Rencontre pour une sortie de crise à Québec

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	Ils n’étaient pas flambants nus… mais presque. Et ils ont pris la rue. Près d’un millier de manifestants très légèrement vêtus ont bravé la pluie hier pour défiler dans le centre-ville de Montréal. Ce rassemblement pour le moins original a eu lieu en prélude à une manifestation nocturne, la dixième consécutive.</div>
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
Ils n’étaient pas flambants nus… mais presque. Et ils ont pris la rue. Près d’un millier de manifestants très légèrement vêtus ont bravé la pluie hier pour défiler dans le centre-ville de Montréal. Ce rassemblement pour le moins original a eu lieu en prélude à une manifestation nocturne, la dixième consécutive.

Dans l’impasse depuis de nombreuses semaines, le conflit étudiant semble avoir atteint un tournant. Le premier ministre, Jean Charest, et la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, ont rencontré les cégeps et les universités à Québec hier après-midi pour discuter d’une sortie de crise. Le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne, et son homologue de la Conférence des recteurs et des principaux du Québec (CREPUQ), Daniel Zizian, ont ainsi été convoqués pour faire le point sur la situation dans leurs établissements respectifs, qui devient de plus en plus critique.

Selon M. Beauchesne, les cégeps sont poussés « dans leurs derniers retranchements ». « Plus le temps passe, plus les directions des collèges vont commencer à annoncer qu’elles ne sont plus capables de faire rattraper les cours d’ici le 30 juin. » Plusieurs cégeps n’auront pas le choix de reporter la fin de la session d’hiver au mois d’août, après les vacances d’été, note-t-il. La double cohorte à l’automne n’est pas non plus viable.


S’il a déjà eu des échanges avec M. Charest et Mme Beauchamp, M. Zizian reconnaît pour sa part que c’est la première fois qu’il se rend à Québec pour rencontrer le premier ministre au sujet de la grève. Le conflit s’enlise et c’est en cela qu’il y a « urgence ». « On pensait que c’était le tournant il y a un mois, on pensait que c’était le tournant après la proposition gouvernementale et on pensait que ce l’était lorsque les fédérations étudiantes ont fait leur proposition, mais c’était finalement décevant. Plus le temps file et plus on souhaite qu’il y ait un événement ou une démarche qui permette de sortir de l’impasse actuelle », a dit en entrevue au Devoir le p.-d.g. de la CREPUQ.


Il se fait toutefois avare de commentaires sur les solutions évoquées lors de la rencontre avec M. Charest et Mme Beauchamp. « On a eu des échanges et l’élément principal était comment on peut trouver un espace de dialogue, a-t-il indiqué. Il y a une volonté de trouver un espace de dialogue [avec les étudiants] ». Le réseau universitaire mettra tout en oeuvre pour ne pas pénaliser les finissants du cégep, dont la rentrée à l’université est conditionnelle à l’obtention d’un diplôme d’études collégiales, ce qui risque d’être retardé.

 

Vers une annulation ?


Si divers scénarios ont été évoqués, l’annulation de la session n’est pas retenue pour l’instant. « On a toujours été en mode rattrapage. Oui, il peut y avoir suspension des cours et ils pourraient être reportés au trimestre d’automne ou à l’hiver suivant, selon les disponibilités des professeurs et des chargés de cours », a expliqué M. Zizian. Il ajoute qu’à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), où on avait annoncé la possibilité d’annulation de cours sans remboursement, il y a eu une mauvaise interprétation des règlements. « Il y a une possibilité qu’il y ait abandon, mais venant de la part de l’étudiant lui-même. » Entre autres, l’UQAM et l’Université du Québec en Outaouais (campus Gatineau) ont reporté leur trimestre d’été.


À la Fédération des cégeps, on souligne que cette possibilité d’annulation existe désormais. « On est à huit cégeps qui ont huit semaines ou plus de grève. L’annulation, c’est une hypothèse qui commence à circuler, mais on n’en est pas là comme réseau. L’annulation est maintenant envisagée, alors qu’au début c’était écarté », a dit Caroline Tessier, la directrice des communications à la Fédération des cégeps. Plus de 18 cégeps sont touchés par le mouvement de grève au Québec et du lot, 16 sont en grève depuis sept semaines et plus, selon la Fédération des cégeps. Les étudiants du cégep de Sherbrooke ont toutefois voté hier pour un retour en classe lundi.


Le porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a confirmé que les associations ont le mandat de consulter leurs membres sur leur position devant une éventuelle annulation. « Devant le fait que la grève se prolonge et devant les perspectives électorales, qui risquent, si elles sont déclenchées, de donner cinq semaines de plus à la grève, c’est une réflexion qui commence à se faire. Est-on prêt à faire ce sacrifice-là d’annuler la session ? […] On a fait un appel aux associations locales de commencer à tenir ce débat-là, si jamais ça arrive, il va falloir prendre une position », a-t-il dit en marge d’une conférence de presse où il a dévoilé la contre-offre de la CLASSE.

