Des milliers de manifestants bravent la pluie pour participer à la marche de la CLASSE

La fine pluie qui s'abattait sur Montréal n'aura pas eu raison des manifestants qui ont répondu en masse à l'invitation de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La fine pluie qui s'abattait sur Montréal n'aura pas eu raison des manifestants qui ont répondu en masse à l'invitation de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

Plusieurs milliers de personnes ont bravé la fine pluie qui tombait sur Montréal pour se réunir au parc Jeanne-Mance, cet après-midi, afin de prendre part à la marche organisée par la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

Ce rassemblement survient deux jours après la rupture des négociations entre les étudiants et le gouvernement Charest. «Armés» de parapluies et de casseroles, les étudiants et ceux qui les appuient n'avaient pas l'intention d'abandonner leurs différents moyens de pression.

Les organisateurs de la marche estimaient la foule entre 5000 et 7000 personnes vers 15h. Puis, toujours selon le compte Twitter de la CLASSE, l'estimation a grimpé à 25 000 personnes à 16h. Le SVPM n'a quant a lui pas fourni d'évaluation.

La grande manifestation, qui se voulait «familiale», a été déclarée illégale dès son commencement par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), puisque les organisateurs n'ont pas fourni leur itinéraire, selon le règlement municipal P-6. Mais comme d'habitude, le SPVM a indiqué que la marche pouvait se poursuivre si aucun acte criminel n'était commis.

Plusieurs membres de Québec solidaire étaient aussi présents dans la manifestation, notamment Amir Khadir, Françoise David et Manon Massé.

Vers 14h30, après le début de la marche, la foule s'est immobilisé au coin des avenues du Parc et Mont-Royal, où les deux porte-paroles de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, ont tenu un point de presse. M. Nadeau-Dubois a dit que la CLASSE était ouverte à une médiation avec le gouvernement, mais qu'elle souhaitait avoir son mot à dire sur le médiateur sélectionné.

Le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, a affirmé que cette manifestation allait doublement à l'encontre de la loi 78, ajoutant en être d'ailleurs très fier. Sa collègue Jeanne Reynolds a quant à elle réitéré le caractère inapplicable de la loi, ajoutant qu'elle attendait toujours son amende après toutes les manifestations illégales auxquelles elle a participé. M. Nadeau-Dubois a promis que la pression sur le gouvernement Charest se poursuivrait au même niveau tout au long de l'été.

Les leaders ont affirmé qu'une régionalisation de la lutte était possible, puisque les étudiants allaient probablement retourner dans leur région natale pour l'été. Les manifestations seront peut-être plus petites, mais elles seront plus nombreuses, a-t-il poursuivi.

Gabriel Nadeau-Dubois a aussi profité de l'occasion pour signaler que le regroupement étudiant ne prévoyait pas perturber le Grand Prix de Montréal, mais qu'il profiterait tout de même de cet événement pour faire connaître la cause défendue par les étudiants. «C'est normal qu'une crise sociale transparaisse lorsqu'il y a des événements publics», a-t-il plaidé. «Donc on va distribuer de l'information, des carrés rouges, pour que les touristes qui visitent le Québec soient au courant qu'il se passe quelque chose et qu'ils comprennent pourquoi ils voient des images de manifestations à la télévision tous les jours.»

Par ailleurs, la CLASSE est réunie en congrès ce week-end pour établir son plan d'action estival, après l'échec des négociations avec le gouvernement pour tenter de résoudre le conflit étudiant.

La coporte-parole Jeanne Reynolds a affirmé que la stratégie devait être peaufinée, notamment face à une situation politique de plus en plus floue. «M. Charest a laissé entendre qu'il y aurait peut-être des élections bientôt, mais on veut continuer la mobilisation», a-t-elle expliqué. «Jusqu'à maintenant, on pense que ce qui a vraiment mis de la pression sur le gouvernement, c'est le fait qu'il y ait des gens dans les rues. On est toujours prêts à négocier, mais on sent que c'est plutôt fermé en ce moment de la part du gouvernement.»

La CLASSE s'engage à faire front commun avec les autres associations étudiantes si une nouvelle invitation à la table des négociations était lancée par le gouvernement Charest. «Il y a différentes associations avec des façons de faire différentes, et donc nous n'avons pas de plan d'action conjoint», a réitéré Jeanne Reynolds.

