Annulation de la session: rencontre en haut lieu à Québec

Jean Charest a rencontré aujourd'hui le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne.
Photo: Clément Allard - Le Devoir Jean Charest a rencontré aujourd'hui le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne.

Une rencontre en haut lieu a été organisée pour régler le conflit étudiant. Le Devoir a appris que le premier ministre Jean Charest s'est réuni en début d'après-midi avec les cégeps et les universités pour discuter d'une sortie de crise.

Le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne, et le p.-d.g. de la Conférence des recteurs et des principaux du Québec (CREPUQ), Daniel Zizian, se sont rendus à Québec où ils ont rencontré Jean Charest et la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, qui les avaient convoqués.

Une sortie de crise en vue? L'annulation de la session y a été discutée. «On est à huit cégeps qui ont huit semaines ou plus de grève. L'annulation, c'est une hypothèse qui commence à circuler, mais on n'en est pas là comme réseau. L'annulation est maintenant envisagée, alors qu'au début c'était écarté», a dit Caroline Tessier, directrice des communication à la Fédération des cégeps.

«Il y a comme un signal d'urgence. Il y a une urgence pour nous. [...] Mais si ça continue une semaine ou une dizaine de jours, il y a des limites logistiques à faire entrer huit semaines de cours dans le peu de temps qu'il nous restera».

La situation dans les cégeps est très tendue. Le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, rappelait ce matin qu'il n'était pas question pour le gouvernement d'intervenir pour forcer le respect des injonctions obtenues par les étudiants qui souhaitent avoir accès à leur établissement et rentrer en classe.

D'autres détails suivront.



65 commentaires
  • Sylvain Auclair - Abonné 3 mai 2012 15 h 45

    Sortie de crise?

    Et s'ils discutaient avec les étudiants, pour changer?

    • Michel Richard - Inscrit 3 mai 2012 16 h 29

      Ils ont essayé, sans succès. Ils ont fait des offres substantielles et les étudiants se sont dit insultés.

    • Pensee du jour - Inscrit 3 mai 2012 16 h 34

      Il y a déjà eu discussion avec les fédérations étudiantes... Ils auront l'été pour continuer les discussions.

    • Homme_Digital_du_21e - Inscrit 3 mai 2012 16 h 52

      Michel Richard. Substantielles pour qui? Ils ont seulement empirer la hausse, tout en améliorant les prêts et bourses. Ça s'appelle du sur-place.

    • meme40 - Inscrite 3 mai 2012 16 h 52

      La peur vous connaissez?Peur d'un language qui se tient , peur de la cohérence, peur de l'intelligence de ceux qu'il croyait avoir mâtés en les ridiculisant. L'inaptitude et l'impuissance à reconnaitre qu'en dehors de ( SA GANG,) il existe, des citoyens, et que sans eux...le chômage.. comme après le déluge.

    • Martin Parenteau - Inscrit 3 mai 2012 17 h 22

      @Homme_Digital

      Le gouvernement a étalé la hausse, sans l'augmenter. Et il a amélioré les prêts et bourses, comme vous dites. C'était un pas très significatif. Les étudiants n'ont pas bougé d'un poil.

    • André Michaud - Inscrit 3 mai 2012 17 h 31

      @ Homme digital

      Il y a vraiment plus de bourses pour ceux dont le revenu parental est de moins de 60,000 $, donc la classe moyenne. Ce n'est pas rien tous ces millions rajoutés...!
      Renseignez-vous, ça vaut la peine.

      Pendant ce temsp les leaders étudiants ont jamais voulu faire de compromis sur leur côté..c'est l'obsession du GEL comme une cassette..donc aucune discussion possible.

      Et même les élections changeront peu de choses.. Seul Québec Solidaire appui le gel et même promet l'éducation gratuite..parce qu'il savent qu'il ne seront jamais élu..

      Retournez étudier et sauvez votre session avant de le regretter tout l'été..

    • Raphaelle Element - Inscrite 3 mai 2012 17 h 34

      Monsieur Richard, les offres que vous disez substancielles constituaient de véritables insultes: le gouvernement accuse les étudiants de ne pas bouger et maintient sa hausse en creusant l'endettement.

    • j Lacourse - Abonnée 3 mai 2012 17 h 55

      Entre 0% et 82 % il y a une marge de discussion pour le gouvernement. Imaginez un syndicat qui demande 75% puis 82% d'augmentation sur sept ans. Que pensez-vous qu'il se ferait répondre si après 12 semaines de grève, il propose toujours 82% d'augmentation de salaire sur 7 ans ? Quand on applique à soi-même la médecine du gouvernement, les avis changent !

