Une manif du 22 malgré tout

Plusieurs dizaines de personnes ont participé lundi après-midi à la « manif du 22 » dans les rues du centre-ville de Montréal, réclamant l’amnistie des personnes arrêtées en marge de la lutte étudiante pour l’abolition de la hausse des droits de scolarité.

« Hier, nous marchions contre la hausse des frais. Demain, nous marcherons pour la gratuité scolaire. Aujourd’hui, n’oublions pas les milliers d’arrêté-e-s du printemps érable », expliquaient les instigateurs du rassemblement sur le réseau social Facebook, appelant le plus grand nombre de personnes à battre le pavé en dépit de l’abolition de l’augmentation des droits de scolarité par le gouvernement péquiste. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’a pas signalé d’acte criminel au cours de la manifestation, dont le coup d’envoi a été donné à 14 h au coeur du Quartier international, au square Victoria.


La manifestation a toutefois rapidement été déclarée illégale en raison de la non-divulgation de son itinéraire et s’est soldée par l’arrestation d’une personne et par l’interpellation d’une trentaine d’autres en vertu du Code de la sécurité routière.


Les personnes avaient quitté la place Émilie-Gamelin où elles s’étaient arrêtées, dans l’ombre de l’UQAM, quelques minutes avant 17 h, empruntant la rue Sainte-Catherine vers l’ouest, perturbant du coup la circulation automobile roulant à contresens.


Plus tôt en après-midi, le SPVM avait arrêté un individu « concernant un bris de condition ».

1 commentaire
  • François Genest - Inscrit 23 octobre 2012 09 h 38

    Compléments d'information

    La première marche s'est déroulée sans incident jusqu'à sa conclusion à la place Émilie-Gamelin. Un événement coordonné et international a ensuite commencé à cet endroit, c'est-à-dire des discussions citoyennes à l'invitation du collectif Via22. C'est pendant la tenue de cet événement, alors que les citoyens présents parlaient paisiblement, que les forces de l'ordre ont choisi de procéder à une arrestation ciblée. J'en ai été témoin et je suis persuadé qu'il s'agissait d'une manœuvre d'intimidation destinée à provoquer une réaction de colère de la part des citoyens présents. La marche qui s'est engagée par la suite sur la rue Sainte-Catherine vers l'Ouest était parfaitement prévisible par la direction des services de police. Il s'agissait d'une marche spontanée constituée pour démontrer la solidarité des citoyens présents avec le journaliste arrêté.

    Je suis prêt à répéter mon témoignage de vive voix. Vous pouvez me joindre au francois.genest@gmail.com