Grève étudiante - Entre rattrapage et suspension

Des étudiants ont entamé une grève de la faim devant les bureaux montréalais de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Des étudiants ont entamé une grève de la faim devant les bureaux montréalais de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp.

L'Université de Montréal (UdeM) souhaite un rattrapage des cours d'ici à la mi-juin, mais envisage d'en suspendre certains, s'il n'y a pas de retour en classe d'ici le 10 avril. Dans un communiqué rendu public hier en fin de journée, la direction de l'UdeM a indiqué qu'au-delà du congé de Pâques, elle ne pourrait garantir que tous les cours seraient terminés pour le 15 juin et que, par conséquent, «certains cours pourraient en effet être suspendus», faute de ressources disponibles. Toutefois, le trimestre d'été devrait commencer comme prévu le 1er mai.

Les scénarios de rattrapage se succèdent et deviennent caducs: jusqu'ici, le mouvement étudiant refuse de s'essouffler et conserve ses quelque 200 000 grévistes depuis la grande manifestation nationale du 22 mars. «On remarque à la CLASSE que le mouvement ne faiblit pas, au contraire. On a même 77 000 personnes qui ont un mandat de grève à durée indéterminée et qui vont revoter lorsque la ministre fera une offre», a indiqué Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

Les étudiants du cégep régional de Lanaudière à L'Assomption ont quant à eux voté pour mettre fin au débrayage dès demain. Depuis le début, c'est la première fois que les étudiants d'un cégep ayant cumulé dix jours ou plus de grève votent en faveur d'un retour en classe. Cela n'inquiète guère M. Nadeau-Dubois. «Il nous reste encore quelques semaines. Certains se disent que tant qu'à avoir fait la grève pendant 5-6 semaines, n'abandonnons pas au seuil de la victoire et donnons tout ce que nous avons.»

Multiplier les actions


Hier, près de 2000 personnes ont manifesté à Sherbrooke, fief du premier ministre Jean Charest. Les organisateurs de la CLASSE avaient refusé de soumettre le parcours aux policiers, mais la marche s'est déroulée dans le calme. Une autre manifestation est prévue à Sherbrooke demain, cette fois organisée par les deux grandes fédérations étudiantes.

Hier, les Profs contre la hausse ont emboîté le pas aux étudiants en manifestant aux abords du pont Jacques-Cartier, forçant la fermeture d'une voie vers la Rive-Sud. Dans une lettre qu'ils ont fait parvenir aux médias, ils ont critiqué la «non-écoute» du gouvernement Charest. «Nous considérons que la position de fermeture du gouvernement ne peut être comprise que comme de l'arrogance.»

Enfin, un juge de la Cour supérieure rendra ce matin sa décision concernant une demande d'injonction déposée par un étudiant qui voudrait avoir accès à ses cours. Une demande semblable faite par un étudiant de l'UdeM a été rejetée la semaine dernière, mais une injonction a bel et bien été imposée au Collège d'Alma, dont le retour en classe n'a pas pu se faire hier matin parce que des étudiants ont bloqué tous les accès du cégep.
50 commentaires
  • Q1234 - Inscrite 3 avril 2012 06 h 20

    L'art de se faire entendre: On hausse le ton!

    Hier, un magnifique concert On Hausse le ton, des étudiants du Conservatoire de musique alliés aux étudiants d'Arts dramatiques du Conservatoire de Montréal. Quelle soirée de paroles, création, engagement, talent, solidarité. Tous les étudiants en grève ( le théâtre rouge était rempli à pleine capacité) qui étaient là vont se tenir debout devant la violence du gouvernement , ils sont trop conscients, intelligents, éveillés, articulés. Ils veulent un autre Québec et ils l'auront!

    Bravo!

  • Sanzalure - Inscrit 3 avril 2012 07 h 05

    Solidarité et ténacité

    Les pays du monde entier sont pris en otage par la haute finance. Les étudiants et étudiantes sont la force qui fait bouger les choses, ici comme ailleurs.

