Étudiants - Des semaines de grève en vue ?

Des manifestants réunis à la place Émilie-Gamelin, à Montréal, écoutaient hier les discours des leaders de la grève, mais aussi ceux de dirigeants syndicaux et d’artistes opposés à la hausse des droits de scolarité. La grève étudiante en est maintenant à sa neuvième semaine.<br />
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Des manifestants réunis à la place Émilie-Gamelin, à Montréal, écoutaient hier les discours des leaders de la grève, mais aussi ceux de dirigeants syndicaux et d’artistes opposés à la hausse des droits de scolarité. La grève étudiante en est maintenant à sa neuvième semaine.

Les leaders étudiants appellent les dizaines de milliers d'étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité à se serrer les coudes alors qu'ils s'engagent dans une neuvième semaine de grève générale illimitée.

Alors que le conflit s'enlise, des représentants étudiants attendaient durant le congé de Pâques un appel téléphonique de la part de la garde rapprochée de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, mais en vain.

«On a contacté le cabinet la semaine dernière. Ils nous ont dit qu'on aurait des réponses avant mardi [aujourd'hui], donc au courant des prochaines heures. On espère être capables dans le meilleur des mondes d'avoir une rencontre mardi [aujourd'hui], ou sinon mercredi ou jeudi», répétait hier en début d'après-midi le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin.

Pourtant, un appel du Devoir à l'attachée de presse de la ministre Line Beauchamp aura suffi pour tuer dans l'oeuf tout espoir de résolution de conflit à brève échéance: le gouvernement se refusera à engager le dialogue avec les représentants étudiants aussi longtemps qu'ils revendiqueront l'abolition de la hausse de droits de scolarité de 1625 $ sur cinq ans pourtant au coeur de ce bras de fer historique.

D'ailleurs, quelque 170 000 étudiants refusent de plier l'échine devant le gouvernement libéral, faisant le pari qu'une prolongation de la grève le contraindra à revenir sur sa décision de majorer les droits de scolarité de 325 $ par année pendant cinq ans à compter de 2012-2013.

«Je pense que si on est capable de faire durer cette grève-là encore quelques semaines, la porte, on va l'ouvrir au complet», a souligné l'un des deux porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, 56 jours après que les premiers étudiants se sont mis en grève.

D'ailleurs, plus de la moitié des 170 000 étudiants en grève ont fait le choix de se pencher en assemblée générale sur un retour en classe seulement au lendemain d'une offre du gouvernement. «On a un bloc de grévistes somme toute significatif, entre 80 000 et 100 000 personnes, qui ne discuteront même pas de terminer la grève tant qu'il n'y aura pas d'offre sur la hausse des frais», a-t-il rappelé, précisant dans un même élan que «ces gens-là ne sont pas à la veille de retourner en classe».

Mais les étudiants opposés au conflit ont néanmoins la liberté de prendre le pouls de leurs confrères en «posant la question de la reconduction [de la grève]» lors d'une assemblée générale «même si, au préalable, on avait décidé de l'écarter pour le moment», a indiqué M. Nadeau-Dubois alors que plusieurs voix s'élèvent afin d'étriller cette grève «sans fin».

Le leader étudiant s'exprimait lors d'un point de presse tenu en marge du «Grand rassemblement populaire: vers un printemps québécois» auquel ont participé hier après-midi environ 1500 personnes (selon les organisateurs) sous une pluie intermittente.

Tous s'étaient réunis place Émilie-Gamelin, métamorphosée en «place Tahrir», berceau, espèrent-ils, d'un «Printemps québécois», pour entendre des gens de tous horizons vilipender le dégel des droits de scolarité.

«Élargir la lutte»

La CLASSE convie la population à prendre part à une nouvelle démonstration de force samedi prochain afin de souligner le neuvième anniversaire de l'élection du gouvernement de Jean Charest. Le coup d'envoi de la «Grande manifestation populaire» sera donné à 13h au parc Jeanne-Mance.

«Alors que se poursuit la plus grande grève étudiante de l'histoire du Québec, pour nous il était impensable de rater cette date-là. [...] Ça va être l'occasion, je pense, pour l'ensemble de la population de venir dire: "Non seulement on est en appui aux étudiants, aux étudiantes, mais il est temps de contester de façon plus générale la direction que prend le Québec depuis les huit dernières années"», a souligné Gabriel Nadeau-Dubois.

