Annulation de la «journée portes ouvertes» - Le Grand Prix est-il allé trop vite ?

À l’invitation de la CLASSE, et malgré la pluie, quelques milliers de personnes se sont réunies samedi au parc Jeanne-Mance, à Montréal, pour dénoncer la hausse des droits de scolarité et la loi 78. Ci-dessus, le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir À l’invitation de la CLASSE, et malgré la pluie, quelques milliers de personnes se sont réunies samedi au parc Jeanne-Mance, à Montréal, pour dénoncer la hausse des droits de scolarité et la loi 78. Ci-dessus, le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois.

La journée portes ouvertes du Grand Prix du Canada, qui permet chaque année aux mordus de Formule 1 de jeter un oeil aux garages, sera annulée ce jeudi matin, en raison des menaces de perturbations par des étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité. Les organisations étudiantes jugent la mesure absolument « exagérée » et « précipitée ».

« À regret », le président du Grand Prix du Canada, François Dumontier, a annoncé hier après-midi que l’événement serait annulé. « Notre premier devoir est d’assurer le confort et la sécurité des partisans et des spectateurs, ce que nous serons assurément en mesure de faire dès l’ouverture des tourniquets, vendredi matin et tout au long du week-end, a-t-il déclaré par voie de communiqué. Or, compte tenu des annonces de perturbation récemment formulées, l’admission gratuite et le caractère naturellement plus ouvert de la journée portes ouvertes présentaient certains risques que nous ne pouvions prendre. »


Les étudiants n’y comprennent rien. La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) estime que les craintes de débordements au Grand Prix exacerbées par les propos tenus pendant les négociations par un représentant de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), sont tout simplement infondées. Un négociateur de la CLASSE avait lancé à la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, que si l’offre des étudiants n’était pas acceptée, « on va vous l’organiser, votre Grand Prix ».


« Je pense qu’on a monté le tout en épingle ; le gouvernement a utilisé [cette phrase] pour discréditer le mouvement étudiant, a dit hier la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins. À ma connaissance, la CLASSE a simplement l’intention d’informer les gens, d’aller distribuer des carrés rouges pour faire connaître les enjeux. » Un simple coup de fil aux organisations étudiantes aurait pu rassurer les organisateurs, croit Mme Desjardins.


Même son de cloche à la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), où l’on qualifie aussi la mesure de « démesurée ». « Oui, des manifestations ont lieu tous les soirs, mais, depuis plus d’une semaine, ça se passe dans le calme, rappelle la présidente, Éliane Laberge, qui trouve dommage que des Québécois amateurs de Formule 1 soient privés de l’événement populaire. De là à craindre les étudiants au point de penser que des vies sont en danger, c’est prendre les étudiants pour plus qu’ils ne le sont. »


Les principaux intéressés, à la CLASSE, répètent que le but, en visant le Grand Prix, était de mobiliser les touristes sans empêcher la tenue de l’événement. « C’est normal que ça paraisse un peu quand il y a une crise sociale », affirme Gabriel Nadeau-Dubois. Si François Dumontier l’avait appelé, il lui aurait répété ses propos des derniers jours sur le sujet.


Des membres de la CLASSE seront quand même présents autour de l’événement de course automobile pour le week-end, tandis que la FEUQ et la FECQ n’ont pas prévu d’action liée au Grand Prix.


Pourquoi l’équipe du Grand Prix n’a-t-elle pas pris contact avec les organisations étudiantes ? M. Dumontier n’accordait plus d’entrevues hier soir et n’a donc pas répondu à cette question.


Mais d’autres groupes risquent d’entrer en jeu. Les portes ouvertes ont beau être annulées, les amateurs de vitesse pourraient quand même croiser des manifestants jeudi. La Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) organise un événement pour perturber le cocktail d’ouverture ce jeudi même, pour appuyer les étudiants. « Faisons de leur soirée “de prestige, de faste et de plaisir” notre Grand Soir ! », indique l’invitation sur le site Web du groupe. Les membres prévoient par ailleurs s’inviter toute la semaine là où se trouveront les amateurs de Formule 1, du parc Jean-Drapeau jusque « dans le coin de la rue Crescent où seront stationnées leurs Ferrari », symbole des injustices sociales, selon la CLAC.

