Fin de trêve, à qui la faute?

Malgré ce que pense la ministre de l’Éducation, la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) n’est pas responsable des actes de violence et de vandalisme commis ces derniers jours, ont clamé hier les porte-parole de l’organisation.

Et ceux-ci n’ont pas le mandat d’appeler au calme. « Moi ma responsabilité est envers les 100 000 membres de la CLASSE et la position, que ces membres m’ont donnée au congrès en fin de semaine, est claire : c’est de condamner la violence physique à l’égard des individus. Je n’ai pas le pouvoir d’appeler au calme et je ne le ferai pas. Ce n’est pas mon rôle », a déclaré hier Gabriel Nadeau-Dubois, l’un des porte-parole de la CLASSE, marotte qu’il a souvent répétée aux médias ces derniers jours.

Le site Web de la CLASSE est alimenté par des bénévoles qui scrutent les réseaux sociaux et y inscrivent les différents événements qui ont lieu, que ce soit des pique-niques en rouge ou des manifestations, a expliqué l’une des porte-parole, Jeanne Reynolds. « C’est fait sans discrimination. C’est vraiment juste un horaire », a-t-elle dit. La manifestation de mardi aurait été organisée par la frange la plus à gauche du mouvement, qui est contre l’idée de « négocier » avec les membres du gouvernement. M. Nadeau-Dubois a par ailleurs pris les devants hier et précisé que la manifestation qui avait lieu en soirée à Montréal n’était pas une manifestation organisée par la CLASSE, bien qu’elle ait été annoncée sur son site. L’invitation à l’« ostie de grosse manif » circule d’ailleurs sur plein de site Internet et de blogues ayant des calendriers des événements, dont celui de Profs contre la hausse.
6 commentaires
  • RobertB - Inscrit 26 avril 2012 06 h 56

    QUI EST LE CHEF?

    M.Nadeau-Dubois veut jouer au chef, futur politicien qu'il est et qui fait ses classes actuellement. Ce qu'il ne comprend pas, c'est qu'un chef est responsable de toutes les actions de ses troupes. S'il ne l'est pas, c'est qu'il n'est pas le chef. Une belle et grande gueule ne fait pas de vous un chef.

    • Maxime Kitza Joly - Inscrit 26 avril 2012 08 h 44

      Un porte-parole n'est pas un chef.
      La CLASSE est un regroupement étudiant, pas un partie politique. Ce ne sont pas des «troupes» qui partent en guerre mais des citoyens qui défendent leurs intérêts.

      Le maire d'une ville n'est pas responsable des actes de ses résidents? Ce sont des représentants, pas des dirigeants.

    • NL - Inscrit 26 avril 2012 12 h 43

      @ Maxime Kitza Joly

      La question dépasse le simple jeu de mots. Ce qui importe davantage, ce sont les actions qui sont réellement posées et les conséquences qui en découlent. Car, le fait d'être porte-parole n'empêche en rien d'être « leader ».

      Et c'est de son « leadership » dont il est question, car ce sont les « leaders » qui, en termes exprès ou de manière implicite, poussent autrui à commettre des actions.

    • jmitch - Inscrit 26 avril 2012 15 h 25

      @NL

      Vous n'avez rien compris. Se n'est pas un leader, c'est un porte-parole. Un leader prend des décisions pour un groupe,
      Nadeau ne prend aucune décision. Il ne fait que dire se que les membres de la classe lui demande de dire. Le principe est pourtant simple à comprendre. Si sa serait possible se serait tous les membres de la classe qui parlerait et dirait la même chose pendant un interview. Prenez le petit Robert et lisez les définition de chef et porte-parole. Vous verrez que c'est totalement différent.

    • NL - Inscrit 26 avril 2012 17 h 48

      @ jmitch

      Pas besoin d'être chef pour exercer une influence dominante sur autrui. Car, une personne peut, de sa propre volonté, devenir « leader » par sa visibilité médiatique et les paroles qu'elle prononce en public.

  • Martin Parenteau - Inscrit 26 avril 2012 17 h 12

    La CLASSE et le vandalisme

    La CLASSE doit assumer sa part de responsabilité. Le fait que GND ne soit qu'un porte-parole n'y change rien. Les membres de la CLASSE ont choisi de ne pas inclure le vandalisme dans les types d'actions qu'ils réprouvent. Lorsqu'il est questionné sur le sujet, GND répète la cassette de la CLASSE sans répondre à la question : que pense la CLASSE, et ses membres, du vandalisme? En s'en lavant les mains depuis le début, la CLASSE n'est pas très crédible quand elle prétend ensuite se dissocier des actes de vandalisme qui se produisent lors de manifestations organisées par certains de ses membres.