Cours «annulés» ou «suspendus»

Les étudiants en grève depuis la mi-février s'enfoncent dans une «situation difficile», a de son côté fait valoir hier le président-directeur général de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), Daniel Zizian. Il s'est toutefois refusé à fixer une date butoir, après laquelle leur trimestre serait «annulé» ou encore «suspendu».

«Chaque jour qui s'ajoute rend la situation difficile pour sauver la session ou les cours boycottés par les étudiants», s'est-il contenté d'affirmer sur le plateau de RDI. «C'est du cas par cas», a-t-il spécifié, précisant au passage que les deux tiers des étudiants des universités sont actuellement dans la dernière ligne droite de leur trimestre d'hiver «et vont terminer leur session dans les prochains jours, dans les prochaines semaines».

Confronté au discours des étudiants selon lequel une annulation du trimestre engendrerait des coûts et des problèmes de logistiques insurmontables pour les universités, M. Zizian a expliqué que les directions d'établissement n'hésiteront pas à «soit annuler, soit suspendre, c'est-à-dire reprendre à une autre session» des cours si nécessaire. «Aucun compromis [ne sera fait] à l'égard de la qualité de la formation», a-t-il juré.

Par ailleurs, M. Zizian s'est refusé à chiffrer les coûts des «mesures de reprise» que devront adopter les universités advenant un retour en classe des étudiants en grève dans les prochains jours.

Front commun


Gabriel Nadeau-Dubois a essuyé une volée de bois vert de certains membres de la CLASSE ne digérant pas de le voir vendredi dernier aux côtés de la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins, et de celui de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, pour décrier d'une même voix l'offre de la ministre Beauchamp de bonifier le régime de prêts ainsi que le «pacte de solidarité» historique «signé» entre la CLASSE et les fédérations en vue des négociations avec le gouvernement.

D'ailleurs, une motion de blâme a été déposée contre Gabriel Nadeau-Dubois lors du dernier congrès de la CLASSE pour dénoncer ce «front commun étudiant», mais battue, ce qui a entraîné le départ de Mathilde Létourneau, révélait La Presse hier matin. «C'est sûr qu'avec une grève aussi longue, il y a des inquiétudes, elles sont légitimes», a admis M. Nadeau-Dubois hier. «Les mandats ont été adoptés avec des majorités très claires en faveur du pacte de solidarité avec les fédérations en ce qui concerne les négociations et la réponse unanime à la ministre.»

Le mouvement étudiant doit miser sur une pluralité d'actions s'il prétend faire plier le gouvernement, a ajouté Jeanne Reynolds, porte-parole de la CLASSE. «On a peut-être une frange un peu plus radicale du mouvement étudiant [mais], tous les moyens sont bons pour faire de la pression sur le gouvernement.»
73 commentaires
  • Carole Dionne - Inscrite 10 avril 2012 01 h 06

    La bonne façon de voir les choses

    Que les étudiants qui veulent aller à l'école puissent le faire librement. La même chose pour ceux qui boycottent. Le débat entre étudiants est mal évalué. Étudiant, ce n'est pas un travail. Les étudiants ne peuvent bloquer l'accès aux autres. Cela est la véritable démocratie. On emploi le mot "grève" car ainsi les étudiants peuvent parler de ligne de piquetage et on ne traverse pas les lignes de puiquetage. Mais ce n'est pas une grève. Donc il ne peut pas avoir de lignes de piquetage comme au sens du code du Travail, désolé

    • Maco - Abonné 10 avril 2012 09 h 33

      Ouf!

      Ouf!

      Faire des études .... ce n'est pas du travail? Les travaux de sessions qu'ils ont à faire ..., ce n'est pas du travail, ça!

      Avec pareil raisonnement, nous allons replonger dans la noirceur.

      D'ailleurs, je crois que nous y sommes déjà, car certains ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

    • Carole Dionne - Inscrite 10 avril 2012 11 h 53

      Franchement...
      Zigonner sur le mot "travail". faut vraiment avoir pas grand chose à dire . Vous pouvez bien être en " grève"

    • Francis Paradis - Inscrit 10 avril 2012 12 h 20

      Arrêtez de tout confondre! Bien que le Code du Travail ne s'applique pas au cas présent, ça ne fait pas de cette grève un simple boycott. Une grève n'est pas forcément légiférée par le gouvernement. Cherchez dans le Robert si vous n'êtes pas convaincu.
      Même sans être circonscrite par la Loi, la démarche est tout à fait légale. Les piquets de grève peuvent être formés même si les groupes de pression ne sont pas des travailleurs. Informez-vous avant de dire n'importe quo.i.

