Loi 78 : la rue choisit la désobéissance pacifique

Les organisateurs estiment à 250 000 le nombre de participants à la manifestation ayant souligné les 100 jours de grève étudiante, hier, à Montréal.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Les organisateurs estiment à 250 000 le nombre de participants à la manifestation ayant souligné les 100 jours de grève étudiante, hier, à Montréal.

Au centième jour d’un conflit qui s’enlise, la rue a répondu à la loi spéciale adoptée la semaine dernière par l’Assemblée nationale par un immense pied de nez : la quasi-totalité des manifestants - 250 000 selon les organisateurs - ont bifurqué du trajet soumis aux forces de l’ordre, bafouant ainsi des dispositions de la loi 78 sous l’oeil généralement tolérant des policiers.

Pour certains, cet imbroglio, qui s’est présenté dès le départ de la marche, alors que des dizaines de milliers de personnes suivant la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) ont décidé de tourner à gauche dans la rue Sherbrooke plutôt que de suivre le trajet qui avait été donné par les syndicats et les représentants des deux fédérations étudiantes collégiale et universitaire (FECQ et FEUQ), incarne « l’absurdité » de la loi.


« Après un événement comme celui-ci, le gouvernement ne peut plus assimiler désobéissance civile et vandalisme, désobéissance civile et mouvement marginal. Ce sont des dizaines de milliers de personnes qui désobéissent à cette loi aujourd’hui. […] On fait aujourd’hui la preuve que cette loi est absurde et inapplicable, et c’est aussi la preuve que lorsque la rue parle assez fort, elle peut faire comprendre au pouvoir politique qu’il a erré », a dit le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois.


« Je suis dans l’illégalité, ce que j’assume. Ça démontre l’absurdité de la loi », a d’ailleurs fait remarquer le député indépendant Pierre Curzi.


C’est sur le coup de 14 h 30 que - sous un ciel incertain, mais avec une détermination inébranlable - les participants à ce rassemblement monstre ont entamé la grande marche qui est demeurée festive et pacifique hormis quelques incidents isolés de vandalisme.


Membres de syndicats, étudiants (y compris ceux de plusieurs écoles secondaires), professeurs, parents et autres sympathisants au mouvement étudiant contre la hausse des droits de scolarité ont exprimé leur ras-le-bol d’un gouvernement qui ne les représente pas et d’une dérive autoritaire incarnée par la loi 78.


Une protestataire s’est dite « 78 fois humiliée », pendant qu’un autre agitait des exemplaires de la Charte canadienne des droits et libertés. Pour sa part, Charlotte, une jeune professionnelle, qualifiait la loi spéciale de « loi poutine », un clin d’oeil au président de la Russie, Vladimir Poutine, accusé de réprimer durement toute manifestation. « La loi 78, on s’en câlisse ! », scandaient plusieurs à la québécoise. « On est plus que cinquante, na-na-na-na-na ! » criaient d’autres.


L’ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe a indiqué sur les ondes de RDI qu’il ne « croit pas à la désobéissance civile ». « On n’est pas en Afrique du Sud ou dans l’Inde de Gandhi, a-t-il affirmé. Mais je critique aussi la désobéissance démocratique du gouvernement Charest. Les deux sont irresponsables et alimentent la crise. »


Quelques minutes avant le coup d’envoi de la marche, le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, a demandé aux manifestants de respecter le trajet pour manifester « en toute sécurité ». Mais il a indiqué qu’il n’était pas responsable des mouvements de foule de milliers de personnes.

 

Grève sociale


Au terme de plus de trois heures de marche pacifique dans le centre-ville de Montréal, les dizaines de milliers de manifestants ont convergé vers le parc La Fontaine. Plusieurs d’entre eux ont fait le serment de ne pas se séparer et de défendre sur tous les fronts la préservation de leurs droits fondamentaux, une « adaptation sociale » du Serment du jeu de paume. « Notre union sera notre force. Notre solidarité sera notre défense. Notre lutte, qu’elle soit légale ou illégale, est juste et légitime », a déclaré un étudiant au collège Bois-de-Boulogne.


La porte-parole de la Coalition opposée à la privatisation et à la tarification des services publics, Véronique Laflamme, a réitéré son appel à ne pas céder à la « campagne de peur » menée par le gouvernement afin de forcer sa « révolution culturelle » consacrant notamment le modèle utilisateur-payeur. « C’est au tour des plus riches et des grosses compagnies à faire leur part, leur juste part. »


L’ancien porte-parole de la CASSÉE, Xavier Lafrance, a lancé un appel à l’« unité » aux grandes centrales syndicales afin qu’elles pressent leurs membres à être « dans la rue » au côté des 156 000 étudiants toujours en grève. « Il faut élargir la lutte ! », a fait valoir la figure de proue de la grève étudiante de 2005, faisant remarquer que la CSN a adopté une résolution ouvrant la porte à « une grève générale et sociale avec [ses] alliés contre les mesures rétrogrades du gouvernement ». « C’est le temps de passer à l’action. »


Plus tôt, le président de la CSN, Louis Roy, a confirmé qu’il allait demain se réunir en instance pour discuter de la question de la loi spéciale.



29e manifestation nocturne: 100 arrestations

Selon le Service de police de la ville de Montréal (SPVM), les manifestants rassemblés sous la pluie au parc Lafontaine, point de chute de l'événement, en après-midi, ont quitté graduellement les lieux. Vers 17 h 30, les protestataires se sont remis en marche d’un pas assuré sous une pluie froide. « Ce n’est qu’un début, poursuivons le combat ! »

 

Après avoir sillonné le centre-ville, ils ont pris la direction du pont Jacques-Cartier, poussant les forces de l'ordre à déclarer le rassemblement illégal et à émettre deux avis de dispersion. Le groupe a alors décidé de rebrousser chemin pour se diriger vers la place Émilie-Gamelin, lieu de départ de la 29e manifestation nocture qui s'est mise en branle vers 21h.
 

Environ une demi-heure plus tard, cette autre marche nocturne a été décrétée illégale par le SPVM, parce que les organisateurs n'avaient pas fourni le trajet d'avance et que certains manifestants portaient des masques. La police a toutefois précisé que le rassemblement serait toléré s'il demeurait pacifique.
 

Mais peu avant 21h45, la police a ordonné à deux reprises à la foule, alors sur Sainte-Catherine près de la rue Peel, de se disperser. Daniel Fortier du SPVM a confirmé que 11 arrestations avaient eu lieu, pour des actes criminels, dont méfaits sur des bâtiments et des voies de fait.
 

Au cours des heures suivantes, les policiers du SPVM ont procédé à au moins deux importantes arrestations de groupe, mais n'en ont pas précisé les motifs. Selon le relationniste Simon Delorme, au moins deux policiers ont été blessés lors des affrontements. Tous les détails devaient être livrés ce matin, mais le bilan provisoire faisait état d'au moins cent arrestations.