Mme Reynolds estime par ailleurs qu'une élection ne serait pas une façon noble de résoudre le conflit. Le gouvernement, d'après elle, devrait plutôt faire des compromis, «piler sur son ego» et trouver des solutions.

Pour l'ancien député péquiste Daniel Turp, un tel scénario électoral serait l'occasion pour les Québécois de choisir des dirigeants qui auront à coeur les étudiants et l'accès à l'université. «Les étudiants avaient des propositions raisonnables et le gouvernement devrait donner suite à leurs propositions. Et pour le débat plus global, il y aura des élections», a-t-il soutenu, ajoutant que la lutte actuelle en est une qui mérite d'être poursuivie.

Une touriste américaine s'était jointe à la manifestation avec deux compatriotes, affirmant que la mobilisation au Québec était très excitante.«Il serait temps que les Américains se tiennent debout eux aussi; les droits de scolarité chez nous atteignent des sommets complètement fous», a souligné Maggie, une résidante du Vermont.

Lors du congrès de la CLASSE demain, Gabriel Nadeau-Dubois demandera une prolongation de son mandat. Il entend demeurer à son poste jusqu'à la résolution de la crise étudiante, pour ensuite quitter sa fonction.
20 commentaires
  • André Doré - Inscrit 2 juin 2012 18 h 19

    La vérité...

    Les argents que le gouvernement a consentis aux étudiants par la bonification des bourses et des prêts proviennent des crédits d'impôts des étudiants qui ont été diminués de 20% à 16.5%. La réduction de 34$ proposée par le gouvernement provient d'une autre réduction des mêmes crédits d'impôts de 16.5% à 13.5%. Tant qu'à faire, les étudiants ont alors suggéré de les diminuer encore plus pour annuler la hausse pour les deux premières années. D'une manière ou d'une autre, ce sont les étudiants eux-mêmes qui payaient le tout. Il ne s'agissait que d'un simple remaniement d'argent... Avec leur proposition, les étudiants financaient eux-mêmes le gel de deux ans. C'est donc par pur entêtement que Charest (à travers sa ministre) s'est sauvé de la table de négociation. Il est urgent de se débarasser d'un tel individu qui nous coûte une fortune avec ses décisions stupides. La compétence coûte peut-être cher, mais l'incompétence coûte encore plus cher...!!!

    • Stéphane Martineau - Abonné 3 juin 2012 00 h 24

      Bravo....

    • Anne Marie Archambault - Inscrite 3 juin 2012 21 h 04

      Votre commentaire est très pertinent! Avez-vous des sources (pour les chiffres) afin que je puisse mettre ces arguments ''dans la face'' de quelques bornés de mon entourage? Merci encore pour cette information!

    • Anne Marie Archambault - Inscrite 3 juin 2012 22 h 33

      Ma théorie: Charest a un fusil à la tête.

      1 - les banques:

      si les frais de scolarité n'augmentent pas, les étudiants ne s'endettent pas, par conséquent les banques ne s'enrichissent pas.

      2 - les chercheurs des universités:

      les frais d'études financent les études mais aussi la recherche, en favorisant largement le secteur privé (le pharmaceutique entre autre). Pas d'augmentation, pas de financement. Donc même si les étudiants changent quatre trente sous pour une piastre en finançant eux-même la hausse avec une diminution des crédits d'impôts, cela ne satisfait pas la grosse machine qui veut juste plus de $$$$$$$$$$$$. Le mot DURABLE n'existe pas dans leur dictionnaire...

      J'ai en tête la chanson Money de Pink Floyd.

  • Samuel Jacques - Inscrit 2 juin 2012 19 h 05

    La majorité silencieuse .. ?

    Il commence à être temps que les gens arrêtent de parler de la majorité silencieuse. Ça ne veut simplement rien dire! C'est un coup médiatique du gouvernement Charest qui cherche à nous faire croire que tout ceux qui ne sont pas dans la rue sont unanimement contre les carrées rouges. La majorité silencieuse est une invention qui ne sert qu'à marginaliser les manifestants en nous faisant croire que tout les autres sont POUR Charest. Oui, nous (les manifestants) ne sommes peut-être pas majoritaire à 50% +1, mais nous sommes très certainement la minorité la plus majoritaire et nombreuse du lot. Il ne faut pas oublier que la majorité silencieuse c'est tout ces gens qui ne peuvent pas sortir manifester mais qui nous supportent. Il y a du NOUS dans cette majorité silencieuse. C'est aussi tout ceux qui n'ont pas d'opinion, tout ceux qui s'en fichent de ce qui se passe, tout ceux qui haïssent les deux camps, tous ceux qui détestent Charest mais qui ne croient plus en rien, tous ceux qui sont pour la hausse mais contre Charest et sa loi spéciale... et c'est aussi ceux qui sont pour la loi spéciale et pour Charest. Charest s'approprie cette majorité silencieuse, mais c'est une arnaque que de dire qu'elle est unanime. Elle est au contraire divisée d'une manière que la minorité bruyante ne l'est pas.