    • Roland Berger - Inscrit 10 avril 2012 12 h 23

      « Les étudiants ne peuvent bloquer l'accès aux autres. Cela est la véritable démocratie », écrit Madame Dionne. C'est là consacrer la primauté des droits individuels sur les droits collectifs, primauté garantie par la Charte des droits de Trudeau. Ainsi, tout anglophone ou allophone du Québec peut bloquer l'acession à l'indépendance politique parce qu'il ne veut pas vivre dans un Québec libre.
      Roland Berger

    • marc.collin - Inscrit 10 avril 2012 12 h 55

      faudrait dire ça à ceux qui ont mis des sauterelles au hec et dénigré les étudiants qui se rendaient à leurs cours....

    • Félix Perras - Inscrit 10 avril 2012 13 h 58

      Demandons à un professeur pour voir s'il est possible pour lui d'évaluer ou tout simplement d'enseigner en supposant que la moitié de sa classe est en grève et que l'autre non. La réponse qu'il fournira évidemment est "non". Ce que tu proposes n'est pas une "bonne façon de voir les choses" mais plutôt une façon très limitée de voir les choses.

      Réféléchir les problèmes dans leur ensemble est essentiel si l'on veut des résultats cohérents.

    • LBC - Inscrit 10 avril 2012 18 h 13

      Définition de "boycott" : fait de ne plus commercer avec une société, un groupe, un pays, afin d'exercer une pression sur lui.
      Pour dire que les étudiants font du boycottage, il faudrait que ceux-ci arrêtent d'étudier dans nos universités, tout en allant poursuivre leurs études dans des écoles d'autres régions/provinces, tout cela pour mettre nos institutions dans le trouble, économiquement parlant. Ils sont donc bel et bien en grève, puisque le études peuvent être considérées comme un travail.

    • Q1234 - Inscrite 10 avril 2012 19 h 01

      Quand une société méprise ses jeunes, c'est qu'elle est rendue bien basse. Nous devrions vouloir ce qu'il y a de mieux pour les jeunes, nous devrions les appuyer, ils parlent de valeurs, de société plus juste et équitable, d'environnement et font preuve de créativité époustouflante. Ils sont loin d'être centrés sur leur nombril, ils pensent à la société plus humaine pour tous, pour les générations à venir. Charest pense à lui et ses amis, donne nos richesses aux entreprises qui partiront quand elles auront extirper tout ce qu'elles veulent de nos terres. Elles n'auront pas de scrupules à fermer sauvagement, à mettre des milliers de travailleurs au chômage. Et les banques qui nous volent. Qui a plus de bon sens?
      Moi je vote pour les étudiants et les étudiantes.

  • Francois Nicolas Tetreault - Inscrit 10 avril 2012 05 h 22

    Résister qui rend la chose difficile

    Cette maladie est le fruit de l'indécision :procrastination.

    Cher Premier ministre Charest vous etes en train de vous stigmatiser les deux pieds dans le béton avec ce conflit pécunier qui se transforme petit à petit en confrontation générationnel . Votre ministre de l'Éducation du Sport et Loisirs vous sert de bouclier .Line Beauchamp à sérieusement hypothéqué son avenir politique . Vous vous etes gardé le ministère de la jeunesse sous votre autorité parce que vous vous dites près de la jeunesse . Les heures et les jours passent et cela me semble de plus en plus un gros mensonge ? si non il serait peut-etre temps , de convoquez les leaders étudiants le temps d'une brève rencontre . Un changement de stratégie s'impose. . La mobilisation de la Jeunesse vous à probablement surpris tous dans votre gouvernement . Vous étiez habitué à plus de molesse de la part du peuple endormi que nous étions jadis . Jamais la police de Montréal n'a autant fait d'heures supplémentaires . c'est pour l'instant la seule médiation que vous avez envoyé à la jeunesse Québécoise : coup de matraques , poivre de cayenne et panier à salade avec des jeunes qui malheureusement vont se retrouver avec des dossiers judiciaires pour quelques années à venir . Au point ou sont rendus les finances du Québec , le gel des frais pour 2012-13 me semble le meilleur compromis social . Personne n'en souffrira et la paix sociale reviendra . Les étudiants reprendront les cours . La convocation d'un sommet sur ce sujet avec les gens du millieu dans un futur immédiat (été 2012) ne serait qu'un règlement positif de ce conflit . Personne n'en fera la différence . Le prix de l'essence va froler le 1.60 le litre cet été selon certains spécialiste et on voit aucune résistante s'organiser . Si on peut se payer , un amphitheatre à Québec , un ilot voyageur à Montréal , une route pour les mines de diamants , alors pourquoi pas investir dans la matière grise ? E