***
 

Avec Guillaume Bourgault-Côté
Avec La Presse canadienne    

145 commentaires
  • Sophie Lyrette - Inscrite 23 mai 2012 01 h 15

    Génération Y


    La génération X et les baby-boomers ont travaillés forts pour faire de notre pays un pays paisible et accueillant. Ils ont aussi travaillés très fort en économisant dans des Compte régime enregistré d'épargne-études (REEE) afin d’aider leurs enfants et leurs petits-enfants.
    Seriez-vous surpris si je vous disais que mon beau-fils a reçu 10 000 dollars pour ses études en 2 ans de sa grand-mère et qu’il manifeste dans cette grève. Le pauvre, avec la hausse de scolarité, il va pouvoir seulement se payer une Kia au lieu d’une Ferrari.
    C’est la génération qui a eu le privilège d’avoir tout cuit dans la bouche sans faire d’efforts. C’est la génération qu’on ne pouvait pas éduquer car si on les regardait de travers on avait la DPJ sur le dos. Ils sont paresseux, imbus de leur petite personne et égoïste.
    Pour moi, la génération Y est une honte.

    • Ribero Gilles - Inscrit 23 mai 2012 04 h 54

      Mme Lyrette,

      Le Québec prend enfin une position claire et arrête un moment l'autodépréciation. Et vous voudriez en avoir honte ! C'est de vous que le Québec devrait avoir honte. Arrêtez de vous piétiner vous-même, c'est fatiguant ! Vos enfants relèvent en ce moment-même la tête, et vous leur taper dessus, comme la moitié de la population, apparemment. C'est profondément injuste.

      Vous vous rendez compte de ce que vous dites de la génération des baby-boomers? Il n'y a pas eu de génération aussi choyée dans l'histoire contemporaine ! Comparez la avec celle d'aujourd'hui, qui pour la première fois est coonfrontée à une précarité généralisée et une baisse de son niveau de vie !
      Et la question n'est pas cet argent qui revient à votre beau-fils... c'est votre alibi pour pouvoir dire ce que vous dites? Ce n'est même pas le sien d'argent, c'est à sa grand-mère. S'il se bat aujourd'hui, c'est pour lui ! C'est un combat pour manifester sa place dans la société, dans une société autre que celle d'hyper-marchandisation que les baby-boomers ont adoptée, encouragée et imposée. Il a le courage (et l'opportunité) de la refuser aujourd'hui, comme nombre de ses collègues. Il fait justement des 'efforts' aujourd'hui : encouragez-le plutôt !

      Vous raisonnez encore financièrement. Ce qui se passe dans les rues a dépassé ça depuis un moment, c'est de la défense de la 'démocratie' qu'il est question ici: le pouvoir qui vient du peuple. La validation par les élections ne signifie pas et n'a jamais signifié carte blanche aux élus, comme vous avez l'air de le penser, tristement. C'est une réponse saine aux dérives contre-démocratiques du gouvernement de Jean Charest.

      J'espère que vous saurez réévaluer le jugement répugnant que vous portez sur vos enfants.

      Gilles Ribero

    • Daniel FORTIN - Inscrit 23 mai 2012 05 h 03

      Peut-être vos beau-fils pense-t-il à la collectivité, plutôt qu'à son seul cas personnel.

      Tous n'ont pas la chance d'avoir cette grand-mère. Ainsi, nous devons nous battre pour qu'au-dessus des solidarités familiales et personnelles, existe une solidarité globale qui permette l'égalité des chances.

      Il n'y a là aucune honte, ni égoïsme. Seulement le sens du collectif.

    • Michel Lecorps - Inscrit 23 mai 2012 05 h 42

      Vous me paraissez amère, pleine de fiel et de ressentiment.
      Ce n'est pas parce que vous avez raté votre vie qu'il faut entraîner la jeunesse d'aujourd'hui dans votre débacle...

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 23 mai 2012 06 h 06

      Est-ce représentatif de votre génération, Madame?

      Il n'y a pas que la stict hausse des frais de scolarité qui soit en cause ici madame Lyrette. Est-ce que vous considérez que ces élus agissent à la manière des générations que vous mentionnez en prenant une tel décision sans études à l'appui. Est-ce là le genre de gouvernance que vous voulez léguez à ceux qui commencent à peine à voter Madame? J'en doute fort. Est-ce là la manière de gestion de conflit social vers lequel vous voulez que votre génération laisse ses traces? Non madame, je n'y crois pas. Retournez voir le début du tout, en 2010. Ça ne ressemble pas à ce que les baby-boomer qui 'ont entourés m'ont enseigné, ne ressemble pas aux valeurs qu'on m'a transmis.

      Pour avoir cotoyé plusieurs étudiants, les imbus de leur petite personnes, les égoistes madame, je les retrouve d'avantage dans ceux qui sont du côté des injonctions. Attention, je ne veux pas généralisé, c'est loin d'être scientifique ici comme échantillonage, mais c'est ce qui m'a paru tout de même à ce jour.

    • Francois Parent - Inscrit 23 mai 2012 06 h 20

      Votre beau fils est solidaire envers ceux qui n'ont pas la possibilité d'avoir une famille aisée.

    • Dominique Champagne - Inscrite 23 mai 2012 06 h 33

      C'est important de se battre pour ses idées et ses principes, mais taper sur la tête de son voisin ou mieux encore sur une génération entière ne mène à rien sauf exacerber la colère, la rancoeur et la haine.

    • Danièle Houde - Abonnée 23 mai 2012 07 h 16

      Madame, au contraire, je suis fière de votre garçon qui pense à ceux qui n'ont pas pu avoir 10 000$ pour leurs études. Il pense à ceux également qui viendront et qui ne pourront se payer leurs études... Il a une vision d'avenir.
      J'approuve sa démarche, et suis en désaccord complètement avec ce que vous écrivez. Oui, nous avons eu tout cru dans le bec, mais pourquoi ne pas le maintenir pour les générations d'étudiants à venir?

      Vraiment, il manque dans votre commentaire de vision avec un grand V (ce que le gouvernement n'a pas également)...

    • Marc-André Loyer - Inscrit 23 mai 2012 07 h 18

      Ce n'est pas de la génération que j'ai honte moi, mais plutôt de leurs parents qui les ont élevé sans jamais leur dire non. En leur offrant tout et même plus que ce qu'ils avaient de besoin. En leur achetant tous les gadgets inimaginables...
      N'allez pas pensé que je suis jaloux ... j'ai 31 ans et je travaille pour subvenir à mes besoins et je n'ai jamais manqué de rien. Mes parents m'ont aidé à payer mes études, je les remiercie 1000 fois.
      Je travaille à tous les jours avec des jeunes de la génération Y, et croyez moi ce sont les employés les plus difficiles à gérer... Mes parents m'ont toujours dit qu'il était beaucoup plus difficile de dire non qui de dire oui a une demande d'un enfant... ils avaient tellement raison !

