La CLASSE condamne la violence à demi-mot

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	Gabriel Nadeau-Dubois</div>
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir
Gabriel Nadeau-Dubois

La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) « dénonce toute violence physique délibérée envers des individus » émaillant les démonstrations de force des étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité, une condition sine qua non fixée par la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, avant d’amorcer toute discussion avec les étudiants.

« Pour nous, c’est celle-là, la violence qu’il faut condamner », a déclaré un des porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, au terme d’un vif débat de plus de 10 heures au Collège Maisonneuve. « Cela dit, on garde notre posture de dissociation pour toute une série d’autres actes. […] C’est une posture qui est nuancée », a-t-il ajouté soulignant à grands traits le caractère « nécessaire » de plusieurs actions de désobéissance civile. L’étudiant en histoire à l’UQAM a cité en exemples l’« occupation de bureaux de députés » et les « blocages de certains lieux ». « Pour nous, ce sont des actions qui sont légitimes », a-t-il expliqué sur les ondes de RDI.


En revanche, la CLASSE dénonce des « gestes qui ont visé spécifiquement des individus, surtout des citoyens, des citoyennes ». « On pense notamment à des pavés qui ont été lancés sur l’autoroute 720. Ce sont des actes qui ont été jugés inacceptables », a illustré M. Nadeau-Dubois, qui escompte engager des négociations « dès les prochaines heures » avec l’entourage de la ministre de l’Éducation.


Le cabinet de la ministre Line Beauchamp disait toujours attendre, au moment de mettre sous presse, la « position officielle » de la CLASSE avant de faire connaître sa réponse aux demandes répétées des fédérations étudiantes et de la CLASSE d’entreprendre des pourparlers. « Est-ce que ça va être ce soir ou tôt demain matin, je n’en ai aucune idée », a indiqué l’attachée de presse Hélène Sauvageau.


Les présidents des fédérations étudiantes ont applaudi l’issue du congrès de la CLASSE. « On juge que c’est tout à fait suffisant », a fait valoir la présidente de la Fédération universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, visiblement exaspérée de l’importance accordée à ce débat sémantique : « Ce n’est pas le noeud du problème actuellement. Peut-on parler de frais de scolarité et trouver une solution ! »


Plus tôt, Gabriel Nadeau-Dubois accusait la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) d’être « tombée dans le panneau » du gouvernement, en acceptant d’entamer des négociations avec la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, même si la CLASSE en était écartée. « Si une association décide elle-même de s’exclure du processus de discussion en ne condamnant pas les actes de violence, les associations [affiliées à la FECQ] nous ont demandé d’entamer un premier processus de discussion pour voir ce que la ministre de l’Éducation avait à offrir et de quelle façon on peut dénouer l’impasse », avait déclaré le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, ne manquant pas de soulever la colère des membres de la CLASSE. « C’est un affront. Ça vient diviser le mouvement étudiant », avait rétorqué Gabriel Nadeau-Dubois.

 

«Vendre l’éducation aux entreprises»


Pendant que les 200 délégués des associations membres de la CLASSE débattaient ferme au Collège Maisonneuve, quelques milliers d’étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité - et les sympathisants à leur cause - prenaient part hier après-midi au Rassemblement du 22 avril. Après s’être réunis sur la place Émilie-Gamelin sur le coup de 13 heures, ceux-ci, arborant pour la plupart un carré rouge, se sont dirigés vers l’ouest rue Sainte-Catherine pour gagner sous les applaudissements le Quartier des spectacles où a pris racine le « plus grand arbre humain jamais réalisé sur Terre » (voir autre texte à la une).


