Droits de scolarité - Pas d'avenir dans les gels, martèle Charest

«L'avenir du Québec, ce n'est pas dans les gels, dans les moratoires et dans les fermetures», a dit M. Charest aux quelques centaines de militants, très conscient du fait que ses propos se rendraient d'une manière ou d'une autre jusqu'au mouvement.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir «L'avenir du Québec, ce n'est pas dans les gels, dans les moratoires et dans les fermetures», a dit M. Charest aux quelques centaines de militants, très conscient du fait que ses propos se rendraient d'une manière ou d'une autre jusqu'au mouvement.

Quelque 150 étudiants du collège Montmorency avaient préparé leurs slogans, bloqué le boulevard Le Corbusier, installé les haut-parleurs. Cible du jour: Jean Charest. À l'intérieur d'un centre de congrès de Laval où s'étaient réunis des militants locaux, le premier ministre a profité de sa tribune hier pour livrer, en plein milieu de son discours, un message clairement écrit à l'intention des manifestants: «L'avenir n'est pas dans les gels», a-t-il répété.

«L'avenir du Québec, ce n'est pas dans les gels, dans les moratoires et dans les fermetures», a dit M. Charest aux quelques centaines de militants, très conscient du fait que ses propos se rendraient d'une manière ou d'une autre jusqu'au mouvement. «C'est les universités québécoises, c'est la société québécoise, c'est le choix que nous avons fait et que notre gouvernement va défendre, parce que c'est le seul choix possible pour l'avenir», a-t-il affirmé.

Les derniers jours ont été marqués par l'apparence d'une certaine ouverture du gouvernement libéral à discuter non pas de la hausse des droits, fixée à 325 $ par année sur cinq ans, mais de l'aide financière aux étudiants sous forme de prêts et bourses. Le plus récent épisode est survenu vendredi à l'Assemblée nationale, lorsque la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a dit que Québec est prêt à aborder cette question, tout en reprochant aux leaders étudiants de ne vouloir parler que d'un gel des droits de scolarité.

Lors d'un point de presse tenu en marge du brunch partisan, le premier ministre Charest a lui aussi emprunté ce discours, tout en refusant d'ouvrir la porte à une négociation sur le fond du litige avec les grévistes, qui se chiffrent à 200 000. «On va toujours être à l'écoute, on n'arrête jamais d'être à l'écoute, a-t-il dit. Mais la décision est mûrement réfléchie.»

«Phase payante»


À l'extérieur, où les étudiants du collège Montmorency ont manifesté en compagnie notamment du président du syndicat des enseignants, Michel Duchesne, on a affirmé que les prochaines semaines seraient cruciales. «On entre dans la phase payante, a dit le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin. On est capable de convaincre le gouvernement de s'asseoir avec nous, de le convaincre de diminuer la hausse des droits de scolarité et de le convaincre de les geler!»

Une fois la manifestation et le brunch terminés, M. Bureau-Blouin et quelques collègues ont fait le pied de grue devant la porte du centre de congrès Palace, afin de s'adresser en personne au premier ministre Charest. Première à sortir: la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, qui s'apprêtait à s'engouffrer dans une voiture lorsqu'elle a vu les étudiants lui solliciter un dialogue. Elle s'est avancée vers eux et s'est limitée à dire: «Que vous dire? Que vous dire là-dessus? Je tenais quand même à vous serrer la main.»

Et l'attente s'est poursuivie. Au bout d'un très, très long moment, deux véhicules de fonction aux vitres teintées ont quitté l'entrée pour ensuite réapparaître au loin, dans le stationnement à l'arrière, en train de s'élancer vers le boulevard Saint-Martin. M. Charest est-il parti? «C'est terminé», a laissé tomber un agent de la SQ.

La FECQ compte notamment sur la tenue de deux rencontres prévues à Québec, a dit M. Bureau-Blouin, dont celle de l'aile parlementaire libérale et une réunion du conseil des ministres.

Invité à commenter ce rapport de force croissant que le mouvement étudiant dit maintenant avoir, en raison des conséquences financières qu'une session perdue pourrait occasionner au gouvernement, Jean Charest a dit qu'«on n'aborde pas la question comme ça».

«On n'est pas dans le calcul stratégique sur l'avenir du Québec», a dit M. Charest en point de presse. «Quand j'entends des choses comme ça, je vous avoue que je trouve ça un peu regrettable, parce qu'on passe à côté de la vraie question. La vraie question n'est pas dans les calculs stratégiques — "On va attaquer qui dans quel comté" — alors qu'on devrait plutôt parler de l'avenir du Québec et des universités.»
87 commentaires
  • Catherine Labbé - Inscrite 2 avril 2012 00 h 42

    aucune idée...