    • lise lorquet - Inscrite 23 mai 2012 07 h 23

      Entièrement d'accord avec vous Sophie... ce que nous voyons dans les rues c'est le résultat d'une éducation parentale permissive et gâtée qui a rendu notre jeunesse irresponsable et irréaliste. Ils ont tout demandé et tout reçu sans sueur et ardeur. Maintenant, c'est à la société qu'ils exigent une éducation gratuite... pourquoi! Pour ne pas avoir à aller travailler et étudier en même temps... Ce qu'ils ne réalisent pas c'est que tout cela devra être assumé par les payeurs de taxes... ce qu'ils deviendront tôt ou tard... et lorsque les taxes seront plus élevées qu'ailleurs (ce qu'elles sont déjà en ce moment, le québec étant la province la plus taxée au Canada) ils prendront leur diplôme qu'ils auront obtenu à petits prix et s'en iront travailler ailleurs... où les taxes seront moins élevées avec de meilleures conditions salariales... et laisseront aux autres la tâche de payer pour...
      à mon avis, ils ont beaucoup trop de temps à perdre et ceux qui n'ont pas à travailler... ce précipitent dans les rues ... c'est une problématique qui s'est escaladée et toutes les raisons sont devenues bonnes! Avant c'était les frais de scolarité, maintenant c'est contre la loi 78.... vous l'avez bien méritée quant à moi... le droit de protester est un privilège et des lois drastiques doivent être établies lorsqu'une certaine catégorie de gens abuse du système et manque de jugement. La vraie démocratie se manifeste par son droit de vote. Le droit de protester oui, mais non à l'abus, au grabuge, aux dommages et à la violence! Céder à ces protestations violentes et abusives serait tout comme se plier devant des actes de terrorisme.

    • Claude Lachance - Inscrite 23 mai 2012 07 h 23

      La génération Y est une honte, dites-vous?.Si la honte a autant de courage, d'intelligence, j'en suis.
      Moi je crois, que la mauvaise foi est mauvaise conseillère, et ne peut que "charrier" des préjugés.

    • Danielle Beaudet - Inscrite 23 mai 2012 07 h 42

      Continuez à répandre votre mépris et votre paternalisme outrancier, ce venin est le meilleur moyen de susciter la colère et la révolte des jeunes.

      Bien évidemment, vous oubliez de dire que la vieille garde des baby-boomers a laissé en héritage à la jeunesse des dettes phénomémales après avoir «légalement» saccagé l'environnement.

      Bien sûr que je connais de jeunes étudiants que je promènent en auto de luxe: ce sont tous des carrés verts, dont les parents s'empressent à leur inculquer le sens de la richesse par l'arrogance et l'exploitaion de leur semblables...

      « La jeunesse n'a pas toujours raison, mais ceux qui la méprisent et qui la frapprent ont toujours tort»
      F. Mitterand

    • Eric Gaul - Inscrit 23 mai 2012 07 h 49

      Peut-être ne pense-t-il pas qu'à sa simple petite personne... On peut manifester pour le droit à l'éducation comme un droit pour tous. Il n'y a pas que l'individualisme qui existe comme manière de penser. Il manifeste peut-être aussi pour dénoncer les abus de la loi 78...

    • Viviane Genest - Inscrite 23 mai 2012 07 h 57

      J'espere que la conscience sociale de votre beau fils deteindra sur vous.

    • Louis Palardy - Inscrit 23 mai 2012 08 h 04

      Mme Lyrette,

      Ca va faire, "Le Québec prend une position claire"
      Corrigeons, et soyez honnête, les étudiants du Québec prennent une position claire, "ON VEUT RIEN SAVOIR"
      Le Gouvernement a une position claire, On N'A PLUS DE CASH! Pis si y trouve du Cash dans la gestion des Universités Tant mieux. Ca épongeras les Dépenses FOLLES et INUTILES engendrées par les manifestants.

      La Gratuité est un mythe! Il y a quelqu'un qui paye pour la gratuité. Le gouvernement est pourri, Absolument, mais les élections seront pour cela.

    • Serge Grenier - Inscrit 23 mai 2012 08 h 14

      Madame Lyrette, j'espère que vous comprenez que vous n'avez rien compris. Les étudiants sont dans la rue pour défendre l'Éducation, pour défendre des principes.

      Comprenez-vous ce que ça veut dire «avoir des principes» ?

      Vous rendez-vous compte que vous n'avez pas compris ce qui est en train de se passer ?

      Serge Grenier

    • Francine Gélinas - Inscrite 23 mai 2012 08 h 16

      Mme lorquet, vous voulez, semble-t-il, réduire la démocratie au geste de voter et ensuite, avoir la paix pendant 4 ans. Avec une telle participation, les gouvernants fraient avec les mafieux, les gros sous, vendent nos richesses naturelles, brisent les écosystèmes et se foutent complètement de vous. Être citoyen, c'est beaucoup plus que le geste de voter, c'est un engagement qu'aucun egoïste n'est capable de faire. L'égoïste, l'enfant gâté ne veut pas être dérangé et ne veut pas TRAVAILLLER gratuitement à une cause commune, quelle qu'elle soit... En seriez-vous?

    • RONALD LESAGE - Inscrit 23 mai 2012 08 h 33

      En tant que "baby boomer" j'ai tout eu gratuit : congé parental , euh , je ne crois pas ; garderie subventionnée , euh , je ne crois pas ; héritage non imposable , euh , je ne crois pas ; partage du seul revenu imposable familiale aux fins de l'impôt entre le mari et la femme au foyer , euh , je ne crois pas ; bourse ou exemption d'impôt pour enfant aux études , euh , je ne crois pas , assistance gouvernemental pour enfant en difficulté d'apprentissage , euh , je ne crois pas ; autoroutes et ponts sans péage , euh , je ne crois pas ; répartition d'une augmentation de salaire rétroactive aux fins de l'impôt , sur le nombre d'années impliquées , euh , je ne crois pas . Mon Dieu que nous avons été choyé .

    • Georges Washington - Inscrit 23 mai 2012 08 h 37

      Je suis de la génération X et je suis bien désolé, je suis à 100% derrière la grève étudiante. Non, je ne suis pas syndiqué. J'ai bénéficié des frais universitaires les plus bas et je ne vois pas de raison valable pourquoi les générations qui suivent n'auraient pas les mêmes conditions qui ont permis à de nombreux Québécois d'accéder à un niveau de vie autrement inaccessible. Il faut avoir une courte vue et peu de coeur pour parler comme vous le faites madame.

    • Armand Robitaille - Inscrit 23 mai 2012 08 h 40

      Mme Lyrette, pourquoi vous ne commencez pas votre commentaire par, dans mon temps... Je suis un baby-boomer et je ne pense pas du tout mais pas du tout comme vous.

      Le monde évolue et c'est pas parce que mon père labourait avec des boeufs que les jeunes doivent faire de même.

      Vous avez eu votre chance, laissez leur une place et encouragez-les plutôt. Ils auront beaucoup à faire pour se bâtir un avenir et qui sait, ce sont eux peut-être qui payeront votre retraite.