    • F. Viau - Inscrit 3 mai 2012 18 h 09

      Le message a été mal véhiculé il me semble, on ne se bat pas pour des chiffres, on se bat pour des idées. Une idée que l'éducation n'a pas à être rentable. Une idée que dans une société qui considère l'université comme seule source de savoir supérieur, la pauvreté ne doit pas être synonyme de pauvreté intellectuelle. Une idée qu'on peut faire plus avec moins d'argent et que lorsqu'on manque d'argent à cause qu'on la dépense mal, ben la solution c'est pas d'en avoir plus.

    • Guillaume Bard - Abonné 3 mai 2012 18 h 17

      Sur 80 jours de grève, moins de 40 heures ont été accordées à de véritables négociations privées entre les étudiants et le gouvernement. Il semble injuste de demander aux interlocuteurs de faire une négociation sur la place publique, alors qu'à peu près toutes les autres formes de négociation ou de médiation se font, dans notre société, en privé: pensons aux conflits de travail ou aux médiations dans le contexte de procédures judicioires. Qu'on soit pour ou contre la hausse proposée, il me semble qu'on peut aisément admettre que le meilleur outil, en vue d'une solution, demeure le dialogue. Or, il me semble que ce dialogue, pour être sain, doit se faire à l'abri des tentatives d'ingérence externe et des manoeuvres de désinformation de certains commentateurs et chroniqueurs médiatiques. Je ne cherche pas ici à privilégier une position substantielle (pour ou contre la hausse) mais à privilégier un contexte formel qui serait bénéfique pour tous, toutes tendances confondues : un climat sain, propice à la recherche de solutions, voire de compromis. Aucun des deux camps ne souhaite abandonner publiquement ses revendications, c'est-à-dire faire des concessions avant même le début de la négociation. Ainsi, le gouvernement ne souhaitera pas annoncer qu'il va diminuer le montant de sa hausse; les fédérations ne voudront pas non plus céder du terrain, du moins pas avant qu'une véritable négociation ne soit lancée. 40 heures de négociations sur 80 jours, c'est trop peu, et on a vu que c'était insuffisant. Ça ne sert à rien, à ce stade-ci, de "trouver le coupable" pour savoir à qui on doit attribuer la rupture des négociations: ce qui compte, c'est de reprendre une vraie négociation, en privé, le plus tôt possible, négociation lors de laquelle les enjeux principaux, ainsi que des enjeux plus périphériques, pourront être abordés en toute quiétude, de bonne foi, et sur la base d'arguments rationnels et non démagogiques.

    • Homme_Digital_du_21e - Inscrit 3 mai 2012 18 h 31

      @André Michaud, Option Nationale prône la gratuité. Renseignez-vous, ça vaut la peine.

      Jean-Martin Aussant à étudier à la Aston School of Business, a fait sa maîtrise en sciences économiques à l'UdM et son doctorat en analyse économique à Barcelone. Il est un des député les plus éduqués, et ce, en économie. Il est de loin le plus crédible, et il veut la gratuité scolaire. Renseignez-vous, ça en vaut vraiment la peine.

      Pour ce qui est des prêts et bourses, on ne peut pas régler le problème de la hausse en n'accordant plus de prêts et bourses. Si c'est seulement plus de bourses, alors pourquoi faire une hausse dans un premier temps? Pour les prêts, et bien il va arriver le même problème qu'aux États-Unis.

      Dans les années 70, l'éducation était très abordables chez nos voisins du sud. Le gouvernement à tout de même décidé de bonifier son système de prêts et bourses, pour "améliorer l'accessibilité". Le résultat : les universités en ont profité pour augmenter leurs frais de scolarité. Le gouvernement a alors bonifier ses prêts et bourses, et les université ont encore augmenter leurs frais. La situation aujourd'hui? Vous la connaissez tous. Des étudiants surrendettés, des programmes non-abordables, des banques qui s'en mettent plein les poches.

      Le problème et les causes sont connus aux États-Unis. Vous laisseriez Charest foncer droit devant. Renseignez-vous monsieur, votre commentaire aurait eu davantage de crédibilité.

      Charest et ses amis ne connaissent pas le coût de chaque étudiant. Il ne sait pas de combien les frais devraient être dans une situation idéale. Ils sont incapable de sortir des chiffres. La hausse des frais de scolarité est un choix politique et injustifié. Avez-vous lu les rapports des négociations à ce sujet? Renseignez-vous.