    J'ai la terrible impression que Charest ignore totalement comment en terminer avec cette crise.

    • michel lebel - Inscrit 2 avril 2012 10 h 30

      Au fond, il n'a pas de crise! Soyons sérieux! C'est essentiellement une "crise" médiatique!

    • P0RT - Inscrit 2 avril 2012 11 h 22

      Charest et Beauchamp se sont peinturé dans un coin en adoptant une attitude hautaine et méprisante envers les étudiants et en refusant catégoriquement de négocier (1; 2). Et là, de peur de perdre la face, ils n’osent pas reculer en admettant qu’ils ont fait une erreur, malgré les arguments crédibles et lucides en faveur des étudiants soulignés par plusieurs spécialistes, dont Simon Tremblay-Pepin et Éric Martin, chercheurs à l'IRIS (3). Mais le fait de s’entêter de la sorte constitue un véritable suicide politique…

      J’espère sincèrement que les étudiants et les autres citoyens contre la hausse sauvage des frais de scolarité resteront mobilisés lorsque viendra le temps des élections, car ce très mauvais gouvernement doit débarquer.

      (1) : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/

      (2) : http://www.cheznadia.com/archives/2012/03/line-bea

      (3) : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedd

    • Maxdevoir - Inscrit 2 avril 2012 11 h 59

      Soyons sérieux? Non, soyons conscients!

      Oui il y a une crise pour le chef et les acteurs en coulisse de l'imposture néolibérale. C'est une crise de confiance qui conduit à une prise conscience! Celle du peuple qui voit les finalités de cet imposteur, de ce menteur et de cet hypnotiseur de consciences!

      Sortir de l'hypnose et de l'amnésie collective, c'est une belle crise, car elle conduit à critiquer, à poser des questions pour qui, pourquoi, dans quel but... et qui conduit à une prise de conscience élargie. Non pas seulement envers la dimension "éducation", qui n'est, en fait, qu'un des arbres qui cachent la forêt et l'océan du beau projet de mondialisation de prédation et de mise en esclavage sophistiqués et alambiqués des États, démocratiques ou non, par le brillants cerveaux sympathiques des oligarchies de sociopathes philanthropiques du monde de la finance, des banques, des affaires, de la politique et de la mafia, et pour le capitalisme à grandes dent$$$. L'instrumentalisation des démocraties par les cerveaux du capitalisme ne date pas de la semaine dernière. La différence, c'est qu'avec les "émergeants" ont va "businneser" et prédater à la sauce "communiste" et à la 'capitaliste", main dans la main!

      À quand l'instauration d'un pouvoir de démocratie directe bien encadré et pour que les citoyens souverains et propritéaires de L'État québécois puissent imposer des sanctions disciplinaires ou congédier des élus gestionnaires qui nuisent sciemment à l'Entreprise démocratique"?

      Et j'y pense. Est-ce que tous les bons employeurs néolibréaux de ce monde accepteraient de perdre leur droit de gérance en tolérant des employés qui nuiraient ouvertement à leur entreprise? Et, parce qu'ils auraient signés un contrat de quatre ans avec leurs employés, n'auraient comme seul pouvoir que de se faire aller la mâchoire pendant que ces employés feraient la pluie et le beau temps?

    • M. Enseignant - Inscrit 2 avril 2012 17 h 08

      @ Michel Lebel,

      200 000 étudiants le 22 mars c'était un crise médiatique ? Cela n'a pourtant rien à voir avec le définition de média dans le dictionnaire. Quel est votre source pour le définition du mot médiatique M. Lebel?

  • Marcel Bernier - Inscrit 2 avril 2012 01 h 05

    Questions...

    Comment se fait-il que ce gouvernement, en fin de mandat, ose légiférer pour les cinq prochaines années, alors que nous savons pertinemment que ses jours sont comptés? Depuis quand un gouvernement ose-t-il ainsi léguer à un possible gouvernement péquiste des augmentations de frais de scolarité qu'il ne souhaite pas? Sommes-nous entrés dans une période de politique-fiction?
    Ces histoires de planifier les cinq ans à venir, pour les frais de scolarité, et les vingt-cinq ans à venir, pour le développement minier dans le nord du Québec, ne font-elles pas appel à du vulgaire «whishfull thinking», les conservateurs libéraux étant en plein déni de ce qui leur pèse sur le nez : une mémorable défaite à la prochaine élection?