      Ce que vous faites, c'est du chialage. Prenez le temps de réfléchir avant d'écrire n'importe quoi.

      AR

    • Jacques Denault - Inscrit 23 mai 2012 09 h 11

      Ah le bon vieux temps!
      Ah comme on était bien dans le bon vieux temps quand les pères se faisaient respecter en distribuant les taloches aux uns et aux autres; quand les curés et les frères de l’instruction chrétienne pouvaient tapoter les petits enfants entre deux messes (on appelait le frère directeur à mon école primaire "la fesse", devinez pourquoi!?); d'autres étaient plus sadiques en nous infligeant la strappe sur les mains, les bras ou les fesses (moi j'ai eu une maîtresse d'école, Cécile, qui m'a appris à écrire à coup de tranchant métallique de la règle sur la nuque et les doigts); ah le bon vieux temps où les papas pratiquaient l'inceste sans aucun problème, pas même de la part de la mère qui en avait connaissance mais qui avait trop peur de son mari pour intervenir (de toute manière le curé le lui interdisait pour éviter le scandale); et lorsque la jeune enfant avait le malheur de tomber enceinte, on l'envoyait au couvent dans une région éloignée ou bien elle mourait au bout de son sang suite à un avortement artisanal avec des broches à tricoter; ah le bon vieux temps où les mères génitrices en plus de se faire violer dans le lit conjugal (raconté par ma grand-maman adorée), se faisaient culpabiliser par l'église et/ou mouraient en couche au énième enfant; ah le bon vieux temps où les ouvriers n'avaient aucun droit (et les femmes encore moins) et les patrons avaient tous les droits (j'ai souvent vu mon frère, qui a commencé à travailler à l'usine dès l'âge de 14 ans, rentrer du travail en pleurant (après une journée de travail harassante de 7h00 à midi et de 1h00 à 6h00, 6 jours par semaine, pour un salaire de famine), plus tard j'ai fait son travail dans la même usine, mais seulement l'été pour aider ma mère à rejoindre les deux bouts, et moi aussi en fin de journée, je revenais à la maison et m'enfermais dans notre chambre commune pour pleurer; ah le bon vieux temps où je voyais mon ami d'enfance

    • Sylvain Perreault - Inscrit 23 mai 2012 09 h 26

      Madame Lyrette, et si en ce moment les jeunes entonnaient d'une seule voix ce refrain « l'argent, ne fait pas le bonheur, celui qui a dit ça est un sacré menteur. »

    • Sébastien Chabot - Inscrit 23 mai 2012 09 h 39

      Tête dans la sable....

      Présentement la dette du Québec par habitant est de $32K...Est-ce que vous réalizer que d'içi à ce que vous prenniez votre retraite, votre beau fils va avoir à payer la dette de sa grand mère et la votre en plus de la sienne? Wow il a reçu $10K...Sauf qu'il va avoit a payer $100K pour ce que vous aver pillé dans le système, et ce en plus de vous payer des soins de santé jusqu'à la fin de vos jours...Méchant deal!

      Vous avez l'audace de venir le ridiculisez içi? Si j'étais vous je descendrais dans la rue avec lui et je lui donnerais une belle colle en le remerciant de prendre un fardeau que vous n'avez jamais voulu prendre la responsabilité de...

      Et je fais abstraction des déficits des caisses de retraites gouvernementales et para gouvernementales...


      Sébastien

    • Alexie Doucet - Inscrit 23 mai 2012 09 h 44

      Vous voulez dire que vous êtes la belle-mère d'un enfant mal élevé? Hmmm!

    • antoine bouchard - Inscrit 23 mai 2012 09 h 54

      Bonjour, Madame Lyrette. C'est honorable tous les sacrifices de votre génération pour vos enfants. Mais ce modèle ne tient plus la route. Par ailleurs, le débat actuel est un débat social large, voire planétaire, qui remet en cause les principes du capitalisme et dénonce l'échec absolu du néolibéralisme. Sujets se situant à mille lieux de votre propos. Cordialement.

    • Gilles Landry - Inscrit 23 mai 2012 10 h 34

      On nous a mis dans le trouble. On donne nos ressources et notre démocratie. La mafia n'a même plus besoin de lécher les bottes.

      L'heure n'est plus à la honte madame X!

    • Mario Gauthier - Inscrit 23 mai 2012 10 h 43

      Oh, quelle triste chose!

      Oui, la "génération X et les baby-boomers ont travaillés forts pour faire de notre pays un pays paisible et accueillant". Mais ce ne sont pas les raté qui ont manqués...Chaque génération en fait, veut, veut pas.

      Mais ça, vous ne le dites pas (ou ne le savez pas?).

      Peut-être n'avez vous pas compris non plus que ce qu'ils revendiquent est le résultat d'une très longue inertie politique et sociale que "votre génération" - dont je suis - a soigneusement édifié.

      Vous et les membres de votre génération croyez vraiment avoir laissé un héritage nec plus ultra à votre héritier (qui sera aussi ce que l'on nomme communément "votre baton de vieillesse") en lui filant 10K?

      Ce que disent aujourd'hui les jeunes, c'est ce que j'ai dû taire toute ma vie.

      Votre génération n'a-t'elle pas agit de la même manière, pour dénoncer les mêmes choses, en son temps?

      Il était plus que nécessaire que quelque chose viennent secouer le néo-libéralisme crasseux de ce de moins en moins pays qu'est en train de devenir le Québec...

      Je susi heureux que votre beau-fils se soit révolté. L'âge et la condition sociale n'ont rien à voir avec la conscience et la nécessité de se soulever contre l'oppression, l'inéquité, l'injiustice et le conformisme.

      Désolé si cela brise l'illusion trop répendue dans notre "belle génération" selon laquelle après nous, ce sera le déluge.

      Mais le monde leur appratient désormais.

      Et l'héritage qu'ils doivent assumer est déjà assez lourd (environnement, néolibéralisme suavage, etc) sans qu'ils soient obligés de vivre dans la société que nous n'avons pas sû mieux construire.

      Et qui est notre leg, notre bien triste leg...

    • Grace Di Lullo - Inscrit 23 mai 2012 11 h 01

      Madame Lyrette,

      Votre commentaire me rend mal à l'aise. Certes,vous avez le droit de détenir cette opinion et d'en faire la promotion. Tout cela tourne autour des enfants-rois, des générations qui ne font pas leurs parts,etc. Néanmoins, je trouve que beaucoup de ces commentaires ne font rien pour améliorer la qualité des échanges.

      N'avez-vous jamais pensé que nous pourrions prendre les mêmes argumentations et les utiiser à votre égard et pour les services que vous utilsez ?

      Ils ont X ans, ils approchent de la retraite et ils sont à la retraite, ils ont travaillé avec une quasi permanence d'emplois, etc. Ils vont en vacances, ils se sont payés des rénovations, ils ont été voir un concert ce printemps, etc...Ils peuvent bien faire leurs parts pour payer la retraite. Pourquoi ne pas faire payer des frais afférents pour des soins de longues durées ?

