Hausse des droits de scolarité: la population est divisée

Un millier de personnes ont répondu en ligne au coup de sonde de CROP: les résultats indiquent que 51 % de ces répondants demeurent d’accord avec la hausse de 1625 $ sur cinq ans, alors que 49 % s'y opposent.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Un millier de personnes ont répondu en ligne au coup de sonde de CROP: les résultats indiquent que 51 % de ces répondants demeurent d’accord avec la hausse de 1625 $ sur cinq ans, alors que 49 % s'y opposent.

La population québécoise demeure tout à fait divisée au sujet de la hausse des frais de scolarité. Après six semaines de manifestations étudiantes pour dénoncer l'augmentation des droits de scolarité décidée par le gouvernement, la (courte) majorité de ceux qui soutiennent la hausse ne s'étiole pas.

C'est ce que révèle un sondage CROP réalisé pour la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et dévoilé ce soir. Un millier de personnes ont répondu en ligne au coup de sonde: les résultats indiquent que 51 % de ces répondants demeurent d’accord avec la hausse de 1625 $ sur cinq ans, alors que 49 % s'y opposent.

Le sondage montre autrement que 78 % de la population souhaite une solution négociée au bras de fer actuel. Parmi ceux qui supportent la hausse, on trouve majoritairement des répondants âgés de 55 ans et plus (61 % d'appuis) et des diplômés collégiaux ou universitaires (près de 60 %).

C'est la première fois que CROP mesure la perception de la hausse des droits de scolarité — impossible, donc, d'établir des comparatifs précis. Deux autres sondages ont toutefois été menés depuis le début du mouvement de grève (par Léger Marketing — pour TVA), le 23 février et le 15 mars. Dans le premier, Léger accordait 48 % d'appui à la décision du gouvernement Charest. Le deuxième montrait que cet appui était en légère hausse, à 50 %.

À l'inverse, le soutien aux revendications des étudiants est passé dans le même laps de temps de 44 % à 42 %, selon les mesures de Léger. Les deux sondages ont été réalisés en ligne auprès de 414 répondants (23 février) et de 813 répondants (15 mars): des échantillons probabilistes de cette taille auraient une marge d'erreur respective de 4,9 % et de 3,5 %.

Le sondage CROP-FECQ est extrait d'une enquête omnibus réalisée en ligne entre les 15 et 19 mars auprès de 1000 personnes. CROP n'accorde pas de marge d'erreur à ce type de sondage, en respect des règles de l'Association de la recherche et de l'intelligence marketing (ARIM).