      Quand des étudiants de 20 ans possèdent de meilleurs arguments, et de meilleurs manières de les présenter que son gouvernement, et que ce dernier n'écoute pas

    • Homme_Digital_du_21e - Inscrit 3 mai 2012 18 h 40

      @André Michaud

      J'oubliais. Je ne peux pas retourner étudier, ma cession est finie et n'a jamais été interrompue. Ma faculté, Sciences de l'administration, n'est pas en grève (est-ce que ça vous étonne). Vous feriez mieux de vous renseigner avant d'émettre des préjugés, ça vaut la peine.

      Par contre, jamais je n'aurais hésité à partir en grève, et manquer une session est le plus petit de mes soucis. Le gouvernement ne le dira jamais, mais l'annulation des sessions lui fera beaucoup plus mal à lui qu'aux étudiants.

      Il va être dans l'eau chaude si les universités et cégeps doivent être aux prises avec deux cohortes en automne et si les entreprises manquent de main-d'oeuvre cet été.

    • M. Enseignant - Inscrit 3 mai 2012 18 h 55

      @ Michel Richard
      La ministre à trouvé un prétexte parce qu'une organisation étudiante avait une phrase sur son site pour une manifestation. Au début, elle ne voulait pas rencontrer la CLASSE parce qu'elle ne condamnait pas la violence. La ministe préfère faire un déjeuner en présence d'une membre de la mafia.

    • François Ricard l'inconnu - Inscrit 3 mai 2012 19 h 06

      L'éducation est extrêment rentable.
      La gratuité scolaire, à moyen terme, est rentable et économiquement souhaitable.
      Nous manquons de diplômés. Près du tiers de nos étudiants ne se rendent pas au diplôme faute d'argent. Nous devons importer des étudiants et des diplômés d'ailleurs.
      Ce gouvernement, si l'on se fie à nos médias, est plus à l'écoute de la mafia qu'à l'écoute de nos étudiants.

    • Michel Richard - Inscrit 3 mai 2012 19 h 09

      Les offres qui ont été faites sont substantielles, objectivement. Les améliorations aux programmes de prêts, et aux programmes de bourses se chiffrent en dizaines de millions.
      Le gouvernement a offert de parler d'un programme de remboursement des prêts proportionnel au revenu. C'est important.
      Le gouvernement a accepté de parler de moyens de donner une voix aux étudiants en matière de gestion des universités. C'est sans précédent.
      Ceux qui se sentent insultés par ces offres ont le cuir bien mince, à mon avis. Ou bien ils jouent un jeu.

    • Andrée Lafontaine - Inscrite 3 mai 2012 19 h 16

      Michel Richard: Les étudiants s'opposent à trois choses principales: 1) la hausse des frais de scolarité; 2)la hausse de l'endettement étudiant et; 3)la marchandisation du savoir.

      1) Les personnes à la table de négo pour le gouvernement (la ministre n'a assisté qu'à une heure de "négo") n'étaient pas mandaté pour discuté de la hausse.

      2) La "solution" proposée par le gouvernement passe par l'endetter accrue des étudiants.

      3) La "solution" proposée continue de promouvoir la logique commerciale et la marchandisation du savoir.

      Quand on tient compte de ce que les étudiants demandaient (et non l'interprétation que choisi d'en faire le gouvernement), on voit que la solution proposée ne répondait en rien aux demandes étudiantes.

      Plusieurs ont qualifé l'offre gouvernementale d'insulte, et elle l'est pour plusieurs raisons. Le problème que j'ai, avec cette offre, c'est qu'elle sert avant tout de poudre aux yeux pour les non-étudiants qui ne sont pas autant au fait des réalités étudiants. L'offre de bourse semble alléchante, mais pour les étudiants des cycles supérieurs, les étudiants mariés ou autonomes financièrement, cette offre ne leur est pas destiné.

      L'offre du gouvernement, en outre, ne dit toujours rien des frais afférents, qui constituent presque la moitié de la facture étudiante dans certaines universités.

      Pour terminer, avant d'affirmer que les étudiants font du sur-place, il vaudrait la peine que vous vous penchiez un peu sur leurs propositions.

    • saivann - Inscrit 3 mai 2012 19 h 37

      Peu de gens parmi vous semblent avoir lu l'analyse faite par l'IRIS de l'offre du gouvernement. Je les cite :

      "En somme, les améliorations apportées au régime de bourses, en plus de ne profiter qu'à peu d'étudiants (28% seulement), ne peuvent être associées, comme le fait M. Godbout, à de la générosité de la part du gouvernement. Il s'agit, au mieux, d'une forme d'utilisation intéressante des fonds de l'État. Ce type de mesure peut très bien s'appliquer sans devoir être lié à une hausse des frais de scolarité et, malheureusement, ne compense pas adéquatement la majorité des étudiants contre la hausse actuelle"

      On oublie les critères d'admissibilités aux régimes de bourses et de prêts. La minorité admissible, versus l'augmentation de la hausse sur 7 ans.. C'est effectivement une jolie entourloupe.

