La solution de la CLASSE: la gratuité

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	La CLASSE souhaite la tenue d’états généraux sur l’avenir de l’éducation, états généraux qui seraient formés aux deux tiers de représentants étudiants et de membres de syndicats.</div>
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir
La CLASSE souhaite la tenue d’états généraux sur l’avenir de l’éducation, états généraux qui seraient formés aux deux tiers de représentants étudiants et de membres de syndicats.

Le gel des droits de scolarité au niveau de 2007 et la gratuité scolaire échelonnée sur cinq ans. Voilà quelques éléments qui font partie de la contre-offre de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), a appris Le Devoir. La proposition, qui devrait être dévoilée ce matin, provient de mandats clairs récoltés lors de son congrès en fin de semaine dernière à l’Université Laval. Des mandats nouveaux, car si la gratuité scolaire est un principe de la CLASSE, elle n’avait jamais été explicitement prônée dans le présent conflit.

L’organisation, qui représente près de la moitié des quelque 180 000 étudiants en grève, ne réclamera pas publiquement de médiation, mais ne refusera pas de négocier si toutefois c’était le cas. Au chapitre de la violence, une nouveauté : alors que la CLASSE condamnait toute violence portant atteinte à l’intégrité physique des personnes, elle dénonce cette fois « la violence de certains manifestants et manifestantes envers d’autres manifestantes et manifestants » et appelle « à la solidarité et au respect de la diversité des tactiques », peut-on lire sur des documents disponibles sur le site de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ).


La CLASSE souhaite également la tenue d’états généraux sur l’avenir de l’éducation au Québec auxquels participeraient des membres de toutes les organisations étudiantes nationales, et ce, dès l’automne 2012 ou à l’hiver 2013 au plus tard. Formés aux deux tiers de représentants étudiants et de membres de syndicats, ces états généraux devront faire la critique de la fonction et de la mission des cégeps et universités.


Pour la CLASSE, ce serait l’endroit pour discuter de l’autonomie des établissements et leur modèle de gouvernance, de la rémunération du 4estage en enseignement et de l’élaboration d’une politique familiale. Il devrait aussi être question de revoir les critères d’attribution du régime d’aide financière aux études pour notamment modifier le nombre de mois maximal d’admissibilité et reconnaître, par exemple, l’autonomie financière de l’étudiant dès son départ du foyer familial.


D’autres propositions ont été discutées mais non entérinées, notamment qu’une autre table de négociation soit dressée entre les associations étudiantes et le gouvernement, mais sans qu’une trêve soit exigée. La démission du gouvernement « en raison de son inaptitude à assumer ses responsabilités » est une proposition qui n’a pas non plus été retenue.


Réactions à la contre-offre des fédérations


La Fédération étudiante collégiale (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) avaient quant à elles présenté mardi leur contre-offre en sept points au gouvernement. En plus du gel des droits de scolarité au niveau de 2012, celle-ci comprend un moratoire de deux ans sur le plan de financement des universités, afin de mieux évaluer leurs besoins. Cette proposition a été balayée en partie par la ministre et le réseau des Universités du Québec (UQ). La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) devait tenir une conférence de presse pour réagir hier en après-midi, mais l’a annulée. Son président-directeur général, Daniel Zizian, s’était toutefois dit « déçu » de la contre-offre des fédérations au Réseau de l’information (RDI).


Quant à la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, elle a déclaré hier que si son parti formait le prochain gouvernement, elle annulerait la hausse des droits de scolarité. Malgré leur gel, elle en prône toutefois l’indexation. « Plusieurs ont conclu que nous voulions augmenter les droits, je peux assurer les Québécois du contraire. La hausse de 82 % [1778 $] sur sept ans sera annulée et nous rétroagirons si tant est que le gouvernement voulait appliquer cette hausse [d’ici des élections] », a affirmé Mme Marois, en indiquant vouloir mettre sur pied un sommet de l’éducation supérieure. Elle a également souhaité la nomination d’un médiateur pour régler la crise ainsi que le déclenchement des élections.

 

Injonctions non respectées


Malgré le non-respect des demandes d’injonction obtenues par des étudiants qui souhaitent retourner en classe, le gouvernement refuse d’intervenir, comme l’avait demandé le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, François Rolland. « Comme procureur général, jamais je ne m’exprimerai pour empêcher des citoyens d’exprimer leurs droits », a soutenu le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier. Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, s’est contenté de souligner que le problème était « grave » et « nouveau » et qu’il faudrait le régler.