    Puis si la majorité silencieuse est tant convaincue des ses idées, on le verrait mieux organisée. Elle serait dans la rue elle aussi! Mais je doute fort que quelqu'un ne finisse par sortir en support à Charest comme on l'a fait aujourd'hui. Cette majorité que Charest s'approprie n'existe simplement pas. C'est d'un tas de minorité dont on parle, des minorités opposées les unes aux autres. La majorité silencieuse est aussi existante que la main invisible du marché ou que la fée des dents. C'est une histoire de peur pour effrayer la population et ceux qui ont des convictions.

    Puis de toute façon, ma mère m'a toujours dit; "Qui ne dit mot, conscen

    • Louis Palardy - Inscrit 3 juin 2012 01 h 02

      Bien, mon cher Samuel,

      La majorité silencieuse existe, bel et bien.

      Sauf, quelle ne descendra pas dans la rue pour mettre de l'huile sur le feu, et que ca tourne au vinaigre.

      On est écoeuré des manifestations, de Jean Charest et de tout ceux qui en tirant sur tout ce qui bouge, contribuent à rendre le climat social pourri à Montréal.

      La majorité silencieuse, c'est celle qui ira voter aux élections et qui dictera aux étudiants quel sera la prochaine politique à suivre pour les 5 prochaines année.

      Quelle Meilleure Organisation? Qui ne dit mot conscent. Ceux qui supporte le dégel des frais de scolarité, se font traiter de tout les noms. Pourquoi manifester pour ce que la majorité souhaite? La majorité démocrate, ira régler cela aux élections. Aucun besoin de sortir à tout les soirs pour faire passer le message. Faire des menaces, c'est enfantin et souhaiter la désobéissance civile, n'est vraiment pas de la démocratie.

      La Majorité décidera du sort de Charest aux prochaines élections. Elle dit: Pour la première fois de son histoire, Charest se tient debout. C'est dommage pour vous, mais si à chaque fois que l'on n'est pas daccord avec la direction du gouvernement on manifeste dans la rue, aussi bien accepter le cahos, et la loi de la jungle. Il est impossible de plaire à tous.

      Encore une fois, la réaction excessive des étudiants, la mauvaise publicité à l'échelle internationale, ne vont que nuire à tous les Québécois, l'économie du Québec et aussi mettra en péril son futur. Ceux qui sont contre la grève n'ont pas de droit!

      Quand une compagnie est prête à déménager sa production au Mexique dans une zone, pas très sécuritaire, par rapport au Québec, c'est un très grand signe. Les compagnies ne demandent pas la permission a personne pour déménager leurs pénates aux iles mouc-moucs... Elle le font silencieusement, puis l'annoncent publiquement quand le mal est fait.

      Ca fait encore plus mal que les 350$ des étidiant

    • Sophie Lyrette - Inscrite 3 juin 2012 04 h 11

      Voici l’adresse du site internet de la majorité silencieuse :
      Ce site a vu le jour le 28 mai et compte déjà +ou- 25 000 membres : www.colrouge.com/

    • Chantal Mino - Inscrite 3 juin 2012 11 h 36

      Mme Lyrette,

      Voici une partie des adresses de sites internet de la réelle majorité tapageuse et silencieuse québécoise, le 79% (99% -20% de larbins) :

      -Pétition 53 556 signataires à l'Assemblée nationale contre la hausse des frais de scolarité terminée le 16 mai 2012
      https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-2597 ;

      -Pétition de 247 379 signataires à l'Assemblée nationale pour demander la démission du premier ministre du Québec, terminée le 15 février 2011
      https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-1123/index.html ;

      -Autre pétition avec 61 149 signataires depuis le 24 mai 2012 contre les politiques anti-démocratiques de Jean Charest, dont la Loi 78 «We reject Bill 78 as a means for dealing with political dissent. It is unconstitutional and counter to basic Canadian values. We call on you to repeal it immediately and return democratic values of free speech and freedom of assembly to Québec's streets.»
      http://avaaz.org/en/quebec_protests/?fpla ;

      -Environ 200 000 personnes le 22 mars 2012 http://www.youtube.com/watch?v=9CgD442YFRQ ,environ 300 000 personnes le 22 avril 2012 et environ 400 000 personnes le 22 mai 2012 dans les rues pour manifester leurs désaccords des politiques anti-démocratiques et discriminatoires de Jean Charest,de son PLQ, du 1% et ses tits amis mafieux avec une bonne partie silencieuse qui ne peut pas y participer;

      - etc.,etc.,etc.