    Il ne faut pas qu'ils abandonnent leurs moyens de pression, il faut que les autres segments de la société leur emboîtent le pas dans une immense grève générale illimitée : les professeurs, les mères, les aînés, les frères et soeurs, les cousins et cousines, les oncles et les tantes, tout le monde qui est tanné de la situation déplorable de ce monde.

    On décroche tous, on fait face aux problèmes, on confronte les personnes qui exagèrent et nous gâchent la vie, on ne recommence pas à travailler tant et aussi longtemps que le ménage n'aura pas été fait à la grandeur de la place.

    Le grand ménage du printemps.

    Serge Grenier

    • jfrancois01 - Inscrit 3 avril 2012 21 h 38

      Essayons travail et fierté

      Je propose plutôt que de faire une immense grève générale illimitée, qu'on se retrousse les manches, qu'on travaille qu'on soit fiers de qui nous sommes. Point.
      Plutôt que de jouer les victimes en trouvant à chaque jour des nouvelles incarnations de "personnes qui exagèrent et nous cassent la vie", je préfère qu'on commence à enseigner à nos enfants à parler et à écrire correctement notre belle langue française, notre grande fierté, que l'on arrête d'être mous face à toute cette médiocroté et cette paresse dans son enseignement et son utilisation, que l'on arrête de jouer les victimes colonisés, et qu'on s'inspire de tous les québécois qui , ici et ailleurs, réussisssent en français. Et il y en a des tonnes. Qu'on arrête de mesurer la qualité de notre peuple, de notre valeur, en mesurant la hauteur des lettre anglaises dans une vitrine. Que nous soyons, fiers, debouts, qu'on fasse notre "affaire" de façon volontaire et qu'on cesse de s'enfarger dans les fleurs du tapis. Qu'on s'inspire de tous ce que le Québec a de meilleur à offrir, de créatif, d'entrepreneurial.Que l'on célèbre notre culture, sans réserve, mais sans amertume. Que l'on s'inspire du mouvement, de l'initiative, du succès, plutôt que du langage du complexé. Que l'on trouve les solutions à l'intérieur de nous plutôt que dans la faute des autres.
      Là on aura peut-être réussi à créer un pays en devenir, basé sur nos enfants, notre culture et notre avenir, plutôt que sur le ressentiment de tous les autres.

    • Pierre Cossette - Inscrit 4 avril 2012 06 h 11

      Tout çà culmine le 22avril.org je connais des gens qui ne sont jamais sortis de leur vie pour manifester, et qui y seront. Je pense qu'il est entrain de se créer une mouvance qui va ressembler à un tsunami et que tous nos vieux abuseurs vont devoir rentrer dans leurs quartiers et y lécher leurs plaies après que nous leur ayons infligés avec amour ces changements nécessaires.

    • Francois G - Inscrit 4 avril 2012 13 h 08

      @jfrancois01 :
      Bref, vous demandez au gens de faire un effort personnel. Quelle idée saugrenue...

  • Q1234 - Inscrite 3 avril 2012 07 h 40

    Québec-Attac! Une solution pour la gratuité scolaire et plus!

    Voir le dernier numéro de la Revue Économique en collaboration avec Québec-Attac sur les paradis fiscaux! Vous ne vous demanderez plus qui doit faire sa juste part! Ce qui est clair c'est que si les riches payaient leur juste part d'impôts, on arrêterait de se dire que nous n'avons pas les moyens de la gratuité scolaire!
    Charest doit démissionner s'il n'accepte pas de revoir sa décision.

    • Francois G - Inscrit 3 avril 2012 09 h 37

      Et comment on ferme les paradis fiscaux sur lesquels ont a aucune juridiction sans un effort conjoint de toutes les grandes puissances?
      C'est bien beau tout ça, c'est comme dire on arrête la corruption dans le monde de la construction! Facile à dire, mais dans la réalité, les groupes mafieux et les syndicats de la construction (oui oui, nos amis les syndicats) ont une mains-mise totale sur le domaine de la construction (et de très bons avocats) et c'est pas simplement en leur demandant gentillement d'arrêter qu'on obtient des résultats.
      En passant je ne supporte pas du tout le gouvernement actuel qui s'est trainé les pieds pour mettre en place une commission d'enquête, mais je veux simplement dire que c'est questions là sont très complexes.
      Comme les subventions aux entreprises : tout le monde dit que ca pas d'allure mais on parle pas du nombe d'emplois qui seraient perdus si on arrêtait le financement. Regardez seulement l'état du secteur manufacturier au Québec! C'est pas juste une question de renflouer les coffres de l'état, il faut que les gens ait un boulot aussi, on peut pas tous être sociologue ou architecte.