      Par exemple, au CHSLD dans lequel est hébergé mon père (l'avant boom), depuis le 1 avril, il faut payer pour le stationnement. Ce n'est pas grave si vous aller visiter 1 fois l'an, mais si vous devez y aller à chaque jour pour nourrir votre père, cela peut devenir un irritant.
      Ce sont des frais cachés et supplémentaires.
      En plein conflit étudiant, une dame comme vous qui détestait ce mouvement étudiant et elle approuvait ce tarif de stationnement car selon elle le gouvernement a besoin d'argent !...Elle a ajouté: Ces vieux ils ont de l'argent.

      Bref, pas moi, mais eux oui!

      Votre discours Madame Lyrette cache également des traits de caractère de la société canadienne-francaise, bien décrite par M. Conrad Black dans son livre sur Duplessis: le Conservatisme, la Jalousie et l'Avarice.

      Non au Conservatisme, à la Jalousie et l'avarice

      Oui, ces jeunes méritent notre respect, notre soutien et notre admiration. Pour la première fois.

    • Gilles Landry - Inscrit 23 mai 2012 12 h 57

      Parlant de honte, tiens, allez donc lire ce qu'en pense madame Lise Payette (une de la génération X aussi, comme vous et moi) en espérant que ça vous inspire.

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/350367/ho

    • André Michaud - Inscrit 23 mai 2012 13 h 26

      En toute honnêteté la dégringolade a commencé avec notre génération les baby boomer...

      On était plus gâtés que nos parents qui ne l'étaient pas du tout...et plus de grands consommateurs qu'eux...donc plus pollueurs ausi..Même si en 68 on se croyait bien supérieurs à la génération de nos parents et à leur société ....comme les étudiants d'aujourd'hui..

      Cette génération est encore plus gâtée et hyper consommatrice de gadjets , restaurants, vêtements, bouteilles d'eau...donc encore plus productrice de pollution malgré ses prétentions écolos.

      Mais qui les a élevé comme ça? À qui la faute? Nous les baby boomers.

      L'arrivée des garderies a bien changé des choses. Maintenant quand les 2 travaillent , quand ils arrivent du travail il sont facilement prêt à acheter la paix..et oublier qu'un bon parent ne doit pas seulement être permissif mais apprendre au enfants que dans la vie il faut un minimum de discipline. Mais aujourd'hui même un minimum de discipline est pour certain de l'autoritarisme!!!

      On récolte aujourd'hui les fruits de notre démission à les mieux éduquer..ce sont nous les responsables, pas eux|!

    • Sophie Lyrette - Inscrite 24 mai 2012 10 h 22

      "Vous me paraissez amère, pleine de fiel et de ressentiment.
      Ce n'est pas parce que vous avez raté votre vie qu'il faut entraîner la jeunesse d'aujourd'hui dans votre débacle..."

      J’ai 50 ans et je suis déjà à la retraite, mon conjoint aussi. Nous vivons dans un autre pays où il fait 32 Celsius, aujourd’hui. Toutefois, nous possédons un chalet (environ 500000$) au Québec. On ne passe pas beaucoup de temps là-bas en ce moment.
      Peut-être qu’on n’a pas réussi notre vie mais peut-être que oui aussi.
      Je possède un DEC, un BACC et une Maîtrise. Je suis sortie de l’Université avec une dette de 27 000$ J’avais le choix d’être coiffeuse et de ne pas avoir de dette. J’avais le choix d’être technicienne et d’avoir une dette moyenne. J’ai choisi d’avoir une grosse dette et d’avoir une vraie profession avec plus de responsabilités. J’ai eu un emploie en fonction de mes études qui m’a permis de payer ma dette et de bien réussir ma vie (selon moi).
      Aujourd’hui, J’ai une voiture de luxe que je ne prends pas souvent. Je marche ou je prends mon vélo pour me mettre en forme et pour ne pas gaspiller de l’argent dans quelque chose de futile (l’essence). Je n’ai pas de Iphone même si j’ai les moyens de m’en payer un. J’ai pris concience de la valeur de l’argent en assumant mes choix.
      Peut-être qu’on n’a pas réussi notre vie mais peut-être que oui aussi.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 24 mai 2012 16 h 22

      N'avez-vous pas remarqué qu'il ne s'agit plus d'un combat étudiant, mais d'un combat de citoyens ?
      J'y étais à la manif...avec mes collègues enseignants. OK je suis une jeune prof, qui envisage encore de faire un doc, donc encore biaisée sans doute...mais mes collègues qui m'accompagnaient avaient la quarantaine.
      J'y ai vu autant de personnes bien adultes, des gens de la vingtaine, de la trentaine, de la quarantaine, de la cinquantaine, de la soixantaine, qui protestaient, non pas simplement contre la hausse, mais contre une loi qui va à l'encontre de droits consacrés par les Chartes.

      p.s. Mon papa a payé toutes mes études, mais quand j'étais aux études en 2005, j'ai marché avec les autres, en pensant à ceux qui n'ont PAS la chance d'avoir des parents ou grands-parents qui leurs payent des études supérieures.

    • Sophie Lyrette - Inscrite 24 mai 2012 21 h 09

      p.s. Mon papa a payé toutes mes études, mais quand j'étais aux études en 2005, j'ai marché avec les autres, en pensant à ceux qui n'ont PAS la chance d'avoir des parents ou grands-parents qui leurs payent des études supérieures.

      J'étais de ceux qui n'avait pas la chance d'avoir des parents ou des grands-parents qui payent des études supérieurs et j'ai réussi à faire mes études. J'ai eu simplement à assumer la dette qui venait avec. Je remercie le gouvernement de m'avoir offert cette chance de me prêter de l'argent sans être solvable.Je remercie le gouvernement et la société de m'avoir fait confiance en ce qui concerne le remboursement de ma dette. J'ai honoré mes obligations. C'était la moindre des choses après la chance qu'on m'avait offert. Les étudiants ont aussi cette chance.

      Il y a plusieurs années, j'ai enseigné aussi (4 ans). Personnellement, je ne vais jamais rejoindre ce mouvement.
      Ce n'est pas tous les enseignants non plus qui étaient dans la rue. La désobéissance pacifique, dans les manifestations, demeure légalement une désobéissance civile.

    • Jean-François Belley - Inscrit 27 mai 2012 07 h 15

      Mme Lyrette, ça mériterait une médaille! Tellement beau, sincère et articulé, du fond du coeur et sincèrement! Cependant, j'ai vraiment cru à un sarcasme, je m'attendais à une chute terrible! Trop drôle vraiment, je suis parti à rire.

      Mes excuses Madame, je fais partie de cette génération et c'est très majoritairement altruiste et collectiviste et je ne suis pas d'accord. Je suis à leurs côtés, physiquement ou mentalement, jour après jour. Un vent se lève...sentez sa chaleur et son énergie, avec ouverture...

