Droits de scolarité: mince ouverture de Jean Charest sur les prêts et bourses

À Montréal, au siège de la SAQ, la manifestation a donné lieu à des échauffourées, alors que les employés attendent encore d'avoir accès à leur lieu de travail.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir À Montréal, au siège de la SAQ, la manifestation a donné lieu à des échauffourées, alors que les employés attendent encore d'avoir accès à leur lieu de travail.

Des policiers ont dû intervenir ce matin pour contrer des manifestations d'étudiants devant le ministère des Finances à Québec et la Société des alcools du Québec à Montréal. Pendant ce temps, le premier ministre Jean Charest a donné un premier signe — quoique très mince — d’ouverture.

Sans aller jusqu’à soumettre une proposition aux étudiants en grève, le premier ministre, qui participait à une conférence de presse à Québec, a créé une brèche non pas du côté de la hausse des droits de scolarité, comme le réclament les étudiants, mais bien de celui de l’aide financière.

«Au fil du temps, on va toujours chercher à améliorer notre système de prêts et bourses qui est le plus généreux en Amérique du Nord. On met un demi-milliard par année en bourses au Québec. Est-ce que c’est possible de rendre meilleur notre système? La réponse sera toujours oui», a-t-il indiqué.

«Nous sommes toujours à l’écoute des étudiants, nous n’avons jamais arrêté d’écouter et nous sommes sensibles à ce qu’ils expriment», a-t-il poursuivi.

M. Charest a cependant fait comprendre que son gouvernement ne cédera pas sur la question de l’augmentation des tarifs imposés aux étudiants, peu importe les manifestations et les pressions exercées sur les députés libéraux.

La décision d’accroître de 1625 $ les droits de scolarité au cours des cinq prochaines années a beau être impopulaire, elle n’en demeure pas moins nécessaire pour assurer la compétitivité de l’enseignement supérieur au Québec, a insisté le premier ministre.

«Gouverner au Québec, ce n’est pas toujours dire oui. Être premier ministre du Québec, c’est de prendre des décisions qui de temps en temps ne sont pas populaires, mais l’avenir du Québec commande que nous ayons la capacité, comme société, de prendre des décisions d’avenir», a-t-il dit.

La SAQ ciblée

À Montréal, au siège de la SAQ, la manifestation a donné lieu à des échauffourées, alors que les employés attendent encore d'avoir accès à leur lieu de travail.

«Nous avons lu un ordre d’éviction, a expliqué le lieutenant Ian Lafrenière, du Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Nous avons fait une première intervention avec les policiers du poste de quartier. Il y a eu beaucoup de résistance physique. Les jeunes n’ont pas voulu quitter. Il y a alors eu intervention avec le groupe d’intervention et finalement nous avons dû utiliser aussi des gaz irritants, à savoir du poivre de Cayenne.»

Les étudiants ont ensuite pris d’assaut les rues, bloquant la circulation sur un long parcours improvisé dans le centre-ville de Montréal pour finalement aboutir devant l’Université Concordia. Un manifestant a été appréhendé.

Jeanne Reynolds, porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), a ainsi expliqué la décision de cibler la SAQ: «si le gouvernement, le seul langage qu’il veut parler, c’est celui de l’argent, c’est celui avec lequel on va lui répondre et on espère que, de cette façon, il va peut-être accorder un peu plus de sérieux à nos revendications».

«Il semble bien qu’une manifestation historique ça ne le fait pas bouger. Alors on va continuer comme ça avec des petites perturbations», a-t-elle ajouté.

En après-midi, une nouvelle marche a été entreprise par quelques centaines d’étudiants qui se sont rendus de l’Université Concordia aux bureaux de Loto-Québec, qui abritent également le siège social de la Conférence des recteurs et des principaux d’universités du Québec (CREPUQ), là même où une manifestation avait mal tourné le 7 mars dernier. Le tout s’est cependant déroulé dans l’ordre jusqu’ici, bien qu’un groupe de manifestants se soit détaché et ait de nouveau mis les policiers sur un pied d’alerte en empruntant spontanément des artères sans avoir fourni d’itinéraire.

