Gabriel Nadeau-Dubois lance un appel à tous

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	Gabriel Nadeau-Dubois</div>
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir
Gabriel Nadeau-Dubois

L’ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois a lancé vendredi un double appel : appel de sa condamnation pour outrage au tribunal et un appel à tous, visant tant ceux qui appuient le mouvement étudiant que ceux qui ne sont pas d’accord. « Je veux me battre jusqu’au bout, je ne veux pas qu’au Québec, en 2012, les gens après mon passage aient peur de dire ce qu’ils pensent par peur d’aller en prison », a dit M. Nadeau-Dubois, en indiquant que c’est là sa principale motivation d’interjeter appel. « Je n’appelle pas seulement à la solidarité de gens qui étaient d’accord avec moi, mais aussi à celle des gens qui n’étaient pas d’accord, mais qui pensent que j’avais le droit de le dire. »

C’est par le site www.appelatous.org que l’ex-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) entend recueillir des dons pour le soutenir dans des démarches judiciaires. « [Les dépenses] sont difficiles à évaluer, mais ça se compte en dizaine de milliers de dollars », a dit l’étudiant en histoire, en précisant ne pas vouloir vider les coffres des dons déjà amassés pour d’autres poursuites.
 
Parmi d’autres, très critiques, des témoignages d’appui ont continué de déferler sur les réseaux sociaux et, déjà, certaines organisations ont répondu à l’appel. C’est le cas de Québec solidaire, qui par la voie de sa députée Françoise David, a invité les militants de son parti à participer à cette campagne de contribution publique.
 
La Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ) a aussi répondu favorablement à cette demande. Le président de la Fédération des enseignants, Mario Beauchemin, a indiqué par voie de communiqué en faire une question de liberté d’expression et de droits démocratiques.
 
Quel impact ?

Finn Makela, professeur adjoint à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, est d’avis que cette condamnation pour outrage peut avoir des effets néfastes sur la prise de parole publique, tout dépend de comment elle sera interprétée par la population. Il est d’accord avec la thèse du bouc émissaire, avancée par M. Nadeau-Dubois. « A-t-on voulu en faire un exemple de ce qu’il ne faut pas faire avec la justice ? Absolument. Est-ce que c’est le juge ou la police qui a voulu ça ? Ce n’est pas certain. »
 
Pour Denis Poitras, qui défend 1200 personnes sur environ 2000 arrêtées lors des manifestations et de piquetage, la condamnation pour outrage au tribunal de M. Nadeau-Dubois n’aura pas d’impact sur ses propres causes. « Ça n’a rien à avoir avec les milliers d’autres constats d’infractions », a-t-il dit, en précisant que la contestation en cours de certaines dispositions de la loi 78 pourrait en avoir bien davantage.

L’avocat de M. Nadeau-Dubois, Giuseppe Sciortino, a semblé plutôt sûr de voir la cause progresser. « Il y a plusieurs motifs, conclusions et commentaires de la part de l’honorable juge Denis Jacques qui sont, à mon avis, manifestement déraisonnables », a-t-il affirmé. Il pourrait œuvrer à démontrer notamment que l’ex-porte-parole de la CLASSE n’était pas au courant de l’injonction visant directement Jean-François Morasse, l’étudiant en arts plastiques à l’origine de cette poursuite pour outrage.
 
Même si la cause sera portée en appel, les auditions sur les représentations de la sentence pourraient quand même avoir lieu le 9 novembre, étant laissées à la discrétion du juge Denis Jacques. Selon Finn Makela, M. Nadeau-Dubois risque une amende de 5000 $ maximum, puisqu’il est reconnu coupable en vertu de l’article 50 du Code de procédure civile ou d’un an de prison tout au plus. « Il n’est pas un récidiviste, ce serait étonnant qu’il écope d’une peine de prison. »

***
 
Avec La Presse canadienne
32 commentaires
  • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit 3 novembre 2012 02 h 09

    Malaise

    J'appuie totalement M. Nadeau-Dubois, dont les convictions étaient les plus semblables aux miennes durant le printemps. Tout de même, je ressens un certain malaise face à cette collecte de fonds pour lui permettre de continuer à plaider l'ignorance.