    • Rock Dumais - Inscrit 10 avril 2012 10 h 46

      La démocratie va en souffrir. Je verrais mal un premier ministre prendre une décision personnelle d'aller à l'encontre d'une loi votée par l'Assemblée Nationale.
      Jean Charest n'a donné aucune directive aux différents corps policiers. Ils savent prendre leurs propres décisions pour peotéger la population et les biens de la Société.
      La fonction de premier ministre y perdrait également. Pourquoi faire preuve de mollesse alors que 61% de la population l'appuie. Je n'aime pas qu'un premier ministre cède au chantage; Ça ce ne serait pas digne d'un chef d'état
      Rock Dumais, abonné

    • Bernard Pottier - Inscrit 10 avril 2012 11 h 17

      @Pragmatique, la hausse ne relève pas "d'une loi votée par l'Assemblée Nationale", mais d'un décret.

      Ce qui est d'ailleurs tout à fait cohérent avec la ligne idéologique d'un parti qui considère que la reine ne négocie pas avec ses sujets.

      Et qu'en répétant un mensonge ad nauseam il devient une vérité.

    • Francois Nicolas Tetreault - Inscrit 10 avril 2012 11 h 41

      @Rock Dumais :1) si vous faites référence au sondage publié par crop Le Soleil LaPresse du 30 mars dernier :une majorité de Québécois (61%) sont d'accord avec la hausse de 1625$ en cinq ans, contre une minorité (39%) en désaccord.
      toutefois Dans la même proportion (61% contre 39%), les Québécois estiment que le gouvernement devrait s'asseoir avec les étudiants. Mais la plupart d'entre eux (57%) pensent que les étudiants devraient faire certains compromis.
      2) vous me permettrez de douter des chiffres avancés par Gesca/LaPresse dont le parti pris Libéral est bien connus de tous .

    • hugues2 - Inscrit 10 avril 2012 11 h 49

      Beauchamp doit déjà être en train de se chercher un autre job à moins qu'elle devienne surintendante à Sagar? ;-)

      La paix sociale doit revenir, ce que Charest appellelait l'instabilité politique, lors du dernier référendum, est en train de s'amplifier au Québest.

      On est certain d'une chose, si ce conflit ne se règle pas, il y aura un fort prix politique à payer pour les Libébaux du Québec.

    • Rock Dumais - Inscrit 10 avril 2012 14 h 14

      @ Bernard Potier.
      Vrai mais je pense que ça toujours été ainsi, non? Les frais maximims sont fixés par décret par le mistère de l'éducation. Si c'est le cas, les libéraux ne sont pas différents de leurs prédécesseurs
      Rock Dumais, abonné

  • Catherine Paquet - Abonnée 10 avril 2012 05 h 55

    Des objectifs fuyants.

    Les déclarations des leaders étudiants ne nous permettent plus de situer par ordre d'importance les nombreux objectifs de ceux qui maintiennent leur décision de ne pas se rendre à leurs cours.

    1- La gratuité scolaire, puisque l'éducation est un droit. Aucun député de l'Assemblée nationale ne soutient cette demande.

    2- Le gel des frais de scolarité pour encore une dizaine ou une vingtaine d'années. Aucun député de l'Assemblée nationale ne soutient cette demande.

    3- La démission du premier ministre. Le jeu démocratique ne se mène pas de cette façon. On a déjà compté plus de 200,000 signatures dans ce sens, et elle n'ont donné aucun résultat.

    4- S'asseoir à une table de négociations avec le gouvernement. C'est le monde à l'envers. Dans toute la logique ouvrière et syndicale, la négociation précède toujours la grève. Le contraire ne se produit pas souvent.