      Faites l’opération des additions et des soustractions et nous verrons bien qui fait partie de la majorité silencieuce ou pas et qui fait partie du 1% et de leurs larbins. Nous verrons bien qui gagnera aux prochaines élections malgré le fait que le 1% possède les grands médias de désinformation.

      Votre majorité silencieuse n'est pas la même que la mienne. A chacun ses perceptions selon ce qu'il veut regarder,écouter,évaluer et tenir compte.

      Vive Internet et l’implication citoyenne!

    • Samuel Jacques - Inscrit 3 juin 2012 14 h 04

      Monsieur Palardy,

      Je tiens à reprendre quelques-uns de vos mots;
      "Pourquoi manifester pour ce que la majorité souhaite? La majorité démocrate, ira régler cela aux élections."

      Je sors manifester chaque soir et je sens malgré tout que je fais également partie de cette majorité démocrate qui ira voter. La majorité démocrate n'exclue pas les manifestants dans la rue. La majorité démocrate c'est tout le monde qui vont voter. Pas juste ceux qui vont voter Charest. Vous parlez sans sembler comprendre que manifester est un droit démocratique. Vous condamnez déjà dans vos propos les manifestant qui usent de leur droit démocratique à n'être que des illégaux anti-démocratiques. C'est au contraire l'inverse. Ce mouvement est aussi légitime que quelqu'un qui pose une croix sur un bout de papier... et même plus considérant que ces gens sont prêt à sacrifier plus que ceux qui restent silencieux. Nous somme au minimum bien plus convaincus!

      Puis ce n'est pas vraiment clair ce que la majorité souhaite. Elle est super divisée cette "majorité". Puis on n'est pas parce que nous sommes dans la rue qu'on est en minorité non plus, voyons! On l'a vu avec l'Égypte. Parfois quand on brime nos liberté, il est nécessaire de sortir, même si on est une majorité.

      Charest fait des menaces avec la loi 78. C'est pourquoi tant de gens le trouvent enfantin et sortent. Puis c'est vous monsieur Palardy qui tirez sur tout ce qui bouge en critiquant les manifestants, parce qu'en fait, la majorité silencieuse, bien justement elle ne bouge pas.


      Madame Lyrette, j'ai assisté à plusieurs manifestations qui contenaient plus que 25 000 personnes. Il ne faut pas oublier que même si 25 000 personnes marche dans la rue, il s'ajoute à ce nombre tout ceux qui sortent sur leur balcon et au coin de la rue pour nous appuyer. Puis chaque soir ce sont des gens différents qui sortent. Nous sommes vraiment plus que 25 000 à nous exprimer, tout les jours!

  • Chantal Mino - Inscrite 2 juin 2012 19 h 13

    Bravo à tou(te)s les manifestant(e)s qui marchent pour un retour de la démocratie où le gouvernement se doit de représenter le peuple souverain

    Que dire de plus ? ...

    Je vous invite à lire mon commentaire du 1 juin 2012 09 h 17 sur la lettre de notre cher président du Conseil du patronat, M. Yves-Thomas Dorval publié dans le Devoir dans Libre opinion «L’arrêt des manifestations demandé» qui veut que les Québécoi(se)s arrêtent de manifester afin que ses membres puissent faire de profits en paix et nous continuions à fermer les yeux sur notre dépossession de nos droits, de notre démocratie et de notre Québec : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/351404/l-

    On lâche rien !

    • Louis Palardy - Inscrit 3 juin 2012 01 h 11

      Le gouvernement représente la majorité qui est tannée des troubles, de manifestations à outrances. Des manifestations qui ne font que jeter de l'huile sur le feu et qui n'apportent rien, ni solution ni avancement.

      La démocratie, c'est le gouvernement légitimement élu. Dommage, mais c'est comme ca dans notre société.