 

Injonctions et lois spéciales


Au moins huit cégeps sont présentement visés par des injonctions au Québec, dont celui de Sherbrooke jusqu’à lundi, mais les ordonnances sont loin d’être respectées dans certains établissements, où les cours sont souvent levés. Au collège de Maisonneuve, toutefois, une entente survenue entre la direction et les étudiants a permis hier aux demandeurs de la requête de suivre leurs cours, a indiqué le directeur général, Réginald Lavertu. À Saint-Hyacinthe aussi, les cours d’un étudiant ayant obtenu une injonction ont été donnés.


Pour le reste, la situation est préoccupante, selon Me Frédéric Bérard, de l’Université de Montréal. « On ne respecte pas la règle de droit actuellement au Québec. Je ne dis pas que les revendications et manifestations sont problématiques, mais le non-respect des injonctions, c’est un problème pour la primauté du droit. C’est un outrage au tribunal. » Hier, le ministre de la Justice du Québec, Jean-Marc Fournier, demandait à nouveau aux étudiants de respecter les injonctions. « Les droits sont actuellement brimés. Les injonctions doivent être respectées. »


Est-ce que le gouvernement aurait le pouvoir d’adopter une loi spéciale pour forcer un retour en classe pour tous les étudiants ? Oui, selon le professeur de droit à l’Université Laval Christian Brunelle, qui précise toutefois que ce serait une mesure « inusitée ». « Ce serait sans précédent. En général, les lois spéciales viennent toujours avec des amendes assez importantes en cas de non-respect et dans ce cadre, ça pourrait avoir une certaine efficacité. Mais sur le plan politique, ce serait un geste considérable. Une loi spéciale est un geste ultime. Ça pourrait envenimer le conflit avec les étudiants, plutôt que de les calmer. »


Quant à l’idée d’une loi spéciale pour forcer le vote secret dans les établissements d’enseignement, évoquée hier par Gabriel Nadeau-Dubois, ce serait beaucoup trop lourd, toujours selon le professeur Brunelle. Des agents de l’État devraient vraisemblablement superviser les assemblées étudiantes à travers le Québec.


 

Avec Mélissa Guillemette

92 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 4 mai 2012 02 h 46

    Crise étudiante : pour des solutions raisonnables et pacificatrices !

    Dans le contexte d’une crise étudiante désespérante, il importe pour le gouvernement, de se prémunir de la tentation de recourir à des solutions désespérées qui prendrait la forme d’un coup de force (décret(s), loi(s) spéciale(s), etc.). De telles interventions ne règleraient aucunement la crise actuelle, mais elles auraient au contraire pour effet de l’aggraver, et d’intensifier des tensions et conflits qui divisent non seulement le milieu étudiant, mais aussi de plus en plus et d’une manière inquiétante, la population en général.

    On aura remarqué que la judiciarisation de la crise étudiante n’a abouti qu’à rendre encore plus pénible le climat psychologique et social dans le milieu scolaire, plaçant les enseignants dans la situation intenable d’être enjoints de donner des cours dans un contexte antipédagogique, moralement éprouvant, et souvent non sécuritaire, avec la menace de sanctions plus qu’exemplaires (amende pouvant aller jusqu’à 50 000 $ et/ou peine d’emprisonnement d’un maximum d’un an).

    Des solutions raisonnables et pacificatrices s’imposent, de toute urgence, pour qu’un retour général en classe soit possible, et ce dès le lundi 7 mai.

    Pour mettre fin à ce conflit qui, de l’avis de tous, a trop duré, le gouvernement doit mettre en place les conditions d’une véritable trêve. Les éléments pourraient, entre autres, en être les suivants : un moratoire sur la hausse des droits de scolarité, un assouplissement du cadre règlementaire pour faciliter la reprise de la session, une amnistie des manifestants arrêtés pour leur seule présence sur les lieux d’une manifestation, un décret de paix judiciaire (levée des injonctions, des requêtes en outrage au tribunal, des recours collectifs, etc.), et la mise en place d’un processus démocratique (États généraux, etc.) permettant de réactualiser le projet de scolarisation de la Révolution tranquille.

    Yves Claudé - 4 mai 2012

    • Q1234 - Inscrite 4 mai 2012 06 h 41

      Entièrement d'accord avec vous. Surtout pas plus de la même chose! Ça suffit l'escalade. On veut un apaisement, retrouver la paix socialem, non l'imposer.

      J'espère qu'il y en a au moins un dans ce gouvernement qui va revenir à la raison!

    • Cathy Simard - Inscrite 4 mai 2012 07 h 16

      Tout à fait d'accord.
      JE VOTE!

    • Jean Bourgeois - Inscrit 4 mai 2012 08 h 39

      puis un chausson avec cela

    • Marc-Andre Fortier - Abonné 4 mai 2012 09 h 19

      Je suis tout à fait d'accord avec vous monsieur Claudé. Je me demande toutefois si ce gouvernement a l'ouverture d'esprit et la flexibilité morale pour adopter une telle approche. Personnellement le résultat des 9 dernières années au pouvoir me font malheureusement douter de sa capacité...