Hier, une motion proposée par la Coalition avenir Québec demandant au gouvernement de faire respecter les injonctions a été bloquée par le député de Québec solidaire, Amir Khadir. Pauline Marois n’a pas clairement demandé aux piqueteurs de respecter l’ordre de la Cour, mais a soutenu que « la justice devait être respectée en tout temps ». Elle s’en est plutôt prise au gouvernement Charest, lui rappelant que c’était sa responsabilité de démontrer une ouverture pour mettre fin au conflit.


Le mouvement d’injonctions touche actuellement six établissements collégiaux : Sherbrooke, de l’Outaouais à Gatineau, Saint-Laurent, Maisonneuve et Rosemont, à Montréal, ainsi que Montmorency à Laval. Un septième établissement, à Saint-Jean-sur-Richelieu, est visé par une requête en mandamus.


Et, pour la première fois dans le dossier de la bataille juridique, une requête pour outrage au tribunal a été déposée par des étudiants du cégep de Sherbrooke qui veulent faire respecter l’injonction sera entendue lundi.


Neuvième manifestation nocturne


Comme le veut maintenant la tradition, les manifestants se sont retrouvés Place Émilie Gamelin hier pour manifester. Peu avant, en fin d’après midi, une manifestation contre Stephen Harper avait réuni plusieurs dizaines de manifestants à l’occasion du premier anniversaire de l’élection majoritaire du Parti conservateur.


Au moment de mettre sous presse, la manifestation nocturne se déroulait tranquillement et avait ateint Westmount.

139 commentaires
  • ClimateCrisis - Inscrit 3 mai 2012 01 h 47

    injonctions

    je ne comprends pas comment un petit groupe ( retour a l ecole) a priorite sur un plus gros groupe ( en faveur de la greve)?

    autre question, comment un petit groupe d etudiant puisse force le retour au travail de professeur qui supporte la greve.

    a mon avis la cour a erre en accordant des injonctions en forcant des enseignants a donner leur cours.
    La fin du droit de greve aux enseignants est arriver avec ce precedent car les etudiants pourront obliger les professeurs a donner leur cours meme si les enseignats votent une greve ?

    aucun sens a mon avis.

    simon villeneuve

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 3 mai 2012 07 h 10

      Simple comme réponse, quand tu écoute les médias, tu penses qu'il y a plus d'étudiants qui souhaite la grève mais, en réalité il y a plus d'étudiants qui sont assis sur les bancs d'école que de gréviste.

    • Michel Richard - Inscrit 3 mai 2012 07 h 21

      C'est parce que le "droit de grève" des étudiants n'est appuyé sur aucune base juridique. Aux termes de la Loi, ce droit de grève n'existe pas. Fait que légalement, peu importe la majorité, un groupe d'étudiants ne peut pas en empêcher un autre d'aller à l'école, peu importe les nombres.
      Le droit à l'éducation, par contre, est reconnu comme un droit fondamental, fait que ceux qui réclamment le droit d'empêcher quelqu'un d'autre d'aller à l'école a une grosse pente à remonter quand il est devant un juge.
      Et certains professeurs ont beau supporter la grève, leur contrat de travail (leur convention collective) les oblige à enseigner. Ils n'ont présentement pas de droit de grève, les enseignants ne peuvent pas actuellement tenir de vote de grève légal.
      Un juge ne peut pas faire autre chose que d'appliquer les lois qui sont écrites.

    • François St-Pierre - Abonné 3 mai 2012 07 h 48

      Une grève étudiante n'a aucun effet coercitif. Si une association vote une grève, aucun membre de l'association n'est forcé de respecter cette décision. Même ceux qui auraient voté en faveur de la grève. Il faut distinguer ce cas d'une grève régie par le Code du travail, qui a un effet coercitif -- encore que cet effet s'exerce sur l'employeur, à qui on interdit d'avoir recours aux services d'employés en grève.

      Les enseignants ne sont pas non plus libérés de leurs obligations en cas de grève étudiante. Un étudiant qui constate qu'on le prive de son droit à recevoir un cours peut donc s'adresser aux tribunaux, comme tout justiciable.