La manifestation s’est amorcée plus calmement à Québec, devant le ministère des Finances. Après avoir été tenus à l’extérieur par les étudiants pendant 90 minutes, les fonctionnaires ont pu entrer dans l’édifice, à la suite de l’intervention des policiers, qui leur ont ouvert le passage.

Dans le calme à Québec

La manifestation s’est déroulée plus calmement à Québec, devant le ministère des Finances. Après avoir été tenus à l’extérieur par les étudiants pendant 90 minutes, les fonctionnaires ont pu entrer dans l’édifice, à la suite de l’intervention des policiers, qui leur ont ouvert le passage.

Environ 75 étudiants de la région de Québec, munis de banderoles, ont scandé des slogans pendant que les fonctionnaires entraient en file dans l’immeuble du Vieux-Québec, à côté du Château Frontenac.

Marie-Christine Trottier, porte-parole du front régional des associations étudiantes à Québec, a déclaré que l’objectif de perturber le ministère avait été atteint.

Mme Trottier, dont le mouvement est rattaché à la CLASSE, a affirmé que les étudiants voulaient rappeler leur opposition à la hausse des droits de scolarité.

«C’est quand même un ministère de 400 employés et leur faire perdre quelques heures de travail, ça peut être significatif au niveau de l’impact, a-t-elle dit. On espère que ç’a pu perturber et permettre de passer un message au ministre [Raymond] Bachand.»

Alors que le mouvement contre la hausse des droits de scolarité a culminé la semaine dernière par une gigantesque manifestation à Montréal, Mme Trottier a affirmé que la mobilisation continue.

«Il y a près de 200 000 étudiants en grève et le but c’est de maintenir le mouvement, a-t-elle dit. Le mouvement n’a pas l’air de s’essouffler dernièrement. Plusieurs votes de grève ont été reconduits lundi et vendredi dernier.»

Ailleurs au Québec

Plus tard dans la journée, des manifestations se tiendront dans les villes de Montréal, Laval, Saint-Hyacinthe, Sherbrooke, Jonquière et Val-d’Or, de même que devant l’Assemblée nationale, à Québec. Elles sont organisées par Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Dans le cas de la manifestation montréalaise, le parcours a été déterminé et communiqué aux forces de l’ordre.

Par Alexandre Robillard, La Presse canadienne


36 commentaires
  • Roland Berger - Inscrit 27 mars 2012 11 h 34

    Ne lâchez pas !

    Étudiants et étudiantes, ne lâchez pas ! Ne vous préoccupez pas de ceux et celles qui ne savent que « chiâler » contre tout ce qui ne se fait pas selon leurs règles, les règles qui servent au pouvoir politique pour « fourrer » la population entre les élections.
    Roland Berger

    • Caron Sylvie - Inscrite 27 mars 2012 13 h 50

      et j'ajoute... Étudiants et Citoyens... Signez cette pétition si vous êtes contre la hausse des frais de scolarité de 1 625$ sur le site de l'Assemblée Nationale du Québec :

      https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-2597/index.html

      Il faut distribuer ce lien, une façon pacifique de nous faire entendre (étudiants et citoyens).

  • Hubert Lavigne - Inscrit 27 mars 2012 12 h 49

    Assez, c'est assez...........

    M. Charest et Mme Beauchamp, ne lâchez pas et ne vous laissez pas influencés par ces jeunes inconséquents; la majorité silencieuse est derrière vous.

    Il est temps que les étudiants retournent à l'école et cessent cette désobéissance civile qui risque de causer des problèmes à tout notre système économique, particulièrement durant cette période vulnérable que nous vivons..