    • Jean de Cuir - Abonné 4 mai 2012 10 h 37

      D`accord. T.B. G. Tissot

    • Robert Ouellet - Inscrit 4 mai 2012 11 h 02

      Le problème du moratoire, c'est que vous prenez parti pour les étudiants, parce qu'il s'agit, en fait, de prolonger, encore une fois, le gel... Celà ne fait pas sérieux...

      Par contre, vous pourriez remplacer 'moratoire', par 'procéder avec la hausse' et garder tout le reste... Là tout ferait du sens... surtout que des élections sont prévues à court terme et le PQ est contre la hausse...

    • Réal Rodrigue - Inscrit 4 mai 2012 11 h 38

      Le bon sens parle encore une fois, mais le gouvernement y reste insensible. C'est de là que sourd sans doute le découragement de plusieurs, et la colère de milliers d'étudiants en grève. Cependant, il faut espérer qu'une brèche s'ouvre dans la carapace des bien-pensants...

    • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 4 mai 2012 12 h 43

      Si Beauchamp a déja pu déjeuner avec des gens dont on soupsonne d'être liés à la mafia (avec un attaché politique ancien policier), elle peut déjeuner avec les étudiants pour concillier leurs demandes son cadre budgétaire.

      Tout dépend si elle considère le meilleur financement des études suppérieures comme son objectif et l'augmentation des frais comme une mesure, ou si l'augmentation des frais de scolarité est son objectif... Grosse nuance.

      Guillaume Blouin-Beaudoin

    • Francois G - Inscrit 4 mai 2012 13 h 41

      Mais si on suit votre logique jusqu'au bout, on en vient à un système où n'importe quel groupe qui est en négotiation peut se montrer déraisonnable et perturber la "paix sociale"(à quel point elle est perturbée dans ce cas reste à voir) puis, sans jamais reculer sur sa position, blâmer le gouvernement de ne pas appaiser la situation.
      Bien que je ne supporte pas le gouvernement Charest en général, il faut être conséquent. Parce que si la prochaine fois c'est un groupe avec lequel vous n'êtes pas d'accord qui pérturbe la "paix sociale", alors vous allez avoir de la difficulté à tenir le même discours (ou pas?).
      La réalité est que la majorité des Québecois supporte une certaine hausse des frais de scolarité. Devrait-on céder (encore un moratoire pour reprendre de plus bel dans un an)?
      Disons qu'un autre groupe utilise des techniques similaires ; par exemple les médecins. Ils demandent 100 000$ d'augmentation et débutent une grève générale illimitée. Est-ce qu'on devrait leur donner 25 ou 50 000 pour retablir la paix sociale, même si ce n'est pas la volonté de la majorité? Non, c'est pour ça que l'on a des lois sur les services essentiels.
      La question mise plus simplement : quand doit-on céder au chantage? Je crois que la démocratie, bien que très imparfaite répond à cette question : si Charest sentait qu'il perdait des appuis avec sa position, il aurait reculé depuis longtemps, mais regardez les sondages. On peut traiter les Québecois de zouaves mais c'est ça aussi la démocratie.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 6 mai 2012 11 h 08

      @ François G.
      «La réalité est que la majorité des Québécois supporte une certaine hausse des frais de scolarité».
      Un lecteur mentionne avec raison un échantillonnage non représentatif dans certains sondages.

      En référence au scandale des garderies et toutes leurs magouilles depuis 2003, il est odieux que ce gouvernement du PLQ tente de justifier la hausse les droits de scolarité mais vole simultanément nos ressources naturelles à l'avantage des minières et des amis du parti libéral, tout cela au détriment des finances publiques du Québec. Sachant l'implication du clan Desmarais-Chrétien dans le pétrole, les gaz de schistes, le Plan Nord et les finances en général, on saisit mieux la dilapidation de notre bas de laine en 2008, soit leur riposte au Plan 0 de Jacques Parizeau. Jean Campeau avait pourtant dénoncé l'aventure des PCAA à la CDPQ bien avant le scrutin opportuniste de décembre 2008.

      La famille Desmarais a profité de la crise financière et de de l'effondrement des cours des Bourses. Un article est d'ailleurs éloquent au sujet de l'infiltration Desmarais: La France a perdu son identité-TOTAL dans la mire.

      Autre pion de Desmarais, une rumeur circulait qu'un poste attendait Charest chez TOTAL: http://www.lifesitenews.com/news/archive/ldn/2003/

  • Aurel Vlad Gobl - Inscrit 4 mai 2012 03 h 11

    Une première fois.....

    C'est seulement la première fois que Daniel Zizian, président général de la conférence des recteurs du Québec, se rend a Québec pour parler de la grève avec la ministre, après plus de 3 mois de conflit.....et on parle d'urgence de régler le conflit......on devrait plutôt parler d'urgence d'évaluer les compétences et le respect du mandat des ces dits présidents....