    • Yves Claudé - Inscrit 3 novembre 2012 14 h 34

      Monsieur Alexis Lamy-Théberge,

      C’est à mon tour de «ressentir un certain malaise» face à vos propos, car la solidarité n’a de sens que si elle est concrète.

      Monsieur Nadeau-Dubois mérite, individuellement, un soutien concret face à une répression politique qui s’abat sur lui. Il s’agit d’une incontournable éthique de la solidarité face à la répression. Cette éthique n’implique aucunement d’adhérer aux orientations sociopolitiques des personnes ou groupes mis en cause. Je participe d’autant plus librement à cette éthique de la solidarité, que je n’ai pas ménagé mes critiques des orientations et actions de la CLASSE, au point de passer pour un “réactionnaire bourgeois” et autres qualificatifs.

      D’autre part, à travers un “jugement” représentant à la fois un acte de propagande et de vengeance politiques, c’est tout le mouvement étudiant et les citoyens qui l’ont appuyé, qui sont “condamnés” à travers une instrumentalisation odieuse du système judiciaire.

      Le fait de se retrouver seul face au système judiciaire, face à ses dérives et dysfonctionnements en particulier, ne constitue pas seulement une épreuve morale, mais aussi financière. Pensons à ce qu’a subi et que continue de subir Monsieur Claude Robinson ! Je vous avoue, faute de moyens adéquats, m’être résolu à l’autocensure après avoir été judiciairement mis en demeure par un groupe défendant un certain criminel de Montréal-Nord… Si la liberté d’expression a un prix, très concret …, c’est justement une question politique qui concerne l’ensemble des citoyens épris de démocratie.

      Face au procès du Printemps Érable, à celui d’une parole libérée, à celui d’espoirs que les tenants de l’injustice organisée s’emploient à étouffer, une seule attitude digne : celle d’une solidarité concrète et sans failles !

      Yves Claudé

    • Jocelyn Cloutier - Inscrit 4 novembre 2012 08 h 02

      Aussi mal à l'aise que vous pour ce plaidoyer d'ignorance.
      Cependant, je crois que G. N.-D. est victime des avocasseries de la pieuvre judiciaire.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 4 novembre 2012 21 h 23

      Une société où l'on peut être condamné pour délit d'opinion n'est pas une démocratie. Pouvait-il savoir qu'on en était rendu là? Les 58 000$ récoltés sont bien peu de choses pour défendre l'assise première de notre démocratie.

  • Roland Guerre - Inscrit 3 novembre 2012 03 h 36

    Exercice des libertés fondamentales

    La question posée souligne, une fois de plus, la fragilisation de l'exercice des libertés fondamentales. La procédure en appel permettra de saisir le cadre du conflit, l'éclosion du printemps érable, les resonsabilités écrasantes du précédent gouvernement, les choix des syndicats étudiants. Le pays attend, non une détestable revanche, mais la JUSTICE.

  • Alain Hebert - Inscrit 3 novembre 2012 05 h 57

    dérive anarchique

    Je suis 100% d'accord avec l'analyse du juge Denis Jacques. Le mouvement des carrés rouges a fait trembler tout le fondement juridique et législatif sur lequel notre société est construite. Des étudiants ont payés un service (des cours) et en ont été privés par d'autres étudiants. Des injonctions ont été obtenus par les premiers qui n'ont pas été respectées par les seconds. La notion de boycott a été confondue avec la notion de grève, sans que personne ne puisse rien y faire. Tout ceci mêne droit à l'anarchie. Il était temps qu'un juge aie le courage de remettre les choses en place.