    Et vous autres, au gouvernement, il est également temps que vous cessiez le gaspillage éhonté qui se perpétue d'année en année par la négligence et la bureaucratie extrême que vous tolérez. Sur ce point, les étudiants ont raison...........

    Quant aux journalistes, j'espère que vous vous attaquerai aux vrais coupables plutôt que de verser le plus souvent dans le sensationnalisme malsain.
    huby

    • Maco - Abonné 27 mars 2012 14 h 31

      Vous n'êtes plus dernière, puisque vous n'êtes plus muet! Vous vous êtes exprimé. Vous êtes devant. Devant quoi? Votre miroir! Et regardez bien ce qu'il projette et ne riez pas, puisque cela, je m'en charge.

    • Jeremie Poupart Montpetit - Abonné 27 mars 2012 15 h 26

      la majorité silencieuse... celle-là même qui descends dans les rues appuyer les étudiants ?

      ou celle qui dors au gaz dans un bungalow a regarder la Tv en mourrant sur le sofa et en criant à tue-tête que les étudiants sont égoistes ?

      La majorité silencieuse, c'est celle qui est tannée de se faire tapper sur le crâne par un gouvernement goinfre qui gère son état comme une banque en donnant des subventions à des entreprises riches tout en empêchant ses propres citoyens d'accéder à des services sociaux de qualité et à prix modique...

    • J Mill - Abonnée 27 mars 2012 15 h 37

      En fait, les appuis sont assez répartis de part et d'autre, en plus d'être segmentés - l'appui aux étudiants baisse en même temps que les répondants montent en âge et en revenus.

      La "majorité silencieuse" est ainsi plus que jamais une construction de l'esprit: on a plutôt quelque chose comme une "moitié silencieuse" et une "moitié mobilisée".

      Loin de parler au nom d'une "majorité silencieuse" qui n'existe pas, le gouvernement s'adresse plutôt à son électorat privilégié, généralement plus âgé, mieux nanti, et souhaitant un gouvernement "qui se tient debout face aux syndicats et aux groupes de pression".

      Pour ce qui est du gaspillage et du sensationnalisme, nous sommes d'accord.

    • Yves Claudé - Inscrit 27 mars 2012 15 h 38

      À Monsieur Hubert Lavigne,

      Merci d’exprimer votre point de vue. Avec un peu de recul, j’espère que vous jugerez cependant différemment ceux et celles qui seront au coeur de la nouvelle économie du savoir, et que vous qualifiez peut-être un peu trop rapidement de «jeunes inconséquents».

      Je vous suggère de leur parler : avec quelques nuances et en se rapprochant des faits, vous arriverez peut être, sinon à un point de vue commun, du moins à une dynamique d’ouverture et de dialogue, qui fait d’ailleurs défaut aux autorités gouvernementales supposément responsables.

      Yves Claudé - père de famille

    • hugues2 - Inscrit 27 mars 2012 16 h 30

      Ah! Elle est soudainement moins silencieuse cette majorité.

      Je suis surpris de lire de tels propos, complètement déconnectés et mal informés. L'éducation devrait être gratuite au Québec, ne vous en déplaise, le printemps québécois est là.

      M. Charest s'assure un lendemain de veille très dur lors de la prochaine élection.

    • Q1234 - Inscrite 27 mars 2012 16 h 42

      "Ces jeunes inconséquents?¨

      En quoi ces jeunes sont-ils inconséquents au juste? Au contraire, je les trouve tout à fait conséquent. Et 51% de la population sont avec eux. Savez-vous que 51%, c'est plus que ce qu'a obtenu le gouvernement aux dernières élections? Ça rend le discours contre la hausse assez crédible à mes yeux et le recul de gouvernement nécessaire s'il dit représenter la population du Québec.

      Bravo les étudiants et poursuivez votre combat! Vous avez raison!
      Mère de 3 enfants.