 

« Appel à la raison »


Le fondateur du festival Juste pour rire, Gilbert Rozon, rencontrera aujourd’hui les représentants des organisations étudiantes pour tenter de les convaincre de ne pas perturber les événements et festivals qui font « la fierté des Montréalais ». « Je m’en vais juste essayer de faire appel à leur raison », a-t-il dit à La Presse canadienne. Les manifestations étudiantes ont déjà un impact sur les événements montréalais, comme en témoigne la baisse des ventes de billets pour le Grand Prix, confirmée la semaine dernière par François Dumontier.


Éliane Laberge participera sans hésitation à la rencontre. « On nous dit que c’est pour nous ramener à la raison, mais nous aussi on peut montrer que le gouvernement savait pertinemment qu’en quittant la table des négociations, la mobilisation continuerait et que ça aurait un impact sur l’économie de Montréal, ce qui affecterait l’opinion publique.»


La CLASSE n’avait pas reçu d’invitation hier pour se joindre à la rencontre. « Mais honnêtement, je ne saurais pas quoi lui dire [à M. Rozon], a dit Gabriel Nadeau-Dubois. La CLASSE ne prévoit rien au sujet du Festival Juste pour rire. »

 

La SQ et la CLASSE


Radio-Canada a révélé hier que Gabriel Nadeau-Dubois avait été longuement questionné par la division des enquêtes sur la menace extrémiste de la Sûreté du Québec, à la fin d’avril. En entrevue à la télévision publique, le représentant étudiant a affirmé que la première chose que l’enquêteuse lui a dite au début de l’interrogatoire, c’est qu’on le rencontrait à la suite d’une demande du ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil. Le cabinet du ministre a plutôt affirmé que M. Dutil ne s’est jamais ingéré dans les enquêtes policières.


« On m’a essentiellement posé des questions sur le mouvement étudiant, sur la CLASSE, sur les actions, on m’a nommé des groupes qui sont actifs sur les réseaux sociaux pour savoir si je les connaissais, si j’avais de l’information », a dit M. Nadeau-Dubois à Radio-Canada. La SQ n’a pas confirmé le contenu de l’interrogatoire.

103 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 4 juin 2012 00 h 16

    Déplacement des négociations à Montréal : Nouvelle Formule sous le signe de l’Humour !

    Après quelques tentatives laborieuses et infructueuses dans la Vieille Capitale, les négociations avec les trublions étudiants se sont transportées à Montréal, sous le signe de l’Humour et de la Bonne Humeur, dans une Nouvelle Formule entièrement renouvelée.

    Le négociateur serait le Bonhomme Sept Heures en personne, et on peut maintenant confirmer, bien qu’il soit question selon Monsieur Rozon de « de chantage et de prise d'otage », que le médiateur n’est pas le sympathique Claude Poirier, mais une célèbre mascotte sortie de l’imagination débridée d’un dessinateur.

    Après qu’il se soit fait littéralement “cuisiner” par l'Inspecteur Épingle, GND est enfin disposé à vraiment négocier ce qui pourrait être un Grand Prix de consolation, soit un moratoire sur les moratoires, assorti d’une clause gagnant-gagnant à coût nul.

    Les négociations se déroulent à présent d’une manière très sérieuse, et ce n’est pas juste pour rire, comme ce fut le cas dans l’autre ville, alors que les discussions avaient tendance à tourner en rond, même si le pilote avait comme son entraîneur, les deux mains sur le volant.

    Monsieur Charest, qui a quand même passé entre 30 et 50 minutes (histoire de mettre les pendules à l’heure…) avec les représentants étudiants durant leur bref boycott de moins de quatre mois, peut à présent profiter d’un repos bien mérité, hors d’atteinte des casseroles qui n’arrêtent pas de tinter dans des quartiers trop populaires.

    Comme le disait un célèbre arpenteur des neiges de notre jardin de givre, « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ! »

    Yves Claudé

    • robert morin - Inscrit 4 juin 2012 11 h 05

      Bravo pour l'exercice d'imagination libératrice et viva Voltaire!!! Think out of the box ou, en bon français, «L'imagination au pouvoir!»

  • André Michaud - Inscrit 3 juin 2012 23 h 28

    vraiment surpris ?

    Qui est vraiment surpris devant cette décision ?