  • Yves Claudé - Inscrit 23 mai 2012 01 h 43

    Solidarité et lucidité, face à la fracturation du Québec, et à la violence judiciaire et policière !


    Le Parti libéral, qui s’est emparé de l’État québécois à la faveur de la dispersion du vote d’opposition, s’est employé à transformer des divisions présentes au sein de notre société en fractures béantes, de la même manière que d’autres facturent l’écorce terrestre pour en faire jaillir un certain gaz lucratif.

    Un pouvoir en déroute, avec l’aide de ses relais médiatiques et de ses “faiseurs d’opinion”, a déployé une démagogie à grand spectacle, pour opposer jeunes et moins jeunes, étudiants et travailleurs, travailleurs de l’entreprise privée contre employés de l’État, citoyens des régions contre ceux de Montréal, etc.

    Les trois immenses manifestations des 22 mars, 22 avril et 22 mai, ont fait la démonstration que nous refusons cette logique de division, alors que se construit une solidarité des forces vives du peuple québécois, face à la violence judiciaire et policière, face à toutes les stratégies honteuses qui tentent à présent en vain de masquer les effluves nauséabondes de la corruption…

    Il nous reste à faire preuve de lucidité, une qualité d’être qui a été mal servie par certains, mais qui est essentielle pour ne pas tomber dans les pièges tendus par un pouvoir qui a largement démontré son aptitude aux calculs politiques les plus cyniques et pervers.

    Notre résistance doit être pacifique et démocratique, dans la perspective d’un gouvernement unitaire PQ-QS-ON. Surmonter la division organisationnelle et politique des seuls partis existants et aptes à nous représenter, cela constitue un défi considérable, mais incontournable !

    Yves Claudé - membre du PQ

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 mai 2012 06 h 06

      .

      En réaction au Devoir :

      À Yves Claudé,

      «Allumez vos lumières !»

      «Notre résistance doit être pacifique et démocratique, dans la perspective d’un gouvernement unitaire PQ-QS-ON.» - Yves Claudé - membre du PQ

      Sachez qu'en 15 ans de militance politique, je puis vous affirmer que le PQ n'a «JAMAIS» voulu d'une alliance avec la gauche d’où provient Québec Solidaire.

      Et la raison est bien simple.

      Le PQ que vous défendez est un parti aussi néolibéral que celui que vous prétendez combattre.

      Si vous êtes un véritable social-démocrate, je vous conseille fortement d’allumer vos lumières...

      Car même votre chère Pauline n'éprouve aucun regrets...

      «La chef du parti québécois (PQ), Pauline Marois, a affirmé dimanche à Sherbrooke que, si c'était à refaire, elle referait la même chose qu'en 1997, lorsque le gouvernement Bouchard au sein duquel elle était ministre avait mis à la retraite 1500 médecins et 4000 infirmières.»

      http://elections.radio-canada.ca/elections/quebec2

      .

    • Lorraine Dubé - Inscrite 23 mai 2012 06 h 23

      La division...Le PLQ est élu sous de fausses représentations, refusant de rendre des comptes à la population avant le scrutin.

      Le 8 décembre 2008, un gouvernement du PLQ de statut majoritaire, mais élu avec seulement 42,08 % de votes, et qui malgré tout, se fait le champion des bâillons, à museler l'opposition.

      Le PLQ gouverne au profit des minières, pétrolières et amis du régime libéral. Jamais n'a-t-on vu pareil gouvernement brimer les droits de la majorité et ne gouverner que pour des intérêts partisans...Le PLQ, au service de son électorat! Un précédent! Laxisme à défendre et promouvoir le français, favoritisme, corruption...financement du PLQ.
      À écouter le méprisant Charest, démagogue en chef du PLQ, esquiver les comptes à rendre et s'en prendre à l'opposition parlementaire, on a l'impression de rôles inversés, indigne qu'il est de la fonction qu'il occupe.

      Avis aux inconditionnels du PLQ, à l’image de ceux qu’ils appuient sans réserve: Le printemps québécois risque de se prolonger et l'insatisfaction record envers ce gouvernement engendrer une crise nationale. L’impunité du parti libéral a enfin atteint la limite.

      Digne d'un chef d'État, l'intervention de Gilles Duceppe est malheureusement abrégée dans l’article.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 23 mai 2012 07 h 28

      violence judiciaire....

      hihi

    • serge pelletier - Inscrit 23 mai 2012 09 h 32

      Je pense qu'une désobéissence civil est très sérieuse , car notre société est basé sur des codes civile , car nous sommes une société démocratique .

      Il serait intéressant de savoir ,combien de manifestants présent ont voté aux dernière élection ???????

      Ces dit manifestants , ce disent floué , dans leurs libertés .

      Complétement stupide et faux

      Ils serait plutot endoctriné et utilisé par une ou des central syndical par vengeance pour perte de pouvoir abusif sur les travailleurs .

      Qui finance , organise , endoctrine et plus , très très facile a voir . Seul les endoctrinés ne s'en rendre pas contre .

      Constater , les obstructions qui viennent de plusieurs syndicats et envoient des membres aux manifestations .

      Même le représentants des chauffeurs de bus de Montréal recommande aux chauffeurs de ne pas conduire les policiers , faut le faire .


      La déspbéissance civil , n'est pas acceptable .

      Si oui , le petit peuple lui , va demain prendre la rue pour ne plus payer ses impots et encore et encore .

      Seul l'étinéraire est demandé , faut pas charier .

      Regardez , les commerces de Montréal et le touriste perdu


      Faut , trouver un moyen d'arrêter cette stupidité .

    • Sylvain Auclair - Abonné 23 mai 2012 10 h 16

      Monsieur Pelletier, ce n'est pas seulement l'intinéraire qui est demandé, c'est aussi le nombre de participants, sans compter les huit heures de préavis et la possibilité pour la police de modifier le tout. De plus, si jamais quelqu'un empruntait un autre itinéraire, non seulement est-il passible d'amende, mais aussi celui qui organise la manifestation.

    • Renée Taillon - Inscrite 23 mai 2012 19 h 56

      Monsieur Pelletier, je ne prétends pas que tous et toutes les manifestant-e-s et les étudiant-e-s en grève ont été voter aux dernières élections. Ces élections étaient en décembre 2008. Ça fait 4 ans. Beaucoup d'étudiant-e-s n'étaient pas encore majeur-e-s à ce moment, du moins ceux des cégeps, ne l'oublions pas...

      Et je crois fermement que, si cette crise n'a pas complètement fait perdre l'espoir à la jeunesse que le système électoral puisse les représenter justement, on verra une augmentation de la participation des jeunes aux élections... Reste à voir pour qui ils et elles voteront!