      Quand aux Droits, bafoués, COmme plusieurs l'ont dit,
      On ne parle que des droits d'associations, mais les droits des travailleurs, des Montréalais des restaurateurs, des automobilistes à avoir la paix, ça ca n'existe pas. Est-ce que l'on a le droit d'avoir la paix? Il semble que non.

      Pour les étudiants qui ne peuvent pas terminer leur études, qui vont sans doute perdre une année de travail parce que l'université leur sera bloquée, sans leur diplome, Est-ce qu'ils not pas le droit eux a décider si ils veulent finir ce qu'ils ont commencer?

      Il semble que Seuls Gabriel, Martine et mme Laberge (maintenant) on la vérité. Ils ont eu de bons professeurs et appliquent la démocratie syndicale.
      On voit ce que ca donne, oui le gouvernement est corrompu, mais, les syndicats, c'est pas le royaume de la démocratie, c'est plus souvent qu'utre chose, le royaume de l'intimidation et de la dictature syndicale.
      Crois ou meurt!!!

      Il ne faut donc pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

    • Stanislas Vézina - Inscrit 3 juin 2012 08 h 21

      Le problème : il appert que même la médiation n'a pas eu écho. Que faire alors ?

    • Chantal Mino - Inscrite 3 juin 2012 11 h 37

      M. Vézina,

      L'union fait la force !

    • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 3 juin 2012 11 h 41

      La démocratie c'est le peuple. Ministre veut dire "servir" le peuple. Ce que Chareste ne fait pas. Il ses sert lui-même et ses amis. C'est lui quin a mis fin aux médiations. Il est têtu et borné. Il tourne ce conflit à son avantage en faisant porter l'odieux aux étudiants. Il espère récolter les votes des mal informés pour poursuivre son travail destructeur.

      "On a mis quelqu'un au monde, faudrait peut-être l'écouter" dit le ménestrel.

    • Nicholas Gionet - Inscrit 3 juin 2012 13 h 47

      @Louis Palardy

      Si le gouvernement représente la majorité, alors pourquoi a-t-il été élu minoritairement? Ne se trompons pas: la seule raison pour laquelle ils détiennent présentement une "majorité" est qu'on n'a pas de démocratie représentative/proportionelle au Québec, mais plutôt un système parlementaire truqué mis en place au 19e siècle par la courronne britannique et la compagnie de la baie d'hudson.

      Pour ce qui est du droit d'avoir la paix, et bien c'est pour ça qu'il y a le concept de propriété privée. On ne va pas dans vos maisons, on ne va pas dans vos commerces. Mais la rue, c'est du domaine public, et votre nombrilisme n'y prime pas sur le droit commun de manifester. Désolé, meilleure chance la prochaine fois.

  • Anne Pochat - Inscrite 2 juin 2012 23 h 50

    démocratie 1 jour tous les 4 ou 5 ans

    une élection = des promesses vides? est ce le gouvernement ou le systeme que nous voulons changer?

  • Donald Bordeleau - Abonné 3 juin 2012 00 h 05

    Il faut des États généraux pour faire le tour de la question de la gestion des universités.

    En sondant les 18-24 ans, on constate ces étudiants sont à 71% contre la hausse des frais de scolarité. Le sondeur Crop a une méthodologie un peu déviante.

    Aussi, il faut prendre concience que 70% des étudiants à l'université travaille afin de réussir à payer leurs études.

    Depuis 15 ans, on observe une baisse de la clientèle scolaire au Québec au primaire et au secondaire. Cela est aussi le cas depuis 10 ans pour les CEGEP et les universités. Mais pour pallier à la baisse de la clientèle post secondaire on se tourne maintenant vers la clientèle extérieure du Québec. Donc, dans cette course à la clientèle près de 80 millions sont dépensés chaque année en publicité à l’étranger. De plus, les institutions ont créé une panoplie de cours afin de recevoir plus d’argent du MELS. Aussi, on assiste à la création de campus délocalisé. Comme conséquence en une augmentation du nombre d’employés et de la masse salariale.
    Aussi d’autres projets comme l’Îlot Voyageur un fiasco à terme de près de 500 millions et un autre projet le Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP) sur le terrain de l’Université du Québec à Trois-Rivières se retrouve dans une situation financière précaire. A terme l’heureux Directeur général du CIPP, Patrice Mangin a fait gradué un seul étudiant depuis 5 ans. On arrive bientôt à des dépenses de près de 100 millions de nos taxes pour la coquille vide du CCIP.