    • Francois G - Inscrit 3 mai 2012 08 h 02

      Parceque la loi a priorité sur les décisions de la majorité. Je ne peux pas décider avec mes collègues de travail d'entreprendre des actions illégales, même si nous votons à majorité pour.
      Pour ce qui est des profs, s'ils ne rentrent pas travailler, ils devraient être conséquents et arrêter de toucher leur salaire, non? À ce que je sache, ils n'ont pas voté de grève, ils n'agissent que par solidarité avec les étudiants, chacun à titre personnel.

    • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit 3 mai 2012 08 h 28

      Facile, la loi ne reconnait pas le droit de grève au étudiants, c est un boycotte et on ne peu imposer un boycotte à ceux qui ne veulent pas.

      Deux, les prof sont payé pour enseignéer ils doivent le faire.

    • Mario Lavigne - Inscrit 3 mai 2012 08 h 37

      Le rôle du juge est d’arbitrer un conflit en conformité avec les règles de droit... S'assurer que les lois soit respectées... Mais où irions nous commes société si nos juges, au lieu d'appliquer les lois avec jugement, ne feraient que se plier aux demandes d'un plus gros groupe vis-à-vis celles d'un plus petit... Si des lois ont été misent en place, c'est pour protéger les droits de Tout les québécois et non uniquement de ceux qui geulent les plus forts et sont un peu plus nombreux...

    • arabe - Inscrit 3 mai 2012 08 h 39

      Vous inversez la réalité. Le petit groupe, ce sont les boycotteurs. Les deux-tiers des étudiants sont en classe. C'est donc le petit groupe (boycotteurs) qui a priorité sur le plus gros groupe.

      Personne ne peut forcer un professeur à donner des cours. Par contre, il perdra son salaire.

    • Sylvain Auclair - Abonné 3 mai 2012 11 h 19

      Au XIXe siècle, le droit de grève n'existait pas et on assimilait les syndicats à des cartels illégaux. Les syndicats en grève devaient se battre contre leur patron, contre les travailleurs qui voulaient passer les lignes de piquetage, contre les travailleurs de remplacement, contre la police, voire contre l'armée. Les droits des travailleurs étaient-ils alors mieux respectés?

      Tous les progrès sociaux ont été le fait de criminels, d'une certaine manière. Les lois ont changé par la suite.

    • Michel J. Grenier - Abonné 3 mai 2012 12 h 13

      La récréation est terminée !

      Les étudiants devaient entrer en classe immédiatement et terminer leur année.

      Sinon, qu'ils restent sur la rue et perdent leur année, avec les conséquences.

      Le gouvernement devrait alors leur réclamer les bourses et subventions versées pour toute la durée de leur débrayage. Tant pis pour ceux qui ne veulent plus aller à l'école. Ils devront se trouver une " job " et apprendre à la dure.

      Le droit de terminer leur année, pour la majorité de ceux qui désirent continuer d'étudier, devrait leur être assuré, tel que requis par les injonctions, ou par la police minicipale, par la Sûreté du Québec et l'armée, si nécessaire.

      Ceux qui préconisent la désobéissance civile devrait être incarcérés et mis à l'amende.

      Ceux qui ne sont pas d'accord devraient soit se présenter en politique, dans un parti existant, ou s'en partir un, et se soumettre au vote de la population, en toute démocratie.

      Je trouve que, actuellement, les étudiants protestataires en prennent beaucoup trop pour leurs connaissances, capacités et compétences.

      Si l'éducation était sous juridiction fédérale, ce conflit se serait réglé en-dedans d'une semaine, tout au plus.

      Est-ce que la population désire ?

      Michel J. Grenier

    • Pierre-Olivier Gagnon - Inscrit 3 mai 2012 13 h 10

      Si les injonctions sont dans le but de permettre aux étudiants qui sont contre la grève d'Avoir accès à leur DROIT à l'éducation, pourquoi est-ce que l'éducation n'Est donc pas gratuite? Si celle-ci est un droit, il serait donc nécessaire qu'elle soit gratuite, non?