    • Pierre Sabourin - Inscrit 27 mars 2012 16 h 46

      C'est vraiment drole, sérieux, étudiants retourner à l'école, c'est quoi ça, un oximore ... un postulat auto-destructif.....?

      A moin que vous vouliez dire retourner a l'école, arrêter de faire la grève, parceque je suis certain que ce n'était pas dévaluateur comme jugement,

      Bon la je vais me hâter lentement de faire mon souper Bonne bouffe!

    • David Descartes - Inscrit 27 mars 2012 17 h 53

      Les étudiants sont inconséquents uniquement selon la logique néolibérale, qui rappelons-le, est justement l'objet de leur révolte. Des jeunes inconséquents j'en veux mille fois plus, parce qu'il faut se battre contre une logique de privatisation, d'exploitation et d'individualisme.

      Et vous n'avez pas tort, effectivement le système économique va être ébranlé. C'est la raison pour laquelle le gouvernement doit reculer! Non pas les étudiants. Les étudiants avancent et demande au gouvernement de se tasser ou de les suivre.

  • plan sud - Inscrit 27 mars 2012 13 h 22

    Discrédit

    Comme c'est pratique d'avoir une police. Celle-ci décide quand et comment intervenir. A 200,ooo ils sont tranquilles les étudiaNTS mais à 75 ou 100 ils deviennent vraiment dangereux...

    • Rock Dumais - Inscrit 27 mars 2012 15 h 20

      La police protège les citoyens et le bien public.

    • Philippe Turgeon - Abonné 27 mars 2012 18 h 28

      Et les manifestants sont des citoyens autant que les autres!

    • Killian Meilleur - Inscrit 28 mars 2012 00 h 47

      Ouais, la police protège le citoyen et le bien publique, sauf qu'elle utilise moins ses bras lorsqu'elle se trouve confrontée à une foule agressive comme après une défaite des Canadiens, qui, elle, est véritablement dangereuse pour le citoyen et le bien public...

  • Annabella Durocher - Inscrite 27 mars 2012 13 h 49

    Bravo les étudiants(es) et ne lâchez pas !

    Je vous remercie de vous tenir debout face à ce Gouvernement qui est à dilapider nos finances publiques pour le pouvoir de son parti politique.

    D'une maman qui son peut d'économie dans les études de sa filles.

  • André Michaud - Inscrit 27 mars 2012 14 h 43

    Aider les démunis, OUI!

    Il serait injuste d'aider les riches et les démunis de la même façon. L'égalitarisme c'est totalement absurde!

    Par contre je serais pour augmenter l'aide aux plus démunis. Même si je connais des gens de quartiers ouvriers, dont des membres de ma parenté, qui ont été à l'université et ont réussit mieux que des riches avec des efforts soutenus, une petite job et des bourses.

    Les leaders étudiants qui demandent plus, doivent donner plus. Accepter de faire un service civil de au moins deux ans partout au Québec. Accepter que les cours débouchant sur peu de chance d'emploi soient plus contingentés. Ou accepter de baisser leurs prix pendant deux ans si ils sont dentistes etc..

    On ne peut tout réclamer des citoyens et ne rien donner en échange sauf bêtement dire que l'on paiera des impôts..ce qui n'est RIEN donner de PLUS!!! Ils le paieront de toute façon.

    Au CEGEP LImoilou au début des années soixantes dix les révolutionnaires de salon (dont je fis un peu partie) voulaient être au service des travailleurs comme nous le conseillait St-Marx. Aujourd'hui c'est l'inverse, demander plus aux travailleurs sans RIEN leur donner de PLUS en retour.

    Dans notre jargon d'alors l'attitude des leaders étudiants est plus Réactionnaire aujourd'hui que Révolutionnaire. Le but est de moins payer possible. C'est légitime, mais aussi un trip un peu anti-social caché sous un vocabulaire angélique d'au nom des démunis..