    • Chantal Forest - Inscrite 4 mai 2012 08 h 11

      Peut-être était-il en voyage au Brésil avec les directeurs des universités

    • Carole Dionne - Inscrite 4 mai 2012 10 h 37

      Qui est coupable?

      Je me fou un peu. Mais les dommages collatéraux? Les étudiants qui ont déjà laché leur session pour travailler. Plusieurs et très beaucoup d'entre eux ne reviendront pas. C'est le dommage. Les étudiants vont mettre toute la faute sur le gouvernement. Et le gouvernements va mettre la faute sur les leaders étudiants. Il faut savoir que dans la vie, souvent les deux cotés ont tort.

      Cela aura été un beau trip d'étudiants, le plus gros boycott de cour du Québec. Mais les associations étudiantes n'avaient pas prévue de plan B.

      Mais qui va perdre le plus dans ce conflit? Le gouvernement libéral et Jean Charest ou les étudiants? Jean Charest va continu er à faire de l'argent, si non comme premier ministre, comme relationniste de ses compagnies amies. Mais les étudiants qui auront lacheé!!

      Le plus de deux à plaindre, ce sont bien les étudiants. Moi Charest n,a jamais eu et n,aura jamais mon vote. pas besoin de la grève étudiante pour savoir que c'est un méchant magouilleur.

    • VisaPro.ca - Inscrit 4 mai 2012 11 h 52

      D'accord avec vous! Certaines personnes ont manqué de jugement depuis le début de ce conflit (sans oublier ceux qui ont unilatéralement pris la décision de hausser les frais de scolarité)...

    • Slo Mo - Inscrit 4 mai 2012 12 h 50

      @Carole Dionne - Comme la Beauchamp, vous projetez, vous vous mettez dans la peau des étudiants et n'y voyez que ce qui VOUS toucherait. Les étudiants qui font la grève (boycott c'est bon pour les aliénés du travail) placent leurs idées bien plus haut que leur cheminement scolaire et leur budget. Vous semblez penser que si un conflit n'est pas rentable, côté portefeuilles, il n'en vaut pas la peine.

      Voici pourquoi les étudiants sont prêts à perdre tant: l'idéal (atteint dans certains pays) d'une éducation accessible à tous leur est plus cher que le coût d'une session et les retards impliqués. Ils ont des idéaux, ils vous, Carole, mettent sur un pied d'Égalité. Pendant ce temps-là, John James vous propose que l'éducation est un bien de luxe, seulement les mieux nantis devraient y avoir accès.

      C'est pas grave, Carole, si vous ne comprenez pas les idées fondatrices de la gauche, elle sera la pour vous quand même, comme une mère.

  • Vincent Delorme - Inscrit 4 mai 2012 03 h 19

    La loi, les droits et l'éthique

    En effet, un outrage est fait au tribunal par l'actuel non-respect des injonctions (injonctions qui sont dailleurs adoptées en vertu du droit d'accès à l'éducation). L'attitude des étudiants qui choississent de ne pas obtempérer est en ce sens illégale, tous ceux qui sont contre la grève, gouvernement au front, se plaisent à le répéter, se plaçant tout à coup dans une position de défenseurs des droits et libertés.

    Or, les revendications des grèvistes concernent justement un meilleur accès à l'éducation... De plus, les grèves sont déclenchées lors d'assemblées générales fonctionnant par démocratie directe, puis sont appliquées à l'ensemble des étudiants en vertu de la loi sur les associations étudiantes, qui stipule que ces associations sont souveraines et représentent TOUS les étudiants d'une institution (ex. cégep).

    Ensuite, il y a la question de l'éthique. Un peu comme avec les lois spéciales qui forcent le retour au travail des travailleurs en grèves. Avec une telle loi, des grèvistes légaux deviennent du jour au lendemain illégaux, ce qui fait perdre un peu de son sens à la notion de légalité... face à ce manque, on peut utiliser la notion d'éthique et constater que, loi ou pas, on vient de baillonner un regroupement légitime, avec des revendications légitimes qui étaient ignorées jusqu'à ce qu'il utilise le rapport de force qu'il se voit alors retiré par la loi. Et par une injonction, dans le cas des étudiants.

    Je me plais ces temps-ci à imaginer un cas qui soulève des questions des plus amusantes: imaginons un syndicat quelconque (peut-être un regroupement d'avocat), en grève afin de protester contre ce qu'il considère comme les abus du pouvoir judiciaire. La cour supérieure émet une injonction forçant l'arrêt de leur grève. Ils décident alors manifester précisément contre cet abus de la cour, utilisent donc leur seul rapport de force: la grève. Nouvelle injonction. Encore une grève, ainsi de

  • Marcel Bernier - Inscrit 4 mai 2012 04 h 19

    Faire comme si...