      Il faut quand même rappeler que de leur côté, les associations étudiantes ne cessent d'inviter le gouvernement à discuter et continuent de se faire rejeter. Et ce, alors qu'elles ne cessent d'ajouter des suggestions concrètes afin de nourrir le solutionnement du problème.

    • Sylvain Auclair - Abonné 3 mai 2012 22 h 03

      Il n'y a aucune discussion. Après dix semaines, on a mis les étudiants en présence d'un avocat qui n'avait pas le mandat de discuter du sujet qui fait problème.

    • hugues2 - Inscrit 4 mai 2012 00 h 23

      En passant, bravo pour votre 10e marche, je me demande si la ministre va condamner cette manif? Je vois déjà ce qu’elle pourrait dire "hier soir, aux nouvelles, j'ai vu du monde tout nu, je refuse de négocier avec eux! Si la CLASSÉ ne se dissocie pas de cette manifesses, je, je, je...», hahaha!

      En conclusion, même entre la république iranienne et les États-Unis il y a des pourparlers, mais pas au Québec entre ce gouvernement et les étudiants...

  • Yves Claudé - Inscrit 3 mai 2012 15 h 46

    Coup de force ou solution raisonnable ?

    Dans le “dossier” de la crise étudiante, il semble que le “gouvernement” Charest se soit plutôt comporté comme un parti en déroute, s’agrippant au pouvoir, que comme un ensemble de personnes représentant l’ensemble des citoyens à la direction de l’État, et se consacrant à leur service.

    Naviguant au gré des sondages, tout en mettant le cap sur une fermeture et des provocations calculées, le “gouvernement” Charest a démontré son indifférence et son mépris, non seulement à l’égard des étudiants en grève, mais aussi, d’une manière générale vis-à-vis du monde de l’éducation dans son ensemble, et des enseignants en particulier, dont plusieurs dizaines sont actuellement pris en otages de processus judicaires qui n’ont d’autres effets que d’aggraver une situation déjà fort difficile.

    Un véritable gouvernement, aurait déjà proposé une trêve, avec un moratoire sur les droits de scolarité, un assouplissement du cadre règlementaire pour faciliter la reprise de la session, une amnistie des manifestants arrêtés pour leur seule présence sur les lieux d’une manifestation, un décret de paix judiciaire (levée des injonctions, requêtes en outrage au tribunal, recours collectifs, etc.), et la mise en place d’un processus démocratique (États généraux, etc.) permettant de réactualiser le projet de scolarisation de la Révolution tranquille.

    C’est avec de telles solutions, urgentes, raisonnables et pacificatrices, qu’un retour général en classe serait possible, dès le lundi 7 mai.

    Au cas où le “gouvernement” Charest opterait plutôt, dans la même désastreuse stratégie de tension mise en place depuis trois mois, pour un coup de force (décret(s), loi(s) spéciale(s), etc.), il doit savoir qu’il sera le seul responsable d’une crise sociale et politique que ses commanditaires semblent avoir planifiée, avec un cynisme qui a déjà été perçu et déploré.

    Yves Claudé

  • Louis16 - Inscrit 3 mai 2012 16 h 43

    Règlement inversé

    Refus de discuter avec les étudiants ou de les ignoirer afin de réussir à réaliser son objectif : diviser pour régner en utilisant la force plutôt que le dialogue.

    • Pensee du jour - Inscrit 3 mai 2012 17 h 22

      Règlement inversé
      Refus de discuter avec le gouvernement ou l'ignorer afin de réussir à réaliser leur objectif. C'est dans un sens comme de l'autre. La force plutôt que le dialogue, les étudiants l'ont utilisé à maintes reprises.

    • M. Enseignant - Inscrit 3 mai 2012 18 h 56

      @Pensee du jour
      Faire un déjeuner avec des membres de la mafia est-ce que ça peut aller aussi d'un sens comme dans l'autre?

    • Remi Desrochers-Guerin - Inscrit 4 mai 2012 02 h 09

      Et les dizaines de blessé-e-s étudiant-e-s, aucun média n'en parle. Un étudiant est présentement à l'hopital pour 5 fractures du crâne après avoir été battu par des policiers mardi.

