Négociations: les étudiants sont convoqués à Québec lundi

Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, porte-paroles de la CLASSE photographiés plus tôt cette semaine
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, porte-paroles de la CLASSE photographiés plus tôt cette semaine

Les négociations entre les associations étudiantes et le gouvernement du Québec reprendront lundi-après-midi. La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FEUQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) ont été invités à participer aux pourparlers.

Du côté gouvernemental, la FEUQ a dit avoir appris que la ministre de l'Éducation, Michèle Courchesne, le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet et le négociateur Pierre Pilotte représenteront le gouvernement. Toutes les associations souhaitent que l'enjeu de la hausse des droits de scolarité soit le sujet principal des discussions, sans quoi il ne pourra y avoir d'entente. Elles se rendront à Québec dès dimanche soir pour se préparer à la rencontre.
 
Selon la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, le temps presse afin de trouver une sortie de crise rapidement et ainsi assurer la paix sociale et répondre «à la raison pour laquelle les étudiants sont en grève», soit la hausse des frais de scolarité.
 
Elle estime qu'en parler serait un «grand pas en avant».
 
Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, croit que le gouvernement devra accepter un compromis. Selon lui, s'il demeure intransigeant, le conflit ne pourra être résolu.
 
Mme Desjardins abonde en ce sens.
 
«La dernière fois, on est arrivés avec une entente qu'on jugeait gagnant-gagnant», dit-elle. «Mais les étudiants ont été clairs: la proposition ne répondait pas à la raison pour laquelle ils sont en grève.»
 
La coporte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, espère quant à elle que le gouvernement a une réelle volonté de trouver une solution pour régler la crise, et que la rencontre de négociations ne sera pas qu'une opération de relations publiques.
 
Selon la chef péquiste Pauline Marois, la responsabilité de conclure une entente incombe au gouvernement Charest qui, selon elle, a mal géré le dossier depuis le début. Elle déplore que le premier ministre lui-même ait contribué à diviser les Québécois dans ce conflit, par ses propos et agissements.
 
Le lieu exact de la rencontre demeure inconnu.
8 commentaires
  • Donald Bordeleau - Abonné 27 mai 2012 19 h 36

    Il faut tourner chaque pierre du ruisseau pour trouver l'écrevisse.

    Il ne faut pas oublier que le gouvernement du PLQ ne fera pas un moratoire technique et encore moins une Commission d’évaluation de la gestion des Universités.
    Depuis 15 ans, on observe une baisse de la clientèle scolaire au Québec au primaire et au secondaire. Cela est aussi le cas depuis 10 ans pour les CEGEP et les universités. Mais pour pallier à la baisse de la clientèle post secondaire on se tourne maintenant vers la clientèle extérieure du Québec. Donc, dans cette course à la clientèle près de 80 millions sont dépensés chaque année en publicité à l’étranger. De plus, les institutions ont créé une panoplie de cours afin de recevoir plus d’argent du MELS. Aussi, on assiste à la création de campus délocalisé. Comme conséquence en une augmentation du nombre d’employés et de la masse salariale.
    Aussi d’autres projets comme l’Îlot Voyageur un fiasco à terme de près de 500 millions et un autre projet le Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP) sur le terrain de l’Université du Québec à Trois-Rivières se retrouve dans une situation financière précaire. A terme l’heureux Directeur général du CIPP, Patrice Mangin a fait gradué un seul étudiant depuis 5 ans. On arrive bientôt à des dépenses de près de 100 millions de nos taxes pour la coquille vide du CCIP.

  • Donald Bordeleau - Abonné 27 mai 2012 19 h 37

    Il faut tourner chaque pierre du ruisseau pour trouver l'écrevisse.

    Suite
    L’éducation post secondaire au Québec coûte maintenant près de 5 milliards. Le budget total de l’université McGill en éducation et en recherche est de 1.4 milliards. Il faut savoir que les universités anglophones reçoivent 25% des étudiants universitaires au Québec. Il est curieux aussi de savoir que la masse salariale des universités anglophones représente près de 50% des coûts des l’ensemble des universités au Québec. Les universités anglophones du Québec seraient-elles devenues des Mercédes?
    Il est bizarre que l’université McGill soit un des généreux mécènes à même ses fonds de fonctionnement au Prix Woodrow Wilson dont un des récipiendaires est Monsieur Jean Charest.
    http://legacy.wilsoncenter.org/awards/index.cfm?gr
    Donc, il est peu probable que le gouvernement Charest heurte de cette façon la communauté anglophone du Québec qui est sa base électorale. Ne pas se mettre à dos aussi la communauté italienne qui finance bien la caisse du parti.

  • Donald Bordeleau - Abonné 27 mai 2012 19 h 38

    Il faut tourner chaque pierre du ruisseau pour trouver l'écrevisse.

    suite
    Au Québec à l’université, le coût moyen par étudiant est de 29 242 $, soit près de 3000 $ de plus qu'en Ontario (26 383 $). La moyenne canadienne est quant à elle de 28 735 $. En calculant le nombre d’étudiants universitaire au Québec à 290,000 étudiants par 3000 $, on dépenserait 860 millions de plus que l’Ontario. La question qui tue, ou est allé cet argent ?
    En moyenne en Ontario un employé de l’université est payé 12,000 $ de plus que l’employé de l’université au Québec. Donc depuis 2008 près de 4 milliards aurait été dépensé en surplus par le réseau des universités du Québec.
    Il y a beaucoup de questions à se poser sur le financement des universités.
    La sonnette d’alarme a-t-elle été sonnée par les étudiants ?
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/


    Donc, il est peu probable que le gouvernement Charest heurte de cette façon la communauté anglophone du Québec qui est sa base électorale et ne pas se mettre à dos aussi la communauté italienne qui le finance.
    Il faut penser aussi que chaque année les étudiants travailleurs contribue par leur travail pour une valeur ajoutée de un milliard par an.

    • Robert Devault - Inscrit 27 mai 2012 20 h 47

      Bravo M.Bordeleau.Voilà le genre de commentaires éclairants qui devrait ètre beaucoup plus véhiculé par nos médias.
      Qui sait,cette crise serait peut- être déja terminé et ce gouvernement en voie de disparaître ?

  • Robert Devault - Inscrit 27 mai 2012 20 h 09

    Changer le titre de cet article,peut-être ?

    Au lieu de CONVOQUES,ne pourraient-on pas dire INVITES ,question de changer le rapport mononcle-petits enfants ?
    Y réfléchir ne fait pas de tords,messieurs et mesdames les journalistes !
    A moins que......

  • J-F Garneau - Abonné 27 mai 2012 20 h 25

    Bonne chance...

    Dans les sports d'endurance, l'effort intense procure un bien-être. Cette sensation est nommée l'"ivresse du coureur" ou "runner"s high" qui survient lors des courses d'au delà d'une heure, on ne ressent plus de douleur, on est euphorique et optimiste, on a impression que tout est facile, on a un sentiment d'invincibilité ...

    Le coureur cherche continuellement à augmenter sa dose de dopamine.

    Le syndrome de sevrage (anxiété, irritation, nervosité, insomnie, culpabilité) intervient lors de l'arrêt de la course à pied.

    Quelle solution "négociée" pourrait bien satisfaire les étudiants? On a le droit de se demander.

    Même si le gouvernement Charest proposait la gratuité universitaire, et en prime, une cure au cancer, la CLASSE et les autres trouveraient le tour de lever le nez. C'est bien plus ennivrant être contre.