Victoire des parents de l’École Saint-Louis-de-Gonzague

L'école Saint-Louis-de-Gonzague
Photo: École d'architecture de l'Université de Montréal L'école Saint-Louis-de-Gonzague

Les parents et les enseignants de l’École Saint-Louis-de-Gonzague, sur le Plateau-Mont-Royal, peuvent crier victoire. La saga prend fin sur un renversement de décision: Il n’y aura finalement pas de fermeture d’un groupe du premier cycle, donc pas de classe combinée de 1re et 2e année.

La Commission scolaire de Montréal explique sa volte-face par certaines failles dans le processus de prise de décision, ce qui a eu pour effet de «détériorer» le climat de l’école. C’est par une lettre du Réseau Sud de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Claude Daviau, que la plupart des parents apprennent la nouvelle mercredi après-midi.
 
«La gestion des étapes pour sa mise en place a pris davantage de temps que souhaité, la communication avec les parents aurait pu être plus efficiente, l’organisation scolaire n’a pas été prête ni présentée assez rapidement aux personnes et aux instances concernées», peut-on lire dans la missive qui a des allures de mea-culpa.
 
Des parents actifs

Il appert que les pressions des parents, qui ont manifesté à plusieurs reprises et lancé une pétition sur Internet, ont influencé la décision de la CSDM.
 
«Nous avons pris le temps d’écouter les parents et le personnel quant à leur compréhension de la situation et des effets de cette décision sur les enfants et nous avons voulu prendre en considération l’ensemble des propos. Par conséquent et à la lumière des échanges tenus avec le directeur général, M. Gilles Petitclerc, le président par intérim de la CSDM, M. Daniel Duranleau et le commissaire du quartier, M. Ben Valkenburg, nous maintiendrons la sixième classe au premier cycle ouverte.»
 
«On est très contents, ça a valu la peine», a dit Sophie Des Marais, une mère qui s'est beaucoup impliquée pour faire renverser la décision. «C'est important de s'impliquer et quand les parents le font, ça peut faire une différence», a-t-elle constaté. Que s'est-il passé, selon elle? «Il y a quelque chose qui est arrivé dans le système mais on ne saura jamais quoi. Il y a eu quelque chose qui n'a pas été fait correctement», a-t-elle avancé.
 
Elle se réjouit néanmoins de l'ouverture dont a finalement fait preuve la CSDM. «On a eu une rencontre [mardi] avec les gens de la commissions scolaires et on nous a écoutés. Je pensais que ça allait être impossible de leur parler mais j'ai trouvé qu'ils ont eu une belle ouverture».

Constatant une diminution de la clientèle, la CSDM, pour des raisons budgétaires, avait décidé de fermer un groupe de 2e année et de mettre les élèves avec ceux de 1re année, dans un groupe combiné. Survenant près de trois semaines après le début des classes, la décision avait suscité un tollé de protestations.