« Ces derniers jours, on traite les étudiants et les étudiantes du Québec de voyous, de vandales et de violents. C’est faux ! Qu’est-ce qu’il y a de plus violent que de vendre des terres autochtones à des multinationales ? Qu’est-ce qu’il y a de plus violent que de vendre l’éducation aux entreprises ? Qu’est-ce qu’il y a de plus violent que de pourrir l’air que nos enfants vont respirer ? Nous ne sommes pas violents, ce sont eux qui sont violents ! », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois à la foule rassemblée au pied du mont Royal après avoir ajouté sa voix à celle de l’artiste acadienne Lisa LeBlanc le temps de sa chanson Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde.


Plusieurs manifestants se sont indignés des propos tenus par le premier ministre, Jean Charest, à l’occasion de l’ouverture du Salon Plan Nord vendredi au Palais des congrès de Montréal. « À ceux qui frappaient à notre porte ce matin, on pourrait leur offrir un emploi, et dans le Nord autant que possible, ce qui va tous nous permettre de continuer à travailler fort », avait affirmé le chef du gouvernement, tout sourire devant un parterre de gens d’affaires, tandis que le Service de police de Montréal (SPVM) s’évertuait à disperser à coups de bombes assourdissantes des dizaines de protesta


La blague avait échoué à faire rire aux éclats, du moins hors de l’enceinte du Palais des congrès. « Des élections avant les goulags de Charest ! », appelait hier une manifestante ayant pris part aux activités du Jour de la Terre, alors qu’un autre, croisé aussi par Le Devoir dans le centre-ville de la métropole, brandissait une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « Oui à la Décharestation ! »


En marge d’un déjeuner-bénéfice du Parti libéral du Québec, le premier ministre a réitéré hier que ses propos tenus il y a trois jours sur la tribune de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain avaient été « pris hors contexte ». Son gouvernement est disposé à « rencontrer » les leaders des associations étudiantes afin d’« avoir un échange dans le respect et […] qui va nous permettre de faire le tour de la question », a-t-il fait savoir lors d’un point de presse.

70 commentaires
  • Francois Toutee - Inscrit 23 avril 2012 01 h 56

    À demi-mot?

    À ce que je sache, Beauchamp l'épouventaille avait demandé aux étudiants de dénoncer le violence physique et l'intimidation : c'est exactement ce que la CLASSE a fait, sans la moindre demi-mesure. La désobéissance civile, les perturbations économiques ne sont pas violentes : il n'y a ni victime ni aggresseur.

    Si vous n'êtes pas d'accord, il faudrait oublier que Martin Luther King, Gandhi et bien d'autres "non-violents" usaient de la désobéissance civile comme principal outil de protestation!

    • parade21 - Abonné 23 avril 2012 08 h 10

      Gabriel Nadeau-Dubois, Gandhi et Luther-King?

      Il ne faudrait tout de même pas comparer M. Nadeau-Dubois à Gandhi. Gandhi a libéré l'Inde de la domination anglaise par des marches pacifiques. Gandhi aurait dénoncé la violence point à la ligne.

    • C.Pl - Inscrit 23 avril 2012 09 h 45

      Hum... Des problèmes de lecture ?

      Personne n'a comparé Nadeau-Dubois à Gandhi ou a Martin Luther King ici... Sauf Mme. Dionne et parade21...

      Les uns traitent les autres de bébé gâtés, les autres traitent les uns d'égoïstes...
      Moi je dis que autant les uns que les autres font manque de maturité en déplacant le débat sur les indivitus...

    • Alex Duval - Inscrite 23 avril 2012 09 h 58

      Nous ne sommes pas des «bébés gâtés».
      Est-ce trop demandé que tous aie droit à l'éducation peut importe la taille de leur portefeuille (et accès à l'université selon la volonté et la capacité)?

      Je veux juste mentionner que lorsque les médecins tombent en grève, ils ne le restent pas longtemps et le gouvernement leur donne ce qu'ils veulent (ce n'est pas le seul groupe mais je l'ai repris de votre commentaire).

      Ne comparons pas des pommes et des oranges. La CLASSE représente maintenant 52% des étudiants en grève et le gouvernement se moque ouvertement du mouvement de grève des étudiants...

