit le tiers le plus élevé de pauvreté.


Les données relatives à la défavorisation en milieu scolaire sont calculées par Québec à l’aide de deux variables : l’indice du seuil de faible revenu (SFR) et l’indice de milieu socioéconomique (IMSE).


Faible revenu


L’IMSE est constitué de la proportion des familles avec enfants dont la mère n’a pas de diplôme, certificat ou grade (ce qui représente les deux tiers du poids de l’indice) et la proportion de ménages dont les parents n’étaient pas à l’emploi durant la semaine de référence du recensement canadien (ce qui représente le tiers du poids de l’indice).


Le SFR correspond à la proportion des familles avec enfants dont le revenu est situé près ou sous le seuil de faible revenu.


Le seuil de faible revenu se définit comme le niveau de revenu selon lequel on estime que les familles consacrent 20 % de plus que la moyenne générale à la nourriture, au logement et à l’habillement. Il fournit une information qui sert à estimer la proportion des familles dont les revenus peuvent être considérés comme faibles, en tenant compte de la taille de la famille et du milieu de résidence (région rurale, petite région urbaine, grande agglomération, etc.).


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Source : ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport

1 commentaire
  • Mario Jodoin - Abonné 22 décembre 2012 21 h 56

    La CSMD, la plus pauvre du Québec

    En fait, c'est encore pire.

    L’indice de milieu socioéconomique (IMSE) est basé sur la moyenne des données du recensement pour les secteurs de recensements couverts par les écoles. Mais, comme une partie des enfants de ces secteurs va à l'école privée ou dans des écoles publiques qui sélectionnent leurs élèves, et comme la proportion des élèves qui vont dans ces écoles est plus élevée à Montréal que partout ailleurs au Québec, la réalité dans les écoles régulières de la CSDM est encore pire que ne le révèlent ces données.