      Pour ma part, je peux au moins vous dire, au sujet des centrales syndicales, que la seule aide qu'elles ont apporté à l'association de mon cégep est d'accepter de nous fournir des cartons pour faire des pancartes, lorsque nous avons été cogner à leur porte pour leur en demander... Je ne crois pas que cela soit de l'endoctrinement. Je peux aussi vous assurer qu'aucun représentant d'une centrale n'est venu dans nos assemblées générales pour nous dire quoi faire. L'appui que ces centrales nous donnent dans les rues n'est pas forcé. Oui, les étudiant-e-s les invitent, mais ce sont tout de même elles et, surtout, leurs membres qui décident de passer un après-midi à manifester. Cela s'appelle de la solidarité et le Québec en avait grandement besoin.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 24 mai 2012 03 h 37



      @ Christian Montmarquette
      Pour votre information, 12,000 infirmières a la retraite depuis 2003.

      Sortir les évènements de leur contexte...
      «Le virage ambulatoire avait permis de se sortir d'un gouffre financier causé par un déficit de 6 milliards $ hérité du gouvernement Bourassa et une coupure de plus de 3 milliards $ en paiement de transfert du fédéral.

      Il faut se rappeler qu'une telle mesure était à l'époque souhaitée par tous les intervenants. Le Québec se retrouvait en surplus d'infirmières et la majorité des graduées de l'époque n'arrivait pas à se trouver un emploi. Les départs à la retraite ont permis d'embaucher ces nouvelles infirmières qui forment maintenant le noyau de notre système de santé. Imaginons un instant le marasme dans lequel nous nous trouverions si cette relève n'avait pu être engagée."»
      Réjean Hébert, chercheur émérite au Réseau québécois en santé des populations et doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke 2009-01-15 La Presse #1318
      http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/lequebecvote

    • Lorraine Dubé - Inscrite 24 mai 2012 10 h 59

      23-05
      06 h 06« Pauline Marois, a affirmé que, si c'était à refaire, elle referait la même chose qu'en 1997… »

      Amir Khadir:« Aurais-je voté pour la candidate du NPD si j'avais su que mon député et ami Gilles Duceppe était en danger dans sa circonscription? Sans doute pas. Mais aujourd'hui, je m'en confesse, je n'ai aucun regret. (il vante sa candidate néodémocrate et enchaîne)N’empêche que je suis triste…Mon «vote utile» — anti-Harper et destiné à renforcer la montée du NPD au Canada — n'était pas contre mon député bloquiste, mais il a contribué à sa défaite…Khadir relate M. Duceppe devant le congrès du PQ en campagne«Faire élire un maximum de souverainistes à Ottawa...pour la prochaine étape, faire élire un gouvernement du Parti québécois à Québec... puis tout redevient possible» À vrai dire, Amir Khadir déplorait que le Bloc appuie le PQ et non QS, et, il tente de justifier son «vote utile» dans un système électoral dysfonctionnel qui accorde un statut majoritaire à des gouvernement obtenant 38% d’appuis à Orrawa et 42% à Québec?
      http://www.ledevoir.com/politique/canada/323325/ap

      « En politique et en sociologie, diviser pour régner est une stratégie visant àsemer la discorde et à opposer les éléments d'un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer.
      Cela permet de réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui ont moins de puissance que celui qui implémente la stratégie, et permet de régner sur une population alors que cette dernière, si elle était unie, aurait les moyens de faire tomber le pouvoir en question» http://www.youtube.com/watch?v=i3DW1IZXVQY&fea

  • Guy Vanier - Inscrit 23 mai 2012 03 h 44

    tiens charest, met ça dans ta pipe!

    j'espère que tu as bien souper hier avec tes petits copains legault et desmarais en regardant cette démonstration à la TV de radio-canada.
    le jeunes et les vrais Québécois étaient tous là ^_^
    ton bateau continu de coulé! tu vas réussir anéantir le PLQ comme chrétien le PLC, mais pas le Québec.
    BRAVO!! et ADIOS!
    un jeune retraité de 71 ans.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 23 mai 2012 07 h 29

      Vous parlez de Desmarais, le propriétaire d'un journal gauchiste ???

    • lise lorquet - Inscrite 23 mai 2012 07 h 34

      M. Vanier, n'êtes-vous pas tanné de payer des taxes plus élevées qu'ailleurs... n'êtes-vous pas au courant que tout récemment on a imposé une taxe aux retraités pour contribuer à la hausse des frais de santé? N'avez-vous pas eu envie de manifester vous aussi pour une surtaxe de 250$ par année.... ça en vaut peut-être pas la peine de prendre vos jambes vieillies et affaiblies dans la rue pour manifester pour autant. N'oubliez pas que les jeunes que vous voyez dans la rue à causer tout ce grabuge et à manifester violemment seront parmi ceux qui changeront votre couche dans quelques années.... si cela ne vous inquiète pas un peu... moi oui! Bonne retraite!

    • Viviane Genest - Inscrite 23 mai 2012 08 h 03

      Pas tous... hier Charest n'a vu que la pointe de l'iceberg qui va faire couler les liberaux. Plusieurs comme moi etait avec la manifestation en pensee depuis leur travail.

      Hier soir, manifestation de casseroles reussi dans la petite-patrie.
      Plus de 50 personnes, avec tambours et casseroles, etaient reunies sur la rue belanger, ou depuis leur balcon dans tout le cartier, pour denoncer la loi.

    • Michel Belisle - Inscrit 23 mai 2012 09 h 56

      ''le jeunes et les vrais Québécois étaient tous là''

      Selon votre argument seul les vrais Québécois étaient là, c'est vraiement faire preuve d'étroitesse d'esprit et de mépriser le reste de la population.

      Quand aux jeunes, la majorité n'ont pas de diplôme universitaire et 25% des jeunes à Montréal n'ont même pas de diplôme d'études secondaires.

      Dans mon travail, nous rencontrons des jeunes adultes quotidennement. Vous seriez supris de la quantité de jeune qui sont exaspérés d'être associés à ce petit groupe de gréviste.

      Heureusement la majorité des étudiants du CEGEP et des Universités ont voté contre la grève.

    • Geneviève Boivin - Inscrite 23 mai 2012 11 h 49

      Mme Lorquet, vous n'êtes pas tannée de défendre les idéaux capitalistes d'un parti corrompu?
      La raison pour laquelle nous payons autant de taxes et d'impôt, ce ne serait pas parce que le gouvernement donne à gauche et à droite à qui mieux mieux? Il y a un beau montage d'Infoman par rapport aux libéraux et leur ''baisse d'impôt'' qui d'un côté favorise les mieux nantis, je parle pas ici de la famille qui gagne 100 000$ par année, mais de ceux qui gagnent plus de 100 000$, augmentation des frais de garderies, taxes sur la santé, augmentation du prix de l'hydroélectricité. De plus en plus le système d'utilisateur payeur s'installe dans notre province.
      De plus, l'impact des 200.00/année en taxes de santé n'est pas mieux que la hausse drastique des frais de scolarité. Notre système de santé n'est plus gratuit. Mais croyez vous réellement que c'est une raison d'insulté quelqu'un Madame.?
      J'ai beaucoup plus confiance en notre jeunesse qui a notre société à coeur et des valeurs sociales que des gens qui comme vous, critique sans rien faire que d'écrire des commentaires sur le blogue d'un journal en ligne.