    • BROMONTOIS - Inscrit 23 avril 2012 10 h 06

      La déclaration de Gabriel Nadeau Dubois revient à dire qu'un vol qualifié sur un individu est répréhensible mais non contre une banque . Il dénonce la violence contre les citoyens mais non contre les commerces et dans les cas par cas face aux contrôle de foule qui sera sur les lieux pour saisir ce qui est acceptable selon lui . Si vous restez présent dans une manifestation qui tourne au vinaigre , vous êtes complice . Celui qui tient le sac est aussi coupable que celui qui le rempli . Si c'est cela notre jeunesse , notre avenir , que Dieu nous soit en aide .

    • Geoffroi - Inscrit 23 avril 2012 10 h 34

      Gabriel Nadeau-Dubois et les autres s'inspirent de Gandhi. Est-ce que Charest et Beauchamp devraient en faire autant, sinon davantage?

      Certains gouverneurs de la "Compagnie anglaise des Indes orientales", cad des colonies britanniques - ça ne nous rappelle pas quelque chose -, acceptèrent de négocier avec Gandhi...mais pas "notre premier ministre"
      dit démocrate... d'une colonie d'Ottawa et de la reine de Londres? C'est peut-être ça le problème.

    • Sylvain Auclair - Abonné 23 avril 2012 10 h 38

      Je dois être d'accord avec parade21. Gandhi aurait mis fin aux manifestations au premier signe de violence de la part de ses partisans. Il aurait refusé qu'on bloque des rues ou des ponts, et les aurait encouragés à refuser de signer des promesses de comparaître ou de payer des amendes, de manière à rester en prison.
      Par contre, je ne crois pas qu'il aurait appuyé la lutte étudiante, parce que je suis loin d'être convaincu qu'il aurait trouvé qu'il s'agissait là d'une lutte contre une loi touchant les droits fondamentaux.

    • Carole Dionne - Inscrite 23 avril 2012 11 h 38

      J'ai hâte de voir...

      Dubois-Nadeau faire le jeûne avec ceux de la CLASSE. Quand on y croit, on va jusqu'au bout, on envoie pas les autres à la guerre que le fait la CLASSE, ce que fait la CLASSE avec les étudiants en boycott.

    • Nicolas Beaudet - Inscrit 23 avril 2012 13 h 03

      Et pourquoi donc le PORTE-PAROLE (il n'est en rien un leader étudiant donc svp, ne lui attribuer pas de charge qu'il n'a pas a remplire) de la classe devrait-il faire la grève de la faim? Est-il obligé d'agir ainsi pour faire valoir/supporter le point de vue des étudiants en grève? Je crois que vous vous laisser emporter

      Tout ce que je vois dans votre commentaire c'est une haine bien mal dirigé vers un groupe des citoyens qui pour une fois n'acceptent pas de se faire berner par le Gouvernement et qui font tout leur possible pour rendre notre société meilleur.

      Bien sûr, vous ne voyez pas en quoi cette grève est positive pour le Québec, puisque vous semblez la trouver répugnante. Par contre, je vous invite à vous informer sur le sujet avant de vous permettre de dénoncer le comportement *O COMBIEN INNACEPTABLE* de Gabriel Nadeau-Dubois.

    • Pierre Bellefeuille - Inscrit 23 avril 2012 13 h 32

      Suivant les sarcasmes de Jean Charest au Salon du Plan Nord, trois mots m’ont traversé l’esprit pour qualifier le faux humour de Jean Charest : sadisme, cruauté et perversion. Aucun politicien ne peut rire de la misère des gens, en agissant ainsi, il a montré sans aucun doute possible son allégeance à ses vrais maîtres, les oligarques cannibales du monde, ces capitalistes sauvages poussant les gens à se dévorer entre eux, suivant aveuglément la logique du plus fort la poche issue du darwinisme social dans la grande arène des marchés de la mondialisation dérégulée, taillée sur mesure pour assouvir une soif maladive du pouvoir.