    Qui aurait pu assurer la sécurité pour une journée porte ouverte avec la participation annoncée des activistes de la classe partout sur le terrain ? Qui peut garantir que tous seraient bien intentionnés? Les bolides et les équipements devenant à portée de main.

    La Classe devrait être contente, même pas besoin de faire de manifs pour faire ce qu'ils appellent gentiment "perturbation économique". La peur du chaos à la Victoriaville a suffit!

    • Catherine Gauthier - Inscrit 4 juin 2012 10 h 16

      Ce qui est drôle, c'est qu'on annule ce qui est gratuit, donc ce qui ne fait perdre aucun bénéfice. Les seuls pénalisés? Ceux qui comptaient s'y rendre et qui pourront alors accuser les étudiants sans comprendre que c'est le but de la manoeuvre. Pour ce qui est du reste, pas question d'y toucher, les profits dont ne profiteront réellement que quelques personnes doivent rentrer. L'argent, l'argent, l'argent.

    • Gilles Théberge - Abonné 4 juin 2012 10 h 42

      Si on en croit monsieur Michaud, les «activistes» de la CLASSE seraient au bord de nous conduire à une sorte de «remake» de la crise d'Octobre...!

      On exagère pas un peu ici?

    • Yves Claudé - Inscrit 4 juin 2012 11 h 43

      Négociations, annulation et démocratie

      «Les bolides et les équipements devenant à portée de main» … Alors que les représentants étudiants s’étaient heurtés à un mur gouvernemental dans des discussions avançant à pas de tortue, pensez-vous vraiment que ces «bolides» auraient permis de faire débloquer et avancer les négociations ? D’autre part, avec les écarts de conduite de certains, un dérapage est si vite arrivé …

      En fait, je crois très sincèrement que les subventions gouvernementales à la F1 étaient insuffisantes pour qu’une activité aussi gratuite et généreuse que celle des «Portes ouvertes» puisse être tenue.

      De plus, cette annulation constitue une excellente leçon de civisme à l’intention des agitateurs de la CLASSE, mais aussi “amateurs de chars” et de … “créatures” : voilà où mènent les excès de démocratie ! Car selon Le Devoir (*) : «Le grand patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone», considère qu’Adolf Hitler «était efficace» : «Je déteste la démocratie comme système politique. Elle vous empêche de réaliser des choses.» CQFD !

      Yves Claudé

      (*) « Bernie Ecclestone - Attention, chauffard à droite! », Jean-François Nadeau, Le Devoir, Montréal, 11 juillet 2009.
      http://www.ledevoir.com/non-classe/258678/bernie-e

    • Francine Gélinas - Inscrite 4 juin 2012 12 h 19

      Ce n'est pas moi qui vais pleurer .... Le Grand Prix siphonne de l'argent gouvernemental, pollue et ma foi, je m'en tamponne de ces voitures et de ces bolides. Pour citer Renaud:
      "Femme je t´aime parce que
      Une bagnole entre les pognes
      Tu n´deviens pas aussi con que
      Ces pauvres tarés qui se cognent... "

      Par contre, M. Michaud, il ne vous vient jamais à l'idée que cette annulation est une manipulation pour faire croire à un réel danger? Vous avez une confiance si grande ? Je vous envie. Pour ma part, les manifestants du Québec m'ont prouvé à 100% qu'ils étaient extraordinaires, et NON-VIOLENTS! Ils n'ont poivrés aucune personne, ni matraqué les passants...

    • André Michaud - Inscrit 4 juin 2012 17 h 23

      @ Mme Francine Gélinas

      Donc si vous aviez été en charge de la sécurité sur le site, vous n'auriez eu aucune crainte à laisser entrer des milliers de manifestants sur le terrain ? Comment trier les entrées sur une journée porte ouverte?

      Aucun anarchiste style "black block sans cagoule" , qui y voit une action d'éclat comme un symbole contre la richesse du grand prix, ne pourait s'infiltrer et commettre méfaits ?

      Même sans aucune violence, imaginez une fête qui devient reléguée au deuxième plan par beaucoup de manifestants?

      Un manif qui fait craindre que quelques individus à travers ( pas du tout la majorité, évidemment) fassent du vandalisme sur leur auto..!!

      Pour ceux qui voudraient participer à cette fête ce serait très emmerdant, non? Ce serait gâcher leur fête. Et remettre en cause leur événement, qui génère des millions pour Montréal.