    La stratégie de la ministre de l'Éducation de tomber des nues face aux revendications clairement énoncées, depuis des mois, de la part des étudiants et des étudiantes est d'une mauvaise foi évidente.
    Si on peut toujours se surprendre (mais comprendre) le provincialisme du député de Sherbrooke, un obscur avocat assoiffé de pouvoir et n'ayant de cesse, dans sa quête, d'être de ceux qui vivent à Westmount, signe d'une grande réussite, la ministre, elle, devrait savoir (et elle le sait) que cette mentalité de parvenu n'est pas le lot de ceux et celles qui font la grève : il y a là une lutte pour une meilleure justice sociale.

    • Jean Côté - Inscrit 4 mai 2012 06 h 40

      Ok... La mauvaise foi, elle est du côté des étudiants qui n'ont pas bronché du tout sur la question de la hausse. Les étudiants ont été consultés et écoutés (voir les offres généreuses de la ministre).

      Votre commentaire est de très mauvaise foi.

    • Airdutemps - Inscrite 4 mai 2012 07 h 12

      La Ministre Beauchamp n'a plus aucune crédibilité. Elle devrait démissionner et se recycler dans le monde du théâtre, du spectacle. Elle sait si bien acter.

    • Marc-Andre Fortier - Abonné 4 mai 2012 09 h 34

      La mauvaise foi est du côté des étudiants!?

      Au risque de paraître irrespectueux, j'ai du mal à m'expliquer comment après plusieurs semaines a regarder la façon dont ce gouvernement gère la crise vous pouvez affirmer une telle chose.

      Sans vouloir mélanger les dossiers. Et les autres scandales associés à cette administration, vous me direz que ce sont de malheureux incidents de parcours?

      Je vous invite monsieur à faire la part des choses entre la partisanerie et l'aveuglement. Les étudiants sont dans la rue soit, les champions de la mauvaise fois eux sièges confortablement à l'Assemblée Nationale.

    • Marcel Bernier - Inscrit 4 mai 2012 11 h 10

      Alors pour bien comprendre le personnage Charest, il faut se mettre à l'étude de la mentalité du parvenu, de la psychologie du parvenu : on pourra faire des liens avec le salaire excédentaire provenant du Parti libéral, le fait qu'il vive à Westmount, tous les cadeaux qu'il fait à ses tinamis et même pourquoi il s'entête à vouloir augmenter les frais de scolarité (une commande de son mentor Desmarais à qui il doit sa décoration de la Légion d'honneur, son prix Woodrow Wilson, le fait qu'une forêt ait été nommé en son honneur et même l'idée du Plan nord). L'idée de ce génial Desmarais est de faire en sorte que le principe utilisateur-payeur soit accepté par la frange la plus éduquée de la population. Une fois ce principe imposé à l'ensemble de la population, the sky is the limit dans les autres sphères de la vie sociale, notamment dans le domaine de la santé. Et la porte grande ouverte pour des programmes au HEC à des prix faramineux.

    • Catherine Gauthier - Inscrit 4 mai 2012 11 h 24

      @ Jean Côté
      Les étudiants ont déjà accepté une hausse de 1000$ par année dans les 5 dernières années, soit une augmentation d'environ 35%. Je pense qu'ils ont déjà fait leur bout de chemin sans broncher.

    • Jean Côté - Inscrit 4 mai 2012 16 h 57

      @MA Fortier

      Oui, la mauvaise foi est du côté des étudiants. N'ayez crainte, vous ne paraissez pas irrespectueux, vous paraissez endoctriné au carré rouger et ce totalement.

      Vous dites ne pas vouloir mélanger les dossiers, et pourtant, c'est exactement ce que vous faites en utilisant cet "argument". Un autre exemple flagrant de mauvaise foi. Il semble un brin ironique que vous m'invitiez à faire la part des choses et à sortir de mon aveuglement.

      Les étudiants en boycott sont toujours dans la rue parce qu'ils sont inflexibles avec leurs revendications. Ils se sont montrés très politiciens, mais sans grand succès. Un moment l'important est l'accessibilité aux études supérieures, l'offre de la ministre règle cette question. On veut étudier la gestion des universités, et encore une fois, la mesure a été acceptée par le gouvernement.

      Le gouvernement a bougé et a fait des ouvertures significatives, les étudiants sont inflexibles depuis le début: gel pour les uns, gratuité pour les rêveurs. Et la CLASSE est allée exiger et pas négocier quand elle a été invité aux négociations.

      Alors oui, en regardant la réalité en face, la mauvaise foi, elle est du côté des étudiants en boycott. Devant ces faits, je vous relance la question: qui n'est pas capable de faire la part des choses entre partisannerie et aveuglement?

  • AMeloche - Inscrit 4 mai 2012 05 h 25

    Vers un bâillon...