    Pour qu'il y aie grève, il faut un employeur, des employés et un contrat de travail. Les étudiants ont voté pour un boycott de leurs cours; chacun d'eux ayant le droit de ne pas profiter d'un service pour lequel ils ont payés. M. Morasse a payé des droits de scolarité pour profiter d'un service, mais en a été empêché par des disciples de GND. C'est la même situation que celle où on lui aurait retiré un bien qu'il aurait acheté. Bien ou service; c'est la même loi. Les tribunaux ont pour tâche de sanctionner le vol de bien ou le vol de service. Il n'y a pas eu de "judiciarisation de conflit". Il y a eu un vol et une sanction judiciaire correspondante.

    • Sylvain Auclair - Abonné 3 novembre 2012 11 h 37

      Vous souvient-il que l'on disait autrefois la même chose pour les grèves de travailleurs, qu'il s'agissait de fiers-à-bras sans foi ni loi qui privaient de bons pères de famille de la possibilité de dignement gagner leur vie et de respecter le contrat qu'ils avaient avec leur employeur?

    • Mathieu Bouchard - Inscrit 3 novembre 2012 11 h 49

      Quelle a été la différence entre cette grève et les neuf autres précédentes, ayant été reconnues comme des grèves par les gouvernements de Duplessis, J-J Bertrand, Bourassa, Lévesque, Bourassa 3 autres fois, Bouchard et... même Charest en 2005 ?

    • Alain Hebert - Inscrit 3 novembre 2012 18 h 48

      Selon le multidictionnaire, une grève est "une cessation collective du travail pour la défense d’intérêts communs" alors qu'un boycott est "le refus systématique d’entretenir des relations avec une personne, un groupe de personnes, une entreprise, un état dans le but d’exercer des pressions ou des représailles". Il me semble clair que le mouvement des carrés rouges était un mouvement de boycott. Pas un mouvement de grève...

    • Simon Chamberland - Inscrit 3 novembre 2012 20 h 08

      Bon, je vois que vous avez besoin d'instruction.

      1- Monsieur Gabriel Nadeau-Dubois n'a pas de disciple.

      2- Rien, dans la déclaration à RDI par Monsieur Nadeau-Dubois est un appel au lignes de piquetage. Monsieur Nadeau-Dubois a dit, et je cite, qu'il est "tout à fait légitime que des gens prennent des moyens nécessaires pour faire respecter les lignes de piquetage". Il s'agit d'une opinion et non d'un ordre ou d'une incitation. Une distinction que le libéral Jacques refuse de faire.

    • Nadine Desbiens - Inscrite 3 novembre 2012 21 h 51

      Monsieur Alain Hébert : Vous êtes dans l’erreur. Vous utilisez le mot boycott, car il vous donne toute la latitude pour tirer dans toutes les directions à votre guise. Le Petit Robert 2012 définit la grève comme un arrêt volontaire et collectif d'une activité, par revendication ou protestation, et il donne même l'exemple d'une grève étudiante. À ce jour, le Québec a connu 8 grèves étudiantes. Les grèves existent pour mettre de la pression, que ce soit pour un travailleur ou pour un étudiant. Le but est le même. Il est donc faux de prétendre que Gabriel Nadeau-Dubois a boycotté les cours. Le boycottage est un blocus sur un produit ou un bien qu'une personne met en circulation. Vous mélangez "boycott" et "ligne de piquetage" qui, elle, est légitime et fait partie d'un mandat de grève, ce que le juge a ignoré lors de son injonction. Il ne devait pas interdire la ligne de piquetage, au risque de bafouer les droits légitimes des grévistes, mais il ne devait que limiter le nombre de grévistes sur la ligne de piquetage, si cela était nécessaire. Donc, Gabriel Nadeau-Dubois n'est pas coupable. C'est le contraire : c'est le juge qui a outragé les droits de Gabriel Nadeau-Dubois.

    • Alain Hebert - Inscrit 4 novembre 2012 09 h 51

      @Nadine Desbiens
      La culture politique de la France est distincte de celle du Québec. Ici, la définition du multidictionnaire (issu de l'office de la langue française du Québec) a précéance sur la définition du Petit Robert qui représente le point de vue français. La notion de "grève étudiante" n'existe pas au Québec. Je rappelle que le point de vue français a mené aux troubles de mai 1968 qui a failli dégénérer en guerre civile. C'est le genre d'évènements dont nous ne voulons pas au Québec.

