Grève étudiante - Un marathon musical pour se faire entendre

Les étudiants en grève opposés à l'augmentation des droits de scolarité tenteront de se faire entendre grâce à un marathon musical de 48 heures à compter de vendredi, à Montréal.

C'est ce qui a été dévoilé hier par les représentants de la Coalition large de l'ASSÉ (CLASSE), et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), en compagnie du Mouvement de mobilisation des étudiants en musique (MMEM).

En entrevue, la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a expliqué que plus de 175 artistes, dont les Zapartistes, se succéderont sur scène. La journée de samedi se déroulera par ailleurs à la salle de spectacle L'Astral.

Selon elle, il s'agit d'une nouvelle façon pour les étudiants de rallier la population à leur cause grâce à des moyens qui ne sont pas des manifestations. La présidente de la FEUQ espère que la notoriété des artistes en incitera plusieurs à rejoindre les étudiants dans leur combat contre le gouvernement de Jean Charest.

Par ailleurs, la FEUQ et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) s'impliqueront dans des activités communautaires au cours de la semaine un peu partout au Québec. Mme Desjardins a indiqué qu'en agissant de la sorte, les étudiants veulent «redonner ce que la société québécoise a investi en eux».

Selon la présidente de la FEUQ, plus de 160 000 étudiants sont actuellement en grève, un nombre qui devrait augmenter dans les prochains jours, malgré le refus du gouvernement de Jean Charest de modifier sa position. Elle déplore que les libéraux continuent de «confronter» la jeunesse plutôt que de lui laisser sa place au sein de la société.

Mme Desjardins rappelle que le premier ministre Jean Charest, qui est également responsable des dossiers qui concernent la jeunesse, a fait très peu dans ce domaine récemment.
17 commentaires
  • Carole Dionne - Inscrite 12 mars 2012 02 h 45

    160,000 étudiasnts en grève?

    Les représentants étudiants aiment bien sortir cette ligne là. C'est un gros chiffre. Mais qu'en est-il dans le fond. EX: on passe un vote Sur 1000 étudiants, pour quelques rasions que ce soit, 1000 étudiants votent. Sur les 100 qui on voté, 51 pour la grève et 49 contre. Donc, 1000 étudiants sont en arrêts de cour. 51 étudiants forcent 1000 étudiants en arrêt.Et multiplions cela part 130.

    Donc 130,0000 étudiants sont en arrêt de cour suite aux votes de 5100 étudiants qui sont pour cet arrêt.

    Alors, si on fait de bonnes communications, il est bien plus important de parler de 130,0000 étudiants "en grève"que de seulement 5100 réellement.

    "Est-ce que les adultes vous appuient?" Réponse. Cela grandit toujours sans donner de vraie s réponses. Les parents contestent? Je n'en vois pas dans les rues avec les étudiants.

    Il reste ces chers artistes. Eux ils l'ont l'affaire. Des génies.!!!

  • Andrée Lafontaine - Inscrite 12 mars 2012 08 h 55

    Nous n'avons visiblement pas participé à la même assemblée de grève!

    Peut-être un cas d'exception, mais notre assemblée ressemblait à quelque chose de très différent du portrait que vous dressez. Sur environ 450 étudiants réuni (qui représentaient 10% de nos membres), seulement 7 ont voté contre la grève.

    C'est vrai que 10% des membres ce n'est pas 100%, mais c'est comme ça que les élections se déroulent! Tous les membres étaient au courant qu'un vote allait se tenir et tous étaient invités à y participer. Ceux qui tenaient à s'exprimer pour ou contre la grève sont venu, et on ne peut présumer sur les intentions de vote de ceux qui ne se sont pas pointés. Mais ce qui est clair c'est que le vote était loin d'être serré comme celui (hypothétique ou cas réel?) que vous décrivez, et que ceux qui étaient contre la grève étaient très minoritaires.

  • Justin Duncan - Inscrit 12 mars 2012 09 h 13

    En quoi une association étudiante n'est-elle pas légitime?

    Il faut croire que le lavage de cerveau est efficace. On a réussi à en convaincre certains qu'un vote démocratique au sein d'une association étudiante, qui a le statut d'entité autonome, est moins légitime qu'un autre.

    Lorsque les libéraux ont gagné la dernière élection avec une majorité relative (lire : avec moins de 50% 1 des votes de la population), on l'a reconnu comme gouvernement légitime et tous ceux qui n'avaient pas voté se sont rallié au choix de la population. Idem avec les conservateurs. Pourquoi, donc, un vote tenu de manière démocratique par les étudiants dans leur association autonome serait-il moins légitime. D'autant plus que le résultat, qu'il soit favorable ou non à l'action, requiert et satisfait le critère du 50% 1 des voies. Sa légitimité en serait donc encore plus véritable.

    Lorsqu'un gouvernement démocratiquement élu, avec ou sans 50% 1 des voies, vote des lois, elles s'appliquent à toute la population, nonobstant leur allégeance idéologique. Par exemple, je pourrais décider de m'opposer à la loi qui limite la vitesse à 100km/h sur l'autoroute et la transgresser en roulant à 140km/h, puisque je n'ai jamais voté pour celle-ci; or, cette loi n'en demeure pas moins une loi et je m'expose ainsi à des représailles. Pourquoi serait-il plus acceptable de transgresser l'esprit d'une motion entérinée par une majorité absolue d'étudiants lors d'une réunion tenu par une association étudiante?

  • Justin Duncan - Inscrit 12 mars 2012 09 h 13

    En quoi une association étudiante ne serait-elle pas légitime? (fin)

    Il est tout-à-fait légitime pour ceux qui contestent la position de leur association étudiante de le faire avec les mots, lors de réunions de celle-ci (qui soit dit en passant, ont lieu au moins une fois par semaine); or il est inacceptable qu'elles tentent de perturber le choix de la majorité. Lorsque semaine après semaine, les étudiants continuent de renouveler leur mandat de grève, il est attendu que ces dissidents se rallient au choix de la majorité; comme c'est le cas lorsque les gens sont insatisfaits du gouvernement, sans toutefois cesser la contestation là où elle est permise : à l'assemblée.

  • Justin Duncan - Inscrit 12 mars 2012 09 h 15

    Conclusion

    Donc oui, ce sont bel et bien 160 000 étudiants qui sont en grève, même si seulement 80 001 l'appuient et ont voté en faveur.