Académie Sainte-Thérèse - Pour l’art et le sport

Marie-Hélène Alarie Collaboration spéciale

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

L’Académie Sainte-Thérèse a fêté ses trente ans l’année dernière. Divisée en deux campus, elle offre un enseignement primaire et secondaire.

L’origine du projet scolaire de l’Académie Sainte-Thérèse naît du rêve de parents qui souhaitaient une école qui offrirait à leurs enfants une formation tant scolaire que sportive et culturelle. Historiquement, l’enseignement qui y était dispensé était basé sur le tiers-temps pédagogique : cette méthode d’apprentissage, apparue en France dans les années 50, permet aux élèves, comme son nom l’indique, de consacrer le tiers du temps à des activités culturelles ou sportives.


Avec les années et en raison d’exigences ministérielles, on a réaménagé les programmes. Ce qui demeure, c’est cette volonté d’offrir aux élèves une formation où ils travaillent autant les arts que les sports. Si, au départ, l’Académie ne compte que quelque 250 élèves, ce sont aujourd’hui près de 1800 enfants qui fréquentent annuellement l’établissement.


Le campus de Rosemère accueille les enfants de la maternelle jusqu’à la cinquième année. Dès la sixième année, les enfants fréquentent le campus Sainte-Thérèse, qui les accueille jusqu’en cinquième secondaire. « Pour eux, passer à l’école des grands dès la sixième année, ça permet de découvrir les grandes installations comme la bibliothèque, les laboratoires et les gyms avec les sports d’une école secondaire », explique Isabelle Bruneau, la directrice des services pédagogiques.

 

La petite Académie


À l’Académie Sainte-Thérèse, on propose un horaire allongé qui va de 8 h 15 à 16 h 30, avec des périodes d’étude obligatoire pour tous les élèves. Cet horaire permet d’intégrer les activités. « Ce qui fait que, dès la petite Académie, on propose aux enfants de choisir une activité dans le bloc culturel et une autre dans le bloc sportif. Il s’y fait beaucoup d’initiation et d’exploration », raconte Mme Bruneau. Et les activités offertes sortent un peu des sentiers battus : on pense entre autres à l’escrime, aux marionnettes, au mime… On va donc dans tous les sens pour que les enfants puissent découvrir ce qu’ils aiment. « Ainsi, quand les enfants arrivent au grand campus, ils sont intéressés et engagés soit dans un art, soit dans un sport. C’est à ce moment-là qu’on leur propose de pousser un peu plus. » C’est que les concentrations sont offertes dès la sixième année

 

Les concentrations Espoirs


Et c’est sur le grand campus qu’on offre de réelles concentrations en sport ou en art. Les concentrations Espoirs proposent du badminton, du golf, de la gymnastique, du triathlon, du volleyball et du hockey. L’Académie accueille aussi des athlètes de haut niveau qui peuvent poursuivre leurs études secondaires tout en bénéficiant d’un horaire adapté, ainsi que d’un service de tutorat individualisé.


Le but de l’Académie demeure le développement de l’athlète et ne vise pas uniquement la performance. « Le choix des concentrations reflète les intérêts de notre clientèle. Le triathlon existe déjà à la petite Académie et on a une quinzaine d’élèves qui le pratiquent de façon compétitive au niveau provincial », explique Isabelle Bruneau. La concentration de golf vient tout juste d’être mise sur pied et elle se fait en partenariat avec les professionnels de l’Académie de golf Fred-Colgan, établie à Québec et aux États-Unis. Même chose pour la concentration hockey, qui se fait en partenariat avec l’Académie Joël-Bouchard.


Côté pédagogique, l’horaire allongé permet d’intégrer plusieurs cours « maison », des cours qui ne sont pas nécessairement obligatoires pour le ministère, mais que l’Académie Sainte-Thérèse rend obligatoires. Par exemple, tous les élèves du premier cycle secondaire doivent apprendre une langue tierce.


Un horaire type d’un jeune de secondaire en concentration Espoirs se déroule avec trois cours le matin, suivis d’une heure de dîner, et à partir de 13 h 30, selon la fréquence de son entraînement, l’enfant peut s’absenter jusqu’à la fin des cours. « Tous les horaires peuvent se moduler. Par exemple, en badminton, un élève de deuxième secondaire va s’entraîner deux fois par semaine pendant les heures de classe, pendant qu’un élève de cinquième secondaire va, lui, s’entraîner trois fois par semaine, en plus des soirs et des samedis. L’élève qui fait du triathlon va, lui, partir tous les jours à 13 h 30, puisqu’il doit s’entraîner en natation, en course et en vélo », raconte Mme Bruneau.

 

La concentration Art.com


Le programme Art.com est offert à partir de la première secondaire. À la petite Académie, les enfants ont déjà touché à la danse et au théâtre et, dès la sixième année, aux arts plastiques et à la musique. C’est un programme avec deux portes d’entrée, l’enfant pouvant arriver en première ou en troisième secondaire. Aux première et deuxième secondaires, le programme se concentre sur l’image et dans un message.


« Par exemple, en première secondaire, on a un cours de technique théâtrale et le cours de concentration comme tel, qui est très axé sur l’image en intégrant de l’oral, du dessin et de l’infographie. En deuxième secondaire, on va plus s’attarder au message écrit et au volet journalistique », poursuit Mme Bruneau. L’Académie Sainte-Thérèse a établi un partenariat avec une télévision communautaire locale qui donne accès aux studios et aux équipements professionnels. À l’école, on a développé un laboratoire Mac afin de travailler sur le montage et l’infographie. « Ainsi, nos élèves vont développer des aptitudes autant devant que derrière la caméra. »


Il est aussi possible pour les élèves d’entrer dans le programme à partir de la troisième secondaire. À partir de là, le programme devient beaucoup plus technique et s’attarde plus à la production de documents.


Poursuivre au collégial


« Notre but est d’arrimer notre programme à ce qui est offert au Cégep Lionel-Groulx avec son option théâtre, mais aussi tout son département de production qui commence à se développer. Nos enfants qui se présentent là-bas ont des dossiers très intéressants, surtout quand on sait qu’il y a des collèges qui évaluent les élèves sur portefolio maintenant », explique encore Isabelle Bruneau.


En fait, à l’Académie Sainte-Thérèse, c’est toute une culture qu’on développe. La plupart des enfants arrivent à l’école dès la maternelle. Le taux de rétention est de plus de 95 % au niveau primaire.


Avis aux parents désireux de voir leurs enfants fréquenter cette école : chaque année, une classe s’ouvre en sixième primaire et en première secondaire, ce qui fait que seulement une soixantaine de nouveaux élèves peuvent s’inscrire à ces niveaux annuellement. Mais il ne faut pas désespérer, puisqu’« on sait que la demande est là et on a encore une perspective de croissance », conclut Isabelle Bruneau.



Collaboratrice