  • Claude Kamps - Inscrit 3 mai 2012 16 h 44

    Vendredi congrès PLQ

    et les troupes ne sont pas en accord avec son dicta...

    • Stephan Justin - Inscrit 3 mai 2012 20 h 31

      J'ai hâte! Nous sommens dans un cercle vicieux en manque d'imagination depuis 10 ans déjà.

      Il est grand temps que cela change. Il faut des gens qui se battent réellement pour la survie de notre culture comme ces braves étudiants!

  • André Michaud - Inscrit 3 mai 2012 16 h 54

    Entrer étudier ,la meilleure alternative

    Pour les étudiants la meilleure alternative ,et la seule basée sur la raison, c'est d'entrer étudier pour sauver la session et les emplois d'été .

    il est évident que le gouvernement n'ira pas plus loin avant des élections . Si les étudiants attendent encore ce sera pour rien du tout et ils se seront tiré dans le pied...

    Dites vous que vous avez gagné des bourses plus avantageuses pour ceux dont les parents ont un revenu de moins de 60,000 $ , donc plus d'accessibilité.

    • Martin Parenteau - Inscrit 3 mai 2012 17 h 26

      La hausse a aussi été étalée sur 7 ans. On fait comme si ce n'était rien. Je fais remarquer que le PQ propose aussi une augmentation de 75% de frais de scolarité. En indexant à partir de maintenant comme il le propose, on va y arriver. C'est seulement plus étalé. La durée de l'étalement est un facteur important, quoi qu'en disent ceux qui font mine de l'ignorer.

    • Q1234 - Inscrite 3 mai 2012 18 h 14

      Il n'ont certainement pas fait 12 semaines de grève pour retourner en classe avec une augmentation de l'augmentation! Ils ont raison les étudiants et ils le savent. Faut pas les prendre pour des imbéciles.

    • M. Enseignant - Inscrit 3 mai 2012 18 h 59

      @Martin Parenteau
      Par chance les étudiants savent compter et ils ont vu qu'une augmentation de 87% sur 7 ans est plus exigeante qu'une augmentation de 75% sur 5 ans. Calculer le comme vous voulez ça fait plus.
      PS: :À 2% par année le 75% sera atteint en 2049. Les étudiants devrait proposer la gratuité scolaire en 2049 se serait de faire un bout de chemin ?

    • Daniel Savard - Inscrit 3 mai 2012 19 h 24

      L'amélioration du régime des prêts et bourses n'est qu'une stratégie pour le gouvernement de créer une division au sein du mouvement étudiant. Ils donnent du lest maintenant pour acheter les étudiants les plus pauvres, si la stratégie marche, les plus pauvres voteront pour accepter l'offre du gouvernement et par la suite, dans, disons un an ou deux, le gouvernement fait une nouvelle réforme des prêts et bourses et croyez-vous que les étudiants qui en sont exclus iront voter la grève pour aider leurs collègues plus pauvres qui eux auront voté contre la grève sur la hausse des frais de scolarité? Ben non.

      C'est très clair que l'idée du gouvernement de bonifier l'offre des prêts et bourses vise à obtenir des concessions sachant très bien que plus tard ils auront un mouvement étudiant divisé devant eux quand viendra le temps de couper ce qu'ils auront cédé maintenant.

      Les étudiants doivent se serrer les coudes et résister à cette offre. Le gouvernement s'en fout de l'accessibilité, cela n'a jamais été sa préoccupation. Ne vous laissez pas leurrer.

    • Martin Parenteau - Inscrit 4 mai 2012 00 h 20

      @M. Enseignant

      C'est 82% sur 7 ans, pas 87%. Et ce n'est pas une augmentation par rapport à la situation proposée au départ. Le gouvernement pratique déjà l'indexation des frais et il était entendu qu'elle se poursuivrait après la hausse de 75% sur 5 ans. On arrivait à 82% après 7 ans aussi, sauf que l'étalement était différent. La hausse est moins abrupte maintenant. Si vous savez compter, ça ne fait pas plus avec la dernière offre globale, ça fait moins à payer pour les étudiants.

      Ceux qui disent que les étudiants n'ont rien gagné avec l'étalement sur 7 ans ont juste besoin de cours d'appoint en math.

    • Martin Parenteau - Inscrit 4 mai 2012 00 h 30

      @Daniel Savard

      Une offre globale qui favorise l'accès aux études pour les étudiants les plus pauvres. Quel scandale, n'est-ce pas? Il faut sortir dans les rues et dénoncer ce genre de mesure!