La FEUQ demande à Québec de réécrire l’entente de principe

Martine Desjardins, de la FEUQ. Selon cette fédération étudiante, trop de zones grises demeurent dans l’entente et mènent à des interprétations diamétralement opposées.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Martine Desjardins, de la FEUQ. Selon cette fédération étudiante, trop de zones grises demeurent dans l’entente et mènent à des interprétations diamétralement opposées.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) demande au gouvernement du Québec de réécrire l’entente de principe intervenue samedi pour mettre un terme au mouvement de protestation contre la hausse des droits de scolarité.

Selon la FEUQ, trop de zones grises demeurent dans l’entente et mènent à des interprétations diamétralement opposées.

Alors que les représentants étudiants affirment que la hausse des droits de scolarité sera compensée par une diminution des frais afférents, la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, soutient que ce ne sera pas nécessairement le cas.

Selon l’entente de principe, un conseil provisoire des universités serait créé pour recommander à la ministre des économies qui pourraient être réalisées dans les budgets des universités. Les sommes ainsi dégagées permettraient de réduire de manière proportionnelle les frais institutionnels obligatoires, communément appelés frais afférents.
En signant cette entente de principe, les étudiants prenaient donc le pari de pouvoir convaincre les membres du comité qu’un régime minceur pouvait être servi aux universités.

La ministre de l’Éducation a toutefois envoyé un courriel aux députés libéraux, cette fin de semaine, dans lequel elle affirmait que l’augmentation des droits de scolarité ne sera pas nécessairement compensée par une diminution des frais afférents.

Pendant que la joute politique continue à Québec, plusieurs étudiants du cégep ont voté lundi pour une reconduction de la grève.

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