    • Oraquan - Inscrit 3 mai 2012 13 h 11

      SI j’ai bien compris, l’article ne dit pas que les hauts tribunaux leur ont accordé l’injonction, mais ce petit groupe a aussi le droit de s’exprimer, même si leur opinion diffère de celle de la quasi-totalité des manifestants et de ceux qui n’ont pas le droit de vote. Peut-être que les gens de ce petit groupe, n’ont-ils pas encore compris ce que signifie la gratuité scolaire? La guerre des éteignoirs n’est pas encore finie. (voir l’histoire de l’éducation au Québec http://www.google.ca/search?client=safari&rls= )

    • Oraquan - Inscrit 3 mai 2012 14 h 01

      On pourrait y ajouté une liste impressionnante d'avangardistes qu'on a pendu ou tué à coup de bâton dans les rues: les suffragettes, Louis Riel pendu pour haute trahison pour s’être allié avec les les anicinabe du Canada et des États-Unis, Léonard Peltier une des leaders du « Rep Power » encor en prison aux États-Unis pour légitime-défense, La sage Alexandrine du IV siècle qui fut assassinée par des moines misogynes et que dire des premiers à se battre pour des syndicats qui ont pris la défense des travailleurs?

  • Marcel Bernier - Inscrit 3 mai 2012 02 h 25

    La solution la plus sensée...

    Bienvenue en 2012!

  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 3 mai 2012 02 h 50

    hâte de voir la contre-proposition de la classe

    .

    La FECQ et la FEUQ font des contre-propositions pour trouver une solution au défi du financement universitaire et de concilier le cadre budgétaire avec leur objectif. C'est certain qu'ils n'allaient pas renier leurs valeurs et leurs intérêts dans leur contre-proposition, et un gouvernement rationnel, qui veut concilier les intérêts des différents groupes de la société, se doit au moins de considérer les propositions.

    La CLASSE est reconnue pour ses positions plus audacieuses. On peut partager l'utopie de l'éducation gratuite, ça m'apparait d'ailleurs être un bon objectif si l'on veut créer la richesse dans une économie du savoir. J'ai hâte de voir leur proposition, spécialement sur les sources de revenu qu'ils identifieront.

    La ministre de l'éducation devrait avoir la latitude de gérer les décisions de son ministère, spécialement son budget, sans interférence.
    Ç'aurait dû être à la ministre de l'éducation d'aller sous les projecteurs et annoncer la rupture des négociations. Elle avait les projecteurs braqués sur elle hier, mais pour... un déjeuner pot-de-vin avec des gens liés à la mafia.

    Ouch...

    Mais au-delà de la personnalité du titulaire du minisère, c'est la structure qui est inapte à bien gérer notre organe collectif. Si nous serions vraiment dans un gouvernement responsable, les citoyens pourrions élire nos ministres, un par un, au suffrage universel et destituer au besoin.

    Guillaume Blouin-Beaudoin

  • Christian Montmarquette - Abonné 3 mai 2012 04 h 55

    Vive la CLASSE ! Vive la révolution !

    .

    Quand on endosse le principe que le droit à l'éducation est un droit fondamental pour tous et toutes, et non le privilège de ceux qui peuvent se la payer, il faut être conséquent et appuyer la gratuité scolaire.

    En ce sens, la revendication de la CLASSE est la même que celle de Québec Solidaire, qui va même au-delà de la revendication de la CLASSE, en défendant non seulement la gratuité scolaire, mais un «Revenu minimum garanti» de 12,000 $ par année, qui aurait de double effet d'enrayer la pauvreté au Québec et de permettre aux étudiants de 18 ans et plus de se consacrer à leurs études dans un minimum de paix d'esprit et de sécurité économique.

    Il nous reste maintenant à nous battre pour la société juste et équitable que nous voulons ériger et à écarter du pouvoir tous ces partis politiques néolibéraux corrompus ; ces valets du «1%» à la solde des oligarques qui désinforment, volent et oppriment «99%» du peuple.

    Nous sommes en face d'une possible révolution et d'un véritable printemps érable au Québec.

    Reste maintenant aux grands syndicats à être conséquents avec leurs propres valeurs et à joindre une des plus belles et plus grandes luttes que le Québec ait connue depuis fort longtemps !

    Vive la CLASSE !

    Vive la révolution !

    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire
    Montréal

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 3 mai 2012 07 h 24

      oui et aussi le revenue maximum de Québec solitaire et l'interdiction des publicités et le contrôle par l'état des médias.....

      viva la révolution pour 50c par jour... go Québécois soyons plus intelligents et même si les moins de 60 000$ ont plus d'argent que la hausse des frais de scolarité avec la dernière proposition de Charest, ben continuons à faire notre printemps québécois pour 50c par jour.....