    • Carole Dionne - Inscrite 2 avril 2012 09 h 28

      Pour une mémorable défaite

      Pompom, il faudra que les étudiants aillent voter, ce qui est loin d'etre le cas. Donc, il s'en sacre

    • Michel Richard - Inscrit 2 avril 2012 10 h 40

      Le gouvernement est le gouvernement jusqu'aux élections. Les lois qu'il fait voter sont la loi jusqu'à ce qu'elles soient changées.
      On ne sait pas qui formera le prochain gouvernement, ni quand ce prochain gouvernement sera formé. (on a seulement un date limite). Et si le gouvernment change, il peut toujours faire changer les lois qui ne font pas son affaire.
      Le contraire serait terrible ! Si on prétend qu'un gouvernement n'a pas de crédibilité pour faire quelque projet que ce soit au delà des élections suivantes, on ne pourrait plus accomplir grand chose.

    • Félix Perras - Inscrit 2 avril 2012 16 h 48

      Il ne faut pas s'empêcher de prendre des décisions sur le long terme. Gouverner avec en tête une mince marge de manoeuvre de 4 ans ne permet pas de progresser et de s'attaquer aux vrais enjeux de société. Cependant, lorsqu'il y a un vent de contestation aussi fort qui puise ses sources dans des inquiétudes parfaitement légitimes, il ne faut pas s'entêter comme le fait notre cher PLQ. Surtout pas en fin de mendat. Vouloir se débarasser d'un tel sujet alors qu'il pourrait très bin être un enjeu non négligeable aux prochaines élections témoigne de la mauvaise foi de ce qui pourrait et devrait être nos futurs ex-élus.

    • Poirier Sylvie - Inscrite 2 avril 2012 23 h 35

      J'aime votre réflexion. Harper ne lui donnera pas son siège, peut-être un poste de balayeur. De toute façon, John James n'a plus de crédibilité. L'hypothèse que vous suggérez se valide par le fait qu'il est venu diabolisé le système d'éducation en attaquant nos enfants, petits-enfants aux études. Je suis fière de cette génération de nouveau leader qui se portent à la défence des intérêts non seulement d'une hausse mais de l'égalité et de la justice. Comme le dirait l'un de nos grands psychanalistes : « Ces enfants ont de la colonne », ils méritent notre encourgement en face de cet imposteur.

  • Mathieu Serandour - Inscrit 2 avril 2012 01 h 58

    L'éducation est un droit fondamental, point final!

    Je suis étudiant au Cégep et je suis en grève depuis plus de 5 semaines. Comme plusieurs, j'ai bien hâte de reprendre mes cours, pour continuer à apprendre, parce que si je suis étudiant c'est parce que pour moi apprendre c'est la clé de la réussite, c'est parce que pour moi étudier signifie avoir un avenir, avoir une tête sur les épaules et pratiquer un métier dont je serai fier et heureux d'exercer.

    J'entame ma dernière session au Cégep et j’ai été accepté à l'UQAM pour la session d'automne. Bien que la ministre ait à mainte reprise répété que la session ne sera pas annulée, je crains tout de même cette possibilité car les deux camps ne semblent pas vouloir plier. Puisque je suis en grève, je ne pourrai pas travailler autant que je l'aurai voulu et j'aurai moins d'argent pour payer mes études. Mais heureusement je suis chanceux, mes parents ont accumulé assez d'argent pour m'aider financièrement. Bref, si le monde tournait autour de ma petite personne, j'aurais toutes les raisons de m'opposer au mouvement de grève étudiante.

    Or, le monde ne tourne pas autour de ma petite personne. Je me rends à chaque assemblée générale de mon collège pour appuyer la grève et j'arbore fièrement le carré rouge. Je ne le fais pas parce que je ne veux pas payer les frais de scolarité, je le fais parce que d'autres ne pourront pas les acquitter. Je le fais parce que l'éducation est un droit fondamental au même titre que la santé et que tous y ont droit, et ce, indépendamment du revenu.

    Le gouvernement nous répète tous les jours que nous devons payer notre juste part, que nous sommes un poids pour la société et que les contribuables n'ont pas à payer pour notre éducation parce que s’éduquer est un choix individuel. C'est vrai, l'éducation est un choix, mais pour choisir il faut d’abord être capable de choisir. Une telle hausse enlève la possibilité à trop de gens intelligents de s'instruire, en les empêchant

    • Nestor Turcotte - Inscrit 2 avril 2012 10 h 21

      Les étudiants sont contre la hausse des frais de scolarité. Ils ne veulent pas payer.