    • Oraquan - Inscrit 3 avril 2012 14 h 45

      En emboîtant le pas avec les médecins, en demandant le salaire minimum garanti pour avoir la chance de partis son entreprise, en demandant d'augmenter les subventions aux petites entreprises entreprises pour qu'elles puissent employer les personnes requises à la survie de leurs entreprises, en demandant moins d'employer aux gouvernements, en demandant que l'argent du «bien-être » soit retranché et transformé en salaire minimum garanti, en demandant aux exploitants de nos ressources et à leurs corporations plus d'argent, en finançant les projets scientifiques et les projets d'inventions ici pour en exploiter les produits d'avant garde, en arrêtant de penser qu'on n'a pas les moyens de produire ici, en arrêtant d'avoir un esprit colonisé, en ayant plus peur d'agir en suivant les pas avec les étudiants.

    • jfrancois01 - Inscrit 3 avril 2012 21 h 21

      Une seule catégorie de "riches" bénéficient d'un traitement fiscal inadmissible grâce aux régimes d'options. Alors que les revenus d'emploi sont imposables à un taux maximum de 48,2%, les gains encaissés avec les régimes d'options ne sont assujettis en réalité qu'à un taux maximum de 30,0%. Il faut réparer ça.
      Sinon, pour les "riches", il y a 230 000 contribuables québécois qui gagnaient un revenu total de 100 000$ ou plus, soit 3,9% de tous les contribuables et ils payent déjà 32% de l'impôt des particuliers.
      Les "riches" à 250 000$ par année, il y en a 29,000 contribuables, soit 1%. Ils ont tout de même versé 12,2% de l'impôt des particuliers.
      Des contribuables au dessu du $1M (ils sont 2500) leur facture fiscale s'élève à 465 717$. Ainsi, il gagnent 20 fois le salaire de quelqu'un à revenu moyen de 50 000$, mais payent par contre 39 fois plus d'impôt.
      Il faut arrêter la "pensée magique" de faire payer plus les riches.

  • Denise Trencia - Inscrite 3 avril 2012 07 h 40

    Participation des étdudiants lors d'assemblées

    Le faible taux de participation des étudiants lors de votes de «grève générale illimité» à reconduction hebdomadaire dans certains départements universitaires doit remonter.
    Les étudiants doivent se déplacer, cesser d'être passifs, et aller voter pour OU contre la poursuite de la grève. C'est essentiel!
    D'autre part, ils doivent demander le vote secret et attendre le résultat.
    Dans quelle mesure les 77 000 étudiants de la CLASSE en grève ggénérale jusqu'à réglement du conflit les étudiants ont-ils participé au vote?
    Cela m'inquiète.

    • gigimartin - Inscrite 3 avril 2012 10 h 43

      Vous avez raison de vous inquiéter. Ma fille qui étudie au CÉGEP Ahuntsic s'est rendue voter à 2 reprises, les 2 derniers vendredis passés(23 et 30 mars), après avoir fait 4 heures de route. Ils étaient autour de 1,000,max.1,200 étudiants sur plus de 9,000 étudiants à ce CÉGEP, réunis dans 3 ou 4 locaux faute d'espace; pour voter, à main levée, avec des cartons. Le 23 mars , un étudiant a demandé le vote secret, mais cela fut rejeté à majorité par l'assemblée. Je ne trouve pas cela sérieux! Ils entament leur 4e semaine de grève...Les autres qui ne se rendent pas voter, ils sont en train de décrocher ou quoi? À ce que je vois dans les média, ils sont loin du 190,000 à manifester.Quel bordel! Gigimartin

    • Oraquan - Inscrit 3 avril 2012 14 h 52

      Bonjour, je suis le développement de la grève depuis le début, je ne peux pas voter puisque je suis étudiante libre, mais j'appuie l'action des étudiants en grève, c'est une action magistralement politique et risquée. Vous devriez suivre votre fille et voir combien les réunions sont bien menées. Bravo aux étudiants, si les ils gagnent, je reprendrai confiance en ce monde.