    • Q1234 - Inscrite 27 mars 2012 16 h 54

      Pourquoi contingenter des programmes moins rentables? Nous avons besoin d'artistes, de philosophes et non seulement des travailleurs rentables pour avoir une société où l'on veut vivre humainement et non seulement fournir la main d'oeuvre aux entreprises! Battez-vous pour que les impôts soient payés par les riches qui réussissent à se prévaloir de paradis fiscaux et les coûts de l'éducation seront payés . Battez-vous pour que les hauts de la finance cessent de nous voler et les coûts de l'éducation seront payés, battez-vous pour que les banques cessent de faire de l'argent sur le dos des travailleurs, que les compagnies de crédit soient contrôler dans les taux d'intérêts dignes des prêteurs sur gage et les coûts de l'éducation seront payés. Et si vous pensez encore que les classes sociales n'existent plus parce que votre génération n'a pas réussi à redistribuer équitablement la richesse et bien ouvrez les yeux, les jeunes eux continuent la bataille et je les en félicite!
      Mère de 3 étudiants!

    • Josee Desforges - Inscrite 27 mars 2012 17 h 30

      À l'UQAM, dans les années 2010, les personnes s'opposant à la hausse des frais de scolarité veulent être au service des travailleurs en leur permettant d'accéder à un savoir intellectuel qui profitera à l'ensemble de la société. Il faut arrêter de s'attendre à recevoir un profit en échange d'un investissement dans le bien-être collectif. Je ne pense pas que St-Marx serait très heureux de voir comment le fétichisme de la marchandisation a envahi les universités. Le but n'est pas de payer le moins possible, mais de refuser le subterfuge qui consiste à augmenter le prestige de nos universités en faisant gonfler leur valeur marchande au détriment de l'accessibilité (en plus de contester l'ingérence des universités et le refus du gouvernement libéral de revoir à la hausse les redevances des compagnies minières).

    • Josee Desforges - Inscrite 27 mars 2012 17 h 50

      (Ais-je osé seulement parler de l'UQAM? Mes excuses pour l'ensemble des universités, des cegeps et des écoles secondaires qui appuient également la cause avec vigueur! L'expérience personnelle a pris le dessus, mes excuses)

    • André Michaud - Inscrit 27 mars 2012 18 h 02

      @ mme q1234

      Je comprends qu'avec 3 enfants à l'université vous souhaiteriez que ça vous coûte moins cher..moi aussi je le souhaiterais.

      Savez-vous que pour 2,000$ de frais de scolarité, il y a un retour d'impôt de 1258$ , donc le coût réel pour les étudiants est de 742$. Le 1258$ est transférable aux parents, si l'étudiant n'est pas imposable, ou cumulatif pour lui-même quand il travaillera.

      Et si vous êtres une mère monoparentale ou est démunie financièremnt vos enfants ont droit aux prêst et bourses.

      Tous les pays qui payent les études ont aussi des contingentements. Les citoyens n'ont pas à payer pour des cours sans possibilité de travail qui ne sont dans les faits que des cours de connaissances personnelles presque comme le macramé..

      J'étais justement en philo au CEGEP, siègant sur le département de philo comme étudiant et mes profs voulaient que j'aille à l'université. Mais avec seulement prof au CEGEP comme emploi disponible je m'aurais endetté comme les amis qui ont décidé de le faire..et qui ont vécu leur vie soit sur le Bs, soi en trouvant un emploi sans rapport avec leurs études...

      Les études sont le GROS investissement autant en énergie qu'en argent que fait un individu dans sa vie. Il ne doit pas miser en pariant sur l'impossible, mais en se trouvant un centre d'intérêt qui lui permettra de bien vivre au lieu d'avoir des dettes et en vouloir à tout le monde..il en va de son bonheur.

    • JS L - Inscrit 27 mars 2012 23 h 22

      Le gouvernement aussi va contribuer davantage. Vous allez payer plus. C'est contre la hausse que nous faisons la grève. De l'argent il y en a déjà.