L’impasse reste entière avec les professeurs au sujet du rattrapage

À moins d’une semaine de la rentrée, c’est toujours l’impasse entre les professeurs et l’administration de l’Université de Montréal. Le syndicat des professeurs de l’établissement (SGPUM) a maintenant déposé deux griefs ainsi qu’une plainte à la Commission des relations du travail contre son employeur, a appris Le Devoir.

Depuis les pourparlers de reprise en juin, les professeurs déplorent que la direction ne les ait pas encore reconnus comme interlocuteurs concernant l’organisation du rattrapage de la session. Ils craignent aussi de subir des préjudices en raison du manque de planification dans le dossier, ce qui a fait l’objet d’un second grief déposé au cours de la dernière semaine. « On a aussi déposé une plainte à la Commission des relations du travail, et là encore, ça concerne le respect de notre convention collective et le monopole de la représentation, qui est bafouée », a expliqué la vice-présidente du SGPUM, Marianne Kempeneers. Une ordonnance de sauvegarde, visant à statuer sur l’urgence de la requête, a toutefois été rejetée par un arbitre le 9 août dernier.


Elle soutient que les professeurs sont dans le néant quant aux ressources additionnelles qui leur seront accordées. Étant donné qu’il n’y a aucun « battement » entre la session de rattrapage et la nouvelle session d’automne qui commencera, certains auront besoin d’aide notamment pour la correction, souligne Mme Kempeneers. Son impression est que la direction réagira au « cas par cas ».


« À quel moment suis-je censée donner les corrections ? À qui ? On ne sait pas comment va se faire la transition entre les examens, les évaluations et les remises de notes », a-t-elle indiqué. « Il y a un flou total. La direction ne veut pas discuter avec nous et on ne sait pas quoi répondre à nos collègues. On est réduit à faire ce que la loi 12 nous dit de faire. Il y a une situation d’anomie concernant l’encadrement du rattrapage. »


Le fait que la session d’automne se termine en janvier 2013, ce qui risque de décaler la suivante et de repousser les activités académiques et de recherche des professeurs, en inquiète aussi plusieurs.


La direction de l’Université de Montréal ne croit pas au dialogue de sourds. « Ce sont les profs qui ont soumis les plans de rattrapage et on trouve qu’ils ont fait un travail exceptionnel », a dit Mathieu Filion, du service des communications de l’UdeM. Les professeurs qui ont demandé une aide précise l’ont reçue, a-t-il ajouté. « Par exemple, les profs qui partaient en sabbatique et demandaient des congés pour la session, ça a été accordé quand c’était possible. »

1 commentaire
  • André Michaud - Inscrit 22 août 2012 09 h 25

    Les conséquences

    15 millions en frais policiers, une désorganisation de L'organisation scolaire, du décrochage, un surplus à payer aux profs..voila les conséquences du boycot par environ le tiers des étudiants..