Université de Montréal - Des partenaires partout dans le monde

Caroline Rodgers Collaboration spéciale
Le G3 permettra aux doctorants de travailler avec deux directeurs de thèse étrangers, voire d’obtenir une triple diplomation. Les étudiants de l’UdM auront par exemple accès à des stages dans les hauts lieux de la diplomatie internationale, notamment l’OMC, à Genève.
Photo: Agence France-Presse (photo) Fred Dufour Le G3 permettra aux doctorants de travailler avec deux directeurs de thèse étrangers, voire d’obtenir une triple diplomation. Les étudiants de l’UdM auront par exemple accès à des stages dans les hauts lieux de la diplomatie internationale, notamment l’OMC, à Genève.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

La semaine dernière, l’Université de Montréal a annoncé la mise en place du G3, un nouveau réseau international regroupant l’Université de Montréal (UdM), l’Université de Bruxelles et l’Université de Genève. Un autre pas en internationalisation.

Sorte d’entente de « libre-échange », le G3 permettra aux doctorants de travailler avec deux directeurs de thèse étrangers, voire d’obtenir une triple diplomation. Les étudiants de l’UdM auront également accès à des stages dans les hauts lieux de la diplomatie internationale, Bruxelles abritant les sièges de la Commission européenne et de l’OTAN, tandis que Genève est la ville hôtesse de 22 organisations internationales, dont la Croix-Rouge et l’OMC.


« La recherche, que ce soit dans le domaine de la santé, des sciences naturelles ou sociales ou des arts et de la culture, ne se fait plus de façon isolée. Elle s’effectue en équipes, en regroupements stratégiques nationaux et internationaux. L’UdeM priorise les actions qui auront un effet de levier. Cet axe Montréal-Bruxelles-Genève aura des impacts majeurs sur le développement de nos activités de recherche internationales », explique Hélène David, vice-rectrice aux relations internationales, à la francophonie et aux partenariats institutionnels.


Les projets de développement à l’échelle internationale sont guidés par des objectifs et des orientations stratégiques, explique la vice-rectrice.


« Nous voulons notamment favoriser l’insertion de nos jeunes chercheurs dans les grands réseaux internationaux de recherche. Nous voulons aussi arrimer les forces de recherche de l’UdeM aux grands enjeux internationaux de la recherche. C’est le cas par exemple de la recherche sur le cancer, avec notre Institut de recherche en immunologie et cancérologie, ou de la santé globale mondiale, avec l’Institut de recherche en santé publique de l’UdeM. Autre exemple : les grandes questions juridiques internationales et la mondialisation du travail, avec le Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail. »


L’université a développé des partenariats avec des universités de premier plan partout dans le monde, souligne Mme David. « Les collaborations de recherche peuvent se développer en l’absence d’ententes formelles entre universités. Mais les partenariats interuniversitaires permettent une meilleure structuration de ces collaborations et favorisent leur pérennité ; elles facilitent également leur financement. Les partenariats comportent en général plusieurs volets, parmi lesquels le développement d’activités de recherche conjointes, l’organisation de séminaires de recherche et les échanges d’étudiants à la maîtrise et au doctorat. »


Sud, Francophonie et Chine


En dehors de l’Europe, l’établissement souhaite accroître ses collaborations de recherche avec les grandes universités des pays en émergence, notamment le Brésil et la Chine, ainsi qu’avec les universités des pays du Sud, en particulier dans la Francophonie, comme Haïti, le Maghreb et l’Afrique subsaharienne.


« Des projets d’envergure associant de grandes universités chinoises se précisent, notamment en chimie, en informatique, en neurosciences, en sciences sociales. De plus, dans le cadre de l’entente avec le China Scholarship Council, de nombreux étudiants qui manifestent un intérêt pour des études doctorales à l’UdeM ont été rencontrés. La Chine est maintenant la deuxième puissance scientifique mondiale et l’UdeM tient à s’y implanter solidement », dit la vice-rectrice.


Tous ces efforts de collaboration ont un impact certain sur le rayonnement de l’établissement. « Près de 50 % des publications de recherche de l’université sont le fruit de collaborations internationales. Les données dont nous disposons nous indiquent que ces publications ont, sur la communauté scientifique, un impact nettement plus grand que les travaux de recherche qui n’incluent pas de collaborateurs étrangers. Nous comptons favoriser une augmentation significative de la proportion des travaux de recherche réalisés de concert avec des collègues étrangers. De même, nous désirons attirer en nos murs plus de doctorants et plus de stagiaires postdoctoraux en provenance de l’extérieur du pays. L’excellence de notre recherche est garante de notre capacité à nouer des relations internationales fécondes. Notre rayonnement international a une influence directe sur l’attraction tant d’excellents doctorants que de professeurs-chercheurs de haut niveau. »


Parmi les universités les plus cosmopolites au Canada, l’Université de Montréal compte 20 % d’étudiants d’origine non canadienne, soit des étudiants internationaux et des résidents permanents. De plus, 40 % des professeurs ont obtenu leur doctorat à l’étranger.


« En recherche doctorale, l’UdM se démarque pour les cotutelles de thèse : un doctorant sur quinze rédige sa thèse sous la supervision conjointe d’un professeur de l’UdeM et d’un professeur d’une autre université dans le monde. »


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