      Les contribuables sont pour la hausse des frais de scolarité (61 %). Pourquoi? Ils ne veulent pas payer.

      Si les étudiants ne veulent pas payer; si les contribuables ne veulent pas payer; alors qui va payer dans le cadre budgétaire de 70 milliards de 2012-2013?

      N'oubliez pas: dans le cadre budgétaire actuel ! Pas dans le rêve. Dans la réalité actuelle...

    • merry bouchard - Inscrite 2 avril 2012 10 h 44

      Ne lâchez pas! Vous avez déjà gagné, l'histoire vous le rappellera. La richesse de vos parents c'est vous! Comme vous l'êtes pour toute la société.

    • Françoise Maertens - Abonnée 2 avril 2012 11 h 44

      @Nestor Turcotte : Je suis contribuable et je veux payer mais je veux que ce prix soit réparti sur l'ensemble de la société qui va bénéficier des universitaires (médecins, profs, ingénieurs. etc.). Leur part, ils la paieront plus tard quand ils auront fini leurs études, qu'ils auront un emploi et paieront des impôts! En atendant, laiss0ns-les étudier en paix sans avoir à travailler 30 à 40 heures par semaine!!! Voulons-nous qu'ils et elles réussissent leurs études, oui ou non??? C'est dans l'intérêt de tout le Québec!!! Quand ce gouvernement va-t-il comprendre ça??? Nous sommes environ 5 milliions de contribuables, à parts égales, cela nous coûterait environ 60$ et ce 60$ sera réparti de façon proportionnelle à la part d'impôt que nous payons. C'est mieux que 1625 $ de hausse par étudiant non???

    • JinYe - Inscrit 2 avril 2012 12 h 14

      @Nestor Turcotte:

      allez voir Trou Story, le drenier film de Desjardins. La réalité actuelle c'est qu'on donne nos ressources et qu'on se laisse polluer. L'Argent il est là.
      Et la réalité est malléable selon le discours et la portée que l'on donne à ce discours. Québécor aussi c'est leur chummies.

    • hyde - Inscrit 2 avril 2012 12 h 27

      @Nestor TURCOTTE

      Les étudiants présentement en grève NE seront PAS touché, ou pratiquemment pas, par la hausse. Les étudiants en grève se battent pour les prochaines cohorte.

      Lorsque la hausse sera complète les grévistes seront des contribuables. En fait, ils le sont déjà. Les étudiants paient déjà des taxes et tarifs!

      Alors, cessez ces réflexions simplistes contribuables vs étudiants. C'est une lutte inventée par le gouvernement pour manipuler "les contribuables". Étudiants et contribuables ne font qu'un. Ces sondages ne valent rien.

    • P0RT - Inscrit 2 avril 2012 16 h 16

      @ Nestor TURCOTTE

      Où avez-vous pris ces chiffres? Durant les nombreuses années où j'ai fréquenté l'université (j'achève un doctorat) m'ont appris que sans référence, une réflexion comme la vôtre demeure une opinion personnelle peu crédible...

      Par ailleurs, le contribuable "moyen" (désolé, mais je ne veux pas insulter qui que ce soit) qui ne comprend pas les vériables enjeux de l'augmentation des frais de scolarité dira toujours "non" lorsqu'on lui demande: "voulez-vous payer davantage pour financer les études des universitaires?".

      Ça me fait penser au dossier du nouvel amphithéàtre de Québec où la question qui a été posée aux citoyens de cette ville pour valider la décision était à peu près "êtes-vous en faveur de la construction d'un nouvel amphithéâtre dans l'espoir d'accueillir une équipe de la LNH?". Évidemment, le citoyen qui ne comprend pas le véritable enjeu de la chose a répondu "oui". La question aurait plutôt du être: "Si nous construisons un nouvel amphithéâtre afin d'accueillir une équipe de la LNH, êtes vous prêts à vous engager à acheter des billets pour assister à au moins 3 match par année?" (voir: http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archive Veuillez SVP remarquer que j'ai appuyé mon argument avec une référence...

    • P0RT - Inscrit 2 avril 2012 16 h 57

      Oupssss...

