Les leaders étudiants solidaires contre Line Beauchamp

La rencontre entre la ministre Beauchamp et la FEUQ et la FECQ devrait avoir lieu demain.
Photo: Clément Allard - Le Devoir La rencontre entre la ministre Beauchamp et la FEUQ et la FECQ devrait avoir lieu demain.

La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, a ouvert une porte aux associations étudiantes, qui l’ont rapidement refermée. Dans un point de presse à Québec, ce matin, elle a invité les leaders de la contestation étudiante à une rencontre le plus tôt possible, dès vendredi, mais sans l’association étudiante la plus militante, la Coalition large de l’association pour une solidarité syndicale étudiante (la CLASSE). Elle défiait ainsi le front commun des associations. Les meneurs du mouvement ont toutefois dit non.

La ministre a pris acte de la condamnation de la violence réitérée par les fédérations étudiantes des cégeps (FECQ) et des universités (FEUQ), mais déplore que la CLASSE refuse toujours d’affirmer clairement qu’elle renonce à la violence.

«J’ai demandé à mon cabinet d’entrer en contact avec les deux associations étudiantes (FECQ et FEUQ) pour qu’on discute de la tenue d’une rencontre, a-t-elle annoncé avant d’entrer au caucus libéral. (...) Je suis disponible, le plus vite possible, dès demain (vendredi), pour qu’on puisse s’asseoir.»

La ministre a toutefois réaffirmé qu’il est hors de question de remettre en cause la hausse des droits de scolarité. Elle a d’ailleurs ignoré la recommandation d’un ancien ministre libéral, Claude Castonguay, qui suggère au gouvernement de reporter la hausse prévue cette année et de dialoguer avec les étudiants.

L’opposition péquiste a pour sa part vertement critiqué l’inflexibilité du gouvernement et de la ministre. En commission parlementaire pour l’étude des crédits du ministère de l’Éducation, la porte-parole péquiste en cette matière, Marie Malavoy, a rappelé que le mouvement de grève dure depuis 66 jours — «du jamais vu» au Québec — et qu’il n’est pas près de s’estomper.

«La situation est devenue aujourd’hui insoutenable», a-t-elle déclaré à la période de questions à l’Assemblée nationale.

Du côté des fédérations étudiantes, la FEUQ et la FECQ affirment ne pas comprendre l’empressement de la ministre à tenir une réunion dès vendredi, alors qu’elle refuse de rencontrer les leaders étudiants depuis dix semaines.

«On lui demande d’attendre que la CLASSE se positionne sur les actes de violence, puisqu’elle sera en congrès cette fin de semaine», a fait valoir la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

Le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, a confirmé que l’organisation débattra de la question lors de son congrès cette fin de semaine, à Montréal. La CLASSE s’était pour l’instant limitée à se dissocier des actes de violence.

M. Nadeau-Dubois croit toutefois que la ministre de l’Éducation cherche tout simplement à diviser le mouvement étudiant. «Rien n’indique que Mme Beauchamp ne trouverait pas une autre raison d’exclure la CLASSE, même si nous révisions notre position de dissociation», a-t-il soutenu en entrevue.

La ministre semble toutefois avoir ouvert une brèche dans la solidarité étudiante, puisque la FECQ a affirmé qu’elle participerait à la réunion même si la CLASSE n’y était pas.

«Nos membres nous ont dit qu’il fallait profiter d’une rencontre. La crise prend une ampleur sans précédent, c’est important de se mettre en mode solution», a indiqué le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin.

Il réitère toutefois son souhait de voir la CLASSE à la table de négociation. «Si on veut trouver de manière durable une solution au conflit, il faut que l’ensemble des associations étudiantes soient représentées», a-t-il rappelé.

Face à l’ampleur de la crise, Martine Desjardins demande l’intervention du premier ministre Jean Charest pour dénouer l’impasse.

«Si Mme Beauchamp est incapable d’aborder le sujet des droits de scolarité parce que c’est rendu une question d’ego, on pense que le premier ministre devrait reprendre le dossier des mains de la ministre de l’Éducation et s’assoir avec les associations étudiantes, et ce, sans conditions», a soutenu la présidente de la FEUQ, reprenant ainsi la proposition de l’ancien ministre libéral Claude Castonguay.