    « Est-ce que le gouvernement aurait le pouvoir d’adopter une loi spéciale pour forcer un retour en classe pour tous les étudiants. »

    Ça s'appelle de la dictature. Et le seul fait que vous ayez osé écrire cela dans votre article démontre une méconnaissance profonde de l'histoire et des enjeux actuels qui transcendent les conflits régionaux auxquels les politiciens modernes ont habitué les gens pour les contrôler et imposer leur agenda : Les gouvernements bureaucratiques qui ne gouvernent que par décret glissent lentement sur le chemin d'un régime totalitaire.

    • Jean Côté - Inscrit 4 mai 2012 06 h 45

      Ce n'est pas de la dictature, quelle énormité, c'est de faire respecter l'ordre social. Et sérieusement, le gouvernement a un mandat pour gouverner. Ce sont les étudiants en boycott qui tentent d'imposer un agenda. Ces étudiants sont minoritaires dans la population générale et dans la population étudiante même. Ça frise la mégalomanie cette attitude des étudiants en grève.

    • Q1234 - Inscrite 4 mai 2012 06 h 54

      Effectivement. De plus, on s'indigne que les injonctions ne sont pas respectées, mais les juges et avocats s'indignent-ils que les droits des associations étudiantes ne sont pas respectés, que les droits des étudiants à manifester sont bafoués par des interventions policières musclés, que le droit des personnes détenues par les policiers ne sont pas respectés et ces personnes ont souvent été humiliées et brusquées .? Les juges ont erré en ne retournant pas les étudiants assister à leur assemblée étudiante et en cela ils ont contribué à dévaloriser la loi et ont poussé les citoyens à ne pas respecter les injonctions, ingérables. Les injonctions causent plus de tort qu'elles ne règlent de problèmes. Vont à l'encontre de la démocratie. Elles reflètent davantage l'indivualisme que les droits individuels car elles font abstraction du droit d'association qui demande nécessairement une reconnaissance de la majorité d'individus. Comme aux élections.

    • Marc-Andre Fortier - Abonné 4 mai 2012 09 h 43

      Décidément. Monsieur Côté, les étudiants sont dans la rue suite à un vote démocratique.

      «Ces étudiants sont minoritaires face à la population générale...», les handicapés, les ethnies, les gaucher etc. sont tous moniritaires face à la «population générale». Basé sur cet argument, doit-on éliminer les rampes d'accès aux établissements publics, les accomodements raisonnables et les outils pour gaucher?

      Posez-vous la question M.Côté, qu'est-ce qui vous dérange tant dans les revendications des étudiants, le changement?

    • Jovette Béchard - Inscrit 4 mai 2012 09 h 50

      Je crois qu`avec tout ce que Jean Charest a fait depuis ces dernières années très peu de gens ont envient de se faire GOUVERNER , par un être aussi grotesque et ignoble, en tout cas moi je ne veux plus avoir à la tête de mon gouvernement un être malhonnête , coincé dans sa propre toile d`araignée se débattant désespérément pour en sortir , à mes yeux il n`a
      plus ( il n`en a jamais eu d`ailleurs ) aucune crédibilité et je ne ressents aucun respect pour quelqu`un qui ne respecte pas notre jeunesse ( et bien d`autres ) méprisant envers le peuple , sa devise ? ( Je me souviens de rien ) sauf de l`argent . Comme il le désirait sûrement le plan nord est tombé au second rang et je trouve assez curieux que presque personne ne s`indigne de la destruction et de l`extrême exploitation du plus grand territoire Québécois ( les 3/4 du Québec plus précisément ) et que des milliards y sont éjectés pour satisfaire les grandes compagnies minières hors-Québec , on tape sur la tête de nos étudiants et on serre la main à celui qui vend notre province aux plus offrants , je me couche le soir et j`ai honte , honte de voir à quel point on s`acharne sur nos étudiants qui n`ont pas peur de se montrer à la face du monde au lieu de nous jouer dans le dos et d`étouffer les vrais enjeux de notre société, car une partie du peuple Québécois a besoin d`accuser les autres de la déchéance de notre gouvernement et se sont nos étudiants qui en paient les frais malheureusement , notre ancien conservateur fédéraliste Jean Charest s`en lave les mains .

    • Brian Monast - Abonné 4 mai 2012 10 h 10

      Monsieur Côté,

      Ce n'est pas «faire respecter l’ordre social». C’est plutôt cette idée qui, dans le présent contexte, est une énormité. Forcer quelqu’un à étudier, c’est une aberration. On ne glisse pas lentement, par là, à la dictature : on s’y retrouve de plain-pied, sans plus. Qu’on se dégrise!

    • Michel Savard - Inscrit 4 mai 2012 10 h 39

      De la dictature!!!! On aura tout entendu !

      Dans un sondage CROP paru ce matin, on apprend que 68% de la population appuie le gouvernement !