  • Marcel Bernier - Inscrit 23 avril 2012 03 h 26

    Bilan provisoire...

    Or donc, nous ne parlons plus de gel des frais liés à la scolarisation universitaire ni de gratuité scolaire mais bien de violence : telle est la façon du gouvernement en place de faire diversion, de monopoliser et d'orienter le débat, à tout le moins de définir les enjeux selon son ordre du jour, son agenda. Et ça marche! Cherchez l'erreur, alors que les étudiants et les étudiantes, en toute bonne foi, font grève pour une seule et unique raison, qui n'est pas négociable!
    D'autre part, à voir nos deux lascars de TLMEP, une émission normalement dévolue aux m'as-tu-vu, se faire les relationnistes de la SPVM, eh bien, les membres de la firme National peuvent bien commencer à se chercher un nouvel emploi puisqu'ils se retrouvent de plus en plus en face d'une compétition féroce qui les mettront bientôt sur la paille.

  • Jacques Morissette - Inscrit 23 avril 2012 06 h 16

    Lettre à ceux qui penchent du côté du gouvernement.

    Vos commentaires ne sont pas très objectifs. Vous prêchez pour les intérêts de votre gouvernement et de votre paroisse.

    C’est certain que le mouvement étudiant n’est pas parfait, qu’il a tout intérêt à s’améliorer. Cela dit, qui peut prétendre être parfait sous n’importe quel angle? Vous ne l’êtes pas, je ne le suis pas et le gouvernement encore moins que vous et moi sous bien des facettes. Je suis pour l'éducation gratuite.

    Personnellement, mon cœur penche pour le bien commun, comme par ailleurs beaucoup de monde. J’ai un faible pour la planète, pour l’environnement. Je suis de ceux qui pensent que la croissance illimitée est un leurre pour personne naïve. J’aime la compétition quand c’est constructif, pas quand on la fait en se servant des règles forgées à leur avantage. J’ai aussi un faible pour plus de justice et moins d’inégalité sociale.

    Question éducation, j’ai un faible pour le monde de la connaissance, beaucoup plus que pour un certain penchant vers l’individualisme, en termes d’ambition personnelle.

    Vous allez penser que je ne suis pas terre à terre, vous avez entièrement raison. Je serais très mal à l’aise d’avoir des ambitions qui seraient en contradiction, qui iraient à l’encontre de mes convictions personnelles.

    Comme vous le remarquez, je n’ai pas voulu critiquer les arguments de votre texte comme tel. Vous êtes assez grand (je parle de votre maturité) pour les taillés vous-même sur mesure, de manière à en faire, vous savez ces beaux petits arbres qu’on appelle des bonzaï.

    Bonne journée,

    Jacques Morissette

    • Janine Morissette - Abonné 23 avril 2012 07 h 39

      Tres bon texte. Vous écrivez ce que je pense.

    • Carole Dionne - Inscrite 23 avril 2012 08 h 32

      Pourquoi tout ce qui ne pense pas comme vous ne sont pas objectifs?

      J'ai beaucoup de misère à faire confiance à ceux qui possède la pensée unique.

    • Jacques Morissette - Inscrit 23 avril 2012 09 h 31


      Carole, parlant de pensée unique, demandez à ceux qui sont les défenseurs du néolibéralisme. En peu de mots, c'est le meilleur exemple que je peux donner.

      Pour l'objectivité, votre question est intéressante. Au fond, ça peut dépendre des résultats escomptés. On argumente pour défendre des intérêts personnels, de groupes ou bien pour défendre des intérêts plus collectifs.

      Les gens qui défendent le gouvernement ou leur paroisse doivent inclure dans leur prémisse qu'ils défendent quoi au juste. N'oubliez pas, c'est de droits de scolarité gratuit dont on parle; donc, d'intérêt collectif.