  • michel lebel - Inscrit 3 avril 2012 08 h 22

    Quelques observations...

    !. Le conflit n'est pas une grève(où est l'employeur, où sont les employés?), mais un boycott de cours.
    2. Je ne doute pas que le gouvernement a "entendu" les révendications étudiantes. Mais "écouter ou entendre", ne veut pas dire "négocier".
    3. Les étudiants doivent et devront assumer pleinement les conséquences de leur choix. C'est cela être adultes.
    4. La ministre devrait recevoir une (peu nombreuse) délégation représentative d'étudiants. Cela aurait dû être fait bien auparavant. Le dialogue est toujours de mise dans une société démocratique. Mais dialogue ne veut pas dire négociaton.

    • Bernard Dupuis - Abonné 3 avril 2012 10 h 09

      La négociation est-elle devenue illégitime?

      Depuis le tout début de ce conflit (qu'on l'appelle grève, boycottage, manifestation, etc.) le gouvernement libéral fait preuve d'un tel mépris pour notre jeunesse qu'il s'est enfermé dans une cage de fer où il ne veut rien savoir. Du haut de sa prétention à la vérité, non seulement il ne veut rien négocier, mais aucun dialogue ne se pointe à l'horizon. Un peu comme un doux despote, il laisse tout aller à la dérive. Il fait mine «d'écoute et d'entendre», mais en fait il reste sourd et aveugle.

      C'est comme si le gouvernement espérait un plus grand chaos encore. Ainsi, il pourrait déclencher des élections et espérer reprendre le pouvoir sur le dos du désordre qu'il aura lui-même créé. Quelle est la légitimité d'un tel gouvernement?

    • merry bouchard - Inscrite 3 avril 2012 11 h 23

      ??????
      Une grève est aussi un boycott par définition:Une grève politique a pour objet la satisfaction des revendications non pas professionnelles, mais politiques et de faire pression sur les autorités du pays.
      Écouter n'est pas entendre.....: Écouter =entendre en portant une attention particulière dans un but précis.
      Être Adulte, comme vous le dites si bien, c'est d'assumer les conséquences de leur choix. Et c'est aussi et surtout de veiller à ce que leur choix soit vraiment le leur et qu'il soit respecter.
      Le dialogue est toujours une négociation( sous toutes ses formes) sinon cela s'appellera un monologue face un public muet!!

      Revenons sur terre. J'imagine le gouvernement, recevant une peu nombreuse délégation, donc un petit nombre d'étudiants, ''dialoguer'' sans ''négocier'' sur la grève qui est, en vérité, un boycott mais le vrai problème est la hausse des frais. Il les entend sans vraiment les écouter. Il veut un dialogue sans aucune négociation.
      Les étudiants font leur choix et étant adultes accomplis, sortent et claquent la porte. Votre scénario est celui de l'année passée! et ce printemps, ils assument non seulement leur choix mais celui de toute la société québecoise!
      Mettez-vous à jour dans vos définitions et dans les faits.

    • Roland Berger - Inscrit 3 avril 2012 11 h 42

      Ça me rappelle Jean Lesage : « La Reine ne négocie pas avec ses sujets. » Mais il s'agit d'un propos d'une autre époque, d'une époque où les libéraux (toujours de Jean Lesage) considéraient la gratuité scolaire comme essentielle au développement économique, culturel, voire linguistique du Québec. Une époque révolue, quoi !
      Roland Berger

    • Killian Meilleur - Inscrit 3 avril 2012 11 h 43

      1) Boycott: Refus de consommer les produits ou services d'une entreprise ou d'une nation.