      Et vous parlez de dictature ??? Sur quelle planète vivez-vous ?
      Et pour votre information,dans le même sondage, on y apprend que si des élections avaient lieu, le parti libéral serait réélu ! Pensez-vous un instant que les Québécois voteraient pour une personne irresponsable comme Pauline Marois, la chef du PQ, qui n'est même pas capable de dire que ,dans une société démocratique, les étudiants et les profs doivent obéir à une injonction !

      A a quelle belle anarchie livrerions-nous le Québec s'il fallait qu'une telle personne prenne le pouvoir!

    • AMeloche - Inscrit 4 mai 2012 10 h 43

      À Jean Côté...

      Il n'y a aucune énormité – c’est votre aveuglement qui l’est – à montrer les dérives idéologiques d'un gouvernement de bureaucrates qui fonctionne par décret. Lisez « Les origines du totalitarisme » de Hannah Arendt et vous découvrirez que « les énormités », que vous ne voulez pas voir, existent. Ici, le législatif s’immisce dangereusement dans le politique – la séparation des pouvoirs a été créée pour éviter ce genre de dérapage – et met en péril les libertés d'expression et l’accès à la connaissance qui n’est pas sous brevet ni la propriété exclusive de quelques-uns. Vous faites allusion à l'opinion générale. Le gouvernement actuel n’a aucun mandat pour démanteler la structure publique qui sert de rempart à la domination arbitraire (car, c’est de cela dont il s’agit, ne nous y trompons pas). Et même s’il l’avait, on pourrait alors accuser le peuple d’aveuglement en cherchant à s’atomiser pour le bien-être et les acquis d’une minorité dénuée de tout sens éthique (je pense ici aux gestionnaires actuels de notre économie).
      Ouvrez les yeux sur le monde et vous verrez que le Québec n’est pas isolé et que les étudiants – cette nouvelle génération éclairée, intelligente et articulée – ne sont pas seuls à dénoncer la dérive dangereuse de gouvernements gangrenés par le népotisme et l’arrogance.

    • David Brassard - Inscrit 4 mai 2012 11 h 07

      M.Côté faire régner l'ordre sociale à tout prix est en soi une forme de dictature, surtout lorsqu'imposer à des groupes de pressions totalement légitime, on ne parle pas d'émeute de partisans d'un club sportif.

      De la mégalomanie de la part des étudiants en grève ? Vous délirez ? Demander au université de surveiller leur dépense et demander un gel des frais le temps que la question soit aborder sous tous ses angles est de la mégalomanie ? Vous préférer vraiment la méthode '' on tire et on posera les questions ensuite ? '' Parce que selon vous obtenir une prime de départ et être réembaucher c'est totalement normale ? Juste pour cet épisode spécifique les coût équivalait à 2 500 sessions d'étudiant en terme de frais de scolarité. De la mégalomanie vous me dites ?

    • Nicolas Gauthier - Inscrit 4 mai 2012 11 h 25

      À Michel Savard...

      Je crois qu'il va falloir que vous appreniez à lire les chiffres mon petit monsieur: le sondage dont vous parlez dit exactement le contraire!!!! À savoir que près de 70% de la population est, je cite ''Très ou Plutôt Insatisfaite du gouvernement''... Ah, l'art de la manipulation de l'information...c'est un métier, que voulez-vous et vous ne semblez pas en maîtriser même les bases.
      Je vous met le lien vers ''la chose'' au cas où vous auriez quelques doutes.
      http://www.crop.ca/sondages/pdf/2012/evolutionpoli

      Je vous souhaite une bonne journée.

      Nicolas Gauthier

    • Catherine Gauthier - Inscrit 4 mai 2012 11 h 27

      Les sondages!

      Il y a encore des gens qui croient à ça?!?

    • Killian Meilleur - Inscrit 4 mai 2012 12 h 20

      À Jean Côté

      Et qu'est-ce exactement que la dictature, cette énormité?

      Elle consiste justement en le maintien total, absolu, par tous les moyens, de l'ordre social.

      Elle fait passer le droit pour de la justice tout en l'utilisant à l'encontre de la voix de tout individu tentant de faire bouger quoi que ce soit ou de s'opposer à la volonté des institutions.

      Elle place le maintien de l'ordre au-dessus de la protection des individus, au-dessus du maintien de la paix et au-dessus de la justice elle-même.


      Cet ordre social, ce n'est rien d'autre que le statu quo et la toute-puissance autoritaire de quelques individus arrogants et surtout méprisants, qui refusent de rendre à tout un peuple les comptes qu'ils lui doivent.

      Vous critiquez la légitimité des étudiants? Faites, si vous les élisez encore, on en reparlera.

      Mais servez-vous de votre mémoire, et rappelez vous que ces mêmes libéraux

      Ont été haïs pendant deux ans, prétendant que leur décision était irrévocable, en refusant systématiquement de faire une commission d'enquête sur la construction, alors que tout le monde savait qu'elle pourrait les incriminer.

