La FAE veut rouvrir le débat sur le financement du privé

Le volet du financement des écoles devrait être ajouté au cadre budgétaire à venir, croit la FAE.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le volet du financement des écoles devrait être ajouté au cadre budgétaire à venir, croit la FAE.

Le président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Pierre St-Germain, souhaiterait que le nouveau gouvernement du Québec ait une volonté affirmée de réduire ou de mettre fin au financement public des écoles privées.

C’est ce qu’il a déclaré lors du coup d’envoi de la quatrième Semaine pour l’école publique.


M. St-Germain prévoit-il un changement de cap en matière de financement du secteur privé de la part du gouvernement de Pauline Marois, à l’aube de son premier budget ? Pas vraiment, mais il croit qu’il s’agit d’une avenue à analyser pour « un gouvernement qui cherche du financement un peu partout ».


M. St-Germain considère que le volet du financement des écoles devrait être ajouté au cadre budgétaire à venir. L’exercice pourrait permettre de dégager 500 millions de dollars par année et de réinjecter le montant dans le système public, selon lui.


Ce serait également une démonstration du fait que « le gouvernement soutient résolument le réseau public ».


Il est toutefois trop tôt pour parler des réelles intentions du gouvernement péquiste, croit M. St-Germain. Il affirme que la FAE mettra la question sur la table à l’occasion d’une première rencontre avec la nouvelle ministre de l’Éducation, Marie Malavoy.


Si la Semaine pour l’école publique est l’occasion pour la FAE de formuler certaines revendications à l’endroit du monde politique, elle constitue aussi un moment privilégié « pour exprimer notre fierté à l’égard de l’école publique », soutient M. St-Germain.


Pour la quatrième édition de l’événement, les organisateurs ont choisi de mettre l’accent sur la question de la francisation, « un aspect méconnu de la population ». « C’est un secteur névralgique et extrêmement important pour le Québec. Quand on a une société qui mise sur l’immigration pour son développement économique et son développement social en général, on comprendra que franciser correctement les nouveaux arrivants devient essentiel », a-t-il déclaré.


Porte-parole depuis les débuts de l’événement, la comédienne Claire Pimparé invite pour sa part les familles à la réflexion : « je souhaite qu’on prenne conscience des bienfaits de l’école et des choses exceptionnelles qui s’y produisent ».

8 commentaires
  • Gaston Carmichael - Inscrit 1 octobre 2012 08 h 32

    Quel est l'autre côté de l'équation?

    D'accord, si on élimine le financement aux écoles privées, on sauve $500M

    En contreparti, cette mesure fera qu'un grand nombre d'étudiants fréquentant le privé présentement feront le transfert vers le public. Cela aura un coût qu'il faudrait déduire du $500M.

    Au net, combien restera-t-il?

    • Sylvain Auclair - Abonné 1 octobre 2012 09 h 48

      Il restera des écoles publiques qu'on n'aura pas écrémées.

    • Pierrette L. Ste Marie - Inscrit 1 octobre 2012 10 h 42

      Il restera 500M pour donner des services plus adéquat au secteur public

  • Charles F. Labrecque - Inscrit 1 octobre 2012 08 h 46

    Surprise

    Pour satisfaire le goût de ses partisants, le gouvernement pourrait se jouer un salle tour si toutes les écoles privés fermeient leurs portes. Où croyez-vous que ces enfants seront logés pour recevoir leurs éducations. Déjà nos écoles publiques sont remplies à plein et que les bugets sont déjà trop minces pour faire face aux surplus nécessaires soit le la part que le le privé doit fournir. Encore une fois cette idée semble encore une fois prouver l'inconcience que font preuve ces gens.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 1 octobre 2012 15 h 55

      Quelle réthorique de radio-poubelle.

      Le gouvernement du Québec n'a pas à financer le réseau privé, qui exclue les élèves ayant des difficultés pour ensuite se targuer que ses élèves réussissent mieux... le tout avec l'argent du public.

  • Gaston Carmichael - Inscrit 1 octobre 2012 12 h 30

    Écoles confessionnelles

    Certaines communautés religieuses profitent de ce financement pour mettre sur pied leur propre école, qui en bout de ligne s'avère une école confessionnelle.

    Évidemment, cela se fait assez discrètement. Il serait intéressant de savoir à quel point ce phénomène est répandu, et à quel rythme il se propage.

  • Charles F. Labrecque - Inscrit 1 octobre 2012 13 h 31

    Sélection

    De cette proposition, peut-être il serait urgent de faire une sélection parmi les écoles privés que le gouvernement aurait avantage à fermer si non s'assurer que les règles de l,enseignement du ministère soient suivis. Puisque l'on retrouve depuis trop longtemps des écoles privés sous la directions de religieux intégristes qui se foutent éperdument des exigences du ministère et ceux-ci enseignent que les fondements de leurs religion. Comme nous savons tous, dès que des actions sont prisent par le gouvernement contre eux ces groupement religieux crient à la discrimination religieuse. Alors malheureusement nos gouvernement ferment les yeux.

  • Lise Harel - Inscrite 1 octobre 2012 13 h 58

    Toutes les raisons

    Toutes les raisons sont bonnes pour cesser de subventionner les écoles privées. Pour avoir étudié et enseigné dans les deux secteurs, je sais à quel point l'école publique bénéficierait qu'on rapatrie les argents en sa faveur. Peut-être qu'alors les enseignants et les familles moins aisées pourraient cesser de tailler les crayons en quatre!

    Lise Harel