      Ceci étant dit, personnellement je déteste ces courses probablement autant que vous, mais c'est un autre débat....chacun ses goûts..

      Tant qu'aux policers, si ils sont nerveux il y a raison. Depuis des semaines les étudiants jouent au chat et à la souris avec eux à travers les rues de Montréal. Et ils ont à gérer le tout, la circulation, surveiller les casseurs qui s'infiltrent dans les manifs, les insultes de certains , les caméras partout, les heures supplémentaires exténuante et sous pression,...je crois qu'ils font leur gros possible, et parfois perdent un peu leur sang froid. Pas facile comme job, non?

      Si les étudiants donnaient leur parcours, il y aurait bien moins de policiers nerveux et pouvant possiblement perdre leur sang froid. Tout serait plus calme et propice à la non-violence dont je ne doute pas que vous soyez adepte.

    • Pierre Sabourin - Inscrit 4 juin 2012 18 h 39

      Voyons voir ce que Bernie Ecclestone, celui qui détiens les droits commerciaux de la F1 pense de nous et de notre démocratie constitutionnelle:


      http://m.guardian.co.uk/sport/2009/jul/04/bernie-e


      Pierre Sabourin

    • Pier-Luc Théberge - Inscrit 4 juin 2012 21 h 18

      M. Michaud, donneriez-vous votre itinéraire si de ce fait vous deveniez organisateur et responsable des actions de tout le monde? Àu moindre acte criminel, on pourrait vous condamner à une amende de plusieurs milliers de dollars. Le feriez-vous?

      Si les policiers sont exténués, peut-être devraient-ils le dire au gouvernement qui a passé la loi 78 et qui a laissé la crise pourrir?

    • André Michaud - Inscrit 5 juin 2012 00 h 05

      @M.Pier-Luc théberge

      Je comprend très bien que vous ne voulez pas prendre la responsabilité pour une foule..je ne voudrais pas moi non plus.

      Pour éviter la responsabilité sur une personne, il faut comme les manifestants ont fait à Québec, voter à main levée comme quoi on est d'accord pour donner son parcours. Ainsi aucune personne est directement responsable.

      En passant, la loi 78 n'a pas encore été vraiment appliquée et ne le sera probablement jamais. Vous pouvez être rassuré. Il ne faut pas se battre contre des moulins à vent.

    • Isabelle Falardeau - Inscrite 10 juin 2012 11 h 45

      @André Michaud: vous suggérez vraiment qu'on demande à une foule qui s'étend sur deux pâtés de maisons, de nuit, à travers des arbres et les structures érigées sur place, de voter à main levée?
      Et encore faudrait-il la convoquer, cette foule, 8 heures avant le début de la manifestation, afin de respecter le délai prescrit par la loi 78.
      Non, le seul moyen d'indiquer un itinéraire à l'avance pour un groupe aussi important, ce serait d'avoir un organisateur qui le fait. Et vous avouez vous-même que vous ne prendriez pas le risque d'être cet organisateur, alors que cela vous rend passible d'amendes pour les actes de gens que vous ne contrôlez pas.
      Je suis bien d'accord avec Pier-Luc Théberge. C'est la loi 78 qui occasionne ce chaos.

  • René Latendresse - Inscrit 4 juin 2012 01 h 41

    La résurgence du duplessisme

    Et dire qu'on croyait en avoir terminé avec la grande noirceur. Voilà que les libéraux renouent avec les bonnes vielles méthodes du duplessisme! Sous le règne de Jean Charest, le Québec est en proie devenir un état policier. Il faut vite tirer le signal d'alarme et arrêter cette grave dérive. Sinon nous sommes collectivement condamnés à entrer dans une nouvelle ère obscurantiste et le Québec tout entier de sombrer dans un trou noir duquel il aura du mal à s'extirper. La lucidité fulgurante et sans indulgence est notre unique lueur d'espoir. J'ose espérer qu'il est encore temps de faire marche arrìère avant que l'irréparable ne se produise.