    5- Créer une situation navrante pour tout le monde, désastreuse pour plusieurs étudiants, et en rendre les autres responsables. Je crains que les citoyens payeurs de taxes et les parents payeurs de frais divers, ne trouvent pas l'idée géniale.

    6- Éviter à tout prix que les leaders étudiants, qui ont démontré leurs ambitions politiques et leur dextérité tactique, ne perdent la face et ne subissent trop tôt dans leurs carrière politique une défaite humiliante.

    7- Mantenir l'apparence d'une manifestation spontannée de l'ensemble des étudiants. Il est déjà trop tard pour celà.

    • Rémi Lesmerises - Inscrit 10 avril 2012 09 h 35

      1- La gratuité scolaire: Québec solidaire, et donc Amir Khadir, soutiennent ce point, et aux dernières nouvelles, il est encore député à l'Assemblée nationale...

      2- Le gel des frais: Le PQ veut maintenir le gel le temps qu'on trouve une façon de financer de façon plus intelligente le système de l'éducation. Que je sache, le PQ forme l'opposition officielle...

      3- Même si sur ce point je sur d'accord sur l'impossibilité d'y parvenir, cela ne veut pas dire qu'il ne faudrait pas tout faire pour y arriver. Avec un taux d'insatisfaction de plus de 70% dans la population, un gouvernement devrait avoir la sagesse de céder sa place, ou du moins de la remettre en jeu.

      4- Il y a déjà eu de multiples demandes de la part des étudiants au courant de l'automne et du début de l'hiver pour rencontrer le gouvernement. À chaque fois ils se sont heurtés à une porte close. Il faut se renseigner avant d'affirmer n'importe quoi.

      5- Cette situation navrante pour tout le monde provient exclusivement de l'atitude arrogante et fermée du gouvernement libéral. Une ouverture et une invitation de la part du gouvernement (il faut se rappeler que c'est lui qui a ouvert les hostilité avec une augmentation de 75% en 5 ans...) aurait depuis longtemps réglé la crise.

      6- Les leaders étudiants, même s'ils ne sont pas parfait, font de leur mieux avec le peu d'expérience et de moyens disponibles. Ils s'opposent à une machine politique bien rodée, faite pour faire avaler n'importe quoi au peuple. Il n'y a qu'à voir la saveur de votre discours...

      7- Nul n'a parlé de manifestation spontanée. Cela faisait des mois que ça se préparait, après avoir épuisé tous les autres moyens pour faire réagir le gouvernement.

    • Maco - Abonné 10 avril 2012 10 h 25

      Je ne vous demande pas pour quels partis vous travaillez.

      1- De quelle source tenez cela? Vous êtes très bien informé ou vous dites n'importe quoi.

      2 - De quelle source tenez cela? Vous êtes très bien informé ou vous dites n'importe quoi.

      3- Vous êtes défaitiste. Que ça n'est pas fonctionner ne veut pas dire qu'il ne faut pas le faire. Ça veut dire qu'il faut recommencer. On voit de quel bord vous êtes.

      4 - À quelle loi naturelle faites-vous référence? Vous prenez vos désirs pour des réalités, ceci est navrant.

      5 - Que le gouvernement est fait cela, c'est tout à fait navrant. Je ne vous le fais pas dire. En passant, que dites-vous de tous ces prêts sans intérêt consentis aux entreprises? En fait, je n'ai aucune hésitation à payer pour un étudiant. Pas pour une entreprise.

      6 - Charet et cie a bien perdu la sienne, et ils sont encore là (vous vous rappelez, la pétition de 200 000 signatures pour qu'il démissionne). Vous tenter de rendre responsable que les étudiants. Bel essai... raté. D'ailleurs, n'est-ce pas la tactique employée par le gouvernement; faire porter le blâme (tous les blâmes), aux étudiants. Demander aux «agents» libéraux de «semer» cette idée dans la population.

      7 - Maintenir votre apparence d'objectivité est, en soi, un combat perdu d'avance.

      Les étudiants ne veulent qu'une chose, avoir l'opportunité de faire des études sans endetter leur avenir. Ce n'est pas comme les entreprises qui pompent des prêts sans intérêts et qui ne les remboursent pas. Étudier, apprendre, acquérir de nouvelles connaissances peut avoir un effet pervers; on devient plus critique. Est-ce là ce que l'on veut vraiment évité; avoir un peuple moins «critiqueux».