      Dans uns société de droit, une élection est la seule façon de réformer la société. La désobéissance civile n'a pas de place.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 4 novembre 2012 21 h 25

      M. Hébert, Une société où l'on peut être condamné pour délit d'opinion n'est pas une démocratie. La liberté de conscience est l'assise fondamentale de la démocratie.

      Êtes-vous d'avis que la démocratie et la liberté de conscience mènent à l'anarchie?

      Peut-être nous faut-il un cheuf fort et des lois plus sévères pour nous protéger du désordre, aussi?

    • Alain Hebert - Inscrit 6 novembre 2012 07 h 37

      @Jc Leblond
      GND n'a pas été condamné pour délit d'opinion, mais pour avoir encouragé ses disciples à défier (1) la loi et (2) une injonction d'un tribunal.

      Oui, celà mène à l'anarchie.

    • Larry Allan Swiniarski - Inscrit 6 novembre 2012 12 h 05

      M. Hébert, je suis d'accord avec vous. Une liberté absolue dans une société n'est que de l'anarchie. Tant qu'à y être, admirons ceux qui ont fait explosé des bombes de fumée dans le metro. Si on suit la logique qui dicte que l'individu doit pouvoir faire (et dire) comme bon lui semble, ce sont des héros aussi. Et cela, peut importe le résultat d'un débat de qu'est ce que le Petit Robert aurait proposé.

  • Yves Claudé - Inscrit 3 novembre 2012 05 h 58

    Le juge X … à défaut de récusation … destitution !

    Le juge X, qui a rendu un verdict de “culpabilité” à l’encontre Monsieur Nadeau-Dubois, n’a pas eu la sagesse élémentaire de se récuser dans cette cause, en tant que partisan libéral. Pire, il a produit un jugement qui véhicule de manière éhontée la propagande que le PLQ a martelée pendant des mois contre le mouvement étudiant et contre la démocratie étudiante, alors que ce parti gouvernemental mettait en œuvre une stratégie de tension et de pourrissement de crise, une stratégie planifiée pour tenter de conserver le pouvoir dans un contexte de perte de confiance et de légitimité. Le juge X doit donc être destitué.

    Si le système judiciaire doit bénéficier d’une certaine indépendance dans un système démocratique, il ne peut prétendre à la sacralisation et à la transcendance, malgré une ritualité et un théâtralité manifestement héritées de la société féodale. Ce système doit également, avant intervention ultime du pouvoir politique, s’autoréguler, et il revient au Conseil de la Magistrature d’empêcher une instrumentalisation politique des tribunaux.

    Monsieur Nadeau-Dubois mérite, sans réserve, notre soutien politique et financier. Mais il faut aussi d’une manière globale remettre le système judicaire au service des citoyens, un système historiquement perverti par des rapports de classes, mais aussi par le travail de sape du gouvernement Charest. Il ne s’agit pas seulement du problème de l’accès à la Justice, mais aussi d’une instrumentalisation à la fois politique et socioéconomique.

    Un projet mobilisateur pour une élection d’un gouvernement majoritaire du PQ serait une réforme majeure du système de justice, un système qui reproduit et accentue les inégalités sociales, et qui avait lamentablement erré pendant la crise étudiante, avec la multiplication kafkaïenne d’injonctions inapplicables, éthiquement et socialement perverses (voir entre autres les incidents au Cégep de Ste-Thérèse).

    Yves Claudé

    • André Michaud - Inscrit 3 novembre 2012 12 h 06

      GND a t'il oui ou non encouragé à défier une injonction devant des dizaines de milliers de personnes sur RDI ?

      Doit-on le considérer comme au-dessus ds lois et ayant droit à des privilèges?

      Aucun individu ou parti politique doit être au-dessus des lois.
      Si on veut changer une loi il faut se présenter à des élections, convaincre ses concitoyens, se faire élire et après changer la loi.

      Passer par dessus le procesus démocratique et se réclamer au-dessus des lois ne peut être toléré, sinon tout le monde le fera et les lois n'existeront plus.