  • René Girard - Inscrit 4 juin 2012 02 h 57

    Très bonne décision

    Les représentants d'une minorité d'étudiants (17%) ont beau dire que le gouvernement utilisent cette phrase : "on va vous l'organiser votre Grand Prix" pour discréditer le mouvement qui représente une minorité d'étudiants et une minorité de la population qui conteste la loi 78, il n'en demeure pas moins vrai que c'est pourtant bien Gabriel Nadeau-Dubois qui l'a dite. Alors si les autres veulent se désolidariser de cette position ils n'ont qu'à se dissocier des propos menaçants prononcés par Gabriel Nadeau-Dubois qui s'est discrédité lui-même et a ainsi conduit les organisateurs du Grand Prix à prendre, en l'occurence, une très bonne décision. Dommage pour les nombreux amateurs de Formule Un qui voient ainsi leur plaisir gâché par une poignée de contestaires anti-démocratiques, mais il vaut mieux préserver la paix sociale.

    • benoit corbeil - Inscrit 4 juin 2012 07 h 25

      Monsieur Girard,

      Dans votre enthousiasme, vous avez oublié que Gabriel Nadeau-Dubois n'était même pas à la rencontre où LA phrase aurait été prononcée.

      Ça part mal un argumentaire lorsque son premier élément est déjà erroné. Y'a comme un doute sur la validité du reste!

      Meilleure chance la prochaine fois.

      Benoit Corbeil

    • Claude Lachance - Inscrite 4 juin 2012 08 h 38

      Moins de monde sur la Main, dommage pour les vendeurs de hot-dogs! Cou donc j'rêve-tu là moé? Un show de char, pour cautionner et servir d'écran à un gouvernement corrompu. Des journalistes coome sous PET, prèts à clamer une insurrection , .. j'en passe, On est en plein délire, l'ignorance régnant en maître servile du mépris et de la désinformation si utile à ceux qui tiennent le pouvoir en mains. pas nécessairement propres.

    • jacques lecuyer - Inscrit 4 juin 2012 08 h 43

      Vous vous trompez; ce n'est pas GNd qui a dit cela; il N'était pas à la table de discussion. Ou vous êtes malhonnète ou mal informé.

    • Armand Robitaille - Inscrit 4 juin 2012 09 h 20

      M.Girard,

      Primo, vous êtes mal informé, ou vous arrangez la vérité pour en faire votre affaire. Ce n'est pas Gabriel Nadeau Dubois qui a prononcé cette phrase, il n'éait pas à la table des négos.

      Deuxio: le fait de retirer les "portes ouvertes" est encore une manipulation des libéraux pour que ça fasse mal au petit peuple qui veut du pain et des jeux qui eux vont en vouloir possiblement au mouvement étudiant. C'est du moins le calcul de Charest. Parce qu'il fait beaucoup de calculs le monsieur de ces temps-ci.

      Si ces "portes ouvertes" étaient payantes, l'évènement n'aurait pas été cancèlé. Fric oblige. Alors on retire la carotte et on s'arrange pour déchirer sa chemise et diaboliser le mouvement étudiant. La cassette de Charest est de mettre le plus souvent possible dans la même phrase, étudiants et violence.

      Le violent ici est celui qui est près à toutes les bassesses pour garder le pouvoir coûte que coûte. Il a tellement de squelettes dans son placard qu'il va tout faire pour ne pas que ça tombe dans les mains d'un prochain gouvernement qui ne serait pas le sien.

      Pas besoin d'être un prix Nobel pour faire une lecture de ce gouvernement et de constater la peur qui y règne.

      Que vous le vouliez ou non il y a ici une nouvelle révolution qui se lève et elle ne sera pas violente mais intelligente.

      Attachez votre tuque avec de la broche ou bien ajoutez votre effort à la société nouvelle que vous ne pourrez éviter any way.

      AR

    • Laurent Voyer - Inscrit 4 juin 2012 10 h 19

      @ M. Girard:

      Tout à fait d'accord avec vos propos. Et même si ce n'est pas GND qui a prononcé ces paroles, ca ne change rien à la justesse de vos propos. Et en tant que porte-parole de la CLASSE, GND est tout à fait responsable de ces menaces qu'il tente de le nier avec son sophisme habituel. On connais bien ce genre de manipulation, mais il n'ira pas très loin avec ce genre de réthorique de pti intello à la gomme.

      Au fait, pourquoi il n'était pas à la table de négociation cette journée là? Est-ce pcq il était à la cour pour son outrage au tribulal ou bien était-il à la Régie du logement pcq'il ne paye pas son loyer?

