UQAM: les associations étudiantes en colère

Les travaux visent à effacer des graffitis et d’autres dégâts au 2e étage du pavillon Hubert-Aquin.
Photo: Marco Bélair-Cirino Le Devoir Les travaux visent à effacer des graffitis et d’autres dégâts au 2e étage du pavillon Hubert-Aquin.

Des travaux de nettoyage du pavillon Hubert-Aquin de l’Université du Québec à Montréal attisent la colère de plusieurs associations étudiantes. En plus d’entraîner la fermeture temporaire d’une zone très fréquentée par les étudiants, ces travaux seront effectués à leurs frais.


C’est dans une lettre que la direction a fait parvenir mercredi à toute la communauté uqamienne que les étudiants ont été informés qu’ils devaient vider en partie les locaux de leurs associations, ceux-ci allant être inaccessibles pour une période indéterminée dès jeudi 20 décembre à 17 h en raison de « travaux majeurs de remise en état des locaux ». Les travaux, qui doivent débuter le 7 janvier, visent à effacer des graffitis jugés haineux et d’autres dégâts et à repeindre en blanc les murs de cette section du 2e étage du pavillon Hubert-Aquin, où sont installées les associations étudiantes, le café Aquin et des locaux et bureaux. Puisque des produits toxiques très puissants seront utilisés, un travail préparatoire visant à circonscrire la zone par des murs temporaires a été amorcé.


Selon la porte-parole de l’UQAM, Jenny Desrochers, l’état des lieux est inacceptable. « Ce n’est pas un environnement sain. C’est intimidant, c’est lourd ; ce ne sont pas des oeuvres d’art, ce sont des messages haineux », a-t-elle dit, pour justifier les travaux. En vertu d’une entente, certains murs avaient été fournis aux étudiants pour qu’ils puissent les peindre à leur guise, mais il y a eu des « débordements », explique-t-elle. « On parle d’un galon de peinture qui a été échappé par terre et qui a séché, de bris de signalisation de l’UQAM, de graffitis qui visaient des personnes. »


Elle confirme que la facture, dont elle ne connaît pas le montant, sera refilée aux étudiants, ajoutant que ces derniers étaient déjà avertis. « Les associations dont les locaux seront inaccessibles temporairement pourront demander un local d’appoint », a précisé Mme Desrochers.


S’estimant lésées dans ce processus, ces associations ont déjà annoncé leur intention de ne pas se laisser faire. Déjà, sur les réseaux sociaux, des associations facultaires, dont celle des étudiants en sciences humaines et en science politique et droit, rendent publiques les informations qu’ils ont en leur possession, invitant leurs camarades à se révolter contre la situation.


Elles déplorent cette « décision unilatérale » de l’UQAM, qui a pour impact de faire du pavillon Aquin « une zone de non-droit pour les membres de la communauté universitaire ». Selon leur estimation, le café Aquin souffrira de pertes de 8000 $ et une quinzaine de ses employés seront touchés.

3 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 21 décembre 2012 09 h 45

    Vandalisme

    Qui a fait ces gestes de vandalisme démontrant aucun respect pour le bien commun ?Et avec les caméras de sécurité est-ce possible de faire payer ces gestes anti-sociaux par les responsables?

    • Michel Gagnon - Inscrit 21 décembre 2012 12 h 20

      Si vous êtes encore étudiant, M. Chénier, vous devriez en profiter pour apprendre à bien écrire en français!

  • Edouard Mercure - Inscrit 21 décembre 2012 23 h 00

    Rend l'école beaucoup moins terne

    Pour ma part, des beaux slogans qui me rappellent qu'il y a encore de l'espoir à chaque fois que je les vois...