Les professeurs d'université dénoncent

Par ailleurs, la Fédération qui regroupe les syndicats de professeurs d’université s’oppose désormais à un retour forcé en classe et dénonce la judiciarisation du conflit, estimant qu’elle a créé un climat de peur dans lequel il est impossible d’offrir des cours dans une atmosphère sécuritaire et sereine et de respecter les exigences pédagogiques requises.

En conférence de presse à Montréal, le président de la Fédération québécoise des professeurs d’université (FQPPU), Max Roy, a parlé d’une situation intenable pour ses membres.

«L’obligation d’enseigner, dans les circonstances, favorise la discrimination entre les étudiants. Elle place les professeurs dans une position intenable de devoir arbitrer des conflits d’opinions et de défier les décisions prises démocratiquement par les associations étudiantes dûment constituées. De plus, la situation nécessitera de dédoubler les tâches d’enseignement une fois terminées les grèves étudiantes et au moment de la reprise générale des cours», a-t-il fait valoir.

M. Roy a également dénoncé avec vigueur le fait que des professeurs aient été intimidés par des agents de sécurité et des policiers, et que certains de ses membres aient été appréhendés de manière «injustifiée».

«On porte ainsi atteinte aux libertés civiles, dont la liberté d’expression, a poursuivi M. Roy. Un climat de peur s’installe sur les campus universitaires, ce qui était inimaginable et qui est absolument inacceptable.»


Accusations criminelles

Sur le terrain, pendant ce temps, les actions étudiantes se sont poursuivies.

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) a de nouveau été le théâtre de confrontations violentes, et la direction a annoncé après dîner que les cours étaient annulés pour la journée dans les pavillons Alexandre-Taché et Lucien-Brault.

Trois autobus en provenance de Montréal avaient plus tôt emmené des étudiants venus appuyer leurs collègues de Gatineau. Les manifestants ont réussi à pénétrer à des moments différents dans les pavillons, malgré une importante présence policière et en contravention d’une injonction du tribunal.

Les policiers ont utilisé des gaz irritants pour les disperser à un certain moment, mais les jeunes sont revenus à la charge. Durant les affrontements, au moins quatre étudiants ont été blessés à la tête à coups de matraque.

Les étudiants qui sont entrés se seraient apparemment livrés à des actes de vandalisme dans l’institution. Les policiers ont procédé à l’arrestation d’environ 150 d’entre eux et des accusations criminelles de méfait seront portées. Il s’agit d’accusations beaucoup plus graves que les constats d’infraction à des règlements municipaux signifiés jusqu’ici et qui pourraient déboucher sur un casier judiciaire.

En fin d’après-midi, le recteur de l’UQO, Jean Vaillancourt, a annoncé que l’institution demeurerait fermée toute la journée et la soirée de vendredi.

«Le personnel et les étudiants de l’UQO ont besoin d’une pause. Ils ont besoin d’un moment pour pouvoir assurer une atmosphère de travail paisible et des circonstances, un environnement de formation propices à l’apprentissage et, à ce stade-ci, il est impossible pour moi de vous assurer de la sécurité des gens demain (vendredi)», a-t-il dit.

Il a soutenu que les méfaits avaient été l’oeuvre de personnes qui n’étaient pas des étudiants de l’institution et qui avaient réussi à semer la pagaille malgré les mesures déployées pour assurer la tenue des cours, comme l’ordonnait une injonction de la Cour supérieure.

De son côté, l’Université de Sherbrooke, qui prévoyait reprendre les cours dans toutes les facultés touchées par un boycott à compter de midi, comme le lui ordonnait une injonction émise la veille par la Cour supérieure, a renoncé à le faire.

À Québec, la tentative d’une enseignante en philosophie du cégep de Limoilou de donner un cours dans la rue s’est transformée en manifestation désordonnée à laquelle les policiers ont aussitôt mis un terme sans ménagement. Le tout s’est soldé par quelques dizaines d’arrestations.

Montréal n’a pas été épargnée alors qu’un affrontement entre policiers et manifestants s’identifiant au mouvement étudiant a éclaté vers 8 h 30, jeudi matin, au centre-ville. Une bousculade s’est produite, des gaz irritants et un engin fumigène ont été lancés par les policiers, forçant les étudiants à se déplacer. Deux personnes ont été arrêtées.

Les étudiants, dont plusieurs étaient masqués et vêtus de noir, s’étaient d’abord dressés devant l’entrée d’une succursale bancaire. Ils ont quitté le secteur après les affrontements. Un autre groupe s’est manifesté en après-midi en s’allongeant dans la rue à l’angle de deux artères très achalandées du Vieux-Montréal.
81 commentaires
  • Roland Berger - Inscrit 19 avril 2012 11 h 23

    Tiens, tiens !