    • Catherine Gauthier - Inscrit 4 juin 2012 10 h 24

      Revoyez vos chiffres.

      Je crois que vous avez fait une erreur dans votre dernière phrase, qui aurait dû se lire ainsi : "Dommage pour une poignée d'amateurs de Formule Un qui voient ainsi leur plaisir gâché par les nombreux contestaires pro-démocratiques"

      Amateurs de F1 ayant assité l'an dernier aux portes ouvertes : 12 000

      Participants à la manifestation du 22 mai : 250 000.

    • sylvain chartrand - Inscrit 4 juin 2012 12 h 34

      Peu importe que se soit l'ange Gabriel ou un autre qu'il l'a dit. Ca été dit.

      De toute facon, Jean Charest aurait offert la Lune aux étudiants qu’ils auraient eu tôt fait de la refuser. Ils vivent un trip qu’aucune drogue ne pourrait donner comme sensation de bien-être. Ils se sentent importants, désirés, affublés d’éloges et ivres de désobéissance civile.

    • Francine Gélinas - Inscrite 4 juin 2012 12 h 29

      et de deux.... Renaud:

      Femme je t´aime parce que
      Une bagnole entre les pognes
      Tu n´ deviens pas aussi con que
      Ces pauvres tarés qui se cognent...

      Vous adhérez facilement à la grosse menace de saboter le Grand Prix... Jamais je ne pleurerai sur le Grand Prix. Faut être imbécile pour subventionner ce truc au détriment de l'éducation. Combien d'amateurs cela représente-t-il en % de la population, Monsieur? Ah? Des milliers de dollars de retombées? Pourquoi subventionner alors? Des emplois? Toute l'année ou saisonniers? Attention, Harper va leur sabrer leur assurance chômage (loi C-38, vous connaissez?)... mais vous ne vous battrez pas contre Harper ou Charest. Vous préférez taper sur les étudiants, sur leurs représentants car ils savent penser et ça vous enrage.
      Et M. Laurent Voyer qui n'aime pas les intello... hum... Vous me faites peur, réellement. Resté accroché contre l'éducation, comme au temps de Duplessis. Petit... très petit.

    • Catherine Gauthier - Inscrit 5 juin 2012 16 h 59

      @ Laurent Voyer

      Pourquoi GND n'était pas à la table de négociation? Il n'y va jamais, la CLASSE a un comité de négociation qui s'occupe de ça. C'est un fait connu depuis le début du conflit.

      Tant qu'à la rhétorique de petit intello dont vous qualifiez ses propos, vous devriez avoir honte. Votre manière de rappeler l'histoire de la Régie du logement et le pseudo-outrage au tribunal en les déformant à l'avantage de vos propos haineux sont du sophisme du plus bas étage qui soit. GND tient un discours cohérent et remplit son rôle de porte-parole avec brio, un rôle vraiment difficile et très incompris de beaucoup, dont vous faites partie. La politique de la CLASSE, celle de la démocratie directe, semble être en dehors de votre capacité de compréhension, comme beaucoup de nos concitoyens au cerveau lavés qui croient encore que notre système politique est démocratique. Quelle farce!

  • Michel Benoit - Inscrit 4 juin 2012 04 h 45

    Moins de déboursés en annulant les Portes Ouvertes

    Les 3 gouvernements versent des millions en subventions au Grand Prix et aux autres festivals.

    Pour mieux faire avaler la pilule, les organisateurs proposent des activités gratuites pendant leurs festivités.

    Le Grand Prix ouvre ses portes au public le jeudi.
    En annulant cette activité, le Grand Prix économisera des milliers de dollars et encaissera complètement sa subvention.

    De plus, le Grand Prix mettra plus de pression pour avoir encore plus de subventions pour le renouvellement de l'entente.

    Pendant que l'on a augmenté la valeur foncière des immeubles résidentiels de 105 % depuis 2004, on a haussé la valeur foncière des hôtels de 15 %. Au dernier rô;e d'évaluation 2011-12-13, on a même dévalué de 6 % la valeur foncière des hôtels.

    Année après année, la Ville de Montréal encaisse de moins en moins de taxes foncières du secteur hôtelier et ce sont les petits propriétaires qui absorbent le débalancement foncier.

    Michel Benoit