Injonction à l’UQO: un professeur est arrêté et un étudiant expulsé

Gatineau — Un professeur a été arrêté et un autre a été expulsé de l’Université du Québec en Outaouais, aujourd'hui, relativement au mouvement de protestation contre l’injonction qui permet à l’université de donner les cours malgré la grève des étudiants.

Vers 10h30, les dirigeants de l’université ont fait appel aux forces policières qui ont dû intervenir à l’intérieur des murs de l’établissement pour une raison inconnue.

Le professeur qui a été arrêté fera face à des accusations d’entrave au travail des policiers. Un étudiant a aussi été expulsé de l’établissement lors de l’intervention.

Par ailleurs, des opposants à la hausse des droits de scolarité ont continué de manifester autour du campus de l’université pendant la journée.

Selon un porte-parole de l’université, la majorité des cours se sont déroulés normalement malgré quelques prises de bec entre étudiants. Quelques professeurs solidaires à la cause étudiante ont refusé d’enseigner et les dirigeants de l’université analyseront la situation afin de voir si des sanctions pourraient être imposées.

Hier, une centaine de manifestants provenant de partout au Québec a réussi à se barricader à l’intérieur de l’université pendant près de dix heures pour protester contre l’injonction qu’ils jugent antidémocratique.

D’ici la fin de cette injonction, la direction demandera à chaque personne qui désire entrer dans l’établissement de s’identifier afin d’éviter des débordements comme ceux de lundi.
11 commentaires
  • Chantal_Mino - Inscrite 17 avril 2012 15 h 29

    Wow ! Quand il s'agit d'étudiant, de professeur ou de simple citoyen, les arrestation sont rapide !

    Vite ! Condamnez ces criminels notoires qui ont contrevenu à un jugement «post-it» anti-démocratique pour outrage au tribunal à $50 000 ou à de l'emprisonnement ????? C'est très très grave, ils nuisent à l'autorité suprême d’un juge nommé par le PLQ, de Mme Beauchamp et de M. Charest ... Très très mauvais exemple pour les petit(e)s citoyen(ne)s québécoi(se)s qui se doivent d'être de bons larbins au service du 1% ... Il faut absolument les intimider et publiciser le tout au maximum pour passer le message et que tous ces petit(e)s Québécoi(se)s francophones prennent leur trou.

    Méchante différente avec l'UPAC pour la corruption et la collusion en construction et dans le financement illégal des partis politiques ...
    http://www.ledevoir.com/societe/justice/347613/ton

    Ça prouve que : «Quand on veut, on peut.»

    Que feraient-ils si les professeurs se tenaient et voteraient pour une grève eux aussi afin de ne pas se ramasser avec un dossier judiciaire par la faute de l'irresponsabilité abusive de Mme Beauchamp ?

    • hugues2 - Inscrit 17 avril 2012 16 h 08

      Des arrestations à deux vitesses quoi. Le système de justice est aussi à deux vitesses on dirait, il y a une justice pour les pauvres et une autre pour les riches et puissants.

      On se demande en effet ce qu'une grève des professeurs donnerait? À mon avis, obliger les professeurs à faire le sal boulot de la ministre est répugnant.

    • François St-Pierre - Abonné 17 avril 2012 21 h 31

      Détail. Le pouvoir d'émettre des injonctions est dévolu aux juges de la Cour supérieure, qui sont nommés par le gouvernement fédéral. Aucun lien avec le gouvernement québécois et encore moins avec le parti.

  • Yves Claudé - Inscrit 17 avril 2012 16 h 28

    Étudiants, journalistes, enseignants … à la trappe !

    D’humoriste involontaire, le premier sous-ministre du Québec (selon l’expression de Gilles Vigneault…) est en voie de se transformer en Père Ubu, précipitant avec une froide rage ses opposants dans la trappe, en vociférant d’inimitable invectives contre d’imaginaires lanceurs de cocktails Molotov…

    Une solution est pourtant à la portée d’un gouvernement en proie à une panique et à des gesticulations à la fois vaines, désespérées et désespérantes : la fuite sur un navire bien connu en compagnie d’un personnage également bien en vue aujourd’hui !

    Yves Claudé

  • Roland Berger - Inscrit 17 avril 2012 17 h 08

    La force de l'autorité

    L'autorité moralement illégitime du gouvernement libéral-conservateur frappe, encore et encore. Ou bien l'idéologie néolibéral qui dicte ses actions triomphera, ou bien les libéraux se feront expulser du pouvoir.
    Roland Berger

  • Etienne Collette - Inscrit 17 avril 2012 19 h 13

    Rectification

    C'est une professeure qui a été expulsée et non une étudante. Donc, un professeur arrêté et une professeure expulsée. C'est terrible ce qui se passe à l'UQO. En plus de ces évènements, il y avait aujourd'hui la présence de dizaines et de dizaines de policiers à l'intérieur et l'extérieur des murs, l'anti-émeute, des voitures de police partout, lorsque les personnes portaient un carré rouge, c'était extrêmement compliqué pour eux d'entrer et l'atmosphère était catastrophique. Plusieurs témoins m'ont rapporté également que le vice-recteur a dit aux étudiants qui attendaient dehors, puisqu'ils ne pouvaient pas entrer, de partir puisqu'ils sont des intrus.

    Je sais que c'est peut-être un peu exagéré, mais aujourd'hui j'avais l'impression de vivre dans un état policier. Cela fait très peur.

    Voici les images de l'expulsion de la professeure : http://www.youtube.com/watch?v=6cJcFhQL-1I&con

  • Nelson - Inscrit 17 avril 2012 20 h 05

    Nadeau, si ru ne denonces pas la délinquence tu le deviennes toi même, et ton mouvement aussi.


    En plus, le gouvernement Charest a la vie courte et le prochain anulera les hausses.