      Ce n'est pas la première fois qu'ils se réfugient derrière le droit pour justifier des actions autrement inacceptables parce qu'elles transcendent de loin les limites du droit (d'autres choses, telles que la politique ou l'éthique, existent, bien qu,elles ne soient jamais prises en compte dans le présent débat), et ce ne sera certainement pas la dernière


      Ce que nous avons vu n'est pas à proprement parler une dictature.

      C'est un ensemble de comportements dont la tendance est l'amoindrissement des droits de la population

      Et donc une tendance vers la dictature, qui, même si elle n,aboutit pas, aura pour conséquence l'effritement de la démocratie.

    • Francois G - Inscrit 4 mai 2012 13 h 48

      Parler de dictature est effectivement une énormité. Regardez un peu ce qui se passe dans le reste du monde et ajustez vos propos en conséquence. Est-il possible en 2012 de débattre sans que quelqu'un parle de nazis, de Staline, de fascisme ou de communisme?
      Voir d'ailleurs à ce sujet le billet des grandes gueules dans le journal metro ce matin où ils comparent les policiers du Québec aux sinistres tonton macoute. Un total manque de respect.

    • AMeloche - Inscrit 4 mai 2012 14 h 16

      À Michel Savard,

      « Et vous parlez de dictature ??? Sur quelle planète vivez-vous ? ».

      Et vous, dans quelle lubie êtes-vous pour nier les dérives autocratiques mondiales? Vous ne semblez pas très « politisé » si vous ne faites confiance qu’aux sondages!

      En ce qui me concerne, je vis sur une planète où la démocratie d’opinion (lire ici, une gouvernance par sondage! Encore une fois, j’invite à lire Hannah Arendt) conduit au pire, ce que vous semblez promulguer. Si vous souhaitez une société de consommateurs qui ingurgitent du savoir à ne savoir qu’en faire, vous allez rencontrer sur votre passage des opposants à la bêtise, dont moi, en l'occurrence!

      Le mot dictature vous agace? Vous pensez vraiment que nous vivons ici en démocratie? Si le « peuple » (Notez les guillemets) élit de nouveau ce gouvernement (ne parlons pas du mode de scrutin ni de la « démocratie parlementaire »), c'est que le peuple méritera son asservissement et sa domination. Il n'y a rien de mieux qu'une victime pour se réconforter sous les fers de son bourreau.

      Quant à votre allusion à l’anarchie que déclencherait l’élection de Pauline Marois, elle m’apparaît hautement méprisante. En 1976, les fédéralistes nous ont fait le coup de la fuite des capitaux et de l’anarchie voire de la guerre civile après l’élection des « séparatistes ». Rien ne s’est produit.

      Ce que j’entends, dans vos propos, c’est l’extrême convoitise qui vous habite quant aux ressources (humaines, naturelles, intellectuelles) dont regorgent le Québec. La connaissance n’appartient à personne. Et ce n’est pas une bande de larbins sans grandeur intellectuelle qui réussira – je l’espère – à spolier les Québécois de sa richesse, une jeunesse éduquée et visionnaire.

    • Jean Côté - Inscrit 4 mai 2012 17 h 25

      @ MA Fortier

      Le vote "démocatique" des étudiants en boycott a de nombreuses lacunes. Au mieux, on pourrait les qualifier de vote d'apparence démocratique...genre.

      Les étudiants pour le boycott sont minoritaires dans la population étudiante même, et cette minorité d'une minorité pourrait exiger que le gouvernement lui obéisse? Ce n'est pas sérieux comme position. Et vous semblez y croire pour vrai, ce qui est triste.

      Ce n'est pas ça la démocratie au Québec, surtout dans ce dossier quand la population se range derrière un gouvernement impopulaire. Les exemples que vous avez proposés sont pauvres et malhonnêtes.

      Ce qui me dérange, c'est justement qu'un groupe minoritaire extrémiste , qui bafoue la démocratie du Québec et la démocratie étudiante, se costume en victime dans ce dossier (personne n'a forcé les étudiants à boycotter leurs cours) et même en chevaliers héroïques, alors que la CLASSE endosse des méthodes d'intimidation et prend la population en otage.

      Ce qui me dérange, c'est la manipulation des assemblées, le copinage avec les centrales syndicales, et le fait que les boycotteurs ne soient pas capables de bouger sur la hausse des frais tout en accusant le gouvernement d'être inflexible, quand les faits prouvent que le gouvernement a fait plusieurs ouvertures déjà.


      ======

      @ AMeloche

      Vous semblez très mal placé(e) pour parler de dérives idéologiques.

      La liberté d'expression n'est pas en péril, l'accessibilité aux études supérieures ne l'est pas non plus.

      Le gouvernement Libéral a un mandat de la population pour gouverner, Charest a un mandat pour gouverner. Les étudiants en boycott n'ont aucun mandat de la population pour dicter comment gérer les universités, paralyser la circulation, etc... La domination arbitraire, elle côté des étudiants ces jours-ci. Qui ne respecte pas les injonctions déjà?

      @ les autres: Il est irresponsable et ridicule de parler de dictature dans ce dossier. H