    • Jacques Anar - Inscrit 3 mai 2012 08 h 42

      Tout à fait d'accord avec les revendications de la CLASSE et avec votre argumentaire, Monsieur Montmarquette.
      Ce gouvernement trouve des containers de fric pour graisser les copains du régime, mais pas trente sous pour le plus important.
      L'éducation gratuite on en parle depuis des lustres mais pour en arriver à 80 jours de grève. République de popsicles!
      Admiration pour les militants étudiants, CLASSE en particulier et honte à ces politicards profiteurs qui crient: la récréation est finie! On voit qu'ils ne sont pas descendus souvent dans la rue...

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 3 mai 2012 10 h 22

      D'un QS sceptique à un QS enthousiaste... J'aimerais donc croire que tous ces étudiants qui se présentent comme les porteurs d'un changement en profondeur seront au rendez-vous lors des prochaines élections. Je ne le dis pas par cynisme, mais comme un défi. J'ai hâte que les forces vives de la lutte étudiante sortent de l'impasse dans laquelle elles sont engagées et se mettent à la tâche de la vraie suite des choses démocratique: la préparation des élections. Que ce soit aussi ce qu'affirment Saint Lucien et Saint Joseph n'enlève rien à l'affaire. Vivement! On verra bien!

    • Sylvain Auclair - Abonné 3 mai 2012 11 h 20

      Monsieur Lamontange,
      N'oubliez-vous pas que les prêts ne sont pas des dons?

    • Yves Claudé - Inscrit 3 mai 2012 13 h 24

      À Monsieur Christian Montmarquette

      Votre slogan «Vive la CLASSE ! Vive la révolution !» me paraît exprimer un optimisme, mais aussi une légèreté, que ne partageraient probablement pas de véritables révolutionnaires, s’il en est.

      Il est très illusoire et inconséquent de confondre la radicalisation d’une partie de la jeunesse étudiante face aux provocations du gouvernement Charest, avec ce qui serait une conjoncture révolutionnaire, voire prérévolutionnaire.

      Je comprends que les militants et dirigeants de Québec solidaire soient tentés de recruter parmi les étudiants qui ont vécu une expérience politique marquante dans leur conflit avec le gouvernement, mais je trouverais irresponsable que QS laisse croire à certains qui ont peut-être eu l’impression de “jouer à la révolution” en se confrontant aux forces policières, que la “révolution” peut se jouer en lançant quelques messages sur les “réseaux sociaux”.

      Je me demande aussi comment QS peut concilier un programme officiellement orienté vers des mesures solidaires structurées par l’État ainsi que vers l’indépendance du Québec, avec un recrutement en cours de jeunes “anarchistes” qui se proclament ennemis de l’État et de la nation !

      La triste réalité, peu “révolutionnaire”, est que QS se prépare de nouveau, en espérant avoir deux élus au lieu d’un à l’Assemblée nationale aux prochaines élections, à apporter une autre fois sa contribution à la réélection du gouvernement Charest.

      Les citoyens du Québec sauront apprécier à leur juste valeur le “révolutionnarisme” dont vous faites la maladroite promotion.

      Yves Claudé

  • Dmarquis - Abonné 3 mai 2012 05 h 39

    Que ce choix politique fasse partie de la plateforme politique d'un parti aux prochaines élections

    Que ce choix fasse partie de la plateforme politique d'un parti aux prochaines élections et entre- temps retournez en classe. Personne dans ce conflit ne parle des dommages collatéraux :
    1. Des milliers d'étudiants qui apres un si grand nombre de semaines perdues ne seront pas de retour aux études.
    2. La dévalorisation du diplôme collégial ou universitaire québecois avec ses hypothèses de reprise farfelues, des cours du matin au soir, le samedi et dimanche et des lectures dirigées et des projets personnels.
    3. Injonctions, intimidation de part et d'autres, arrestations, vandalisme : un beau climat de travail en petspectives.
    4. Le manque de revenues pour ces étudiants qui ne seront pas au travail cet été (quoique tout le monde sait que la reprise des cours c'est une face, j'ai encore en tête le conflit de 1995avec ses samedis de reprises ou seuls les gardiens étaient présent )

    Avec le sous financement chronique, pas étonnant que plusieurs poursuivent des études en Ontario ..