      Une société sans loi , chacun décidant des lois qu'il veut respecter, selon ses convictions personnelles, serait au grand détriment des plus démunis...

    • Yves Claudé - Inscrit 3 novembre 2012 13 h 41

      Monsieur André Michaud,

      La Justice ne peut être confondue avec le légalisme. S’il fallait sanctionner tous les automobilistes qui roulent à plus de 100 km/h sur les autoroutes, on arriverait à un chaos bien pire que celui perçu par une interprétation mécaniste des normes légales.

      Par ailleurs, Monsieur Nadeau-Dubois a été “condamné” grâce à une clause faite sur mesure contre lui, inscrite dans une loi scélérate, qui a d’ailleurs été abrogée par le gouvernement Marois.

      La lecture du “jugement” indique qu’il s’agit d’un acte explicitement politique et non d’un acte de Justice, c’est pourquoi s’impose la destitution d’un juge qui participe à un détournement de l’institution judiciaire, et qui en tant que partisan libéral, n’a pas eu la prudence de se récuser et s’est fourvoyé dans un déplorable activisme politique.

      Il est enfin urgent, d’une manière générale, de purger le système judicaire de tous les juges “post-it” qui ne doivent leur nomination qu’à leur allégeance politique au PLQ !

      Yves Claudé

    • Simon Chamberland - Inscrit 3 novembre 2012 20 h 09

      M. Michaud,

      Lisez attentivement la déclaration de M. Nadeau-Dubois. Ce dernier à simplement dit qu'il pense qu'il est légitime de faire respecter les lignes de piquetage. C'est une OPINION et non une incitation. Seul un juge nommé par et pour un gouvernement libéral peut confondre les deux.

    • André Michaud - Inscrit 3 novembre 2012 22 h 45

      Il faudrait définir qu'est ce que LA justice dont vous parlez?

      La justice, comme la beauté, l'amour et le bonheur ont autant de définition que de personnes.

  • Marie Royer - Inscrite 3 novembre 2012 08 h 45

    Pathétique

    Pourquoi cette fuite vers la non-responsabilité de vos actes ? Parce que les conséquences sont là maintenant ? Est-ce la nouvelle norme sociétale gauchiste solidaire socialiste la "non-responsabilité de ses actes " ? Il est évident pour moi et pour des milliers d’autres, que vous comme leader, avez appelé royalement et souvent à la « grandeur » de la désobéissance civile, du non-respect de la loi, et du non-respect des tribunaux (et des injonctions rendues). Dans quel monde vivez-vous ?

    Le mouvement étudiant, attisé par les centrales syndicales et soutenu par les socialistes solidaires de Khadir a réellement dégoûté l’ensemble des citoyens payeurs sur les épaules de qui ces grands généreux font porter le poids du gouvernemaman pour tous.

    • Edouard Mercure - Inscrit 3 novembre 2012 13 h 03

      Ce qu'il ne faut pas oublier; GND était un PORTE PAROLE, son pouvoir a toujours été appuyé et vérifié par la base populaire qu'il représentait par la démocratie participative; Si la classe n'était plus d'accord avec ses mots, il aurait fallut alorsle démettre de ses fonctions. Personnellement, je ne l'aurais jamais fait, il a fait du bon boulot.

      Le gouvernement et la gaugauche dont vous parlez sont plus que jamais nécéssaire avec les excès de plus en plus flagrants de cette belle "droite économique morale"; Il ne faut pas l'oublier non plus; ces mouvements sociaux emmène une possibilité d'ACTION, mais ne représente pas une FIN en soi; ils sont une transition nécéssaire vers des idéaux qui vont bien au delà des pôles politiques et économiques qu'on nous propose aujourd'hui.

    • Simon Chamberland - Inscrit 3 novembre 2012 20 h 10

      Ce n'est pas une fuite. Monsieur Nadeau-Dubois était un porte parole. À ce titre, il n'avait pas plus de pouvoir qu'une feuille de papier sur laquelle est imprimé un communiqué de presse.