    « Dans la rue, un affrontement entre des policiers et des manifestants identifiés aux protestations étudiantes a éclaté vers 8h30, ce matin, au centre-ville de Montréal. » Qui a identifié ? Le journaliste de la Presse canadienne ou des policiers qui ont reconnu des manisfestants déjà vus ? Cette mini-manif à 8 h 30 du matin sent le coup monté pour discréditer davantage la CLASSE, au moment même où Madame Beauchamp choisit d'exclure ce groupe d'associations étudiantes de discussions sur la gestion des universités.
    Roland Berger

    • LouisH - Inscrit 19 avril 2012 11 h 34

      Tiens tiens... on a vu cela aussi à Toronto lors du G20. Des policiers étaient vêtus de noir et masqués comme des manifestants-casseurs qui se sont dévoilés en sortant leurs matraques.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 19 avril 2012 12 h 42

      Alors bravo aux policier!!!!

    • pilelo - Inscrite 19 avril 2012 18 h 50

      Des étudiants masqués et vêtus de noir, ça ne colle pas du tout, en effet.

      Sur un sujet d'une telle acuité, il serait bon que le Devoir ne reprenne pas les dépêches de la Presse canadienne: la mention des étudiants "dont plusieurs étaient masqués (!) et vêtus de noir" manque trop de rigueur pour être acceptable dans un journal de cette réputation.

    • Pierre Sabourin - Inscrit 19 avril 2012 20 h 37

      S'obstiner à vouloir des dénonciations de la violence est non seulement un des plus gros sophisme que j'ai vu dans ma vie mais aussi un des plus vieux truc de manipulation dans l'histoire de la manipulation psychologique. Je suis étonné que qu'aucune personne à appelé à critiquer ouvertement cette tactique de distraction vielle comme le monde appelée ''red hering''.

      Arrêté de touner en rond et de tomber dans le petit jeux de distraction et de perte de temps du gouvernement Charest et allez directement au point. Demander les vrais questions comme quels sont les arguments qui vous oppose à la baisse des droits de scolarités. Si vous avez juste des arguments frivoles sur comment l'autre devrait dénoncer la violence, ce n'est pas un argument, c'est de la sophistrie à sont pire niveau.

      Je suis dégouté par cette demande de Mme Beauchamp.

      Apprenez à ne pas vous faire berner en apprenant la liste des erreurs et tactiques manipulatrices, ça devais faire partie de vos cours de philosophie de première session que d'aprendre à ce defendre contre les sophismes et ou erreurs fallacieuses:

      http://en.m.wikipedia.org/wiki/List_of_fallacies

  • camelot - Inscrit 19 avril 2012 11 h 29

    Anti-démocratique

    Et manipulation odieuse des étudiants. La Classe va voter samedi sur la question-chantage de Beauchamps. Elle n'a qu'à attendre le résultat du vote. Bravo la Classe et continuez.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 19 avril 2012 12 h 43

      Attendre 3 autres jours de casse qui coute 1/2m par jour aux contribuable......

    • M. Enseignant - Inscrit 19 avril 2012 17 h 51

      Excellente obsevation, si la ministre avait renoncé à la hausse cela n'aurait pas coûté un seul sous.

    • Michel Miclot - Inscrit 19 avril 2012 18 h 50

      gouvernement corrompu= police d'état corrompue : un classique dans toutes les dictatures même les dictatures de l'argent comme la nôtre.

    • hugues2 - Inscrit 19 avril 2012 19 h 00

      Je trouve que ça sent drôle ces manifestants masqués. Je crois que règle générale les manifestants sont pacifiques.

      Je crois qu'il y a un plan, mateler dans les médias que les étudiants sont de gros méchants, simuler ou utiliser des agents déguisés pour provoquer ou provoquer les étudiants simplement.

      Le gouvernement a une pata chaude entre les mains, comme il refuse d'adresser le sous financement de l'éducation avec Harper, de l'achat immodéré de F35 à 500 millions l'unité, il se tourve vers les étudiants pour payer la facture, c'est honteux!