      Vous mettez dès l'abord l'éducation dans la position d'un bien de consommation, ce qui en dit long sur votre vision de ce que devrait être la société. Mais pensez-y donc ne serait-ce que cinq secondes : où se trouve le boycott lorsqu'on paye de prime abord le « bien » en question? Les étudiants ne « boycottent » pas l'éducation comme on boycotte McDonald's, nous avons déjà « acheté », ou payé, le service en question, tant individuellement que socialement. Qui irait, pour boycotter un produit, l'acheter, pour ensuite refuser de l'utiliser?

      La raison même pour laquelle les étudiants peuvent faire pression est justement qu'ils ONT payé leurs cours, qu'ils se SONT inscrits, qu'ils FONT partie du système, et que leur résistance perturbe profondément celui-ci! La notion de grève, d'ailleurs, même dans le petit robert - c'est dire que vous n'avez malheureusement pas crusé très loin - comporte de toute façon une définition pour la situation présente :

      Arrêt volontaire et coillectif d'une activité, par revendication ou protestation. ex. « Grève d'étudiants », « détenus qui se mettent en grève dans les prisons », etc.

      Vous voulez du boycott? Les étudiants pourraient tout simplement refuser de s'inscrire à la prochaine session. Ça, c'en serait, du boycott.

      2) C'est qu'il y a différence entre « Entendre » et « Écouter ». « Faire la sourde oreille » existe en tant qu'expression pour une très bonne raison.

      Le despotisme, c'est « ferme ta gueule » ; et la démocratie, c'est « cause toujours »? C'est là où vous voulez en venir? L'absence de négotiation est l'absence de la possibilité d'altérer le cours de la situation : Vous vous opposez aux négotiations parce que vous ne voulez pas que le gouvernement change son orientation, parce que vous êtes en faveur de la hausse.

      Ce que vous prônez, manifestement, c'est que Chare

    • arabe - Inscrit 3 avril 2012 12 h 17

      @Lavallée et Dupuis:
      1) Notre jeunesse, elle est aux études. Ce n'est qu'une minorité des étudiants du CEGEP et de l'université qui sont en boycott.
      2) Ceux qui s'enferment dans une cage de fer, ce sont les boycotteurs qui, soit dit en passant, n'ont été nullement élus. Le gouvernement, par contre, a été élu et nous représente.
      3) Le sage M. Lebel a écrit que "dialogue ne signifie pas négociation". Il n'a écrit nulle part que "négociation est illégitime".

    • maryse tremblay - Inscrit 3 avril 2012 14 h 51

      @ Barmville:
      Il faudrait comparer les bonnes choses: vous parlez des boycotteurs qui n'ont pas été élus pour nous représenter, contrairement au gouvernement qui lui, oui.
      Laissez-moi rétablir une chose:
      D'abord, les boycotteurs, comme vous les appeler, ne représentent en effet personne sinon eux-mêmes: ils sont le ''résultat'' d'une décision votée, je le répète, démocratiquement!! Ils sont l'expression de l'opinion estudiantine qui a prévalue lors du vote de grève! Non, les boycotteurs n'ont pas été élus, mais la décision de faire la grève, OUI!
      Votre comparaison fait glisser l'argumentation sur un faux sens!

    • Oraquan - Inscrit 3 avril 2012 15 h 02

      Les employeurs attendent ces travailleurs bon marché que sont les étudiants, partout au Québec. j'espère que vous écoutez bien les inquiétudes exprimées par tous les employeurs touristiques et autres. Les études, c'est un travail à temps plein beaucoup plus laborieux que le travail salarié des usines. Ce travail demande d'être pris au sérieux et devrait avoir une gratuité; on est plus au moyen âge. Vous relirez l'histoire de l'éducation au Québec. C'est ici qu'il y a eu la guerre des éteignoirs. Ça vous dit quelque chose?

      J'appuie l'action des étudiants en grève, c'est une action magistralement politique et risquée. Vous devriez suivre votre fille et voir combien les réunions sont bien menées. Bravo aux étudiants, s’ils gagnent, je reprendrai confiance en ce monde.

    • jfrancois01 - Inscrit 3 avril 2012 16 h 38

      Tout à fait d'accord avec vous!