      En effet, avoir un peuple moins éduqué peut être avantageux pour ceux qui veulent les contrôles. C'est plus facile de dire que telle ou telle chose ne se fait pas (comme le point 4). Du haut de vos connaissances acquises à grands frais, vous contrôlerais

    • Gilbert Talbot - Abonné 10 avril 2012 10 h 52

      Ou vous ne connaissez rien au monde étudiant et syndical, ou vous voulez nous induire en erreur :
      1 et 2: Il y a au moins Amir Khadir, député de QS dans Mercier à l'Assemblée nationale, qui soutient le droit à l'éducation gratuite pour tous jusqu'à l'université. Pour le PQ c'est moins clair, mais il appuie la grève étudiante en cours. Madame Marois a dit clairement qu'ele abolira toute hausse votée par le PLQ, si elle prend le pouvoir aux prochaines élections.

      3. La démission du gouvernement et la tenue d'élections est demandé par pétition et par beaucoup de groupes pour de multiples raisons, pas seulement par les étudiants.

      4. Dans les négociations avec le gouvernement, la négociation dépasse toujours la date de fin des contrats et elle se poursuit souvent en temps de grève, même lorsque le gouvernement impose décrets et lois spéciales.

      5. À ma connaissance, la lutte étudiante reçoit toujours l'appui d'une bonne partie de la population québécoise.

      6. Les leaders étudiants font preuve d'une grande capacité d'argumentation, défendent fort bien leurs dossier et ont un bel avenir devant eux.

      7. Il y aura encore cette semaine plusieurs manifestations et samedi, une très grande, à moins que le gouvernement n'ouvre la porte à la négo.

    • François Ricard l'inconnu - Inscrit 10 avril 2012 11 h 35

      J.-M. Aussant et l'Option nationale sont pour la gratuité scolaire à tous les niveaux.
      M. Aussant s'est d'ailleurs prononcé contre cette hausse des frais de scolarité et a aussi déclaré comment l,ON s'y prendrait pour fdinancer l'éducation.
      M. Aussant est toujours député et chef de son parti.

    • Roland Berger - Inscrit 10 avril 2012 12 h 30

      À Monsieur Ricard
      Et Amiir Khadir aussi, député de Québec solidaire dûment élu.
      Roland Berger

    • Rock Dumais - Inscrit 10 avril 2012 12 h 47

      Dites moi quel est le poids polique de Amir Kadir, de Québec Solidaire et de M. Aussant (il n'a pas été élu député de son parti)
      Rock Dumais abonné?

  • François Ricard l'inconnu - Inscrit 10 avril 2012 06 h 06

    Au parc jeanne-Mance samedi

    Toute la population y sera.
    Ma femme et moi comptons bien y être.
    Il est temps qu'une étude en profondeur soit faite du secteur de l'éducation. Il en va de l'exploitation de notre plus grande richesse, notre mati;re grise.
    S'il vous plaît, étudiants, tenez bon!

    • Rock Dumais - Inscrit 10 avril 2012 12 h 48

      Que votre femme et vous preniez l'air samedi, félicitations; excellent pour la santé mais je doute que "toute la population" y soit...
      Rock Dumais, abonné

  • Regine Pierre - Inscrite 10 avril 2012 07 h 11

    Madame Beauchamp

    Comment faut-il vous le dire? Nous en avons assez de votre mépris envers nos jeunes. La moindre des choses serait que vous acceptiez de les écouter. Vous êtes en train de leur faire perdre leur session universitaire et de compromettre leur avenir. Vous manquez à tous vos devoirs. Vous avez perdu toute crédibilité en tant que Ministre de l'éducation.

    • Rock Dumais - Inscrit 10 avril 2012 10 h 48

      La job de Mme Beauchamps est d'avoir des écoles ouvertes et des professeurs pour enseigner. La job des étudiants est de se rendre à leurs cours et d'étudier.
      Rock Dumais, abonné

    • Roland Berger - Inscrit 10 avril 2012 12 h 31

      À Monsieur Dumais
      C'est ce que répétait ad nauseam Camille Samson et ses créditistes. Quel retour en arrière !
      Roland Berger