  • Roland Berger - Inscrit 19 avril 2012 11 h 32

    Deux poids, deux mesures

    On a vu des représentants du gouvernement libéral signer une entente avec des Mohawks masqués, mais on ne verra pas chez Madame Beauchamp l'humilité requise pour discuter avec un groupe d'associations étudiantes (la CLASSE) qu'elle n'aime pas. Dommage ! Le bon exemple aurait pu aider.
    Roland Berger

    • Carole Dionne - Inscrite 20 avril 2012 01 h 15

      N'oubliez pas que le ministre Chichia a admis ses torts et a dit qu'il avait mal évalué la situation

    • dojinho - Inscrit 20 avril 2012 07 h 22

      Votre exemple est très bien choisi! Je n'y aurais pas pensé!

      Le gouvernement compte essoufler le mouvement et croit encore détenir le gros bout du bâton en excluant le dialogue sur les thèmes principaux. On veut parler de "saine gestion" alors que ceci ne changera pas l'augmentation des frais de scolarité déjà décidé. Ce gouvernement devrait retourner en classe car il a besoin d'une bonne leçon de démocratie!

      Pendant ce temps, le plan nord continu de transférer l'argent des poches des contribuables vers les coffres des privilégiés qui tirent les ficelles du pouvoir...

  • André Michaud - Inscrit 19 avril 2012 11 h 33

    Manifs ou vandalisme ?

    Manifester de façon civilisée se fait sans vandalisme.

    Cependant beaucoup d'adeptes du vandalisme se cachent derrière une cause pour commetre leurs crimes..et hélas avec l'accord tacite du leader de la CLASSE qui refuse de condamner le vandales cirminels...et les millions qu'ils coûtent aux citoyens..

    La CLASSE n'a pas sa place dans un débat civilisé, c'est un organisme essentiellement de rue.

    Avec des pancartes comme "à bas l'état " ils ne doivent pas vouloir discuter avec les élus...puisqu'ils ne croient pas à la démocratie et que ce sont les élus qui sont les décideurs..ils veulent la "révolution" et faire tomber le gouvernement..

    Les autres associations doievent se dissossier de la CLASSE pour garder une crédibilité..et faire enfin avancer leur cause. La CLASSE est présentement un boulet pour le mouvement étudiant, ce qui empêche de progesser..

    • Monsieur Brodeur - Inscrit 19 avril 2012 12 h 12

      Lorsque le droit et la justice(post-it?) et le néolibéralisme écrasent le peuple, c'est l'ensemble de la société, y compris le 1%, qui y perd sur le long terme.. Notez que le PLQ est encore une fois en avant plan dans cette histoire, il est surprenant que Jean Charest n'ait rien appris de ces évênements, lui qui va souvent dans Charlevoix..

      Bref, ce gouvernement doit démissionner de toute urgence, ou sinon ne pas niaiser trop longtemps avant de déclencher une élection.. Sinon, ce sera le manoir Richelieu fois 100 qui nous attend.

      http://www.dailymotion.com/video/x2aiya_manoir-ric

      Stéphane Brodeur, montréal.

    • Gilles Arpin - Inscrit 19 avril 2012 13 h 27

      La CLASSE commence à vraiment manquer de classe...

    • Jeremie Poupart Montpetit - Abonné 19 avril 2012 14 h 09

      vous condamnez la CLASSE pour l'agissement d'une minorité provenant du "black bloc" anarchiste (les manifestants masqués habillés en noir et qui font des méfaits dans toutes les manifs ou ils sont présents), mais vous refusez de condamner les abus policier et l'indifférence gouvernementale. Qui plus est, vous demanderiez à un groupe de faire un tri sélectif de ses membres et de comdamner et pointer du doigt les autres... quelle belle façon de miner la confiance et la crédibilité au sein du mouvement...

      Si certaines personnes se trainent avec des pancartes "à bas l'état", c'est parce qu'après près de 70 jours, l'état a abandonné ces jeunes, alors dîtes moi cher Mr. Michaud, à quoi sert un état qui abandonne ses citoyens et règle ses conflits par des mesures martiales ?

      Je me pose moi-même la question

      Jérémie Poupart Montpetit

    • Alex Duval - Inscrite 19 avril 2012 15 h 12

      Monsieur Michaud, ce n'est pas parce qu'on se dissocie des actes de violences que nous donnons un accord tacite (comme vous dites) à ces mêmes actes.