  • Claude Simard - Inscrit 23 mai 2012 03 h 49

    Pendant ce temps ...

    ... le Ministre Dutil fait sa démonstration, baguette à la main, pour nous démontrer les diverses comparaisons de sa loi 78 avec celles des différentes mégapoles du monde; Paris, Londres .. pourquoi pas Moscou ? Et compareer les frais de scolarité avec ceux des autres provinces et des États-Unis seulement? Avons-nous vu l'ex-Ministre de l'éducation comparer ces frais de scolarité avec les autres pays ?
    Quel sera le contenu de la prochaine conférence de presse du gouvernement ? Comparer le pacifisme des casques bleus venant en aide aux forces policières avec celui des autres armées ?
    La Ministre de la culture a demandé au député Curzi de retirer son carré rouge épinglé à sa veste parce qu'il est, selon elle, signe de violence. Aura-t-elle la même pugnacité lorsque le temps sera venu pour décorer certains artistes comme Arcade Fire ou Xavier Dolan revenus avec des mentions et prix d'honneurs internationaux?
    Ce gouvernemnt est à ses derniers retranchements. On ne sait plus trop, même pour un Québécois moyen et après tant de démissions et de remaniements ministériels et surtout avec les pouvoirs accrus de la ministre de l'éducation qui surpassent ceux de la sécurité publique, qui défend quoi dans son propre ministère.
    Ce gouvernement est tellement en train de s'emmêler dans ses contradictions et son dogmatisme primaire et s'assourdir de cette cacophonie ainsi créée qu'une bonne partie du peuple lui répond par une autre tout aussi bruyante mais combien plus coordonnée; celles des casseroles
    Pour garder ce qui lui reste de dignité, il devrait déclencher des élections ou démissionner. Non pas à cause de son refus de négocier, mais par perte d 'autorité morale et d'irrresponsabilité. Ce ne sont pas des choses écrites dans des lois, mais un fair-play , des non-dits; valeurs tout aussi importantes dans ce système britannique si souvent oubliées et jouées malheureusem

    • Claude Lachance - Inscrite 23 mai 2012 07 h 32

      Sauver ce qu'il lui reste de dignité, dites-vous? Ce gouvernement n'a jamais fait montre de dignité, en aucun moment! Ce qu'il est, était sur la doublure de son image, puis son image s'est tellement déformée à force de grimaces. qu'il a dû nous montrer sa doublure.. et le pire est arrivé.
      On a qu'à relire l'histoire de Charest pour comprendre que le Québec s'était trompé d'histoire.

    • Solange Bolduc - Abonnée 23 mai 2012 09 h 21

      "La Ministre de la culture a demandé au député Curzi de retirer son carré rouge épinglé à sa veste parce qu'il est, selon elle, signe de violence", dites-vous ?

      Celle-là m'avait échappé! Je me demande bien si les mensonges de ce gouvernement érigés en système ne sont pas justement la source de tant de violence à Montréal.

      Quand on ne croit plus à un gouvernement élu, il ne faut pas s'étonner que l'on cherche par tous les moyens d'exprimer ses frustrations !

      Les leaders étudiants n'ont-ils pas niés, hier, que le gouvernement aient tenté de les rejoindre depuis jeudi? Mensonge du Gouvernement pour amadouer la population, encore une fois!

      Et ce matin, on appprenait, à la radio, que Mme Courchesne avait tenté de rejoindre Léo Bureau-Blouin. Pourquoi n'a-t-elle pas attendu ce matin?

      Si jamais on organise une rencontre entre les associations étudiantes et la ministre de l'Éducation, je souhaite que l'on ne tente pas d'écarter la CLASSE? Ce serait encore une grave erreur !

      Ce gouvernement corrompu, n'a-t-il pas mangé, négocié avec des mafieux ?

      Je ne crois pas que les gens de la CLASSE soient des criminels. Ils ont des principes, une vision de la société qu'ils défendent à leur manière. Et je ne crois pas vraiment qu'ils encouragent la violence. Le Gouvernement, par son attitude, est lui-même très violent !

      Les mensonges du Gouvernement Charest sont ressentis par les étudiants et une bonne partie de la société (de plus en plus nombreuse) comme une atteinte à leur intégrité et à leur intelligence.

    • Yves Corbeil - Inscrit 23 mai 2012 12 h 45

      Bien voyons M.Simard, nous on est chanceux en Core du Nord ils les fusillent.

  • France Marcotte - Abonnée 23 mai 2012 05 h 07

    Occuper la rue

    Je suis vraiment très fière et émue de ce que je vois et entends ce matin.
    Pas seulement un parc, pas seulement Wall Street, mieux et plus bellement encore.

    Hier je trépignais au travail de ne pouvoir être des nôtres cette fois.
    Me suis hasardée, pour en savoir plus long, à capter le téléjournal de 22 heures à Radio-Canada. Les premiers mots de la présentatrice: les étudiants étaient en plus grand nombre dans la rue aujourd'hui...
    Rien sur la réelle composition de cette foule bigarrée, qui était même ainsi escamotée, niée.

    Très bien, compris, une autre source d'information tarie, brûlée pour la vérité.

    • Solange Bolduc - Abonnée 23 mai 2012 08 h 57

      J'écoute de plus en plus RDI, surtout avec Mme Dussault, le 2460.

      Mesdames Nadeau et Galipeau ne m'intéressent pas, elles sont trop maniérées. Quand on lit un téléjournal il faut cesser de jouer à la belle, à la gentille, ce n'est pas le lieu pour ça!

      J'aurais envie de leur dire: Un peu de virilité ne vous ferait aucun tort!

    • Gilbert Talbot - Abonné 23 mai 2012 10 h 00

      Vous n'en avez pas entendu parlé au National, mais à Chicoutimi aussi, envron trois cents personnes sont descendus dans la rue, à partir de 21:00. Nous avons descendu la Racine (rue principale) jusqu'au pont Dubuc, qui enjambe le Saguenay. Après une pause pour décider où aller, nous avons pris le pont d'assaut, bloqué la circulation dans les deux sens, traversé le pont jusqu'à Chicoutimi-Nord, puis nous sommes revenus de l'autre côté.

      La manif avait été déclarée illégale dès le début, mais je ne le savais pas. La police était tout autour, elle nous filmait mais il n'y a eu aucune arrestation à ma connaissance. Tout a été en désobéissance très festive et très pacifique.

    • Micheline Gagnon - Abonnée 23 mai 2012 10 h 17

      Comme madame Bolduc, j'écoute le 24/60 d'Anne-Marie Dussault. On y entend toujours les 2 côtés de la médaille et, si on écoute vraiment, nous y sont fournis la plupart des éléments nécessaires pour garder une certaine objectivité. Je dois malheureusement dire que les représentants des étudiants démontrent une plus grande dignité que les représentants du gouvernement dont le pire ennemi est le chef.