      Plus concrètement, une entreprise qui veut un contrat pour quelque chose argumente pour obtenir son contrat. Elle est objective en rapport avec le contrat qu'elle espère obtenir. C'est dans ce sens que je parle d'objectivité. J'espère que je me suis bien expliqué.

    • Donald Bordeleau - Abonné 23 avril 2012 14 h 25

      Excellent vous dépassez ma pensée.

  • Kebekwa - Inscrit 23 avril 2012 06 h 25

    Tristement pathétique .....

    Tristement pathétique la piètre tentative, aussi maladroite qu'embrouillée, de Gabriel Nadeau-Dubois hier soir au téléjournal de Radio-Canada de finasser une explication de la "dénonciation' de la violence par la CLASSE. Seul le "fou du roi" Dany Turcotte de TLMEP aura fait encore moins intelligent quelques minutes auparavant en lançant au chef de police de Montréal»: "Vous êtes en guerre cintre les étudiants".

    Messieurs, qui jouissez et abusez de la complaisance des médias, monsieur et madame tout-le-monde ne sont pas dupes de telles élucubrations ....

    • Michel Leclaire - Inscrit 23 avril 2012 10 h 56

      Pour écouter "Tout le monde en parle" il faut, pour le moins, avoir du temps à perdre!

  • marc lapointe 01 - Inscrit 23 avril 2012 06 h 26

    Encore et toujours la CLASSE

    La CLASSE continue de bloquer le processus de négociations en ne condamnant pas toute violence faite dans ce conflit , faite par ou au nom des étudiants et incluant les menaces.
    Les images que l`on voit chaque jour dernièrement ne montrent pas des étudiants en première ligne , mais plutôt des spécialistes bien entrainés de l`affrontement avec la police.

    • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit 23 avril 2012 08 h 27

      Quand je vois un étudiant se faire projeter violemment sur le devant d'une auto, située 7 pieds derrière, par un policier et sa matraque, je vois de la violence extrème et injustifiée. Sans oublier les gazs lacrimogènes et le poivre de cayenne.

      Et les autorités universitaires et collégiales qui ne reconnaissent pas un vote majoritaire démocratique...

      Et... et... et...

      Quand j'écoute le chef de la police de Montréal faire sa propagande à TLMP et terminer en nous parlant de son projet avec les enfants d'une école, je me dis qu'il y en a qui sont bien naifs de gober tout ça.

    • F. Viau - Inscrit 23 avril 2012 11 h 10

      Dire des mensonges et des préjugés c'est très vilains vous savez? On peut dire, «SELON MOI, les images que l`on voit chaque jour dernièrement ne montrent pas des étudiants en première ligne , mais plutôt des spécialistes bien entrainés de l`affrontement avec la police. » parce que j'y suis souvent dans ses affrontements et se sont biens de jeunes gens dont des étudiants qui se font matraquer, poivrer et gazer.

      Pour ce qui est de la CLASSE qui bloque les négociations, je me sens vraiment dans un film de science-fiction style 1984 quand j'entends ça.
      À ma connaissance, c'est le gouvernement qui ne négocie pas depuis 10 semaines, c'est le gouvernement qui détourne le débat sur la violence pour essayer de cinder le mouvement étudiant. (À se demander qui est Marc Lapointe 01 et pourquoi fait-il cela (sans vouloir faire d'attaque personnelle))

      Et pour ce qui est de Carole Dionne « Mais qui va analyser ce qui est bien et ce qui est mal? La CLASSE? Ils se prennent pour qui? »
      C'est essentiellement la raison pour laquelle la CLASSE se dissociait et ne voulait pas condamner. Elle ne voulait pas jouer le rôle d'un tribunal et parce que la ministre tentait de bloquer la CLASSE, ils ont été obligés de se prêter à ce jeu stupide.