      Comme vous le mentionniez plus tôt dans votre article, il y a effectivement des gens qui font partis de groupe que but est de faire du grabuge (les gens vêtus de noirs). Ils «intègre» les manifestations et font du vandalisme, mais cette fois-ci est-ce réellement ces gens du bloc noir ou d'autres qui s'était déguisés afin de discréditer le mouvement étudiant et la CLASSE qui représente environ 50% des étudiants en grève. Deux pierres d'un coup!

      Vous dites que la CLASSE «n'a pas sa place dans un débat civilisé» que c'est «un organisme essentiellement de rue» que selon vous ils ne veulent pas discuter avec «les élus» alors que ce sont ces mêmes «élus» (libéraux) qui ne veulent pas d'eux, qu'ils ne CROIENT PAS EN LA DÉMOCRATIE (qui a refusé de parler avec les étudiants en grève?; Qui refusent de discuter de la hausse des droits de scolarité?; Qui essaie de briser la grève étudiante en demandant aux établissements de donner leurs cours malgré le fait que les étudiants présents lors de leurs assemblées ont votés DÉMOCRATIQUEMENT en faveur de la grève?; Qui nous a fait poiroté pendant plus d'un an avant de faire une commission d'enquête sur la construction? ... et j'en passe!).

      La révolution qu'ils veulent c'est un gouvernement À L'ÉCOUTE DU PEUPLE pas des entreprises et de l'establishment! Nous voulons un gouvernement à notre image qui partage nos valeurs...

      Les autres associations ne devrait pas se dissocier de la CLASSE au contraire puisqu' en 2005 il n'y avait que la FEUQ et la FECQ et cela n'a pas empêché le gouvernement d'hausser les frais de scolarité!

      La CLASSE n'est pas un boulet pour le mouvement étudiant, c'est le gouvernement avec son entêtement qui a provoqué le conflit actuel et fait en sorte que celui-ci stagne depuis 66 jours!

    • Alex Duval - Inscrite 19 avril 2012 17 h 06

      Monsieur Michaud, ce n'est pas parce qu'on se dissocie des actes de violences que nous donnons un accord tacite (comme vous dites) à ces mêmes actes.

      Comme vous le mentionniez plus tôt dans votre article, il y a effectivement des gens qui font partis de groupe que but est de faire du grabuge (les gens vêtus de noirs). Ils «intègre» les manifestations et font du vandalisme, mais cette fois-ci est-ce réellement ces gens du ``black bloc `` ou d'autres qui s'était déguisés afin de discréditer le mouvement étudiant et la CLASSE qui représente environ 50% des étudiants en grève. Deux pierres d'un coup!

      Vous dites que la CLASSE «n'a pas sa place dans un débat civilisé» que c'est «un organisme essentiellement de rue» que selon vous ils ne veulent pas discuter avec «les élus» alors que ce sont ces mêmes «élus» (libéraux) qui ne veulent pas d'eux, qu'ils ne croient pas en la démocratie (qui a refusé de parler avec les étudiants en grève?;Qui refusent de discuter de la hausse des droits de scolarité?; Qui essaie de briser la grève étudiante en demandant aux établissements de donner leurs cours malgré le fait que les étudiants présents lors de leurs assemblées ont votés démocratiquement en faveur de la grève?; Qui nous a fait poiroté pendant plus d'un an avant de faire une commission d'enquête sur la construction?; Qui a imposé un billet modérateur en santé? ... et j'en passe!).

      La révolution qu'ils veulent c'est un gouvernement À l'écoute du peuple pas des entreprises et de l'establishment! Nous voulons un gouvernement à notre image qui partage nos valeurs...

      Les autres associations ne devrait pas se dissocier de la CLASSE au contraire puisqu' en 2005 il n'y avait que la FEUQ et la FECQ et cela n'a pas empêché le gouvernement d'hausser les frais de scolarité!

      La CLASSE n'est pas un boulet pour le mouvement étudiant, c'est le gouvernement avec son entêtement qui a provoqué le conflit actuel et fait en sorte qu

  • LouisH - Inscrit 19 avril 2012 11 h 36

    Beauchamp aura le beau jeu pour mettre fin au "dialogue" parce que des étudiants font encore la grève

    Elle est stratégique la madame. Ça vient d'elle cette stratégie?

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 19 avril 2012 12 h 48

      Non, elle vient des stratèges Libéraux qui joue avec les petits étudiants pour ce faire facilement réélire.

      Les étudiants sont tout simplement utilisés et mordent dans le piège jour après jour. Ils ont encore beaucoup à apprendre.