      En relisant mon dernier commentaire, j'ai remarqué que j'ai commis une erreur de français. Vous auriez du lire: "Durant les nombreuses années où j'ai fréquenté l'université (j'achève un doctorat), J'AI APPRIS que sans référence, une réflexion comme la vôtre demeure une opinion personnelle peu crédible..."

      Je sais reconnaître mes erreurs, ce que le gouvernement Charest ne semble pas en mesure de faire...

    • Poirier Sylvie - Inscrite 2 avril 2012 23 h 49

      Je vous remercie de votre commentaire. Je sens bien à travers vos mots que vous avez un coeur à la bonne place. Vous ne pensez pas seulement à vous mais à votre collectivité. J'embrasse votre cause. Ce que j'apprécie dans vos manifestations c'est que vous ne laissez pas le diable vous diaboliser. Symboliquement, vous l'avez brûlé, et ce geste chamanique l'a affaibli. Selon des études, la haine tue aussi en silence et à distance. Notre premier ministre est devenu détestable. Il récolte se qu'il a semé. Bonne chance dans vos études. L'union fait la force. Que la force soit avec vous.

    • Poirier Sylvie - Inscrite 3 avril 2012 00 h 11

      M. Port, je suis entourée d'hommes et de femmes qui possèdent un doctorat. Cela ne veut pas nécessairement dire que vous détenez la vérité. C'est très difficile d'atteindre la vérité. Nous pouvons nous en approcher sans toute fois y toucher.
      J'ai cru entendre un ton dans votre commentaire. Chacun a sa vérité. Ce n'est pas parce que vous avez appris à faire des études de cas et à référencer vos propos pour appuyer vos dires que d'autres personnes ne détiennent pas un semblant de vérité. Je suis entourée de personnes érudites, cela ne m'empêche pas de réaliser ''We live to learn and we die dum''.
      Vous avez appris, alors, il faut laisser la chance aux autres d'apprendre aussi. Je ne pense pas que Nestor a inventé ces chiffres. Il a juste oublié de noter la source.
      De fait, les étudiants ne sont pas en grève : les étudiants sont en manifestation.

  • helene poisson - Inscrite 2 avril 2012 02 h 36

    M.Charest voudrait scrapper le rapport Parent

    '' Au moment de la Révolution tranquille et depuis celle-ci, la gratuité des études jusqu'au cégep a été instituée et maintenue dans un but de justice sociale. Cet acquis devait permettre, et a effectivement permis à des jeunes de poursuivre et de parfaire des études qu'ils n'auraient même pas eu l'idée d'entreprendre avant 1960.''

    Guy Rocher (p.125)
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    Publiée en février chez LUX, ''Université Inc. Des mythes sur la hausse des frais de scolarité et l'économie du savoir',' une plaquette
    d'Éric Martin et de Maxime Ouellet d'à peine 150 pages déboulonne
    huit légendes urbaines.

    (Ne comptez pas sur le ''perroquet-journaliste objectif'' Richard Martineau pour en faire état dans ses crachoirs de Québécor.)

    Ne pouvant plus se cacher derrière sa ministre Line Beauchamp, notre premier ministre tire ses derniers boulets rouges aux étudiants qui font preuve autant de créativité que de persévérance dans leurs moyens de pression.

    L'application du rapport Parent a aidé le Québec à sortir de la grande noirceur. La fixation néolibérale de M. Charest hypothèque l'avenir de tout le monde au Québec. Et surtout l'avenir des jeunes. Mais il semble s'en fouter. Le congé pascal sera bénéfique.

    • Roland Berger - Inscrit 2 avril 2012 13 h 02

      À l poisson
      Vous écrivez : « La fixation néolibérale de M. Charest hypothèque l'avenir de tout le monde au Québec. Et surtout l'avenir des jeunes. Mais il semble s'en fouter. Le congé pascal sera bénéfique. » Charest ne se fout pas ; il travaille pour éliminer le modèle québécois issu des la Révolution tranquille et du Rapport Parent qu'elle a engendrée. Charest n'est pas un grand bâtisseur mais un habile démilisseur.
      Roland Berger

  • Messire Mathieu - Inscrit 2 avril 2012 05 h 26

    Ah oui?

    Gouvernement du Québec: Pas d'avenir pour Charest, martèle >75% de la population.

    • Q1234 - Abonnée 3 avril 2012 07 h 00

      De quoi parlez-vous????? Il y a plus de gens qui appuient les étudiants qu'il n'y en a qui ont voté pour Charest aux dernières élections, mettez ça dans vos chiffres !